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Faire paître le troupeau : conseils aux nouveaux anciens

Il est impossible de lire le livre des Actes et les épîtres du Nouveau Testament sans remarquer le rôle essentiel joué par les anciens dans la direction de l’Église (Actes 14:23 ; Tite 1:5). Également appelés pasteurs/bergers et évêques [NdT : version LSG, en grec, le terme « episkopos » signifie littéralement « surveillant/superviseur »](Actes 20:28 ; 1 Pierre 5:1-2 ; Tite 1:7), ces hommes sont appelés à diriger, enseigner et protéger le troupeau de Dieu, toujours sous l’autorité du Christ, le berger en chef (1 Pierre 5:4).

Bien plus que des figures organisationnelles, les anciens sont des hommes au caractère éprouvé et sont chargés de montrer à l’Église l’exemple de la maturité spirituelle (1 Timothée 3:1-7 ; Tite 1:5-9). Ils sont également dotés de dons spirituels afin d’équiper les chrétiens pour l’œuvre du ministère (Éphésiens 4:11-12).

Mais comment un nouvel ancien, en particulier un ancien laïc, peut-il assumer cette vocation avec sagesse et lucidité ? En supposant que les qualités de caractère requises soient réunies et que l’ancien comprenne le rôle central de la Parole et de la prière (Actes 6.4), quels conseils pratiques pourraient l’aider à naviguer dans les réalités quotidiennes de cette œuvre sacrée ?

J’ai posé la question à plusieurs amis de The Gospel Coalition qui sont actuellement pasteurs principaux ou l’ont été par le passé :   Quel est le meilleur conseil ou encouragement que vous donneriez à un nouvel ancien ?

Ivan Mesa


Steve Bateman

Faites ce que vous avez à faire. Comprenez votre rôle dans l’Église. L’Église est une famille que les anciens aiment comme des frères aînés, un troupeau que les anciens gardent comme de bons bergers, une force de combat que les anciens servent comme des officiers supérieurs.

La Bible n’exige pas des anciens qu’ils fassent tout le travail, mais elle leur demande de superviser l’Église afin que chaque membre participe à la mission qui consiste à glorifier Dieu en aidant les gens à connaître, à aimer, à obéir à Jésus-Christ et à le glorifier.

Lorsque l’Église fonctionne de manière saine, les anciens peuvent se concentrer sur leurs principales tâches : la prière et le ministère de la Parole (Actes 6:4).

L’Église aura toujours des besoins spirituels et physiques. Les chrétiens fidèles et centrés sur l’Évangile prendront soin des veuves, mais le Mandat Missionnaire ne dit pas : « Allez donc et prenez soin des veuves. » Vous pouvez prendre soin des veuves tout en négligeant le Mandat Missionnaire, mais vous ne pouvez pas accomplir fidèlement le Mandat Missionnaire et ignorer les besoins physiques des autres. Les deux sont importants, mais les besoins spirituels doivent être prioritaires. C’est pourquoi les besoins physiques doivent être délégués à des diacres qualifiés, afin que les anciens puissent se concentrer sur la supervision spirituelle.

De nombreuses listes de prière des églises sont dominées par des demandes de guérisons physiques et d’aides financières, tandis que les demandes concernant le salut et la sanctification des âmes sont rares, voire inexistantes. De même, de nombreuses réunions d’anciens sont dominées par des discussions interminables sur les bâtiments, les budgets et la bienfaisance, négligeant souvent la prière et la planification nécessaires pour équiper les membres de l’Église afin qu’ils fassent des disciples de toutes les nations.

Que diraient les apôtres à ce sujet ? « Ce n’est pas convenable » (Actes 6:2). Une erreur courante chez les anciens bien intentionnés est de sortir de leur rôle dans l’Église pour jouer celui d’un diacre. Il en résulte des diacres découragés et une Église distraite. Comme me l’a conseillé un mentor au début de mon ministère : « Laisse les anciens ‘diriger’ et laisse les diacres ‘servir’. »


Steve DeWitt

Vous vous engagez dans une mission que notre Sauveur apprécie grandement. Dieu aime votre volonté d’assumer cette responsabilité (1 Timothée 3:1). D’après mon expérience, les anciens qui ont dirigé avec le plus de fidélité sont ceux qui abordent leur rôle avec un cœur de serviteur et avec le désir de prendre soin du troupeau (1 Pierre 5:2).

Il est essentiel de comprendre que chaque équipe de direction a une culture, souvent forgée au fil de nombreuses années et à travers de nombreuses épreuves. Cette culture peut avoir des valeurs écrites. Celles-ci sont importantes, mais ce sont généralement les valeurs non écrites, implicites et sous-jacentes que vous devez comprendre afin de diriger efficacement au sein de l’équipe. Je vous encourage à demander les histoires qui se cachent derrière ces valeurs. Souvent, l’équipe de direction a traversé de grandes difficultés qui ont donné naissance à ces valeurs culturelles. En en sachant plus sur ces histoires, vous comprendrez probablement le pourquoi derrière le quoi.

Un proverbe sur le leadership dit que les équipes plus âgées protègent la vision et protègent le visionnaire. Bien que cela puisse dépasser la véritable politique relative aux anciens, cela souligne la nécessité pour les anciens de préserver les orientations générales et les doctrines de l’Église. Vous serez une bénédiction pour votre Église et votre équipe si vous les aidez à garder une vue d’ensemble : la gloire de Dieu, l’Évangile, la formation des disciples, l’évangélisation, la prière, l’unité de la congrégation et la pureté. Votre sagesse et votre contribution aux choses moins importantes seront entendues et appréciées, car vos collègues anciens percevront votre véritable attachement aux choses essentielles. Ce faisant, vous prendrez « garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau » (Actes 20:28).


Dan Doriani

Il est essentiel que les nouveaux anciens apprennent à connaître leurs fidèles. Paul dit que nos paroles doivent répondre aux besoins du moment et apporter la grâce à ceux qui les entendent (Éphésiens 4:29). Pour cela, nous devons connaître les besoins des personnes que Dieu nous a appelés à guider. Le moyen le plus simple d’y parvenir est de poser des questions ouvertes, telles que « Parlez-moi un peu de votre cheminement spirituel ». Ensuite, écoutez attentivement, en ne partageant que rarement les parallèles ou les différences avec votre propre vie. Autrement dit, écoutez plus que vous ne parlez.

Une autre mesure simple consiste à arriver à l’église 15 minutes plus tôt et à rester 15 minutes plus tard, en priant pour que Dieu vous donne des rendez-vous avec vos fidèles. Lorsque vous entrez dans le bâtiment, recherchez (1) votre mini-troupeau et (2) les personnes que vous ne connaissez pas. Les personnes qui ne répondent pas à vos appels, SMS ou e-mails vous parleront lorsqu’elles vous verront. À l’église, les conversations ne dureront probablement que quelques minutes, au lieu de la demi-heure que les personnes très occupées ne peuvent pas facilement consacrer, mais nous pouvons néanmoins partager des sujets de prière et des nouvelles pendant ce court laps de temps, et prévoir ultérieurement une conversation plus longue si nécessaire.


J.D. Greear

Tout d’abord, choisir judicieusement les anciens signifie plus que simplement choisir les hommes de votre congrégation les plus mûrs spirituellement.

Bien sûr, nous partons toujours de la maturité spirituelle comme base, et nous ne pouvons faire aucun compromis à ce sujet. L’apôtre Paul le dit très clairement dans son enseignement sur les anciens dans 1 Timothée 3 et Tite 1. Mais Paul ne se contente pas de dire : « Choisissez les personnes les plus saintes et ne vous souciez pas de la logistique. » Au contraire, il expose des préoccupations pratiques. Votre église a besoin de dons adaptés à la tâche d’ancien, par exemple l’enseignement, le leadership et l’administration.

Pensez simplement à la manière dont vous pourriez choisir un pasteur enseignant ou un conducteur de louange. Vous ne choisissez pas simplement la personne la plus spirituelle ou le fidèle le plus passionné en disant : « Je n’ai pas besoin de connaître vos compétences spécifiques dans ce domaine. » Non, vous choisissez des personnes spirituelles qui ont les dons appropriés pour occuper ce poste. De nombreuses églises se trouvent en difficulté parce qu’elles nomment simplement des hommes spirituels, des guerriers de la prière, comme anciens, mais ces hommes n’ont peut-être pas les dons de leadership appropriés pour occuper ces fonctions.

Deuxièmement, la prière est le ministère. La prière n’est pas ce que vous faites avant le ministère, c’est le ministère. Les apôtres, par exemple, ne considéraient pas la prière comme quelque chose qu’ils faisaient en marge de leur ministère, ils la considéraient comme son centre. Dans Actes 6, lorsque les apôtres ont exhorté l’Église à nommer des diacres pour aider à répondre à certains besoins, ils ont dit : « Choisissez [des diacres] …nous les chargerons de ce travail. Quant à nous, nous continuerons à nous consacrer à la prière et au ministère de la parole » (vv. 3-4). Pas à la prière comme préparation à la Parole. A la prière et à la Parole. Comme l’indique la construction grecque de la phrase, ce sont deux parties égales du ministère.

Bien trop souvent, les réunions des anciens peuvent ressembler à des réunions de travail avec quelques prières superficielles ajoutées au début et à la fin. Dans l’Église primitive, cependant, c’était lors des réunions de prière, et non lors des réunions de travail, que les choses se passaient. Ainsi, plutôt que de ressembler à des réunions de travail ponctuées de quelques prières, nos réunions d’anciens devraient ressembler à des réunions de prière ponctuées de quelques annonces et de quelques conseils de direction.


Garrett Kell

Construisez des relations amicales avec les autres anciens (Proverbes 17:17). Vous et les autres anciens, vous combattez ensemble contre les portes de l’enfer. Vous avez besoin les uns des autres. Et même si vous n’allez pas être le meilleur ami de chaque ancien, vous devriez passer du temps avec tous. Organisez des petits déjeuners, des déjeuners entre vous ou avec vos épouses respectives. Renseignez-vous pour savoir comment vous pouvez prier pour eux et pour leur famille. Passez du temps avec eux, en particulier avec ceux avec lesquels vous « n’accrochez pas » forcément. Faites tout votre possible pour être un « Barnabas » pour les autres frères ; ils auront besoin de vos encouragements. Soyez l’ami que vous aimeriez que les autres soient pour vous (Matthieu 7:12). Les relations que vous établissez avec vos frères vous soutiendront au milieu de la bataille.


Bill Kynes

Soyez à l’écoute. Lorsque vous discutez sur comment gérer des problèmes pastoraux délicats, efforcez-vous de discerner les valeurs qui sous-tendent les points de vue exprimés par les autres membres de votre équipe d’anciens. Qu’est-ce qui leur semble le plus important ? Quelles sont leurs priorités ? Ces valeurs sous-jacentes seront différentes l’une de l’autre. Nous sommes unis par des principes bibliques clairs, mais nos perspectives peuvent varier.

Certains sont motivés par la compassion envers ceux qui souffrent, d’autres par le maintien de vérités doctrinales claires, d’autres encore par des questions pratiques concernant l’impact de certaines décisions sur l’ensemble de la congrégation. Toutes ces motivations sont valables et doivent être appréciées et valorisées lorsque vous recherchez la pensée de Christ dans les décisions qui doivent être prises. Cela demande une attention particulière et un esprit humble, qui reconnaît que votre point de vue n’est peut-être pas le seul que le Seigneur approuverait.


Phil Newton

Cher frère, alors que vous vous engagez dans la responsabilité joyeuse et solennelle de servir votre église en tant qu’ancien, permettez-moi de vous encourager avec un conseil simple : connaissez bien votre troupeau. Il est difficile pour un berger de paître ses brebis sans les connaître. Pensez à l’exemple de Jésus dans Jean 10. Le Seigneur du troupeau vous a appelé non pas à agir de manière superficielle dans votre rôle d’ancien, mais plutôt à prendre soin des âmes de ceux dont vous devrez rendre compte (Hébreux 13:17). Prendre soin des âmes exige de bien connaître le troupeau. Bien que cela soit intimidant, vous pouvez apprendre à connaître le troupeau afin de le servir efficacement.

Comment pouvez-vous le connaître ?

1. Priez quotidiennement pour les membres de l’église. Utilisez un trombinoscope pour vous familiariser avec ceux pour qui vous priez et dont vous vous occupez spirituellement. Plus vous prierez pour le troupeau, plus vous les aurez à cœur. Plus ils seront ancrés dans votre cœur, plus il vous sera facile de trouver les applications de l’Évangile à leur situation. Prenez l’habitude de prier chaque semaine pour tous les membres de votre église, en présentant les besoins du troupeau au Bon Berger.

 

Pour prendre soin des âmes, il faut bien connaître le troupeau.

2. Ayez des conversations régulières avec ceux dont vous avez la charge. Vos prières et votre direction resteront générales tant que vous n’aurez pas pris le temps d’écouter les préoccupations des membres ni de ressentir leurs fardeaux.
Apprenez à reconnaître leur voix, non seulement leur intonation, mais aussi leur personnalité, les défis, les passions et les aspirations qui les façonnent. Vous constaterez que des conversations, même brèves, ouvrent des fenêtres sur leur âme, vous permettant ainsi de prendre soin d’eux et de prier pour eux de façon pertinente. Ils vous écouteront avec plus d’attention lorsqu’ils sauront que vous avez pris le temps de les écouter.

 

3. Établissez un contact visuel régulier avec votre troupeau. J’ai souvent réfléchi au travail des bergers dans un vaste pâturage. A regarder un troupeau de moutons, on pourrait penser qu’ils se ressemblent tous, mais ce n’est pas ainsi que le berger qui les regarde régulièrement dans les yeux les voit et lit leurs peurs, leurs besoins et leurs blessures. Accomplissez votre travail de berger en entrant en contact direct avec ceux que vous guidez vers une vie dans la plénitude du Christ (Éph 3:14-19 ; Eph 4:12-13). Apprenez à lire leur comportement afin de repérer tout ce qui nécessitera de la prière, des conseils et de la sagesse pastorale. Apprenez à connaître les détails de leur vie, de leur famille, de leur travail, de leurs fardeaux et de leur cheminement spirituel.

Bien connaître le troupeau permet de jeter les bases pour mieux l’enseigner, le conduire, en prendre soin, le corriger, l’encourager et être un exemple pour lui.


Bobby Scott

« Papa, tu vas jouer avec nous ou tu vas lire des livres ? » Plus de 20 ans ont passé, et je me souviens encore à quel point je me suis senti coupable lorsque j’ai répondu à ma magnifique petite fille : « Chérie, je suis désolé, je dois lire. »

Ma vie était un véritable tourbillon au début de mon ministère. Il me fallait toute mon énergie pour ne pas être éjecté du tapis roulant effréné de mes obligations ministérielles. Je m’étais convaincu que je devais enseigner à l’école du dimanche, prêcher pendant les cultes du matin et du soir, donner des cours à l’institut biblique, équiper les groupes de maison, conseiller les membres de l’église dans leurs luttes et régler tous les problèmes de l’église lors des réunions d’anciens.

En plus de tout cela, j’étais faiseur de tentes. Où était Jéthro, le beau-père de Moïse, lorsque j’ai commencé à exercer mon ministère pastoral ?

Mon conseil sincère aux nouveaux anciens est le suivant : croyez dans tout ce que vous enseignez aux autres et, par la foi, mettez-le en pratique. Aimez Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toute votre pensée et de toute votre force, et aimez votre prochain comme vous-même. Faites-en une priorité absolue dans votre emploi du temps. Concrètement, cela signifie que vous devez donner la priorité à Dieu en consacrant du temps à la prière et à la lecture de la Parole. Si vous le faites avec foi, sachez que Dieu vous permettra de l’aimer et d’aimer vos prochains (votre famille et votre église) sans compromettre ces relations.

Si vous continuez à nourrir votre passion par votre dévotion à Dieu, il vous accordera la sagesse nécessaire pour gérer votre emploi du temps. Ne vous laissez pas envahir par une fausse culpabilité de ne pas pouvoir tout faire. Dites ‘oui’ à ce que vous pouvez faire pour le Seigneur et ‘non’ à ce qui vous empêche d’aimer votre famille. Ce n’est pas un compromis, c’est la volonté de Dieu (Éphésiens 5:2, 25 ; Eph 6:4, 23-24). Vous pouvez faire les deux lorsque vous n’essayez pas de tout faire.


T.J. Tims

Cher frère ancien, alors que vous commencez votre parcours, mon meilleur conseil et mon encouragement, d’un ancien à un autre, sont les suivants : restez enthousiaste à propos de Jésus et de son Évangile.

Vous dites : « Vraiment ? C’est tout ? Cela semble assez évident. » C’est évident pour vous maintenant. Mais le fardeau des âmes troublées n’a pas encore commencé à s’alourdir. Vous ne ressentez pas encore la pression quotidienne des soucis que vous aurez pour votre Église (2 Corinthiens 11:28). Les « préoccupations » et les « suggestions » des membres bien intentionnés n’ont pas encore commencé à affluer. Sans parler du fardeau de votre propre chair, de l’antagonisme du monde et des stratagèmes du diable, qui vous hait avec une rancœur particulière.

Lorsque le poids de tout cela vous accable, restez enthousiaste à propos de Jésus et de son Évangile.

Refusez les réunions si c’est nécessaire, et ça le sera ! Tout sous le soleil concourt à perturber notre relation avec Jésus. Rappelez-vous qu’après une longue nuit passée à guérir les gens, le Seigneur Jésus s’est levé tôt pour être seul avec son Père (Marc 1:35). Fixez vos priorités en conséquence. Soyez seul avec Christ pour votre propre plaisir. Si vous faites cela, vous ne pourrez pas vous empêcher d’aider le peuple de Dieu.

Prenez du temps seul avec Christ … Restez enthousiaste à propos de Jésus et de son Évangile… Les gens seront non seulement édifiés lorsque votre enthousiasme pour Jésus deviendra le leur, mais le Christ lui-même vous portera et portera vos fardeaux avec vous.

A la fin de la journée, vous verrez que ce qui transparait, c’est ce qui vous rend enthousiaste. Faites en sorte que ce soit le Christ, et cela aura un double effet. Les gens seront non seulement édifiés lorsque votre enthousiasme pour Jésus deviendra le leur, mais le Christ lui-même vous portera et portera vos fardeaux avec vous. Restez enthousiaste à propos de Jésus et de son Évangile, et vous ne pourrez pas échouer.


Andrew Wilson

​​Mon principal conseil serait que vous gardiez les yeux rivés sur l’ensemble de l’église, plutôt que sur les personnes qui vous sont particulièrement proches et/ou qui font partie de votre responsabilité ministérielle.

La Bible nous appelle à être des ‘surveillants’ : des gardiens, des superviseurs, ceux qui veillent sur toute la maison ou sur la ville. Il est facile de voir les événements à travers le prisme de notre domaine ministériel spécifique, de nos dons, de nos intérêts ou de notre saison de vie, et il est tentant de représenter (ou même d’être partial envers) certains groupes particuliers de l’église, qu’ils soient grands ou petits. Essayez d’éviter cela. Prenez régulièrement du recul et demandez-vous comment cette décision ou cette discussion affecte l’ensemble de l’église, y compris les personnes auxquelles vous ne penseriez pas naturellement ou que vous ne remarqueriez même pas. Lorsque les équipes d’anciens agissent ainsi, l’ensemble de la communauté est mieux pris en charge, mieux enseigné, on prie mieux pour la communauté et elle se trouve ainsi mieux équipée pour le ministère.

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