Comment faire de nos paroles un moteur de connexion plutôt qu’un simple outil de gestion du quotidien ? Dans cet épisode de la saison 2 de Parents pour le plaisir, Nicolas et Rachel explorent trois buts essentiels de la communication pour fortifier les liens entre parents et enfants.
Découvrez comment :
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Valoriser l’autre en envoyant le message puissant : « Tu as de l’importance à mes yeux ».
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Favoriser la croissance en sortant du mode « pilote automatique » pour viser une maturité authentique.
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S’émerveiller ensemble en partageant la réalité d’un Dieu vivant au cœur de nos maisons.
Un échange riche en vulnérabilité et en conseils pratiques pour redonner du souffle à votre parentalité.
Pour aller plus loin :

Les Six Conversations
Comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme
Auteur : Heather Holleman
Acheter à la Maison de la Bible
Transcription
Chloé • 00:08
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie. de la parentalité.
Nicolas • 00:20
Bonjour Rachel. Bonjour Nicolas. Pendant cette deuxième saison du podcast, nous mettons l’accent sur la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel • 00:32
Oui, on veut favoriser le genre de connexion qui renforce notre amour, notre attachement entre parents et enfants
Nicolas • 00:39
Puis aujourd’hui, sous l’effet des projecteurs, trois buts de la communication qui nous connectent les uns aux autres. Et dont le premier. . qui est de valoriser l’autre. Il s’agit de la communication qui envoie le message. Tu as de l’importance. À mes yeux, ce message me semble primordial dans la vie d’un enfant.
Rachel • 01:04
Oui, c’est clair. Et à nos enfants de tous les âges, en fait. Je pense qu’on n’a jamais assez entendu ça et on n’est jamais assez grand. Il faut l’entendre. Et ça peut même nous faire penser à. à ce moment qu’on lit dans les évangiles où Dieu le Père parle de Jésus son fils, quand Quand Jésus se fait baptiser et qu’il sort de l’eau et qu’on entend cette voix du Père céleste qui dit <unk> celui-ci est mon fils bien-aimé qui a toute mon approbation <unk>.
Nicolas • 01:36
J’ai l’impression qu’on revient sans cesse à cette déclaration-là. Et que justement, son importance reflète un besoin profond en nous. Et comme tu dis, ce n’est pas que nos enfants qui ont besoin. Nous sommes tous des grands enfants, justement. de notre Père Céleste et nous avons besoin d’entendre ce message alors que le monde autour de nous Et parfois, même dans nos propres familles, on peut entendre d’autres messages complètement, en fait. Et on peut être un peu assoiffé de ce message d’approbation, malheureusement.
Rachel • 02:08
Oui, c’est sûr. Alors peut-être qu’il y a un biais un peu culturel, en tout cas en France, où on a un peu peur des paroles valorisantes et d’affirmations. Il me semble que ce n’est pas quelque chose qu’on. qu’on fait facilement. Nous, on a l’habitude à l’école de grandir dans un contexte où on va plutôt tout de suite nous montrer ce qui ne va pas parce que c’est censé nous faire progresser. Mais moi justement en pensant à l’école, je repense à des paroles que mes parents ont eues qui m’ont tellement aidée, ça m’a impactée et je suis sûre qu’aujourd’hui, mon papa ne s’en souvient pas forcément. Parce que justement, à l’école, j’y arrivais moins bien que mes frères, que c’était plus difficile pour moi. Mais le moment où j’ai réalisé grâce à leurs paroles. que ça ne changeait rien du tout sur le regard qu’ils portaient sur moi en tant que parents et leur amour qui restait exactement le même. . Ça peut paraître basique et un peu la normal, mais on a. . besoin de l’entendre. Si je me rappelle aujourd’hui, c’est que ça m’a impacté.
Nicolas • 03:06
Oui, et ce que tu racontes là, ça touche quand même à cette notion d’amour. inconditionnel dans le sens où il y a quand même une déclaration d’approbation de la part du Père qui séparait la performance de Jésus. Là en Mathieu 3, il n’a rien fait en fait. Il est tout au début de son ministère, l’esprit va le pousser dans le désert et après il commence son ministère. Et quelque part, je pense que nous aussi, on a besoin de ce genre d’approbation qui n’est pas juste liée à notre performance, mais qui est plutôt liée à notre personne et l’amour de notre parent pour nous.
Rachel • 03:38
C’est ça. Puis en pensant aussi à d’autres choses qui peuvent être un peu des freins, c’est que peut-être que, je ne sais pas ce que tu en penses, mais des fois, on ne fait peut-être pas la différence entre des paroles valorisantes comme celle-ci et la flatterie En fait, et vu qu’on a peur peut-être d’enfler notre enfant d’orgueil, on ne va pas forcément lui dire des choses positives, alors qu’en fait, c’est juste un problème de une mauvaise distinction. entre deux choses très différentes avec un but différent.
Nicolas • 04:07
Oui, tout à fait. Ce qui est quand même intéressant, et toi et moi, on a échangé par rapport à ça tout à l’heure, mais. On voit quand même un très bon modèle, presque de paternité dans les Épîtres, avec un apôtre Paul qui se présente même parfois comme. ayant l’amour d’un père ou même d’une maman aussi voilà et là on voit souvent dans même dans des lettres où il va faire une espèce de reproche . Tu m’as parlé du fait qu’on voit très souvent ces paroles d’approbation, ces paroles d’encouragement qui arrivent et qui créent un contexte bienveillant pour ce genre de paroles.
Rachel • 04:48
Oui c’est ça, moi je l’avais vu en particulier parce qu’en ce moment je lis Colossien, et en fait on sait que dans il y a vraiment des choses qui le préoccupent dont il va falloir parler et ça va venir en fait. Mais j’étais tellement frappée de voir chapitre 1, 2, 3. C’est vraiment un rappel de leur identité, du fait qu’ils sont les bien-aimés de Dieu. Il leur dit beaucoup de choses chouettes à leur sujet, même s’il n’y a pas que ça à dire. Et finalement, en fait, ça nous donne, c’est vrai, moi en tout cas je me sens encouragée par ce modèle à me dire en fait si aussi dans les moments de friction avec nos enfants, on a des choses qu’il va falloir reprendre, qu’il va falloir corriger. de me dire en fait tu ne vas pas être plus efficace parce que tu vas tout de suite dans du conflictuel et du négatif. Mais je vois en tout cas dans, par exemple, dans les lettres de Paul, cet exemple. de poser un terrain favorable en fait. Parce qu’il ne dit pas juste des choses en l’air comme ça pour gagner un peu leur confiance, il dit des choses vraies à leur sujet, même vraies pour des choses encore à venir de leur identité. qui pousse à regarder au-delà de l’instinct T qui est peut-être problématique.
Nicolas • 05:59
Tout à fait. Oui, et quelle différence ça fait quand même quand il y a une parole qui reproche, une correction qui arrive, quand en fait ça vient dans un contexte de bienveillance où le parent à bien envoyer le message, tu as de la valeur à mes yeux, tu es important pour moi. En fait, j’aime être avec toi. En fait, tu m’as parlé de ça tout à l’heure. Je pense que ce message fait tellement du bien au cœur d’un enfant, en fait. Et après, ça rend un peu plus difficile, un truc plus facile à digérer. Les paroles peut-être un peu plus difficiles, mais quand je sais que je suis aimée, ça change tout.
Rachel • 06:37
C’est ça, c’est ça parce que je me suis souvent dit, il y a des périodes dans la vie, surtout quand ils sont petits, où nos enfants, on a l’impression qu’on a passé la journée à les reprendre, bon, en fonction de comment on veut. corriger des choses, il y a des moments où on ne se sent pas hyper connectés, par exemple en faisant un super jeu ensemble où on rigole. Si c’était que ça nos journées, on n’aura peut-être même pas de podcast d’ailleurs, je ne sais pas. Mais je me suis dit, je veux aussi que mes enfants retiennent de leurs années avec nous. que j’étais tellement heureuse d’être avec eux en fait. Et que notre vie ensemble ne se résume pas à moi, mon autorité de parents qui les corrige et tout ça. Ça en fait partie, mais c’est dans la toute chose bien plus vaste qui est fait en fait que j’ai de la joie et que pour moi c’est un privilège de les avoir à la maison et qu’on passe du temps ensemble. Et donc, effectivement, je. J’ai eu ce modèle et je l’ai fait et j’essaie de penser encore maintenant, même s’ils sont plus grands, à leur dire régulièrement que j’ai du plaisir à ce qu’ils soient à la maison avec nous.
Nicolas • 07:43
Et franchement, quel cadeau pour un enfant de savoir que ses parents prennent du plaisir à être avec eux. Et je pensais juste même à. . C’est quand même intéressant de se poser la question. Qu’est-ce que mes enfants vont capter parfois, même en m’écoutant parler aux autres, que ce soit par téléphone, ou dans discussion à l’église, ou quand je pars de mon enfant ? J’ai presque envie que mon enfant m’espionne de temps en temps et entende des paroles valorisantes venant de ma bouche dans mes échanges avec les autres. de savoir, je ne fais pas semblant en fait, même quand je parle avec des amis ou des voisins, ma manière de parler de mon enfant reflète. Comme tu as dit, un vrai plaisir, j’apprécie, j’ai de l’affection pour mon enfant. Et aussi je suis fière fière de lui, fière d’elle.
Rachel • 08:33
C’est vrai que ça c’est des moments vraiment chouettes. Et comme tu dis aussi, si c’est des choses qu’on communique à d’autres, peut-être que eux, ça les impacte aussi différemment parce qu’ils nous entendent par les deux en termes chouettes.
Nicolas • 08:46
Tout à fait. Donc ça c’est quand même pas mal comme premier but de la communication qui nous connecte et je pense que c’est intéressant pour nous en tant que parents de se poser la question, comment est-ce que je fais ? Ou comment est-ce que j’aimerais faire pour communiquer ce message à mon enfant ? Tu as l’importance à mes yeux. Puis un deuxième but pour notre communication en famille, et c’est de favoriser la croissance. de notre enfant. Dans l’épisode numéro 7, la saison 1 de ce podcast, on a parlé de diverses formes d’autorité parentale avec un accent sur ce qu’on a appelé l’autorité bienveillante.
Rachel • 09:24
Oui, l’autorité bienveillante, on disait qu’une des caractéristiques, c’est ce désir vraiment profond de chercher le bien de son enfant. Comment moi en tant que parent je peux aider mon enfant à faire des progrès en fait ? Donc une autorité qui aime l’enfant tel qu’il est aujourd’hui, même si bien évidemment on vise d’autres choses pour lui, on est conscient en fait qu’il est dans un processus, une croissance vers la maturité et elle est en cours en fait. mais que d’être quand même conscient qu’en tant que parent, ma communication avec mon enfant, elle peut favoriser cette croissance. Ou alors elle peut la frustrer, elle peut la retarder, mais voire même elle peut la ralentir en fait.
Nicolas • 10:03
Je pense que ce serait intéressant de creuser ça un petit peu, Rachel, de se poser la question, mais quel type de communication, quel type de mots, de paroles ? peuvent sortir de ma bouche qui auront cette impacte-là de l’effet de frustrer mon enfant dans sa croissance, de retarder sa croissance vers la maturité.
Rachel • 10:24
Je pense que ça nous situe dans le domaine de ce que toi tu avais dans des articles que tu as écrits qui sont sur Évangile 21, tu as appelé la parentalité mode pilote automatique C’est cette réaction qu’on a où on n’a pas réfléchi. On va corriger, mais on ne fait pas de connexion avec le cœur de notre enfant. On cherche franchement le confort sur un moment donné, notre intérêt. On ne va pas prendre en compte l’intérêt de l’enfant, ses besoins. Là, ça arrive si j’oublie mon appel, qui est moi de refléter le cœur de père de Dieu. Et quand j’oublie ça, bien souvent j’ai tendance à frustrer ou retarder même la croissance de mon enfant en tant que créature aussi, qui est faite aussi à l’image de Dieu. Et moi aussi je grandis comme lui en fait. On est tous les deux des enfants bien-aimés de Dieu, quoi.
Nicolas • 11:12
C’est ça, et nous voyons dans nos entourages des exemples peut-être d’enfants qui n’ont Pas été bien encouragée dans la croissance vers l’âge d’adulte, de grands gamins, des personnes qui sont physiquement adultes aujourd’hui, mais qui restent des enfants ou des préados. Au niveau de la maturité dans certains domaines de la vie, je dois avouer que je reconnais que c’est le cas pour moi dans certains domaines, où j’ai encore pas mal de progrès à faire vers la maturité. Justement, cette réalité me fait penser à un texte qu’on voit dans l’Épître aux Hébreux, chapitre 5, et à partir du verset 12, où on lit L’écrivain dit, alors que vous devriez avec le temps être des enseignants, donc capables de transmettre quelque chose aux autres, vous en êtes au point d’avoir besoin qu’on vous enseigne les éléments de base de la révélation de Dieu. En gros, vous n’avancez pas. Vous en êtes arrivé à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide. Or, celui qui en est tolé est inexpérimenté dans la parole de justice, car il est un petit enfant. Mais la nourriture solide est pour les adultes. pour ceux qui, en raison de leur expérience, ont le jugement exercé à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Rachel • 12:37
Je trouve que c’est. . ça fait vraiment réfléchir ce passage. Ça fait écho en fait à ce qu’on voit dans Genèse 3. Et ce discernement, ce qui est bien, ce qui est mal, là on a comme une définition de l’adulte. C’est celui qui, en raison de son expérience. a le jugement nécessaire pour pouvoir faire ce discernement. Mais du coup, dans quel domaine ? Qu’est-ce qu’on peut se dire que ça. ça implique par rapport à notre communication en famille ce discernement du bien et du mal.
Nicolas • 13:12
Pardon. Oui, je pense que c’est une bonne question. Et c’est quand même intéressant de se. . Alors que parler de cette notion de discerner le bien du mal ça s’applique dans tout un tas de domaines de nos vies. Et on dirait justement progresser vers la maturité, l’âge d’adulte. implique une croissance dans ce domaine de discernement. Je pense que c’est quand même intéressant de se focaliser comme tu viens de faire sur la question de la communication en fait. Ça ressemble à quoi ? Et en quoi est-ce que moi en tant que parent, je peux être un modèle dans ma manière de communiquer, dans une certaine clarté par rapport à mes buts. un modèle d’un tel discernement. Voici quelques exemples. Rien que le fait juste de s’intéresser à l’autre. Dans le dernier épisode, on a parlé de cette notion de curiosité. en rapport avec nos enfants ou de l’autre, de notre interlocuteur. Et moi, faire preuve de curiosité, m’intéresser à toi. en tant qu’enfant, ça c’est un beau modèle. Parce qu’un enfant qui a l’habitude d’un parent qui s’intéresse à lui, son bien, poussait à progresser, lui va prendre à faire pareil avec les autres. Et donc cette idée de faire preuve de curiosité, de mettre des mots aussi sur la valeur de l’autre, c’est notre premier but aujourd’hui. Le fait que moi je fasse ça avec mon enfant, lui aussi il va apprendre, il va progresser dans sa capacité d’exprimer l’importance des autres autour de lui. Et je trouve ça hyper fort comme compétence de vie en fait. Ce qui arrive à encourager les autres Justement, on aime tous être près de personnes comme ça et les avoir comme amis. Alors que ceux qui sont toujours focalisés sur eux-mêmes, qui ne font que des paroles critiques, etc. , hop, on a plus tendance à vouloir prendre de la distance Et puis juste un autre, après je te laisse la parole, mais c’est apprendre à exprimer sa reconnaissance aussi. Un parent qui a un ou des parents qui. . Un enfant qui a un ou des parents qui. qui exprime régulièrement de la reconnaissance, apprend à faire pareil en fait. Alors que des parents pareils qui sont toujours dans la critique, les plaintes, etc. , et ben ça se transmet aux enfants.
Rachel • 15:23
J’étais assez interpellée par un exemple l’auteur dont on parle dans cette saison 2, Heather Holman, dans le chapitre 5 Elle parle justement d’avoir réalisé à quel point elle avait une attitude négative souvent dans sa manière de démarrer une conversation. et de dire à quel point les gens qui sont positifs et qui expriment souvent leur reconnaissance sont des gens, on est attirés comme des aimants en fait. Et quand elle a commencé à le faire vraiment de façon intentionnelle, elle a remarqué que les gens avaient beaucoup plus de plaisir, cherchaient beaucoup plus sa compagnie. Je me suis dit, mais moi aussi, en fait, ça me donne envie de re-réfléchir à ma manière aussi, ce qui ne veut pas dire qu’on va parler que des choses belles, on n’est pas chez les bisounours. Mais il y a quand même une manière d’aborder les choses et une volonté aussi de voir les belles choses et de les exprimer Et donc je me suis dit, ouais, mais c’est vrai, moi je. . Et j’ai encore quelques années avec mes enfants à la maison. Ça fait partie des choses, je pense que je vais chercher à travailler dans ma vie. pour qu’eux puissent déjà en bénéficier et le reproduire en fait avec l’aide de Dieu.
Nicolas • 16:36
C’est trop bien. Et cette pensée-là me fait penser à peut-être un dernier, même s’il y en a beaucoup, un dernier exemple qui est justement notre, en fait, l’expression de notre dépendance de Dieu. On peut imaginer en dehors de l’Église, et pour ceux qui ne sont pas en Christ, progresser vers l’âge d’adulte, c’est progresser dans l’autonomie. l’indépendance, la capacité de se débrouiller tout seul et de tout faire. Mais c’est vrai qu’en Jésus-Christ et en lien avec l’évangile, nous avons une toute autre vision de la maturité, de la vie d’adulte, en fait. Et quelque part, si nos enfants ne nous entendent jamais exprimer notre dépendance de Dieu, notre besoin de sa grâce. . à quel point on apprécie, on est influencé par sa parole, par la puissance de son évangile, si ces choses ne sont pas verbalisées. dans notre communication, eux, ils n’apprennent pas à s’exprimer comme ça ou justement à avoir ces pensées en tête, à reconnaître à quel point en tant que chrétien, enfants de Dieu, nous vivons dans la dépendance de sa bonté et de son amour.
Rachel • 17:48
Ouais c’est vrai. Il y a une telle pédagogie dans notre parentalité.
Nicolas • 17:52
Ben oui, tout à fait. Donc je pense que c’est un très bon deuxième but en fait. On a parlé d’abord du fait de valoriser notre enfant, d’envoyer le message, tu as l’importance à mes yeux. Un deuxième but, de favoriser sa croissance, encourager ses progrès vers la maturité, la vie d’adulte et notamment la vie d’adultes en Jésus-Christ. Puis on peut terminer avec un troisième but qui est le fait de s’émerveiller.
Rachel • 18:16
T’émerveillé.
Nicolas • 18:18
Oui, ça m’a surpris aussi, Rachel. C’est émerveillé, c’était dans le bouquin de Heather Hallman qu’on cite depuis le début de cette saison. Elle suggère que ça devrait être un but dans nos échanges les uns avec les autres, dans notre communication, de vivre une forme d’émerveillement.
Rachel • 18:38
Juste le fait d’entendre parler d’émerveillement, enfin on peut être émerveillé par la création de Dieu, par nos enfants. Puis il y a quelque chose quand même de spécifique à un enfant qui va assez spontanément exprimer ça. On peut penser aux enfants, on voit ça dans Matthieu. au chapitre 21 qui disent Hosanna quand ils voient Jésus qui exprime leur émerveillement devant lui et même Jésus qui va faire ce reproche au chef religieux qui leur dit mais Est-ce que vous avez jamais lu ça, vous qui êtes des chefs religieux ? Il y a cette parole dans le psaume 8 qui dit mais tu as tiré de louange de la bouche des enfants et des nourrissons.
Nicolas • 19:21
Oui, c’est trop beau. Et c’est vrai qu’on a l’impression que les enfants en général sont plus facilement émerveillés que nous.
Rachel • 19:27
C’est vrai.
Nicolas • 19:28
Et c’est dommage. Quelque part, on dirait presque plus on avance vers l’âge d’adulte. Moi on est émerveillés en fait. On a l’habitude, donc on est. . Alors que nous, en tant que parents, on veut être nous-mêmes des modèles d’émerveillement, nous laisser émerveiller. par notre Dieu, qui il est, les choses qu’il fait. Et cet émervement devrait sortir de nos bouches en forme d’adoration, en forme de reconnaissance, etc. Donc ouais.
Rachel • 20:01
Ouais, puis ça peut être vraiment une question qu’on peut se poser du coup dans les prochains jours, pourquoi pas aussi. Mais c’est quand la dernière fois que moi-même déjà je me suis laissée émerveiller par Dieu Et est-ce que j’en ai parlé aussi à mes enfants ? Est-ce que dans nos temps de culte en famille, nos temps autour de la table, c’est des choses qui viennent spontanément, qui sortent de. . qui sont dans mes paroles. qui viennent de ce que moi je découvre personnellement en fait.
Nicolas • 20:26
C’est ça, c’est ça. Je pense à un échange qu’on a eu avec Annie il y a un certain temps, bon il y a des années maintenant, mais. On était dans notre culte en famille, un peu dans une routine, la lecture d’un livre, et c’était depuis des mois, des mois, on était dans ce grand bouquin qui nous faisait traverser l’Ancien Testament. Et d’un côté c’était génial parce que c’était facile, les questions étaient là, mais je trouvais que c’était assez fade et que les enfants n’étaient pas très dedans, nous non plus. Et Annie, elle a suggéré un jour que, ben Nico, il faut que toi et moi qu’on parle plus souvent de ce que nous vivons nous-mêmes dans notre communion avec Dieu. Et en gros, elle n’a pas utilisé le mot émerveillé, mais en gros, c’était ça. Il faut qu’on donne à nos enfants un aperçu de notre relation avec un Dieu vivant, un Dieu qui est là, qui est agissant. qui nous parle et qui répond à nos prières. Et j’ai réalisé, waouh, j’ai des progrès moi-même à faire pour avoir quand même vivre moi-même des choses avec mon Dieu auxquelles je peux témoigner en fait. pour que mes enfants sachent et soient convaincus du fait que le Dieu de papa et maman, c’est un Dieu vivant qui est vraiment là avec nous. Moi je veux connaître ce Dieu aussi.
Rachel • 21:44
Oui, c’est ça. Et moi je te rejoins complètement. J’ai aussi des progrès à faire dans ce fait de raconter la gloire de Dieu en fait.
Nicolas • 21:51
Oui, c’est ça.
Rachel • 21:53
Je pense que c’est le bon moment pour prier pour ça, si tu veux bien prier pour nous, Nico.
Nicolas • 21:56
Ouais, bonne idée. Ok, je vais faire ça. Seigneur notre Dieu, merci. Tu es un Dieu merveilleux et nous sommes émerveillés par beaucoup de choses que nous voyons dans ta parole. que nous vivons aussi dans nos vies quotidiennes en voyant ta main à l’œuvre Mais c’est vrai qu’on n’a pas toujours l’habitude d’exprimer avec nos propres mots notre connaissance, notre adoration. devant nos enfants. Peut-être que c’est des choses qu’on vit au culte le dimanche, mais je te demande de nous aider, Seigneur, à trouver les mots. pour exprimer devant nos enfants, pour qu’ils entendent ces expressions, cette forme de communication, d’émerveillement, les choses qu’on découvre. les différentes manières dont on voit ta main à l’œuvre. Et si nous n’avons pas grand chose à dire aujourd’hui à ce sujet, je prie que tu nous aides à te chercher. à mettre de l’énergie dans notre relation avec toi pour qu’on ait des choses à raconter, qu’on découvre à ton sujet Seigneur. Aide-nous aussi à exprimer à quel point nos enfants ont de l’importance à nos yeux. Aide-nous à communiquer ce message de manière claire. for qu’ils soient vraiment convaincus que ils ont toute l’approbation de leurs parents. Et je prie Seigneur que plutôt que d’être dans la réaction et dans ce mode pilote automatique in our parentality, we are intentional to cherish occasions to aid our enfants to grandmother, to progress version in Jesus Christ. It’s in some nice, Seigneur. Amen.
Rachel • 23:45
Amen. On vous dit à très bientôt pour le prochain épisode.
Chloé • 23:52
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast Parent pour le plaisir. Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement cette semaine. Le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.





