J’aimerais débuter par un quiz rapide.
Le quiz est appelé «quiz du voisin». Prenez une feuille de papier et écrivez le nom de personnes qui ne vont pas à l’église et vivent sur votre rue. Ou écrivez le nom de quelques personnes qui ne vont pas à l’église et que vous côtoyez régulièrement — par votre travail, ou votre implication au niveau communautaire, votre coiffeur, n’importe qui…
Vous avez alors un nom ou deux. Écrivez maintenant quelques renseignements ou certains faits au sujet d’une personne de la liste. Je ne parle pas de faits que vous pourriez observer simplement en étant sur la route et en regardant leur maison (ex.: «il conduit un pick-up noir»). Mais notez quelque chose que vous avez rassemblé ici et là à leur sujet (ex.: «elle travaille à l’épicerie» ou «il a grandi au Saskatchewan»).
La troisième partie du quiz est la plus difficile. Écrivez toute information détaillée que vous connaissez de cette personne. Ce pourrait être des détails de ses croyances religieuses ou certaines difficultés personnelles ou familiales. C’est le genre de détails qui proviennent d’une vraie conversation, quand vous arrêtez votre tondeuse à gazon et que vous discutez pendant quinze minutes. Vous avez posé des questions, vous avez écouté, vous avez parlé. Vous devez connaître votre voisin comme un voisin.
Dans votre quartier
Nous pensons à nos voisins parce que nous aimerions aller vers eux et leur annoncer l’évangile. Vous rappelez-vous la question que l’expert de la loi a posée à Jésus en Luc 10: «Qui est mon voisin?»
Vous rappelez-vous comment Jésus lui a répondu: Il a raconté la parabole du Bon Samaritain. Ensuite il a demandé à l’expert légal: «Qui est le voisin de celui qui est tombé entre les mains des voleurs?» Et c’était le Samaritain, celui qui a répondu avec miséricorde aux besoins de l’homme qu’il avait rencontré en cours de route. Le Samaritain a démontré de l’amour envers l’homme qu’il ne connaissait pas, l’homme à qui il ne devait rien.
Nous rencontrons parfois des gens «tout au long» de notre vie: une personne au salon d’attente de l’aéroport, un client que vous n’avez jamais vu auparavant, quelqu’un que vous croisez en marchant. Jésus dit que nous devons être prêts à démontrer l’amour chrétien à ces gens.
Bien, si c’est le cas, alors nous devrions être davantage prêts (et le désirer davantage) à montrer l’amour chrétien aux gens que nous rencontrons régulièrement: l’homme âgé qui vit de l’autre côté de la rue depuis 35 ans, le client qui vient presque chaque jeudi à l’heure du lunch ou la dame qui nous aide souvent à la banque — les personnes qui entrent et sortent régulièrement de notre vie.
Car Dieu nous place dans des quartiers: un endroit composé de voisins.
Un quartier, c’est le genre d’endroit où vous pouvez éventuellement rencontrer tout le monde, même si vous devez faire un petit effort supplémentaire, même si vous devez être un peu persistant avec ceux qui ne sont pas sociables. Un quartier, c’est un endroit où les gens se croisent constamment et où ils sont quelque peu conscients de la vie de l’autre.
Et voici une vérité importante: vos voisins habitent sur votre rue parce que Dieu les y a placés. Votre collègue est assis près de vous parce que Dieu l’y a placé. Écoutez ce que dit Paul en Actes 17.26: «Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure.»
Avez-vous saisi cela? Dieu a créé tous ceux qui ont vécu sur terre. Il a aussi déterminé le temps de notre vie, est-il écrit — par exemple, il a décidé que vous et moi allions vivre au 21e siècle tandis que d’autres personnes allaient vivre à l’Âge de pierre, 1200 ans avant Christ. Et, dit Paul, Dieu a même choisi où nous allions vivre: Il a «déterminé les bornes de notre demeure». Il vous a placé où vous êtes, et il a placé votre voisine juste où elle est.
Voilà pourquoi Paul dit en Actes 17.27, «qu’ils [les gens] cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant». Les gens se trouvent là où ils sont, pas à cause du hasard ou d’un but obscur dans la providence de Dieu. Les gens sont là où ils sont afin qu’ils puissent accomplir l’appel que partage tout être humain: chercher Dieu et vivre en bonne relation avec lui par Jésus-Christ. Car, dit Paul, «bien qu’il [Dieu] ne soit pas loin de chacun de nous».
Beaucoup de gens dans nos villes ne vivent pas leur véritable but, la raison pour laquelle Dieu les a créés.
Beaucoup de gens dans nos villes ne vivent pas leur véritable but, la raison pour laquelle Dieu les a créés.
Mais Dieu les a placés près de nous et il en a fait nos voisins, afin qu’ils puissent le chercher. Nous voulons maintenant les atteindre avec l’évangile en étant de bons voisins.
Une approche simple
J’ai assisté à plus d’une conférence évangélique au cours des années. Elles sont toujours géniales, un coup de fouet, un coup de pied au derrière — un encouragement à sortir et à parler de Christ. Mais, dans bien des églises, l’approche habituelle à l’évangélisation, c’est de former un comité qui ajoutera alors une certaine activité dans nos vies, mettra en place un autre programme.
Il y a place pour cela, mais je suggère une approche plus simple. Nous ne devrions pas regarder nos vies et essayer d’y trouver une petite place où nous pouvons ajouter des moments d’activité d’évangélisation — qui sont difficiles à organiser, où c’est même plus difficile d’avoir des gens qui y participent. Nous devrions plutôt mener notre vie normale, mais le faire avec une perspective générale et une attitude plus évangélique, plus prête à partager Christ.
Selon les mots d’un autre auteur: «La bonne nouvelle, c’est que faire des disciples (de Christ) est plutôt facile. Vous faites simplement participer les gens à votre parcours spirituel. S’il y a des habitudes chrétiennes dans votre vie qui valent la peine d’être imitées, vous pouvez être un faiseur de disciples. Vous n’avez pas besoin d’années d’entraînement. Vous enseignez seulement aux autres à suivre Christ comme vous le suivez.»
Si vous aimez Dieu, alors il se présentera naturellement dans vos conversations.
Voici le point: quand nous côtoyons des gens pendant n’importe quelle période de temps, nous devrions commencer à partager les choses que nous aimons. Si vous aimez Dieu, alors il se présentera naturellement dans vos conversations. Cela se produit quand nous apprenons à partager le cœur de ce que nous sommes.
Quelqu’un l’a comparé à une éponge. Quand vous laissez tremper une éponge dans un liquide — eau, huile, peinture — et que vous la prenez et lui donnez une bonne pression, ce qui en ressort, c’est ce dans quoi l’éponge a trempé. Il en est ainsi pour l’enfant de Dieu. Vous absorbez la vérité chaque jour, chaque dimanche, année après année — elle pénètre dans tous vos os.
Alors quand vous partagez votre vie avec votre voisin, et passez un peu de temps avec lui ou elle, et les voyez sur une base régulière, cette vérité de l’évangile devrait être «pressée». Ils l’entendent dans vos paroles. Ils la voient dans vos actions.
La prochaine fois, nous partagerons certains idées sur la façon de le faire.

