On croit souvent qu’écouter, c’est simplement ne pas parler. Mais c’est bien plus que ça. Dans cet épisode, Nicolas et Rachel explorent quatre compétences concrètes pour une communication qui crée de vraie connexion en famille : laisser l’autre parler sans l’interrompre, écouter avec intention pour comprendre le fond de sa pensée, limiter les distractions, et aimer son enfant… avec son visage.
Parce que le regard qu’on pose sur nos enfants leur dit quelque chose d’essentiel sur leur valeur à nos yeux — et un enfant qui ne trouve pas ce regard chez ses parents finira par le chercher ailleurs.
Un épisode inspiré du livre Les six conversations de Heather Holman, plein de réflexions honnêtes et de situations du quotidien auxquelles vous vous reconnaîtrez sûrement.
Pour aller plus loin :

Les Six Conversations
Comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme
Auteur : Heather Holleman
Acheter à la Maison de la Bible
Transcription
Chloé • 00:08
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie. de la parentalité.
Nicolas • 00:19
Bonjour Rachel.
Rachel • 00:21
Bonjour Nicolas.
Nicolas • 00:23
Et bien pendant cette deuxième saison du podcast, nous mettons l’accent sur la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel • 00:32
Oui, on veut vraiment favoriser le genre de connexion qui renforce notre amour et notre attachement entre parents et enfants.
Nicolas • 00:39
Et dans ce dernier épisode, on a parlé de trois buts. de ce genre de communication et aujourd’hui l’accent sera plutôt sur quatre compétences. Quatre compétences de la communication qui nous connectent. Laissez l’autre parler, bien écouter , limiter les distractions, aimer l’autre avec son visage.
Rachel • 01:00
Oui, et pour ceux qui n’ont pas encore écouté le premier épisode de cette deuxième saison, que vous pouvez peut-être aller faire juste après On voulait juste repréciser qu’on se base aussi beaucoup sur un excellent livre de Heather Holman qui est intitulé Les six conversations, comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme Donc vous trouverez le titre, etc. avec cet épisode. Et donc le contenu de nos cinq premiers épisodes sont inspirés par diverses perles de sagesse, on peut dire, qu’on a trouvées dans ce livre. Et donc c’est le cas pour ces quatre compétences qu’on vise aujourd’hui de dont Nico vient de nous parler.
Nicolas • 01:41
Oui Et peut-être pour certains qui viennent d’entendre cette petite liste, on peut imaginer qu’on peut se dire que les deux premières compétences paraissent un peu redondantes et basiques. Bon, laissez parler l’autre. Et bien écouter, est-ce que c’est pas un peu la même chose, mais j’aimerais dire dès le début qu’il s’agit bien de deux compétences distinctes. Et pas si évidentes que ça à mettre en pratique, surtout en tant que parent.
Rachel • 02:08
Oui, je suis d’accord. Je trouve que surtout, effectivement, dans nos conversations avec nos enfants, notre tendance naturelle, ça sera d’aller, surtout quand on est dans un temps de friction. c’est de vraiment on parle en premier et surtout forcément on est souvent frustré voire même on ressent de la colère qu’on est en train d’essayer de gérer donc ces émotions étant activées ça va être d’autant plus difficile de laisser l’espace de parole à l’autre. On risque de servir dans ce moment-là de notre position en tant que parent qui a l’autorité pour du coup dominer cet échange qui devrait avoir lieu. Donc en fait on est tout simplement tenté de couper la parole à l’enfant du moment où il commence à s’exprimer. D’autant plus si on n’est pas d’accord. C’est pas facile, je trouve, de laisser parler l’enfant quand on n’est pas d’accord, même l’encourager à aller jusqu’au bout de son explication, de son idée. Parce que nous, on est en train de faire dérouler dans notre tête tout ce qu’on pense être nécessaire à clarifier et creuser.
Nicolas • 03:09
Justement, et je peux. Imaginer que des parents avec un peu d’expérience, peut-être ceux qui bossent avec les enfants, reconnaissent déjà un grand danger. Et surtout avec un enfant qui aime parler, parce que justement, certains enfants n’arrivent jamais au bout de leur pensée. Ils peuvent parler pendant des heures sans épuiser le stock d’idées qui sont dans leur tête. Et donc ce principe n’exclut pas. le besoin éventuel d’un peu d’orientation de la part du parent, même de devoir parfois fixer des limites. Et ça m’arrive, ça m’arrive parfois, même avec mon enfant qui a 13 ans, juste hier on était à table. avec un invité et il voulait raconter des détails sur un cours, sur l’électricité, c’était fascinant, mais il nous a fait un. . Un rapport détaillé et je voyais que notre invité était au bout d’un certain temps déconnecté. Donc à un moment donné, j’ai dit, tiens, Wesley, encore deux idées peut-être. deux, trois phrases et puis on va passer à autre chose. Bon, ça ne le dérangeait pas. Et parfois, il faut qu’on intervienne de manière douce, mais pour encourager l’enfant à arriver quand même à la conclusion pour que la discussion avance.
Rachel • 04:17
Oui, là on est en train de l’aider à développer cette compétence en fait dans les discussions, les conversations. Mais c’est vrai que l’auteur dont on parle, Heather Holman, elle dit quand même que notre tendance naturelle qu’on observe, c’est plutôt le quand même de ne pas laisser parler l’enfant. On n’a pas assez de patience. Peut-être parfois même on ne s’intéresse pas tant que ça, même si c’est notre enfant, le fond de sa pensée.
Nicolas • 04:47
Oui, c’est clair. En lisant cette partie du livre, je me reconnaissais tellement bien dedans. Elle parle d’elle-même comme quelqu’un qui coupe facilement la parole de l’autre. Et je me reconnais malheureusement là-dedans aussi. Très souvent, quand l’autre est en train de parler, déjà, j’ai ma propre pensée qui tourne. Je me prépare pour dire quelque chose. Et en fait, en pensant à cette première compétence, il y a un proverbe qui me vient à l’esprit, le proverbe 18, verset 13, qui dit <unk> celui qui répond Avant d’avoir écouté, fait un acte de folie et se couvre de honte Je ne sais pas comment tu réagiras, Shelley, il y a un certain nombre de souvenirs qui me viennent à l’esprit.
Rachel • 05:31
Je ne sais pas, oui, oui, ça fait toujours un peu mal de. de penser qu’on a fait preuve d’actes de folie, mais . forcément ce proverbe il touche exactement à ce qu’on est en train de dire. Répondre avant d’avoir écouté notre enfant, ça m’est arrivé tellement de fois.
Nicolas • 05:46
Justement. Les pauvres enfants, quoi.
Rachel • 05:49
Mais alors du coup, quand même, comment est-ce qu’on peut faire cette distinction. . Enfin, il me semble qu’il faut faire une distinction entre les deux premières compétences dont on parle, laisser l’autre parler. et bien écouter.
Nicolas • 06:00
Oui, et écoutez. C’est un peu la même chose. Tout à fait. Exact. Et je pense que ce serait peut-être bénéfique d’ajouter quelques mots. même un autre titre pour la première compétence, laisser l’autre parler sans lui couper la parole. Je pense que le principe est vraiment là. C’est le principe de maîtriser son propre désir de parler. Peut-être tendance à vouloir interrompre. Son désir peut-être de clarifier tout de suite, de justifier, d’accuser, de punir. Et malheureusement, ce n’est pas quelque chose qui arrive tout simplement dans nos échanges avec nos enfants. Je sais que ma femme n’aime pas du tout. quand j’interromps, que je lui coupe la parole, même si c’est pour clarifier quelque chose, chercher à justifier, elle aimerait que je lui laisse parler, qu’elle aille jusqu’au bout de sa pensée, après je peux parler. Je pense que pareil pour nos enfants Alors que bien écouter, c’est autre chose. Je peux te laisser parler et parler et parler sans vraiment chercher à comprendre le cœur de ce que tu veux dire. Et peut-être dans le cas de mon enfant ou peut-être même de quelqu’un d’autre, ma femme, un ami, sans t’aider à trouver le message que tu cherches à communiquer. Et ce n’est pas facile pour nos enfants, c’est pas facile pour nous toujours de trouver qu’est-ce que j’ai vraiment envie de dire maintenant.
Rachel • 07:24
Oui, donc il y a ce rôle en tant que parent d’aider notre enfant à clarifier sa pensée, peut-être en posant des questions, en disant est-ce que c’est ça que tu veux dire, etc. mais de lui laisser effectivement le temps et l’espace d’aller jusqu’au bout. Ça me fait aussi penser à la tendance qu’on peut avoir. Il y a quelques années, j’en avais discuté avec des amis, on s’était rendu compte qu’on avait cette tendance et on pensait que c’était aidant pour l’autre. en fait qu’on montrait de l’intérêt pour ce que disait l’autre quand on terminait ses phrases, quand la personne cherche ses mots. Parce que quand tu fais ça, Tu montres quand même que tu écoutes et que tu penses que tu as compris, enfin tu l’aides. Et en fait, j’ai dû presque me reprogrammer par rapport à ça. Et j’ai vraiment décidé d’arrêter de terminer les phrases à la place des gens. Mais par contre, ça veut vraiment dire qu’il faut. En fait, on montre différemment qu’on écoute et qu’on porte de l’intérêt à ce que la personne dit. C’est pas la même chose, en fait
Nicolas • 08:19
Oui, tout à fait. Je me reconnais tellement là-dedans et ça rend folle ma femme. Quand j’ai qu’on complète ses phrases, parce que souvent j’ai tort. En fait, c’est pas du tout l’idée qu’elle avait en tête. Donc j’anticipe mais mal. En tout cas, je pense que c’est vraiment ça l’idée. Et quand mon enfant commence à me parler et quand on a le temps, franchement, je pense que c’est un des défis, c’est ça. c’est que laisser parler mon enfant et bien écouter mon enfant, ça prend aussi pas simplement un effort intellectuel et une intentionnalité, mais ça demande un peu plus de temps. Mais à ce moment-là, quand j’arrive à le faire, je suis en train de mettre mon chapeau d’enquêteur, un peu comme Hercule Poirot. Je veux que mon enfant soit convaincu du fait qu’il capte. l’attention de son papa. Son papa s’intéresse vraiment à ce que lui il a à dire. Et je suis même là pour aider. Tu vois, avec cette recherche, quel est vraiment le trésor qui se cache au bout de ta pensée? Et je pense que c’est un défi pour nous de mettre ce chapeau d’enquêteur justement pour accompagner notre enfant.
Rachel • 09:26
Clairement, c’est sûr. Est-ce que tu peux nous redire quelles sont les deux autres compétences dont tu parlais au début?
Nicolas • 09:33
Ah oui, donc les deux autres compétences c’est limiter les distractions et aimer l’autre avec son visage. Et c’est vrai que un des grands défis pour les parents En général, et peut-être les parents de jeunes enfants en particulier, c’est d’arriver à accorder à son enfant son attention sans partage. Et si le défi est grand, c’est parce que les distractions sont nombreuses aujourd’hui, n’est-ce pas? En fait, on est très distrait. Très souvent, quand nos enfants cherchent à nous parler, il y a mille choses qui se passent autour de nous. Nos téléphones ne nous aident pas, mais justement c’est ça, les deux autres compétences.
Rachel • 10:13
Oui, ça me parle beaucoup, moi je trouve, aimer l’autre aussi avec son visage. parce que ça demande vraiment d’être intentionnellement de prendre une autre posture et donc du coup des fois d’arrêter ce qu’on est en train de faire ou quoi. And it’s not, I try evident to say, bah là for example, it’s not the moment, but I’m going to accord the attention for the moment, and we verrace if it’s direct, on discuter, for example, at that moment, parce que là concrètement on ne peut pas. pour plein de raisons différentes. Mais franchement, si je suis honnête et que je pense au moment, la plupart du temps, les distractions, etc. sont des choses qui sont.. Enfin, elles ne sont jamais vitales. Et c’est des distractions que je dois être prête à mettre de côté pour favoriser ce temps que je n’ai pas prévu.
Nicolas • 11:03
Tout à fait. Et en t’écoutant, Rachel, je réalise qu’une des distractions pour moi, qui m’empêche justement parfois d’aimer avec mon visage. C’est la distraction de mes propres pensées. Et encore une fois, je reviens à mes échanges parfois avec ma femme où je peux même être en train de regarder ma femme dans ses yeux. Mais elle. . Je ne sais pas comment elle fait. Elle sait que, alors que je regarde dans ses yeux, mes pensées sont ailleurs. Peut-être je suis même en train de suivre un peu avec la tête comme ça, mais elle sait que je ne suis pas avec elle. Mes pensées sont ailleurs et je réalise. . Parfois c’est même en lien avec quelque chose qu’elle vient de dire. elle exprime une pensée qui me fait penser à autre chose et hop ça part. Et justement je suis pas en train d’aimer avec mon visage, même si elle a mes yeux sur elle. Elle sait que mon cerveau est ailleurs à cause d’une distraction, quelque chose qui m’attire l’attention, rien que dans ma propre tête. Et ça c’est un vrai défi pour moi. Ça demande un vrai effort. de garder les yeux fixés et pas que les yeux, mais le cerveau aussi, de rester attentif à ce que dit ma femme et aussi mon enfant.
Rachel • 12:14
Oui, c’est la différence entre l’impression donnée et la réalité intérieure. Donc peut-être qu’Anie, avec des années de mariage, tu sais, elle a développé et je l’impressionne Comme on voit dans les BD, quand on voit les rouages dans le cerveau de la personne, elle a développé une compétence très utile.
Nicolas • 12:32
Peut-être qu’il y a une petite odeur de fumée aussi parfois quand ça tourne. Elle sent une odeur dit <unk> Ah bah Nico, il est. . Voilà, c’est trop trop rapidement. Il ailleurs dans ses pensées. Mais c’est vrai que je. . En fait, en pensant à cette idée, à ce sujet-là, cette idée de limiter les distractions, aimer avec son visage, il y a un texte. . J’ai jamais fait le lien avec ce passage jusqu’à très récemment, un passage de Acte chapitre 3, les versets 4 à 5. Bon, on est bien d’accord. L’intention de l’auteur, Luc, ici, ce n’est pas de nous faire une leçon sur la communication sel. On est bien d’accord. Et l’attention, c’est juste un petit détail intéressant. où on a cet homme boiteux qui faisait la manche à la porte du temple, qui demande l’aumône à Pierre et Jean. Là, je lis juste les versets 4 et 5. Pierre. . accompagné de gens, fixa les yeux sur lui et dit <unk> Regarde-nous! <unk> Verset 5, il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Et ça me frappe. Je me dis, waouh, quand moi-même, quand je fixe les regards, par exemple, sur mon enfant, et peut-être je demande à mon enfant aussi de de me regarder, de me donner son attention. Il y a quelque chose, il y a un gros potentiel dans un tel moment. pour qu’il y ait quelque chose de beau, que quelque chose se passe, surtout au niveau du lien qu’on peut vivre entre nous, quand tous les deux on est. On est attentif l’un à l’autre, on se fixe les regards. Bon là, il y a une guérison miraculeuse qui se prépare. Pour nous, en tant que parents, avec notre enfant ou quelqu’un d’autre, ça peut être autre chose. Mais je sens que quand on est distrait , on n’est pas vraiment engagé avec l’autre, on passe à côté parfois de beaux moments à vivre avec nos proches.
Rachel • 14:27
Oui, je suis assez frappée par cette expression s’attendre à recevoir quelque chose. Et je pense que ouais, comme tu disais, on n’est pas dans. comme . ici dans Des guérisons miraculeuses, mais c’est cette fameuse connexion dont on parle pendant toute cette saison du podcast. Et même quelque chose qui peut nous paraître un détail dans notre posture, dans notre manière d’être et de regarder, c’est un des composants important , qu’on ne veut pas oublier en fait, ce contact visuel , se sentir aimé à travers ça. C’est plus important que l’activité que je faisais, ou c’est plus important que peut-être ce qui me préoccupe en ce moment dans ma tête, etc. ça renvoie aussi à cette valeur qu’on leur montre en tant que personne et en tant que notre enfant.
Nicolas • 15:26
C’est ça. C’est ça, en fait, ça me parle dans ma relation avec déjà mon enfant Wesley, mais. Je pense aussi à d’autres parents . de notre église. Je peux voir à quel point parfois les enfants sont dans la recherche des yeux des parents. On veut que le regard des parents soit sur nous. Et nous voulons que nos enfants soient dans l’attente de recevoir quelque chose de notre part, de parents pleins d’amour, et aussi dans nos cas de l’Esprit Saint, un peu comme Pierre et Jean, remplis de l’Esprit, ils avaient quelque chose à proposer. dans ce cas à cet homme boiteux. Mais nous voulons aussi que plutôt que nos enfants qui viennent nous chercher parfois, nous chercher le regard, partent déçus parce qu’on n’a rien, on est ailleurs, on est dans la distraction, il y a autre chose qui capte notre attention. Nous voulons que nos enfants aient quand même l’habitude de parents qui fixent les regards, qui sont attentifs et qui leur donnent toute leur attention. Rien que ça, c’est quand même un grand cadeau pour nos enfants, surtout les enfants en bas âge.
Rachel • 16:32
C’est ça. Moi j’étais justement en train de, je pense, me faire une image mentale de mes enfants quand ils étaient plus petits et que les trois parlent en même temps. Les trois rentrent de l’école et ils ont plein de choses à raconter. Maman, maman, maman, et toi, t’as qu’une envie, c’était de ne plus entendre maman pendant au moins cinq minutes. Il y a quand même la réalité parfois de la fatigue. On est en fin de journée, ils sont surexcités, ça part dans tous les sens. On n’est pas toujours dans cette posture-là aussi. Mais peut-être. Ça vaut quand même le coup, qu’est-ce que tu en penses de se dire, bah de quand même leur dire, ok , il y a des manières de leur montrer quand même, même dans ces moments un peu intenses et un peu décousus, de montrer qu’ils ont de l’importance.
Nicolas • 17:18
À
Rachel • 17:19
nos yeux, même si ce n’est pas dans ces moments-là qu’on va avoir les conversations les plus. .
Nicolas • 17:23
Oui. Bon, franchement, c’est intéressant ce que tu dis parce que je suis en train de vivre un petit phénomène surprenant actuellement dans notre église. Parce que il y a un certain nombre de enfants en bas âge, entre on va dire entre 2 et 5 ans. qui quand ils me voient, en fait, ils disent Nicolas, Nicolas, ils cherchent mon attention. Et pourquoi? C ‘est parce que j’ai l’habitude quand même. quand je les vois, je me mets à leur niveau, en fait, je me baisse, je mets parfois un genou pour les regarder dans les yeux. Et c’est pas mes enfants, mais juste cette habitude-là de me mettre à leur niveau, de les regarder, de les écouter, de m’intéresser à ce qu’ils ont à me montrer, un petit dessin, un courlerage, un petit objet. Je vois à quel point ça parle à leur cœur. Et ça leur donne envie d’être avec moi en fait. Ils viennent me chercher. Nicolas, Nicolas. Et pareil, parfois je suis en pleine discussion après le culte avec quelqu’un. Et ces hommes font bien me voir, mais ça montre à quel point ils ont envie d’avoir les yeux d’un adulte sur eux, quelqu’un qui leur donne l’attention. Je ne sais pas si ça répond vraiment à ta question, mais c’est ce qui me vient à l’esprit, cette notion de le mettre à leur niveau. et justement ce contact visuel avec capacité parfois de poser une petite question qui montre que j’ai bien écouté, je sais ce qui t’intéresse et ça m’intéresse aussi.
Rachel • 18:45
Oui, c’est ça, parce que j’imagine bien qu’un enfant qui va plusieurs fois dans cette posture-là vers l’adulte, donc son parent la plupart du temps. mais que le parent est absent finalement, en fait, même s’il est présent physiquement, il finira par de moins en moins le faire. jusqu’à peut-être même ne plus le faire du tout puisque son enthousiasme il n’y a pas de réponse en face
Nicolas • 19:11
C’est ça. On arrête de s’attendre à ce qu’il y ait quelque chose de l’autre côté, en fait. Et malheureusement, on commence à se tourner vers. vers d’autres possibilités en fait, vers d’autres personnes, parfois avec des conséquences graves. On ne va pas forcément rentrer là-dedans, mais un enfant qui grandit quand même avec quelque part un manque affectif. Parce que là on est vraiment dans le domaine de l’affection. Une manière d’exprimer mon affection à mon enfant, une manière puissante, c’est justement de lui donner mon attention. de fixer mes regards, de faire preuve de curiosité, de laisser parler, de bien écouter, de reformuler et tout ça. Le regard de son papa sur lui, le regard de sa maman sur lui, peut avoir tendance à chercher ce regard ailleurs, pas forcément auprès du Seigneur, alors que la meilleure solution, ce serait ça. mais parfois dans des relations qui peuvent devenir malsaines. Et donc c’est vraiment quelque chose de triste et c’est aussi, je pense que c’est une tendance, s’il y a des parents qui. systématiquement on se laisse distraire , embêter par an qui vient chercher le regard tout le temps, ces enfants auront tendance à avoir du mal à grandir dans une maturité, dans cette capacité eux-mêmes de vraiment donner leur attention à l’autre, de bien écouter, de laisser parler, etc.
Rachel • 20:40
Oui, que ce ne soit vraiment pas le cas pour nos enfants. C’est vraiment notre plaisir.
Nicolas • 20:46
Tout à fait. Bon Rachel, peut-être on va conclure là, mais avec une petite bénédiction concernant un dieu qui nous aime avec son visage. Je trouve ça tellement beau. Une prière qu’on connaît, on connaît , beaucoup de personnes connaissent bien, nombre 6 , chapitre 6, versets 24 à 26, cette bénédiction qui dit que l’Éternel te bénisse et te garde. Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce. Que l’Éternel se tourne vers toi et te donne la paix.
Rachel • 21:23
Magnifique. On va terminer en priant par rapport à ça. Mais
Nicolas • 21:28
super.
Rachel • 21:30
Notre Dieu, nous voulons. avoir ce même regard que toi tu as sur nous. Nous voulons l’avoir pour nos enfants. Et c’est tellement bon de se rappeler que toutes ces choses, nous pouvons vraiment les vivre en famille. Nous les cherchons en toi lorsqu’on se rappelle qu’on est dépendant de toi pour avoir ce même amour, ce même regard, cette même. envie de connaître notre enfant vraiment pour qui il est et de lui accorder cette attention dont il a besoin. Merci pour ce Père parfait que tu es déjà envers nous et pour tout ce que ça nous inspire aussi à nous d’être de bons parents pour nos enfants, surtout pour que eux aussi te fassent confiance et te regardent comme leur bon père qui les aime Amen.
Nicolas • 22:17
Amen.
Rachel • 22:20
Merci Nico et à très bientôt avec le prochain épisode.
Chloé • 22:27
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast Parent pour le Plaisir. Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement cette semaine le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu.
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.




