Oubliez la formule magique « A + B = C » ! Dans cet épisode, Nicolas et Rachel s’inspirent du livre Childproof de la conseillère biblique Julie Lowe pour explorer une approche de la parentalité centrée sur la foi, la curiosité et la compassion.
Au programme de cet épisode :
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L’iceberg du comportement : Comment décoder ce qui se cache sous la surface des réactions de nos enfants (peurs, désirs, besoins de réconfort).
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Devenir étudiant de son enfant : Apprendre à observer et à poser les bonnes questions pour comprendre leur tempérament unique (introverti vs extraverti).
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La connexion avant la correction : Remplacer la réactivité et la colère par une démarche pédagogique et douce.
Une discussion chaleureuse, truffée d’anecdotes vécues, pour vous encourager à voir vos dynamiques familiales comme de magnifiques opportunités de transformation spirituelle.
Ressources mentionnées dans l’épisode :
Transcription
Chloé • 00:08
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie.
Nicolas • 00:19
Bonjour Rachel.
Rachel • 00:20
Bonjour Nicolas.
Nicolas • 00:22
Eh bien, pendant cette deuxième saison du podcast, nous mettons l’accent sur la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel • 00:30
Oui, nous voulons favoriser le genre de connexion qui renforce notre amour et notre attachement entre parents et enfants.
Nicolas • 00:38
Les cinq premiers épisodes de cette saison ont été inspirés par le livre Les Six Conversations de Heather Holleman. Aujourd’hui, et puis pendant plusieurs épisodes, ce sera un autre livre, Childproof de Julie Lowe, qui se trouve sous les feux des projecteurs. Rachel, c’est toi qui as suggéré ce bouquin. J’aimerais t’inviter à nous expliquer pourquoi.
Rachel • 01:01
Oui, avec plaisir. Dans toutes mes lectures sur la parentalité, il y a quelques années, je suis tombée sur celui-là et j’étais intriguée rien que par le titre, en fait. Alors, je le dis tout de suite, malheureusement pour le moment, ce livre n’existe pas encore en français. On espère qu’il sortira un jour ! Quoi qu’il en soit, on vous fera signe et on vous invite vraiment à le lire, il est excellent.
Le sous-titre de ce livre, c’est « La parentalité par la foi et pas par la formule ». Et en fait, par « formule », on entend « recette ». C’est l’idée générale du livre écrit par Julie Lowe, et c’est cette vision de la parentalité dont on parle, nous aussi, dans ce podcast. C’est pour ça que ce livre m’a particulièrement frappée et m’a beaucoup apporté.
Pour présenter rapidement l’auteure, Julie Lowe est conseillère biblique. Elle est spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des ados. Elle puise aussi énormément dans son expérience personnelle, puisqu’ils ont été famille d’accueil et famille adoptante pour tous leurs enfants. Il leur est arrivé des choses incroyables, franchement c’est très intéressant à lire.
D’ailleurs, pour ceux qui s’intéressent au counseling biblique et qui ont peut-être déjà suivi une formation, il y a un cours désormais accessible en français qui s’appelle « Le counseling biblique des enfants et des adolescents », où elle présente énormément de choses. On y fera référence dans les prochains épisodes. Il y a vraiment beaucoup de bon contenu dans ce qu’elle apporte, et c’est pour ça qu’on a voulu prendre le temps d’en parler.
Je vous renvoie même à un article présent sur le blog d’Évangile 21 qui s’appelle « Quel genre de parent êtes-vous ? », qui donne déjà une bonne idée de sa mission en tant que conseillère spécialisée. Son objectif, c’est vraiment de nous mettre en garde. Et je suis persuadée que tout le monde va s’y retrouver : c’est cette aspiration que l’on a à vouloir une recette, une formule « A + B = C » qui s’appliquerait à chaque famille et qui garantirait le résultat. On veut ça parce qu’on veut être de bons parents et avoir une bonne vie de famille.
Mais son idée à elle, c’est de se dire : en fait, on est tous tellement différents, et ce n’est pas comme ça que Dieu agit avec nous. Il faut voir plus loin et discerner la mission de Dieu pour nos familles, qui est que chacun progresse et soit sanctifié — parents comme enfants. Nous avons tous le même objectif : ressembler à Christ. Ensuite, centrée sur la parentalité, notre mission va être à la fois d’être un témoin fidèle du caractère de Dieu auprès de nos enfants, et de faire le travail nécessaire pour les enfants qui nous ont été confiés. C’est-à-dire apprendre à connaître notre enfant et chercher, pour chacun d’entre eux, ce dont il a besoin pour connaître Dieu et vivre pour lui.
Nicolas • 04:17
Excellent ! C’est génial tout ça, ça donne envie. Et c’est vrai que, comme tout bon praticien du counseling biblique, dans la première partie de son livre, Julie Lowe pose un solide fondement biblique, théologique, lié à l’Évangile. Elle prépare bien le terrain pour la suite.
Comme nous avons fait un gros travail là-dessus dans notre première saison, nous allons passer directement à la deuxième partie, à savoir les chapitres 4 et 5. Pour ceux qui nous écoutent aujourd’hui et qui n’ont pas encore écouté la première saison, je vous invite à la découvrir sur le site d’Évangile 21. Aujourd’hui, on se focalise sur les chapitres 4 et 5, avec l’accent mis sur deux thèmes. D’abord, l’idée de « devenir un étudiant de son enfant » — c’est un encouragement qui me fascine beaucoup. Et deuxièmement, le fait de « voir le cœur de son enfant ». Ces deux thèmes sont intimement liés.
Rachel • 05:25
Ouais, c’est vraiment cette idée de se dire qu’en tant que parent, on doit devenir un expert, un spécialiste — tu disais « étudiant » —, et développer cette posture de curiosité pour vraiment découvrir qui est notre enfant. Ça veut dire l’observer, et comme on l’a mentionné dans l’épisode précédent, lui poser des questions sur ce qu’il ressent, ce qu’il aime, ce qui est difficile pour lui, ce qui le frustre, etc. Il y a quand même du boulot !
Nicolas • 05:56
Oui, c’est clair. Et dans ce travail d’observation, qu’est-ce qu’on cherche ? Une chose dont elle parle, par exemple, c’est l’idée d’observer les habitudes, les tendances, ce qu’on peut appeler les patterns de comportement. Ils ont la capacité de nous donner un aperçu de choses plus profondes. C’est intéressant de noter que certaines situations, comme les frictions relationnelles qui provoquent des réactions émotionnelles, ont vraiment le potentiel d’être des moments révélateurs.
Rachel • 06:37
Ouais, c’est ça. Je pense à un exemple dans le livre. C’était pour quelque chose de vraiment dramatique, pas juste un petit moment de friction : elle explique qu’en tant que famille, ils ont vécu un incendie et ont tout perdu, leur maison et même leurs animaux domestiques. Elle montre en quoi le fait d’observer comment chacun de ses enfants a réagi à ce drame leur a indiqué, en tant que parents, ce dont ils avaient besoin individuellement. Cela m’a vraiment frappée : pour une même expérience familiale, chacun réagissait très différemment et exprimait des désirs ou des besoins distincts, auxquels les parents ont répondu de manière personnalisée.
Nicolas • 07:17
Oui, c’est intéressant parce que ça fait écho à une idée vue aussi dans le livre de Daniel Siegel, La discipline sans drame, où il part du principe d’être « le parent de cet enfant précis, à ce moment précis ». Le danger des formules et des recettes, c’est de toujours faire la même chose avec chaque enfant, alors que chacun a son propre tempérament. C’est un mot qui revient justement dans ce bouquin : chercher à discerner quel est le tempérament de mon enfant.
Rachel • 07:58
C’est vrai qu’il y a plusieurs mots quand on pense à l’identité de nos enfants : le tempérament, le caractère, la personnalité. Parfois, on utilise ces termes de manière interchangeable alors qu’il y a des distinctions à faire. Si on pense au caractère, on va penser à des traits qui évoluent, qu’on va développer ou non, comme la patience, le courage, etc., et qui concernent tout le monde. Le tempérament, lui, c’est ce qui nous qualifie en tant que personne et nous différencie les uns des autres.
Si je regarde nos trois enfants, certains sont plutôt introvertis et d’autres extravertis. Pour ma fille qui est introvertie, un des trucs que j’aime accentuer avec elle, c’est de lui dire que cela fait partie de son tempérament, qu’elle n’a pas besoin de chercher à devenir extravertie. Dans un contexte social où l’on a tendance à valoriser les profils extravertis, c’est important de lui rappeler que c’est son tempérament et de l’aider à en découvrir les forces. Pourquoi, en fait, Dieu a-t-il créé des êtres introvertis et des extravertis ?
Nicolas • 09:10
Heureusement qu’il y a les deux !
Rachel • 09:14
Et voilà ! C’est ce qui nous qualifie. On peut penser aussi au fait d’être naturellement leader ou plutôt suiveur.
Nicolas • 09:22
Tout à fait. Petite parenthèse en lien avec ça, Rachel : il y a un très bon bouquin traduit en français qui traite justement de cette dynamique introversion-extraversion, avec un accent sur les introvertis. Le titre c’est La force des discrets. Surtout dans des contextes qui ont tendance à valoriser les extravertis, au point qu’on a parfois l’impression que les introvertis ne sont pas aussi forts ou importants, ce livre est vraiment chouette pour réhabiliter la valeur de ce tempérament. Voilà, je ferme la parenthèse, mais c’est une excellente lecture.
Rachel • 10:03
La force des discrets, d’accord. Et du coup, dans cette idée de chercher à connaître le tempérament de notre enfant, il y a un « pourquoi » derrière ce qu’il est.
Nicolas • 10:14
Tout à fait. On ne s’arrête pas juste à la question « qui es-tu ? ». Plus on comprend qui est notre enfant et comment il est câblé, mieux on comprend pourquoi il agit d’une certaine manière. C’est l’un des objectifs majeurs du chapitre 5 de ce bouquin : on veut aller au-delà de la simple correction d’un comportement, on veut discerner les dynamiques du cœur.
Certains tempéraments auront tendance à avoir des luttes particulières, des combats, mais aussi des désirs ou des peurs spécifiques. Plus on arrive à identifier ces choses-là, mieux on discerne le pourquoi derrière les comportements, et mieux on est équipé pour accompagner nos enfants sur le plan pédagogique.
Rachel • 11:13
Oui, et en t’écoutant, je me disais que finalement, ce sont des questionnements que l’on doit d’abord avoir pour nous-mêmes. Pour nous qui voulons marcher avec Dieu à la ressemblance de Christ, ce sont des questions que l’on doit régulièrement apporter devant Lui.
Nicolas • 11:30
Oui, tout à fait. J’ai une petite anecdote rapide par rapport à ça. Ce n’était pas avec mon enfant, mais avec ma femme, mais c’est exactement le même genre de dynamique. Récemment, Annie était absente pendant presque une semaine. Le jour de son retour, je m’étais lancé dans un gros projet de peinture sur un mur extérieur, et je voulais absolument le terminer avant son arrivée pour lui faire la surprise. En fait, elle est arrivée bien plus tôt que prévu. Normalement, ça aurait dû être un moment de grande joie, mais comme j’étais à fond dans mon projet et que je voulais finir, je l’ai saluée rapidement et je me suis replongé dedans.
De son côté, il y a eu de la déception : elle sentait que j’étais plus investi dans mon projet que dans son accueil. Le reste de la journée a été marqué par de petites tensions entre nous. Je pense qu’on était tous les deux déçus, jusqu’au moment où on a pu discuter plus profondément de ce qui se passait dans nos cœurs. Là, on a pu comprendre le comportement de l’un et de l’autre. C’est impressionnant à quel point la dynamique change dès qu’on a cet aperçu-là.
Rachel • 12:54
Oui, c’est sûr. Et plus on le modèle, plus on l’apprend tôt en tant qu’être humain devant Dieu, et mieux c’est pour toutes nos relations, finalement.
Nicolas • 13:06
Tout à fait. Il y a un texte dans Luc, au chapitre 6, verset 45, que Julie cite d’ailleurs dans le chapitre 4, qui rappelle que la bouche exprime ce dont le cœur est plein. L’idée, c’est que le comportement — qu’il s’agisse de paroles ou d’actions — n’est que le fruit de quelque chose de plus profond. La racine se situe au niveau du cœur. Pour illustrer cela, elle présente la métaphore de l’iceberg. Rachel, je voulais t’inviter à nous en parler un peu : quel est le rapport entre cette métaphore de l’iceberg et notre discussion ?
Rachel • 13:50
Oui. En tant que parents, on l’a souvent dit, on se retrouve face au comportement visible de notre enfant, avec parfois des conséquences très concrètes à gérer sur le moment. Mais si on pense à un iceberg, la partie émergée au-dessus de l’eau est finalement assez petite. Si notre enfant nous a menti ou a mal réagi, on le constate sur le coup : c’est la partie visible. Mais il faut penser à tout ce qui est en dessous et qui provoque ce comportement. C’est exactement l’écho de ce verset de Luc. Qu’y a-t-il en dessous ? C’est à nous d’aller investiguer ce qu’on ne voit pas au premier coup d’œil : la peur de l’échec, un désir de contrôle, ou un besoin de réconfort immédiat. On voit cela dans tous nos comportements, et se poser la question de savoir ce qu’il y a dans ce cœur, c’est un sacré boulot.
Nicolas • 15:00
C’est exactement ça. Mais la question se pose : comment passe-t-on de la partie visible à la partie invisible ? Ce que j’ai beaucoup apprécié dans le bouquin de Julie Lowe, c’est qu’elle propose un certain nombre de questions diagnostiques. Par exemple : « Quel était le résultat que tu espérais en faisant ou en disant cela ? » Je trouve cette question très intéressante. « Qu’est-ce que tu cherchais ? », c’est une question qui touche aux désirs profonds de l’enfant. Ou encore : « Quel aspect de cette situation a été particulièrement difficile ou douloureux pour toi ? »
J’imaginais par exemple un moment de tension entre deux frères. En tant que parents, on peut vite intervenir pour corriger le tir, surtout s’il y a un acte de violence ou si le ton monte. Mais si on se focalise uniquement sur le comportement extérieur des garçons pour ramener le calme et les inciter à jouer tranquillement — souvent pour ne pas être dérangés nous-mêmes —, on passe à côté de quelque chose d’essentiel. En prenant le temps de demander à l’un et à l’autre : « Qu’est-ce que tu as vécu de difficile ? Quel était l’aspect le plus douloureux pour toi ? », on cherche tout de suite à comprendre d’où vient cette agressivité ou cette tristesse. Et là, on ouvre la porte à une conversation profonde, comme on en a discuté lors de l’épisode 5.
Rachel • 16:37
Exactement. Et en faisant ça, on ne fait pas l’économie de traiter ce qui n’était pas bon dans le comportement. Il y a évidemment une place pour la confession, la demande de pardon, etc. Ça en fait pleinement partie, on n’est pas en train de tout excuser ou de fermer les yeux. Mais on va plus en profondeur. Ce faisant, on équipe aussi notre enfant à devenir progressivement plus réceptif à la voix de Dieu son Père, qui, Lui aussi, regarde toujours au cœur.
Nicolas • 17:17
Amen, tout à fait. Cela fait penser à une expression qu’elle utilise : Julie parle de « la compassion dans la correction ». Ça me ramène encore une fois à Daniel Siegel (La discipline sans drame), qui encourage les parents à privilégier « la connexion avant la correction ». Il s’agit d’établir ce contact avec le cœur de l’enfant avant de passer à l’instruction ou au reproche. Quand le parent discerne le cœur de l’enfant à travers son comportement, sa propre réaction change : on ne réagit plus par la colère, l’irritation ou le simple désir de faire cesser un mauvais comportement. Cette réactivité est remplacée par une démarche beaucoup plus intentionnelle, où l’on s’adresse avec douceur à la situation intérieure de l’enfant. On est alors dans une véritable démarche pédagogique pour l’aider à progresser, et je trouve ça très beau.
Rachel • 18:20
C’est vrai. C’est un des aspects qui m’a beaucoup parlé et qui m’a donné envie de veiller à ce que cette compassion et cette patience soient présentes lorsque je reprends mes enfants. Cela implique que sur le moment, je me pose aussi la question : « Quels sont mes propres désirs en tant que parent ? » Je dois évaluer s’ils sont justes ou s’ils sont égoïstes. Cela m’aide à mieux les corriger, et au-delà de ça, à les amener à mieux se comprendre eux-mêmes. Car au fond, notre but est de discerner les vrais besoins spirituels de nos enfants. Ils ont des besoins spirituels clairs, et cela demande de notre part un réel effort de compréhension.
Nicolas • 19:21
Ce que tu viens de dire, Rachel, c’est précisément ce qui fait la distinction entre une approche parentale purement séculière et une parentalité vraiment chrétienne. Une parentalité qui se laisse influencer, diriger et conduire par le Saint-Esprit à la lumière de l’Évangile et de la Parole du Seigneur. Elle prend en compte la réalité du péché — d’abord dans mon propre cœur de parent, puis dans celui de mon enfant. Cela a un immense potentiel pour transformer nos échanges, particulièrement dans les moments de tension ou face à un mauvais comportement.
Rachel • 20:10
Oui, toutes ces situations deviennent alors des occasions d’apprentissage. Même s’il faut bien admettre qu’on rate parfois le coche ! C’est important de se le dire : en tant que parents, il y aura des moments où on ne réagira pas de la meilleure des manières. Mais plus cela devient une conviction profonde en nous, plus cela dirige nos pensées. On devient alors plus attentifs, nos antennes sont ouvertes.
Cette volonté de connaître notre enfant nous apporte finalement plus de tranquillité dans notre rôle de parents. Quand il y a de super moments, on les apprécie et on y apprend des choses. Et face aux moments plus difficiles, on est plus sereins pour les affronter de la bonne manière, sans les recevoir comme des affronts personnels — comme on l’a souvent répété dans la saison 1. On les voit plutôt comme des outils de transformation. C’est la réalité de notre vie spirituelle avec Dieu : ces éléments sont transformateurs pour que nos cœurs ressemblent toujours plus à Christ.
Nicolas • 21:40
Excellent.
Rachel • 21:41
Moi, je sais que ça a bouleversé ma manière d’envisager mon rôle de maman. On peut faire les mêmes observations cliniques que d’autres experts en parentalité, mais on peut amener les choses tellement plus loin parce qu’on regarde à la partie immergée de l’iceberg.
Nicolas • 22:03
Tout à fait, c’est exactement ça. Et quelque part, Rachel, j’ai envie de dire qu’il y a un vrai plaisir là-dedans. Quand on appelle notre podcast Parents pour le plaisir, je pense que le plaisir se situe aussi dans ce genre de découvertes. Déjà dans ce qui est révélé dans nos propres cœurs, sachant que l’intention du Saint-Esprit n’est pas de nous rabaisser ou de nous décourager, mais de nous transformer de l’intérieur. Il y a une joie à se dire : « Tiens, d’accord, je prends conscience de cette réalité ou de ce péché dans mon cœur grâce à cette situation, et c’est pareil pour mon enfant. »
Ce travail d’observation et de recherche en tant qu’« étudiant de notre enfant » devient un plaisir quand on sait qu’un grand projet de sanctification, de transformation et de salut est en cours, et que nous avons le privilège, en tant que parents, d’y participer.
On va devoir terminer bientôt, mais il existe un certain nombre de questions que le parent peut se poser pour s’orienter dans son observation (pas forcément des questions à poser directement à l’enfant). Est-ce qu’on peut donner quelques exemples de ce genre de questions pour aider le parent à étudier son enfant ?
Rachel • 23:24
Oui ! On peut par exemple observer comment notre enfant réagit face à l’imprévu. Dans notre famille, c’est très clair : certains ont besoin de beaucoup plus de temps et ont du mal à accepter le changement de programme. En tant que parents, avec mon mari, on se rappelle alors : « Ah oui, pour un tel, il faut qu’on pense à bien prévenir à l’avance et à expliquer chaque étape. » Alors que pour un autre, ce n’est pas du tout un souci.
On peut aussi se demander : « Est-ce qu’il a besoin de temps seul pour réfléchir, sans flot de paroles, sans bruit ni distractions ? »
Nicolas • 24:08
Ce qui n’est pas toujours évident dans certaines familles, de trouver ce genre de temps ou d’espace !
Rachel • 24:15
C’est vrai ! Il y aurait tellement de choses à dire en lien avec ce magnifique livre. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de vous proposer des ressources supplémentaires en annexe pour aller plus loin. Mais en attendant la suite dans le prochain épisode, Nicolas, est-ce que tu peux prier pour nous ? Pour que nous ayons cette volonté de mettre en pratique ce dont on a discuté aujourd’hui.
Nicolas • 24:43
Tout à fait, avec plaisir.
Seigneur notre Dieu, merci encore pour les belles ressources que tu mets à notre disposition, comme ce livre dont nous avons pu discuter aujourd’hui. Merci pour toute la sagesse qui s’y trouve et qui, de manière ultime, vient de toi, de ta Parole et de ta pensée. Merci pour tout ce que tu nous révèles dans ta relation avec ton propre Fils, Jésus, et à travers l’Évangile. Tu nous équipes pour être des parents qui te ressemblent davantage, capables d’aimer comme toi tu nous aimes, et c’est ce que nous voulons, Seigneur.
Aide-nous, nous te prions, à devenir des étudiants et, avec le temps, des experts de nos enfants — non pas simplement sur le plan extérieur et superficiel du comportement, mais donne-nous, par ton Saint-Esprit, le discernement pour voir ce qui se passe dans leur cœur. Permets-nous de comprendre qui ils sont vraiment et pourquoi ils agissent de telle ou telle manière. Équipe-nous, Seigneur, pour les accompagner dans ce grand projet pédagogique où toi, dans ta grâce, tu cherches à les transformer à l’image de ton Fils Jésus. C’est en son nom que je prie. Merci Seigneur. Amen.
Rachel • 26:02
Amen. Merci Nicolas, et au prochain épisode !
Nicolas • 26:07
À la prochaine !
Chloé • 26:11
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast Parents pour le plaisir. Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement, cette semaine, le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.




