Comment dépasser la simple gestion du quotidien pour créer une véritable communion avec nos enfants ? Dans cet épisode de Parents pour le plaisir, Nicolas et Rachel s’appuient sur Proverbes 20:5 pour explorer la richesse du monde intérieur de nos enfants, et ce, dès le plus jeune âge.
Découvrez les 4 postures essentielles (inspirées par les travaux de Heather Holleman) pour transformer votre communication familiale :
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La Curiosité : Montrer que leur vie nous intéresse vraiment.
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Le Soutien : Se positionner comme un allié, et non un adversaire.
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L’Investissement : Leur faire sentir qu’ils ont une valeur immense à nos yeux.
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Le Partage : Oser la vulnérabilité pour se laisser connaître en retour.
Un échange rempli d’humilité et de conseils pratiques pour puiser dans les « eaux profondes » du cœur, tout en s’appuyant sur la grâce de Dieu.
Pour aller plus loin :

Les Six Conversations
Comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme
Auteur : Heather Holleman
Acheter à la Maison de la Bible
Transcription
Chloé
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie. De la parentalité en Dieu le Père.
Nicolas
Salut Rachel ! Salut Nicolas ! Et pour introduire ce deuxième épisode de saison 2. Je voulais t’inviter à lire un verset de Proverbe que tu as évoqué pendant notre préparation, Proverbe 20 et le verset 5 si tu es d’accord.
Rachel
Oui, ah oui, je suis très d’accord. Eh bien, Proverbe 20, verset 5, dit « Les projets dans le cœur de l’homme sont des eaux profondes, mais l’homme intelligent sait épuiser ».
Nicolas
Oui, ça m’intéresse de savoir quel est le lien que tu voyais entre ça et notre grand thème pour la saison 2, la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel
En fait, j’aime ce verset parce qu’il parle du fait qu’on puise dans le cœur de chacun ce qui s’y passe vraiment. Et quand je le lisais, je me disais, mais en fait, les eaux profondes dont il est question dans ce verset, en fait, ça ne commence pas à la puberté ou à l’âge adulte. Je pense que c’est quelque chose, on le verbalise peut-être pas forcément comme ça quand on est avec nos enfants de n’importe quel âge, mais c’est quand même la réalité En fait, nos enfants ont une vie intérieure, ils se forgent une vision du monde, etc. Même ça commence petit. Et que nous, en tant que parents, notre rôle et notre désir, c’est de connaître en fait ces eaux profondes, ce monde intérieur. C’est de pouvoir en fait aller au fond de ce qu’ils pensent, ce qu’ils vivent. En fait, c’est faire ressortir ces intentions du cœur qui sont en chacun de nous, mais nous en tant que parents pour nos enfants. Parce qu’on veut pouvoir dire la vérité. Donc c’est ne pas partir du principe qu’ils ont tout compris comme nous, ou que ce que eux montrent C’est tout ce qu’il est définit, il y a beaucoup plus que ça. En tant que parent, efficacement faire ce lien. qui fait qu’ils voient qu’ils sont compris et soutenus. Ça ne veut pas dire qu’on accepte tout et qu’on prend tout comme c’est sans rien corriger.
Nicolas
Enfin, forcément, sinon on ne ferait pas ce podcast.
Rachel
Mais c’est de tout faire pour favoriser ce lien en fait et qu’il soit du coup en confiance que nous on veut vraiment profondément les comprendre.
Nicolas
Oui, tout à fait. Je me demande en t’écoutant si justement la communion dont on a parlé la dernière fois, le dernier épisode, est-ce qu’une telle communion est même possible sans. faire un effort pour aller creuser dans ces eaux, en fait découvrir ces eaux profondes dont il est question et encore une fois en t’écoutant je me dis waouh . . En fait, à quel point c’est facile de passer à côté de ces profondeurs dans les cœurs de nos enfants, avec des vies bien remplies, on a nos propres projets, on a nos propres désirs qui nous poussent trop souvent. Et on peut facilement tomber dans la gestion de la journée, logistique, devoir, etc. Et puis ne pas vivre cette communion qu’en réalité on a profondément envie de vivre ensemble
Rachel
C’est ça, puis des fois on est juste aussi découragé. Il y a eu des moments où on a vraiment voulu prendre le temps, poser des bonnes questions, et puis ça on n’a pas senti cette connexion avec notre enfant. Je pense que des fois, du coup, ça. Ça nous demande d’autant plus de volonté de la prochaine fois quand même continuer à y travailler.
Nicolas
Bon ça c’est intéressant parce que je pense qu’effectivement, en tant que parent, on peut se sentir parfois qu’il nous manque des ressources. Peut-être nous, on peut être même convaincus du fait que le cœur de mon enfant, c’est des œufs profondes, mais comment faire pour y accéder ? C’est vrai que dans l’épisode d’introduction à la saison 2, on a encouragé la lecture du livre de Heather Hallman, les six conversations. Comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme et en plus des six types de questions que l’on peut poser les uns aux autres. Pour démarrer des discussions plus de profondeur, l’auteur nous encourage dans ce bouquin à cultiver quatre postures qui nourrissent de tels échanges.
Rachel
Oui. Et creuser ces quatre postures, du coup, ça va être l’objectif principal de cet épisode. Pour ça, je voulais déjà te demander, Nicolas, si tu peux nous faire un petit rappel des six conversations dont il est question.
Nicolas
Oui, non, c’est une bonne idée. On revient juste rapidement sur le contenu du dernier épisode. It’s a question that vise un theme. Thème a le potentiel d’ouvrir la porte à une discussion en plus de profondeur. Allez chercher ces eaux profondes dont il est question, Proverbe 20. Et donc le premier thème concerne la vie sociale. Et en fait justement ce thème déjà dès le début ça m’intéresse parce que mon fils Wesley qui a 13 ans et ben les amis ont beaucoup d’importance en ce moment. Il aime parler de ses potes. Et donc en tant que papa, c’est vrai que si moi je veux connecter avec mon fils, si je veux avoir un aperçu de ce qui se passe dans son cœur. par exemple à la fin d’une journée à l’école, je sais qu’un bon point de départ avec lui, c’est de poser une question concernant ses amitiés. . Bon, je vais demander par exemple, tu as mangé avec qui aujourd’hui, à midi ? Ou est-ce que tu as vécu quelque chose de drôle ? Il a plusieurs de ses copains qui, en fait, presque tous les jours, ils reviennent avec des petites histoires de choses qui se sont passées en place. Ou est-ce que tu as peut-être quelque chose de prévu avec tes amis pour ce week-end ?
Rachel
Ouais. Mais du coup, est-ce qu’à chaque fois il va. avoir plein de choses à te raconter ou est-ce qu’il y a des jours où il ne va pas dire grand chose, Wesley ?
Nicolas
Je pense que Rachel tu as un peu d’expérience avec les enfants qui ont trouvé de. 13 ans et peut-être même les garçons. Et donc tu sais très bien que c’est pas le fait que papa pose une question, que c’est pas ça qui fait que mon fils va parler. Donc c’est vrai que souvent même, il aura une réponse peut-être. même pas avec un mot, mais juste un bruit. Tu vois. Ou juste une seule phrase. Et quand je suis confronté par ce type de réaction, j’ai deux options pour aller un peu plus loin avec la discussion Je peux par exemple m’intéresser un peu plus à ce même sujet. Peut-être que je ne vais pas juste accepter une réponse d’une seule phrase. Je peux chercher à creuser un petit peu plus. Parfois, je peux me poser la question, tiens, peut-être s’il ne veut pas en parler, il y a eu quelque chose de difficile qu’il a vécu. C’est vrai que je n’ai pas envie de forcer mon fils de parler, s’il n’a pas envie, mais je veux qu’il sache que la question que papa a posée, ce n’était pas juste une question pour être gentil, puis on passe à autre chose. Je m’intéresse vraiment à ce qui s’est passé dans ces journées. Et en ce qui concerne mon fils Wesley, peut-être dans une première réponse, il n’aura pas envie d’aller très loin, mais plus tard. C’est possible qu’ils reviennent, par exemple, au moment de coucher, du coucher du sol. En fait, je ne sais pas comment tu vis ça, mais dans notre famille.
Rachel
Oui, oui, non mais c’est tellement flagrant, je trouve. Et d’ailleurs, moi je trouve que que c’est un des grands changements qu’on vit nous depuis peut-être deux, trois ans dans notre famille, c’est avec des enfants plus grands. Il y a beaucoup de conversations qui ont lieu tard, bien plus tard le soir. Ou alors. pas du tout prévu par nous, on est au volant de la voiture, on les emmène au match de je ne sais pas quoi. Et puis là oui, on revient sur des choses. Et notamment, c’est vrai. Parfois ils ont quand même besoin à un moment donné de pouvoir déballer avant le coucher. Il y a quand même ce truc aussi de pouvoir s’apaiser en se disant bon, je vais quand même en reparler avec papa ou avec maman ou avec les deux avant qu’on se quitte pour la nuit quoi.
Nicolas
C’est ça. Ce qui est quand même intéressant, c’est de ne pas être frustré si tout de suite notre enfant ne répond pas à une question comme ça qui est posée. Parfois Selon la personnalité de l’enfant, parfois on a besoin justement de. . Nous-mêmes on est en train de digérer notre journée Je ne suis pas prêt à raconter, mais le fait que je. . Moi que je sache que papa ou maman veut vraiment savoir. . et ben pour beaucoup d’enfants il y aura ce désir de revenir plus tard. Mais il y a quand même une autre option. Si sur le coup mon enfant n’a pas grand chose à dire, c’est possible qu’il n’a juste rien à raconter sur ce sujet-là Donc une autre option c’est de quand même changer de sujet malheureusement il y a cinq autres thèmes. qui sont possibles. Donc je fais résumé rapide. On peut parler de ses émotions, des choses qu’il a ressenties pendant sa journée. On peut parler de son corps, parfois il ne va pas bien, il s’est fait mal, il ne se sent pas bien intérieurement, physiquement. Et je peux poser des questions par rapport à ça, des questions concernant ses pensées. Qu’est-ce qu’il est en train de réfléchir, ses rêves, ses désirs, ses questionnements, ses interrogations et tout ça, ses choix, différents choix qu’il a pu faire pendant sa journée. Et puis aussi, en tant que parent chrétien, je m’intéresse à sa relation avec Dieu.
Rachel
Oui, oui, oui. Oui, puis on aura plein d’autres occasions de vraiment creuser tous ces types de conversations différentes. Et selon la journée, selon l’actualité, oui, elles auront lieu ou pas. Mais ce qui m’intéresse aussi, c’est ces quatre postures dont on a déjà parlé brièvement, des postures qui vont rendre plus propices tous ces différents types de conversations qu’on peut avoir
Nicolas
C’est ça, et j’aimerais préciser quand même, Rachel, que ces quatre postures, c’est quoi toi et moi, on n’a pas inventé ces idées, c’est des idées qu’on tire de ce bouquin, les six conversations, on les apprécie beaucoup. Et justement, c’est intéressant de noter que l’absence de ces quatre postures peut rendre difficile notre démarche quand on cherche à aller en plus de profondeur avec notre enfant, avoir un aperçu de ses eaux profondes. Quand ces quatre postures sont absentes, ça nous complique un peu la vie. Donc je pense que c’est intéressant. Peut-être que tu commences juste avec une petite liste et après on peut discuter. Ouais, ok. Donc, il y en a quatre. D’abord, il y a une posture de curiosité, il y a une posture de soutien. Une posture d’investissement et une posture de partage. Voilà, je l’ai redis, une posture de curiosité, une posture de soutien, une posture d’investissement et une posture de. de partage. Et donc ça commence avec une première posture, juste pour lancer, l’idée d’être curieux. Soyons curieux. Le message que j’aimerais envoyer à mon enfant, c’est que, bon mon enfant, ta vie m’intéresse. Tu m’intéresses à toi.
Rachel
Mais est-ce que ça t’est déjà arrivé qu’un de tes enfants te dise ou que quelqu’un te parle de ce truc de jardin intérieur, tu sais, parfois on a des expressions comme ça pour parler du fait que ben. justement notre vie intérieure, ça ne nous concerne que nous. . On a notre vie privée. Est-ce que tes enfants t’ont déjà renvoyé ça, en tout cas, peut-être pas forcément sur le verbaliser, mais de dire, bah. Peut-être que tu es curieux, mais moi je ne veux pas t’en parler. Et jusqu’à quel point c’est un problème.
Nicolas
Oui, je peux imaginer des enfants, et selon l’âge aussi. Je pense que ça dépend beaucoup de l’âge. Comme nous, on a cultivé quand même, sans savoir, on ne connaissait pas ces postures-là, mais avec Annie, tous les deux, on était naturellement curieux, on s’intéressait aux vies. de nos enfants, y compris la vie intérieure. Et donc, il y avait quand même une culture de curiosité avec des questions posées, etc. depuis le jeune âge. Donc nos enfants avaient l’habitude. d’être un peu, bon, entre guillemets, interrogé, j’espère que c’était plus gentil que ça, mais on posait des questions, on s’est intéressé à eux, et dans notre expérience. . Même s’ils voulaient pas forcément tout raconter, ils étaient contents de pouvoir parler de leur vie. And I think it tension that is là. Effectivement, je peux imaginer un enfant qui dit, Tiens, papa, je veux pas parler de ma vie intérieure, je veux pas répondre à cette question. It’s very important quand même to respecter les limites, mais je veux quand même envoyer le message à mon enfant, je m’intéresse à toi, et si jamais tu as envie de parler, je suis là. Et jusqu’à un certain âge, je trouve que les enfants prennent plaisir à raconter leur vie. Nous on veut profiter au maximum de cette période-là. pour que ce soit vraiment tout à fait naturel de discuter ainsi avec nos enfants. Qu’est-ce que tu penses ? Tu as été confronté par ça, toi, Rachel ?
Rachel
Ouais, non, pas forcément. Moi, j’ai des enfants qui. sont très différents et j’en ai qui sont un peu comme des libres ouverts et qui ont besoin de verbaliser énormément, d’autres qui sont beaucoup plus. . déjà introvertie et puis mais au final je me rends compte que c’est plus qu’une différence de manière de parler de soi . et que c’est un peu aussi à moi de tellement les connaître que tu sais on voit bien un peu même dans leur langage corporel s’il y a quelque chose qui ne va pas et c’est à nous d’envoyer des signaux qu’on est présents. Parfois, voilà, ils arrivent dans le salon et puis je vais poser mon téléphone ou mon livre et puis je vais les regarder. Je vais essayer de penser à une question plus précise que est-ce que ça va. Mais c’est vrai qu’une chose qui m’avait vraiment frappée une fois, on est allé rendre visite à des amis que nous, on connaît très très bien parce qu’on a fait une année à l’institution. public de Genève ensemble mais que nos enfants ne connaissaient pas énormément et on a passé une journée avec eux et à la fin notre dernière elle avait dix ans à l’époque Elle m’a dit c’était génial cette journée, je les aime trop. Et je lui dis <unk> Ah ouais, qu’est-ce qui fait que tu les aimes ? <unk> Alors je suis d’accord avec elle, mais ça m’a frappée, elle m’a dit, mais en fait, pendant toute la balade, elle m’a posé plein de questions sur moi pour savoir ce que je pensais. I’ve proved it super bad. And the fact that she retained that, she had passed a good journey, she was sent aimed because my ambient was interesting at her, what she pensays and. donner un peu un petit coup de un petit coup de pouce on va dire pour le faire davantage en fait moi aussi avec elle parce que j’ai vu à quel point elle aimait quoi
Nicolas
Ouais. En fait en t’écoutant, ça me fait penser à mon deuxième enfant, Christelle, notre aînée. C’était quelqu’un un peu plus comme moi, quelqu’un de très verbal, elle parlait naturellement, il suffisait d’une seule question et hop, ça part. Mika par contre était beaucoup plus jeune, aujourd’hui c’est différent, mais plus jeune, il pouvait répondre avec juste une seule phrase, etc. Mais j’ai réalisé, j’ai commencé à réaliser que Mika racontait beaucoup plus d’infos à ma femme Annie qu’à moi. Et à un moment donné, ça m’a frustré, je me dis, mais pourquoi est-ce que Annie, elle connaît tellement de choses sur mon fils, et moi je ne connais pas. Elle a des histoires, des anecdotes de sa vie et de sa journée que je n’ai pas. Et franchement, la réponse était qu’Annie était juste plus curieuse. Comme tu as suggéré, elle posait plein de questions. Elle ne se contentait pas juste de poser une seule question, petite réponse et on avance. Nous, creusés, creusés et Mika, il prenait plaisir à raconter, mais il avait besoin qu’on lui pose des questions. Donc c’est fascinant. Et j’avais toute une période d’apprentissage moi, d’apprendre à être plus curieux et ne pas nous contenter d’une seule réponse. Mais ça me donne envie de te poser une question Rachel, parce qu’on peut réfléchir aussi au contraire. Le parent qui ne s’intéresse pas trop à son enfant, ça ressemble à quoi en fait ?
Rachel
Est-ce que ça va être une fin de journée ou une vie de façon peut-être plus globale de famille qui est beaucoup sur ce qu’il y a à faire ? Voilà, on va se retrouver, puis en fait on va regarder Pronote pour regarder les devoirs à faire pour demain, on va programmer le covoiturage pour le match de hand de ce week-end. Et ça fait partie de notre vie de famille, la logistique. Mais parfois ça si ça prend une grande place et qu’en fait on prend on ne prenne plus assez de temps pour s’intéresser à la vie intérieure de chacun et pas à. à la logistique familiale ? .
Nicolas
Tout à fait. Je pense que c’est un grand danger pour nous tous. Et je pense que le désir n’est pas justement de rester sur un niveau superficiel, mais comme tu suggères. les réalités de la vie, surtout avec une famille, avec plusieurs enfants, si jamais il y a deux parents qui travaillent, dans le ministère, etc. Il y a beaucoup de choses à gérer. Et malheureusement, cette dimension curiosité, s’intéresser à l’autre. Est-ce qu’on peut dire que ça passe entre les mailles du filet ? Il y a une expression un peu comme ça en français en tout cas. Et malheureusement, pas que avec nos enfants, même au sein de nos couples, ça peut être le cas. Donc on veut cultiver cette culture de curiosité, ça c’est une première posture, il y a un deuxième, c’est une posture de soutien, et une phrase, en fait un message que cette posture envoie, c’est que je suis pour toi. Je suis dans ton camp, j’ai un regard favorable à ton égard.
Rachel
And that des fois on se dit c’est tellement normal, naturel en tant que parent, ils le savent nos enfants Mais finalement, de réfléchir en termes de posture à avoir et de messages à leur envoyer, ça passe aussi par le fait de le dire et de le rendre palpable pour eux de façon. beaucoup plus visible en fait que. . Enfin, je ne sais pas ce que t’en penses. Parfois on pense, bah oui, mon enfant sait que je l’aime. En réalité, ils peuvent vraiment en douter quand même parfois.
Nicolas
Tout à fait, et je pense que c’est un grand danger pour nous pareil, c’est d’être souvent dans notre communication, dans la correction. parfois même dans l’accusation, dans une posture peut-être de méfiance. Et quand l’enfant commence à sentir que notre relation, c’est plutôt presque une relation d’adversaire. Parce qu’une majorité des phrases peut-être qui sortent de ma bouche, je suis plutôt dans ce. . En fait, presque dans une posture d’opposition. Alors là, lui, de son côté, il peut aussi développer une telle posture d’adversaire. Et ça, ça rend compliqué la communication plus de profondeur. Je n’ai pas envie de partager ma vie. Je n’ai pas envie de raconter ce que je ressens vraiment. à quelqu’un qui se positionne ou qui me donne l’impression en tout cas de se positionner plus positionner comme un adversaire
Rachel
Ouais, est-ce que. . Et du coup, est-ce que c’est par exemple, on peut rentrer, si on n’a pas cette posture-là, dans quelque chose où il peut y avoir de la méfiance de part et d’autre ? Tout à fait.
Nicolas
Oui, tout à fait. Et c’est vrai qu’on veut par contre que notre enfant soit vraiment convaincu du fait que je t’aime bien, mon enfant. J’ai envie d’être avec toi. Je prends plaisir à être avec toi. En fait, et ça revient des paroles d’encouragement. Bon, est-ce que ça veut dire qu’on ne veut jamais corriger, on ne peut jamais reprocher ? Non, on est bien d’accord. Il y a de la place pour ces choses-là. Mais je pense qu’il est vraiment une question de pourcentage. Et alors que trop souvent, naturellement, quand on n’est pas dans la réflexion, une parentalité stratégique, La majorité peut-être de notre communication peut être plus plutôt négatif. En fait, on a un effort à faire justement pour vraiment communiquer, être dans une posture de soutien et envoyer le message <unk> Je suis avec toi mon fils, je suis pour toi ma fille <unk>. Même s’il y a des petits moments de correction, et là, ce genre de connexion prépare bien les moments qui viendront certainement de reproches, etc.
Rachel
Oui, où finalement il y a une différence entre soupçonner d’emblée le mal peut-être et être conscient des luttes que notre enfant est là et qu’on a tous un cœur enclin à faire des choses qui. qui font du mal aux autres et qui ne plaisent pas à Dieu, mais que ça ne dirige pas notre attitude envers eux d’emblée.
Nicolas
Tout à fait. Et c’est vrai qu’hier soir on était avec un couple où on a abordé un peu le sujet du mensonge, qui est quand même compliqué, surtout quand on n’est pas sûr. Si l’enfant est en train de mentir ou pas, on veut soutenir notre enfant, on veut être pour lui ou pour elle. Et en même temps. . Ben on se souvient quand nous on était petits, le mensonge, c’est un outil efficace par voie Et il y a des moments où on est un peu dans le doute et ça me fait penser justement, Rachel, à une histoire que j’ai commencée dans le premier épisode, que je n’ai pas terminée. et que je voulais se raconter. Oui justement, oui c’est ça. Je pense que c’est un bon moment parce que la question se pose dans un moment comme ça où je sentais que mon enfant était en train de peut-être mentir. Je veux le soutenir, mais en même temps, j’étais quasiment sûr qu’il ne me racontait pas tout. En fait, ce jour-là, vieux papa que je suis avec un peu plus d’expérience, comme si tu as suggéré la dernière fois, en fait, j’ai décidé de ne pas forcer la discussion. de ne pas accuser mon fils. J’ai posé juste quelques questions et après je me suis dit tiens ok je vais laisser tranquille et puis on verra ce qui se passe Bon, j’étais un peu mal à l’aise, honnêtement, intérieurement. J’étais un peu contrariée, mais j’ai décidé de prendre un peu de recul déjà pour calmer un peu mes émotions. Bon plus tard il y a des invités qui arrivent à la maison et moi je descends en bas pour récupérer quelque chose dans le frigo et en fait il y a Wesley qui me suit. Il descend avec moi. Et j’ai vu qu’il avait envie de parler. Bon, c’est peut-être une demi-heure plus tard, 45 minutes plus tard. Mais en arrivant en bas, il me dit <unk> Papa, j’ai quelque chose à te dire <unk> Et là, il commence à me raconter la situation. Et du fait qu’en fait, il a avoué que quand il se sent un peu découvert dans quelque chose, même si c’est rien de grave, Il y a presque un réflexe automatique de vouloir mentir, en fait, pour se protéger. Et c’est ce qui s’est passé. J’étais très touchée qu’il a qu’il a partagé ça avec moi et on a réfléchi ensemble. Comment est-ce qu’on peut gérer dans l’avenir quand on se retrouve dans une situation comme ça ? Parce que je sais très bien, si tu commences avec un petit mensonge et papa n’est pas convaincu, tu n’as pas forcément envie d’avouer que tu viens de mentir tout de suite. Et en fait, ce qu’il a suggéré, il m’a dit papa, si tu me laisses un petit peu de temps pour digérer comme tu viens de faire. et bien ça me donne la liberté de revenir vers toi plus tard. Donc on s’est mis d’accord, si jamais je me retrouve dans cette situation, je pourrais poser peut-être une ou deux questions. Quand je réalise, peut-être que c’est un peu bloqué. Peut-être qu’il va venir plus tard, je peux lui dire, bon, ouais, je te laisse le temps. Et quand tu te sens prêt, s’il y a autre chose à discuter, viens me voir, tu vois. Donc bon, ce ne sera pas toujours le cas, mais c’était vraiment un moment très beau avec lui, où j’ai vu qu’il avait envie de dire la vérité, mais sur le coup, pris un peu avec la main dans le sac, il ne voulait pas quoi.
Rachel
Ah je trouve je trouve ça vraiment magnifique mais ça montre bien que ça t’a demandé toi quand même cet inconfort passager en tout cas, des fois ça peut être beaucoup plus long que, je sais plus, tu disais 30-40 minutes.
Nicolas
Ouais, c’était ça.
Rachel
De quand même se dire, ok, pendant un temps, je ne vais pas atteindre moi l’objectif que j’ai en tête. et peut-être cette crainte aussi qu’ils ne viennent pas du tout à la preuve. C’est ça.
Nicolas
Oui, tout à fait. Et peut-être on peut terminer avec cette posture en disant ceci, c’est que quelque chose qui nous aide à racheter en tant que parents chrétiens. C’est le fait d’être sûr qu’il y a un autre parent qui nous soutient dans notre parentalité et c’est notre Seigneur qui voit tout. Et son travail dans le cœur de mon fils ou d’une fille, c’est continuel en fait. Et même si Wesley ou un autre enfant ne revient pas tout de suite dessus. L’Esprit Saint continue son travail et on est dans un processus et c’est rassurant de savoir qu’on n’est pas seul. Et même si ce Ce mensonge n’est jamais découvert. Le Seigneur qui voit tout, il est capable de dévoiler les secrets du cœur de mon enfant au bon moment. Donc voilà. Ça nous pousse vers une troisième peut-être posture, une posture d’investissement. Et franchement, je trouve celle-ci. In the sense where I enjoy the message to my enfant, you are the count of the value at my eyes, and we It coûts, there’s a sacrifices, but it’s not just a question of dépenses, it’s an investissement. You say that it will porter your fruit. I try this posture telling bad and this message telling for our enfants.
Rachel
Ouais c’est vrai. Moi assez régulièrement j’essaie de leur dire quand ils arrivent ou si moi je rentre à la maison qu’ils sont déjà là que je leur dise Je suis trop contente de vous retrouver. Je suis trop contente. Et quand ils étaient plus petits, que j’étais vraiment du coup, moi, à la maison. avec eux, de leur redire régulièrement que j’avais du plaisir à être avec eux, que c’était chouette d’avoir passé notre mercredi après-midi ensemble. Je trouve dans un dans une ambiance où les enfants sont quand même souvent un peu vus comme une nuisance. Voilà, je pense au fait que. qu’on veut des wagons dans les trains sans enfants, bon ça c’est un autre débat, mais ça fait partie quand même de ce qu’ils entendent finalement quand même plus ou moins
Nicolas
Oui, et on entend ce genre de message qui peut être envoyé parfois venant de nos propres bouches, hein, et. Ah, tu m’énerves ! Tu vois, il y a des phrases comme ça qui sortent où on envoie un message de frustration et tu m’embêtes, et on donne l’impression que l’enfant c’est un poids à porter. Ça me dérange, ça m’empêche de faire ce que j’ai envie de faire, etc. Et oh, pour le cœur d’un enfant, face à un parent en gros qui envoie ce message, tu vaux pas le coup. Ou est-ce que tu vois tout ce que ça me coûte ? Tu vois le prix que je paye pour toi. En gros, ça suggère que c’est presque une obligation. plutôt qu’un vrai plaisir. Et donc, ouais, ça m’attriste de me dire, tiens, il y avait certainement des phrases comme ça qui sont sorties par moments de ma propre bouche. Que le Seigneur me pardonne. Heureusement, nos enfants sont résilients et sa grâce, son amour restent constants. Mais c’est un sacré travail quand même d’envoyer ce message et de faire ce genre d’investissement auprès de nos enfants.
Rachel
Et la quatrième posture, Nicolas, tu veux nous rappeler ce que c’est ?
Nicolas
Oui, justement, on peut terminer avec ça, une posture de partage. Et ça, je trouve que c’est pas évident pour un parent. Le message envoyé, c’est je veux que tu me connaisses. Ce n’est pas juste que j’ai envie de te connaître, mon enfant, mais je veux que tu me connaisses aussi. Ouais, j’aimerais connaître les eaux profondes de ton cœur, mais il y a des eaux profondes dans mon cœur aussi. Et là C’est pas toujours évident pour nous en tant qu’adultes de vivre une transparence avec notre enfant, de partager notre expérience. Bon, il y a toujours des histoires, on prend plaisir à raconter. d’autres moins, surtout tout ce qui risque de dévoiler ou de révéler un peu notre faiblesse, parfois des moments d’échec, de déception, de souffrance, etc. Mais je trouve que ce genre de transparence et de vulnérabilité, bon, il faut l’adapter à l’âge, on est bien d’accord, il faut une certaine sagesse. Mais. Créer des liens, pour nous pousser vers un autre niveau de communication, même communion avec notre enfant. Je veux que tu me connaisses aussi, mon enfant.
Rachel
On ne peut pas les accabler avec des choses qui ne sont pas capables d’entendre ou dépancher des choses qu’on ferait mieux d’aller discuter avec d’autres personnes. C’est vrai que ça demande cette vulnérabilité et tout, mais je trouve que c’est un merveilleux moyen de voir que nous on est au bénéfice de la même grâce, en fait et qu’on continue à apprendre qu’on n’a jamais terminé et que nous on ne se met pas dans une posture de la personne parfaite qui est là pour tout expliquer. Surtout avec nos enfants qui montrent cette volonté de marcher avec Dieu, qu’on est coéquipiers là-dedans, qu’on est en train de tous avancer.
Nicolas
Tout à fait. Effectivement, en tant que parent chrétien, je pense que c’est une des particuliarités de ce podcast, on veut tout discuter à la lumière de cette réalité-là. On n’est pas ça, on a un Dieu qui est avec nous. and we oriente. J’apprécie particulier la manière dont ces quatre postures aide to vivre concrètement notre amour for nos enfants. Nous savons en tant que parents it’s not aim nos enfants. On a des notions parfois vagues de ce que ça veut dire dans la vie de tous les joueurs. Mais ces quatre postures, en fait, je reviens souvent justement à ces notions. pour me dire tiens Nico, et parfois dans une analyse d’une situation où je réalise que je n’ai pas fait preuve de. . Tu vois, il y a une posture qui n’était pas présente et on vit les dégâts ou les conséquences de l’absence de cette posture. C’est aussi quelque chose qui peut revenir dans mes prières quand je prie pour moi-même ou pour ma femme ou même pour les autres parents de notre église. Et c’est vrai qu’il y avait juste peut-être un dernier petit verset qui m’interpelle en tant que papa, qui vient de Colossiens chapitre 3, verset 21. où l’apôtre Paul dit ceci au Père, il dit, Père, n’exaspérez pas vos enfants de peur qu’ils ne se. décourage. À quel point il est facile pour un papa, surtout, d’exaspérer son enfant, de le frustrer, de le décourager. Justement, je pense en négligeant. ces quatre postures de car.
Rachel
Ouais c’est ça, et d’ailleurs même si l’apôtre Paul emploie le mot père, on est bien d’accord que c’est les parents qui sont concernés. Et que moi je me retrouve bien bien dans ce verset de ces moments où je sais très bien que j’ai exaspéré mes enfants par ma manière d’être et tout ça. Par contre, à quel point c’est merveilleux de voir comment quand on se repose pour revenir là-dessus et que je leur demande aussi pardon, ils sont tellement prompt à le faire. Et à ne plus revenir dessus, je trouve ça merveilleux de vivre en famille.
Nicolas
Et je trouve ça, c’est un super exemple justement de cette posture de partage. Comme tu dis, le fait de demander pardon, même en tant que parent de revenir dessus, c’est incroyable à quel point un moment comme ça où Franchement, j’accepte me mettre au niveau de mon enfant à reconnaître que moi-même je suis pêcheur. Moi-même, j’ai besoin de la grâce du Seigneur Plutôt que de frustrer mon enfant, de l’exaspérer, au contraire, ça le rassure, ça nous rapproche l’un de l’autre. Mais pas facile, hein. Pas facile de s’humilier de cette manière-là. Tout à fait. Bon peut-être pour terminer, Rachel si tu es d’accord, bon on est on est d’accord sur le fait que ce verset nous concerne tous mais je pense que les papas sont particulièrement visés et j’avais juste demandé de prier pour nous, les pères, on peut prier pour les mamans aussi mais. . Je pense que ce serait une belle manière de conclure. Peut-être juste avant cette prière, je fais une petite synthèse de ce qu’on vient de voir avec ces quatre postures, une posture de curiosité où j’envoie le message à mon enfant, ta vie m’intéresse mon enfant. Une posture de soutien où j’envoie le message, je suis pour toi, je suis dans ton camp. Une posture d’investissement, tu vais le coup. Ta vie a de l’importance, de la valeur à mes yeux. Et puis une posture de partage. Je veux que tu me connaisses aussi en tant que parent. Voilà.
Rachel
Super que ces quatre postures nous inspirent dans les temps à venir et oui, on va prier ensemble pour les papas et les mamans aussi. Notre Dieu, nous sommes rappelés par cette conversation et par ces versets de ta parole aussi que. Nous sommes tous des êtres avec une vie intérieure profonde et avec beaucoup de choses qui se passent. Et c’est à la fois magnifique pour nous parents de connaître nos enfants et de faire ce travail aussi de. d’être dans des bonnes conversations qui favorisent de connaître les intentions du cœur de nos enfants. On a vraiment besoin de nous-mêmes être connectés à toi pour cela. Et je te prie que. Tu convainc les cœurs des papas en particulier, que tu les équipes aussi dans cette tâche d’être présents dans la vie de leurs enfants et prêts à avoir ces bonnes conversations avec eux. que tu leur donnes cette sagesse de le faire d’une manière qui favorise aussi ce lien, cette communion dont on a beaucoup parlé aussi et qui est vraiment notre désir. Qu’on sache aussi nous examiner nos cœurs pour voir ce que toi tu veux transformer encore, pour qu’on soit participant aussi à une vie de famille riche en communication. Nous savons que toutes ces choses, c’est toi qui les fais et que si nous parfois on est un peu impatients, toi tu travailles dans les cœurs de chacun en ton temps. Merci pour la beauté de ce beau projet de famille qu’on peut vivre avec toi. Amen.
Nicolas
Amen. Merci Rachel.
Rachel
Merci Nicolas. Un petit rappel que toutes les ressources dont on parle, vous les trouvez d’une manière ou d’une autre en lien avec. nos épisodes de podcast, les livres et des petits récaps aussi de ce dont on a parlé. Et on vous dit à bientôt.
Nicolas
A bientôt.
Chloé
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast Parent pour le Plaisir. Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement cette semaine le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu.
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.





