J’ai reçu un douloureux message
À propos d’une église que j’aime
Et j’ai dû me redire à moi-même :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Le déchirement familial et la division
Les sanglots au cœur,
Ont dû s’agripper à cette vérité :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
La tentation semble rôder
Dans tous les recoins
Je dois sans cesse me rappeler :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Encore un responsable de confiance
Qui s’écroule et brûle
J’ai dû me rappeler :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
En voyant la culture sombrer
Peu à peu dans la folie
Une seule chose me console :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Quand la fidélité cède le pas
A tous les compromis
Je dis avec ceux qui m’ont précédé
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
La présence et le pouvoir
Du péché qui persiste
Me font réfléchir à ma destinée
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
La lassitude de la lutte laisse place
A la soif de l’éternité
Je me réjouis encore que :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
La création tout autour gémit
Sous le poids de la malédiction
Il n’y a pas d’espoir si ce n’est que
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Quand le mal semble prospérer
Et que le bien souffre
Je ne peux oublier que
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Quand la guerre au sein du cœur
Poursuit son implacable cours
Je trouve ma force dans ce souvenir :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Quand le monde n’offre rien
Qui donne la vie
Je lève les yeux et me souviens :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Rappelle-toi de la promesse magnifique
De l’Evangile de Jésus-Christ
En qui l’avenir est assuré :
« Ceci n’est pas ma dernière demeure »
Chaque être humain ne trouvera jamais qu’un seul lieu de repos, un seul endroit d’épanouissement final. C’est là, et là seulement, que le voyage s’achèvera, que la lutte prendra fin, et que nos cœurs recevront le repos qu’ils ont toujours voulu mais qu’ils n’ont jamais pleinement possédé.
Nous ne serons plus hantés par les fantômes des « et si » et des « si seulement ». Nous ne désirerons plus ce que les autres possèdent et ne déplorerons plus ce que nous avons manqué. Nous n’essaierons plus de satisfaire une faim spirituelle avec une nourriture physique.
Nous serons libérés de cette tentative de calmer notre tourment intérieur par des choses qui ne font qu’aggraver notre misère et accroître notre insatisfaction. Nous connaîtrons ce que nous n’avons jamais connu auparavant, et nous célébrerons cette connaissance à jamais.
Lorsque ce jour viendra, nous comprendrons. Nous serons complètement rassasiés, pour ne plus jamais avoir faim. Nous vivrons ce à quoi nous avons toujours aspiré d’une manière que nous ne soupçonnions même pas.
Nous serons heureux — non pas de ce bonheur physique, émotionnel, ou relationnel momentané qui s’évapore comme la brume du matin. Nous serons heureux d’un bonheur de cœur profondément satisfait, d’une sorte de contentement joyeux de l’âme, différent de tout ce que nous avons connu auparavant.
Il est impossible de décrire à quel point notre délice en lui sera profond et vaste. Il est difficile de trouver des mots qui rendent justice à la plénitude de notre satisfaction à venir. Nos cœurs auront enfin ce qu’ils ont toujours cherché, et notre célébration ne finira jamais.
« L’Esprit et la mariée disent : Viens ! Que celui qui entend dise : Viens ! Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne de l’eau de la vie, gratuitement ! […] Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22.17, 20)
Une prière pour la journée : Ô Dieu, quand je vois le monde qui m’entoure et que j’observe mon propre cœur pécheur, je m’afflige et j’ai besoin qu’on me rappelle que ce monde n’est pas ma demeure finale. Merci de m’avoir sauvé et de m’avoir donné cette promesse éclatante qu’en Jésus, mon avenir est assuré pour l’éternité. Alors que je traverse cette vie, aide-moi à me reposer sur cette promesse et à croire qu’elle s’accomplira un jour. Je soupire après ce jour, mais d’ici là, puissé-je marcher avec fidélité comme un disciple du Christ rempli de l’Esprit. En son nom je prie, amen.
Paul Tripp
Sujets de discussion avec les enfants
- À votre avis, à quoi ressemblera le ciel ? Savez-vous ce que la Bible dit à propos du ciel ? Est-ce que la description que la Bible livre du ciel est proche de votre conception ?
- Que signifie le mot « temporaire » d’après vous ? Que veut dire « éternel » ? Pourquoi est-il important pour nous de comprendre que le ciel sera pour toute l’éternité ?
- Pourquoi pensez-vous que le ciel sera rempli de joie, de repos, de satisfaction et de paix ?
Questions de réflexion
- Par le passé, quels ont été vos pensées et vos préconceptions particulières concernant le ciel ? En observant la description du ciel dans les Écritures, comment vos idées et les descriptions bibliques se sont-elles rejointes ? En quoi ont-elles différé ? Pourquoi pensez-vous que l’expression « mieux que ce qu’il y a de mieux » est une bonne façon de décrire le ciel ?
- Qu’est-ce qui, en ce monde, vous fait aspirer au monde à venir ? Qu’est-ce qui vous conduit à redoubler de joie et de louange envers Dieu à propos de votre dernière demeure ?
- D’après vous, qu’est-ce que votre aspiration au ciel révèle sur vous et sur ce qui se trouve réellement dans votre cœur ? Quel est ce désir profond en vous qui ne sera comblé que dans votre demeure finale ?
- D’un point de vue biblique, qu’est-ce qui rendra le ciel joyeux, reposant, satisfaisant et paisible ? Comment les bonnes choses de ce monde vous orientent-elles vers votre demeure céleste finale ?

