Vous est-il déjà arrivé de demander à votre enfant « Comment s’est passée ta journée ? » pour n’obtenir qu’un timide « Bien » ou « Je sais plus » ? C’est la fameuse frustration du pilote automatique. Dans cet épisode de Parents pour le plaisir, Nicolas et Rachel nous partagent un outil précieux pour briser la routine et transformer ces dialogues de sourds en véritables moments de communion familiale.
Inspiré du livre de Heather Holleman, cet épisode vous donne les clés pour élargir votre boîte à outils parentale, dépasser le niveau superficiel et renforcer l’attachement avec vos enfants, quels que soient leur âge, leur personnalité ou leur humeur du jour.
Au programme de cet épisode :
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La loi du marteau : Pourquoi nous avons tendance à poser toujours les mêmes questions… et comment s’en sortir pour éviter que nos enfants prédisent nos conversations à l’avance.
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De l’interrogatoire à la connexion : L’art de modéliser le partage en racontant aussi notre propre journée (avec l’astuce imparable de la note de 1 à 10 !).
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Une sagesse à cultiver : Comment développer cette intelligence parentale pour aller sonder ce qui se passe en profondeur.
« Les projets dans le cœur de l’homme sont des eaux profondes, mais l’homme intelligent sait y puiser. » — Proverbes 20:5
Pour aller plus loin :
À retrouver dans les notes de cet épisode : Ne repartez pas les mains vides ! Nous vous avons préparé des listes concrètes de questions prêtes à l’emploi pour chaque dimension afin de stimuler l’imagination et la créativité de toute la famille.

Les Six Conversations
Comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme
Auteur : Heather Holleman
Acheter à la Maison de la Bible
Transcription
Chloé • 00:08
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie. De la parentalité.
Nicolas • 00:21
Bonjour Rachel.
Rachel • 00:23
Bonjour Nicolas.
Nicolas • 00:25
Et pendant cette deuxième saison du podcast, nous mettons l’accent sur la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel • 00:33
Oui, ce qu’on veut faire, c’est qu’on veut favoriser le genre de connexion qui renforce notre amour, notre attachement entre parents et enfants.
Nicolas • 00:41
Et aujourd’hui, nous revisitons un sujet qu’on a abordé brièvement tout au début de cette saison. Les six conversations. On aimerait examiner de plus près cet outil qui nous aide à élargir notre répertoire de pistes potentielles de discussion avec nos enfants.
Rachel • 00:59
Oui, pour ceux qui n’ont peut-être pas encore écouté le premier épisode de cette deuxième saison, on veut juste vous rappeler ou vous dire tout simplement. qu’on se base sur un excellent livre de Heather Hallman qui s’intitule Les six conversations, comment se reconnecter aux autres dans un monde de solitude et d’individualisme. Donc pas un livre pour les parents précisément, mais un livre qui est un excellent outil aussi pour les parents. Donc justement, nous, les parents, on a forcément envie de communiquer d’une bonne manière avec nos enfants, d’une manière qui renforce cet attachement entre nous. Et bah selon aussi leur âge, leur personnalité, même leur humeur du jour, ben c’est pas forcément évident, non
Nicolas • 01:43
C’est clair, et même entre adultes, ça peut être difficile de se connecter au niveau du cœur, d’aller au-delà juste de discussions plutôt superficielles. Donc la tendance naturelle, je crois, ce sera de toujours revenir un peu au même sujet. poser les mêmes questions, d’entendre le même genre de réponse. Et il y a un verset en Proverbe chapitre 20, c’est le verset 5 qui dit que les projets. dans le cœur de l’homme ou de la femme sont des eaux profondes. Mais l’homme intelligent sait épuiser. C’est vrai qu’en tant que parent On a besoin d’apprendre une telle intelligence. Une forme de sagesse qui nous aide à appuiser dans les eaux profondes des cœurs de nos enfants. Et je me disais, en fait, en réfléchissant à cette idée, combien est grand le bonheur de l’enfant, dont le papa ou la maman s’intéresse vraiment et souvent à ce qui se passe dans les profondeurs de son cœur.
Rachel • 02:38
Oui, c’est clair, vraiment. Mais ce n’est pas forcément facile. Et on se pose la question comment on peut faire, comment on peut progresser. And comment les six conversations are an outils in the sensor.
Nicolas • 02:55
C’est ça, c’est la grande question for justement le grand défi dans nos échanges avec nos enfants, ce sera de trouver les bonnes questions.
Rachel • 03:02
Oui. Je pense qu’on a tous fait l’expérience d’accueillir notre enfant à la maison ou de rentrer à la maison. retrouver nos enfants après une journée à l’école ou une sortie ou une activité et tout. Et en fait, nous, on a vraiment envie de savoir comment ça s’est passé. Mais pas forcément. . Ils n’ont pas forcément. . Enfin, si on les prend au mot, soit ils ne se souviennent plus, bah je ne sais plus. soit ils ont quasiment rien à dire et encore moins ce qu’ils ont ressenti quoi. Et ça peut être vraiment frustrant en tant que parent.
Nicolas • 03:32
C’est clair. Dans mon expérience, je vois qu’il y a certains enfants qui auront tellement de choses à nous dire qu’on aura du mal à les arrêter. Ça existe aussi. Et ça me fait penser à ma grand-mère qui. qui aimait me rappeler que quand j’étais plus petit, elle m’offrait des bonbons si j’arrivais à garder le silence pendant 5 minutes dans la voiture. Il y avait des récompenses, Nico, ferme ta bouche
Rachel • 03:55
Bah franchement, je suis pas si surprise, Nico.
Nicolas • 03:58
Ouais, j’avoue, ouais.
Rachel • 04:01
Mais tous les enfants ne sont pas comme ça.
Nicolas • 04:03
Exact. Et même un enfant qui est bien bavard avec ses copains peut être plutôt minimaliste en sa communication avec ses propres parents.
Rachel • 04:12
Oui, c’est vrai. D’où le besoin pour nous les parents d’apprendre. Les six conversations.
Nicolas • 04:17
Ok, ouais, let’s go. Alors, on va les examiner en fait. Donc les six conversations sont les résultats anticipés. de six types de questions qui visent différentes dimensions de la vie de notre interlocuteur, y compris notre enfant. Et dans son œuvre vers une psychologie de lettres, 1972, Abraham Maslow a introduit ce que lui il a appelé la loi du marteau. qui implique une confiance excessive accordée à un seul outil. Il a fameusement dit, j’imagine qu’il est tentant. Si le seul outil dont vous disposiez est un marteau, de tout considérer comme un clou
Rachel • 05:03
Je ne sais pas s’il aimait faire du bricolage, mais il est aussi connu, il paraît, pour avoir dit donner un marteau à un jeune garçon. Il trouvera que tout a besoin d’être martelé.
Nicolas • 05:14
Exact, oui. Mais cette loi ne se limite pas aux jeunes garçons. Le problème pour nous les parents, c’est qu’il nous manque des outils parfois dans nos boîtes. pour lancer des bonnes discussions avec nos enfants. On a tendance, comme je viens de dire, à se servir un peu des mêmes questions. Et puis après, à nous satisfaire des mêmes résultats. Et en fait. C’est triste d’imaginer que nos enfants sachent même avant d’arriver à la maison exactement comment va se passer l’échange. Parce que maman et papa posent toujours les mêmes questions.
Rachel • 05:47
Oui, c’est vrai, ce que tu dis, comment s’est passée ta journée, qu’est-ce que tu as appris en cours ?
Nicolas • 05:55
rien de mauvais dans ces questions. Mais trop souvent on est en mode pilote automatique et l’enfant n’a pas l’impression que l’on s’intéresse vraiment à lui. C’est un peu les mêmes questions qui reviennent toujours. On pose quelques questions sans vraiment réfléchir et sans aucune trace de créativité. Après, on peut se plaindre en tant que parent du fait que l’enfant n’ait pas trop envie de prolonger l’échange avec nous.
Rachel • 06:20
Oui, puis je pense qu’on a tous vécu ces moments-là où on s’est dit, bon, on s’est parlé, mais finalement, on n’a pas vraiment communiqué. On frôle presque la caricature peut-être quand même un peu, là il y a certainement des parents plus efficaces que ça, mais en tout cas qu’on a tous ce désir de quelque chose de plus profond et intentionnel.
Nicolas • 06:42
Ouais, c’est clair. Et on ne veut pas suggérer que tous les parents ont des difficultés avec leurs enfants. Peut-être qu’il y a certains parents qui ne vont pas trop s’identifier à cet épisode parce que ça a sa cour de source avec leurs propres enfants. Mais là. On veut viser le parent qui galère dans ce domaine et je pense qu’ils sont quand même nombreux. . Et donc on va commencer avec la vie sociale de l’enfant. C’est la première conversation. qui concerne ses copains, peut-être son maître ou sa maîtresse, ses professeurs, son entraîneur de sport, son frère, sa sœur, etc.
Rachel • 07:20
Donc ça peut être par exemple, tu as passé du temps avec qui pendant la récré, comment va tel ou tel pote en ce moment ou tes amis en ce moment ? Est-ce qu’aujourd’hui, ta maîtresse ou ton prof de maths a dit quelque chose de rigolo, quelque chose de frustrant ? quelque chose qui t’a surpris ? Est-ce que ton entraîneur, qu’est-ce que votre entraîneur de basket vous a demandé aujourd’hui de faire ? Est-ce que tu as trouvé ça difficile ? Est-ce que tu as trouvé ça intéressant ?
Nicolas • 07:50
Oui, c’est ça. Ce que j’aime bien dans ce que tu viens de nous présenter, Rachel, c’est qu’il y a quand même une diversité de questions rien qu’autour de ce grand thème des relations en fait. Et c’est probable qu’une première ou même une deuxième question n’évoque pas trop de réponses. Dans mon expérience avec mon fils Wesley, qui franchement on peut avoir de bonnes discussions, mais quand il arrive à la maison, à la fin d’une journée à l’école Franchement, il manque d’énergie, il manque de motivation, il n’a pas trop envie de parler. Bon, j’apprends quand même à le laisser tranquille pendant une période. Mais finalement, que ce soit pour moi ou pour ma femme, on réalise que si on veut vraiment faire parler de notre enfant, une ou deux questions ne suffisent pas. Mais en faisant un petit tour de peut-être des différentes personnes que l’enfant a pu croiser dans sa journée, on ouvre la porte à un partage de détails peut-être plus en profondeur. Mais en fait, s’il y a six conversations, c’est parce que si on pose tous les jours les mêmes questions concernant la vie sociale, on peut avoir le même effet, en fait. Donc ce n’est qu’un outil parmi d’autres dans notre boîte.
Rachel • 08:55
Oui, on va penser aux autres aussi. Et le deuxième concerne la vie émotionnelle de l’enfant. Ce que notre enfant a pu ressentir pendant sa journée, ou un événement, un cours de piano, un entraînement de basket. A moment entre copains where you have a friction pendant la recré, it has tellement de choses in one journey.
Nicolas • 09:15
Too much. On n’a pas forcément l’habitude de parler de nos émotions ou de poser la question entre adultes concernant les émotions, c’est un peu plus intime. . Et donc parfois il nous manque de vocabulaire. Et donc c’est quand même bien d’avoir une liste d’émotions peut-être affichée quelque part dans la maison. pour nous stimuler dans la recherche de bonnes questions et on va viser quand même différents sentiments comme par exemple la gratitude.
Rachel • 09:50
Ouais, en posant par exemple la question, raconte-moi une chose pour laquelle tu es reconnaissant en ce moment.
Nicolas • 09:56
Tout à fait, on peut aussi parler de. de la frustration, tu as posé la question tout à l’heure en lien avec la maîtresse, est-ce qu’elle t’a frustré d’une certaine manière ?
Rachel • 10:06
Ouais, c’est ça. De peut-être, s’il nous donne deux, trois éléments, de reposer une autre question derrière, ben. C’est quoi qui ne s’est pas passé comme toi tu voulais ou comme toi tu avais anticipé ?
Nicolas • 10:16
Tout à fait. Et en fait, c’est pas nécessaire que ce soit tout négatif non plus. Bon, gratitude, c’est quand même positif, mais on peut aussi demander, poser des questions concernant le bonheur.
Rachel • 10:28
Ouais, qu’est-ce qui t’a fait plaisir aujourd’hui ? Ce qui peut être pas mal, c’est aussi parce qu’on s’en sert dans d’autres domaines, mais de donner un score sur une échelle de 1 à 10. Si on s’en sert à l’hôpital ou autre pour la douleur, on peut s’en servir aussi pour le bonheur. Franchement, ce que tu as donné à ta journée, quoi. Enfin, pourquoi ? Tiens, raconte pourquoi.
Nicolas • 10:51
Exact. J’ai découvert cette approche grâce à ce livre. Et comme tu as dit, c’est le genre de questions que notre médecin risque de nous poser. Mais c’est intéressant quand même comme question parce que ça oblige presque une réponse en fait. On demande un chiffre. Donc il y a un score, quel est le score que tu donnes entre 1 et 10? Et puis l’enfant dit bon 3. Et là, comme tu viens de suggérer, c’est intéressant de pouvoir poser la question derrière. Et pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu donnes ce score-là ? Et ça ouvre la porte quand même, ce genre de questions, pour aller plus loin. Donc les quatre autres outils de conversation en plus de la vie sociale et de la vie émotionnelle. vise des choses comme la vie physique concernant nos corps et les espaces physiques qui nous entourent, la vie cognitive, ce qui se passe dans nos pensées, ou ce que nous sommes en train d’apprendre. la volition, nos choix, ce qui nous donne un sens de contrôle ou d’autorité, et puis la vie spirituelle, notre âme, notre être intérieur, le monde invisible qui nous entoure, bien sûr notre relation avec Dieu, etc.
Rachel • 12:04
Bon, ça fait beaucoup. Ça fait beaucoup aussi pour un épisode qui ne va pas tarder à toucher à sa fin. Je pensais à une chose quand même par rapport à ça, c’est aussi le rôle qu’on peut avoir nous en modelant ça aussi. Je repensais si je faisais juste un petit peu machine arrière avec. proposer à notre enfant de sur 1 à 10 de dire comment elle s’est passée sa journée et que si on voit qu’il a du mal de nous-mêmes, enfin lui dire bah moi par exemple . peut-être lui raconter quelque chose qui est alors à propos et puis à sa portée qu’il peut entendre bien sûr mais.
Nicolas • 12:42
Ouais, ça c’est quand même hyper intéressant ce que tu dis là, Rachel, parce que. C’est vrai que peut-être parfois nos enfants peuvent avoir l’impression que nous on est en train de toujours chercher à creuser pour mieux les connaître, etc. , sans beaucoup partager. en rapport avec nous-mêmes et nos propres expériences dans la journée. Donc quelque part ce que tu suggères, c’est qu’on peut être nous-mêmes des modèles. Rien qu’avec une expression comme ça, un score 1 à 10. Mais peut-être qu’il y a d’autres manières aussi pour nous de vivre ces six communications en commençant parfois avec nous-mêmes.
Rachel • 13:15
Oui, c’est ça, de passer de l’interrogatoire à la conversation.
Nicolas • 13:19
Tout à fait. Mais tu as raison en disant qu’on ne va pas pouvoir survoler toutes ces six conversations. On voulait donner juste quelques exemples et en même temps, on voulait proposer des listes de questions pour chaque outil de conversation. Ce sera des. . En fait, ce sont des listes qui vont apparaître dans les notes de cet épisode. Donc l’idée avec ces listes, c’est de stimuler nos pensées. en tant que parent en lien avec ces différents domaines de la vie de notre enfant.
Rachel • 13:52
Et les projets, les pensées dans les cœurs de nos enfants ? sont effectivement des eaux profondes. On a vraiment besoin que le Seigneur nous accorde l’intelligence, la créativité aussi. Et la patience, la persévérance pour y puiser, y retourner, continuer, persévérer.
Nicolas • 14:11
Tout à fait. Bon, amen. Amen à tout ça. Et à la prochaine pour un thème intimement lié au contenu que l’on vient de traiter. Comment devenir un expert du cœur de mon enfant ? J’attends avec impatience ce grand thème-là.
Rachel • 14:29
Moi aussi, à donc à la prochaine fois.
Nicolas • 14:33
Aa revoir
Chloé • 14:38
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast Parents pour le plaisir.
Chloé • 14:42
Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement cette semaine le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu.
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.




