Maman poule, ou maman tigre, parentalité permissive ou autoritaire, éducation menée par l’enfant, parentalité douce… la liste des expressions pour définir les différents styles de parentalité est longue !
Voici une expression de mon cru : le parent-concierge. Ce genre de parent laisse son enfant faire ce qu’il veut, et nettoie derrière lui pour effacer ses erreurs, laissant libre cours à une vie sans redevabilité.
De nouvelles descriptions et étiquettes surgissent régulièrement. La plupart du temps, elles caractérisent les faiblesses ou les aspects destructeurs de la parentalité décrite, que nous sommes tentés de défier ou dénoncer. Parfois, elles caractérisent des aspects présentés comme un idéal – idéal auquel il faut souscrire sous peine d’être considéré comme un mauvais parent.
Les parents sont-ils donc trop protecteurs et trop impliqués, ou bien trop laxistes et pas assez impliqués ? Qui en est un bon juge ? Ce que vous pouvez critiquer comme mauvais, je peux le considérer comme tout à fait approprié. Ce que vous qualifiez d’excessif, je peux le trouver nécessaire. Ou encore, ce que vous considérez comme un manque d’implication, je peux le voir comme le fait que je fais confiance en mon enfant. Après tout, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’il n’y a pas de réponse claire à des questions telles que : à quel âge un enfant peut-il rester seul à la maison ? Ou à quel âge un enfant devrait-il avoir un téléphone portable ou bénéficier d’un certain niveau de liberté ou de responsabilité ?
Sur ce genre de questions, on peut peut-être accepter d’être en désaccord, mais il existe d’autres problèmes liés à la parentalité qui sont, objectivement, préoccupants. L’un d’entre eux concerne la tendance pour les parents à définir leur rôle en fonction de ce qui leur facilitera la tâche. Par exemple, certains parents évitent de s’impliquer auprès de leurs enfants parce qu’ils se sentent dépassés par leurs besoins, tandis que d’autres s’impliquent constamment auprès d’eux parce qu’ils veulent contrôler chaque aspect de leur vie. Nous pourrions citer d’autres exemples, mais chaque fois que l’accent est mis principalement sur les besoins ou les désirs des parents, il est peu probable qu’ils exercent une parentalité sage et conforme à la volonté de Dieu.
Vous reconnaissez-vous dans l’une de ces descriptions ? Voici quelques questions à vous poser :
- Adhérez-vous aux idées reçues et aux croyances de notre culture ? Aujourd’hui, l’objectif ultime de l’éducation des enfants est de favoriser l’individualité et l’autonomie, en soutenant les choix de nos enfants sans tenir compte de nos opinions ou de nos convictions.
- Êtes-vous motivé par la peur d’être différent, inférieur ou critiqué pour votre façon d’élever vos enfants ?
- Vous définissez-vous, ou définissez-vous votre façon d’élever vos enfants, en fonction de vos propres idéaux, besoins, désirs ou peurs ?
L’éducation des enfants ne se passe jamais bien lorsque nous acceptons les tendances culturelles sans les questionner, quand nous sommes dirigés par les opinions des autres, ou que nous sommes au centre de toutes nos préoccupations. Tout cela nous fait dévier de notre chemin. Il est plus sage de se poser les deux questions suivantes :
- Qu’est-ce que mes enfants veulent et/ou désirent ?
- Est-ce biblique ?
La solution sera toujours d’exercer une parentalité intentionnelle, sage et conforme à la volonté de Dieu. La sagesse exige que nous prenions en compte les spécificités de chaque situation et les besoins de chaque enfant (tempérament, faiblesses, tentations et capacités) avant de décider comment l’élever dans un contexte particulier. Nos choix éducatifs doivent être menés par des valeurs réfléchies, fondées sur des principes bibliques. Lorsque votre manière d’élever vos enfants reflète les voies de Dieu, il vous accorde une grande liberté pour répondre aux besoins et aux problèmes de votre foyer et de votre contexte. Il n’exige pas une approche standardisée de l’éducation. Les principes bibliques regorgent de sagesse pour cette tâche et nous devons apprendre à les appliquer correctement dans nos foyers.
La sagesse biblique ne change jamais, mais la manière dont nous accompagnons nos enfants dans leurs difficultés et leurs expériences nécessite une application biblique profondément personnelle et individuelle.
Lorsque nous avons intégré cela, nous sommes mieux équipés pour réfléchir de manière avisée et personnalisée à la bonne manière d’aimer chaque enfant. L’un aura peut-être besoin de plus de surveillance et de cadre, un autre aura peut-être besoin que vous le mettiez au défi de prendre des risques et de sortir de sa zone de confort, tandis qu’un autre devra être protégé et freiné, car il manque de discernement dans ses relations et ses décisions. La sagesse biblique ne change jamais – elle est intemporelle –, mais la manière dont nous accompagnons nos enfants dans leurs difficultés et leurs expériences nécessite une application biblique profondément personnelle et individuelle.
Quel genre de parent êtes-vous ? Ce qui compte avant tout, c’est de prier pour recevoir la sagesse divine qui vous permettra de discerner ce qui est le mieux pour vos enfants, puis de prier pour avoir le courage de mettre cela en pratique au sein de votre foyer. Notre objectif n’est pas la réussite (du moins telle que le monde la définit), c’est la fidélité à notre mission. Nous ne faisons pas toujours les bons choix, mais lorsque nous nous efforçons d’élever nos enfants avec sagesse, nous pouvons faire confiance à Dieu quant au résultat.

