Nous désirons mener une vie normale parmi nos voisins habituels, de façon à pouvoir partager la source de notre espérance, cette source étant Dieu et son Fils, notre Sauveur.
Partager sa vie, et être un bon voisin, ça ressemble à quoi?
Permettez-moi de vous faire quelques suggestions.
Appelez votre voisin par son nom. Nous devrions prendre le temps d’apprendre, de nous rappeler et d’utiliser le nom de nos voisins quand nous parlons avec eux. C’est un fait avéré que rien n’est plus doux à l’oreille d’une personne que son propre nom.
Je ne suis pas très doué pour retenir les noms, alors quand nous sommes déménagés dans notre quartier à Hamilton, il y a quelques années, j’étais déterminé à noter le nom de mes voisins quand je les rencontrais. Peu de choses sont pires sur le plan social qu’avoir à demander le nom de la même personne la deuxième, troisième et quatrième fois que vous la rencontrez. Oublier leur nom communique quelque chose: que vous ne vous en souciez peut-être pas vraiment ! Alors, notez leur nom quelque part et vérifiez votre liste de temps en temps — ce sera plus facile d’engager la conversation avec eux sur le trottoir demain. Et ce sera plus facile de prier pour eux.
Une autre façon d’être un bon voisin, c’est de passer du temps devant la maison. Cela s’applique davantage dans un environnement de banlieue ou urbain. Mais c’est toujours plus facile avec nos jardins clôturés d’être cachés derrière la maison. Nous y sommes en sécurité, à l’abri et à l’écart des regards. Mais ce devrait être évident que la plupart des interactions significatives avec nos voisins auront lieu devant la maison. Saisissez l’opportunité de vous retrouver devant la maison, que ce soit pour jouer à la balle avec les enfants ou pour laver l’auto ou pour ouvrir la porte du garage pendant que vous bricolez. Ou procurez-vous un chien et prenez une marche deux fois par jour.
Je suis certain que, si nous n’avions pas eu notre chien, nous n’aurions pas rencontré la moitié des voisins que nous connaissons aujourd’hui! Alors, passez du temps devant la maison, sur la rue, sur le trottoir, car le fait d’être visible ouvre de belles opportunités de connaître vos voisins.
Rejoignez la communauté. En tant que membres d’une église, c’est normal pour nous de voir presque exclusivement d’autres personnes de l’église. Nos cercles sociaux sont pratiquement réglés: nous faisons partie de la même congrégation, nos enfants vont aux mêmes écoles et, tout au long de la semaine, nous travaillons dans une entreprise qui appartient à des membres de l’Église. Puis, le vendredi soir, avec qui passons-nous du temps, ou jouons-nous au hockey? Des personnes de l’Église!
J’aime les gens de l’Église, mais, pour être de bons voisins, nous devrions aussi participer aux réseaux sociaux du quartier. Allez voir le soccer communautaire et rencontrez des gens.Parlez aux parents que vous ne connaissez pas. Joignez-vous à un club de lecture à la bibliothèque locale. Et il y a d’autres façons de s’intégrer dans la communauté, comme faire du bénévolat pour divers services ou associations caritatives: à la banque alimentaire, à la friperie ou au sein du groupe qui conduit les personnes âgées pour leurs rendez-vous.
Nous ne rencontrerons pas nos voisins ni ne bénirons nos voisins, si nous ne faisons pas vraiment partie du quartier.
Une autre façon d’aimer son voisin, c’est par l’hospitalité. C’est difficile parce que cela prend un peu de courage. Mais essayez d’inviter vos voisins un de ces jours. Faites un barbecue pendant l’été ou organisez une fête de Noël en décembre.
Invitez vos voisins chez vous et avec votre famille, afin qu’ils aient un aperçu de la vie d’un chrétien — à quoi ressemble un foyer chrétien — et cela vous donnera aussi du temps pour discuter tranquillement. Il se peut que ce soit inconfortable au début de se retrouver ainsi dans un cadre plus intime, voire « chez vous », si l’on peut dire. Mais c’est un geste d’amour. C’est personnel. C’est vulnérable. Vous créez des liens d’une façon différente quand vous partagez un repas ensemble. Vous pourrez peut-être les inviter à l’église la prochaine fois.
Il est bon aussi de prendre note des personnes que vous voyez sur une base régulière. Nous vivons dans une bulle à l’église, avons-nous dit, mais il y a des horaires réguliers où nous en sortons.
Pensez aux personnes qui ne fréquentent pas une église que vous voyez avec une certaine régularité : votre hygiéniste dentaire, que vous voyez une ou deux fois par année, votre mécanicien, l’homme de la quincaillerie, la fille derrière le comptoir quand vous vous arrêtez pour prendre un café.
Ils sont presque toujours là. Apprenez à les connaître un peu. Prenez trente secondes pour montrer que vous vous intéressez à leur vie. C’est être un bon voisin.
Donnez l’exemple de la piété. C’est simple, vraiment. Vos voisins devraient être bénis en étant près de vous. Ils devraient avoir de votre part un petit avant-goût du doux fruit de l’Esprit-Saint.
Nous vivons dans un monde où il y a beaucoup de gens en colère, amers et hostiles. Nous vivons dans un monde où il y a aussi beaucoup de personnes qui souffrent, qui se débattent, qui sont désorientées et désespérées. Pensez à l’impression que cela peut faire quand ils rencontrent une personne aimable, lorsque notre état d’esprit est empreint d’amour, de joie, de paix et de patience. Alors, donnez l’exemple de la piété. Apportez-leur des pâtisseries de Noël. Informez-vous de leur famille. Déneigez leur trottoir en hiver.
Dans l’article précédent, j’ai dit que nous n’avons pas toujours besoin de l’évangélisation pour être organisés. Cependant, l’une des façons d’y parvenir consiste à organiser des événements qui vous permettent de rencontrer vos voisins.
Par exemple, pendant plusieurs semaines durant l’été, nous organisons des soirées pizza dans les locaux de notre église. Nous plaçons une affiche sur la route et nous demandons à des enfants de se déguiser en pizzas: «Venez ici pour de la pizza gratuite». Et c’est ce que nous distribuons. Il n’y a pas de sermon, pas de prière officielle au début, seulement de la nourriture gratuite et de l’amitié. C’est toujours étonnant de voir combien de personnes s’arrêtent sur la route très passante devant l’église. Ils prennent une assiette en carton et de la pizza et s’assoient pour une conversation d’une demi-heure.
Je crois que c’est un bel événement parce que cela dissipe en partie le mystère ou la stigmatisation qui entoure les gens de l’église: les chrétiens sont en fait des gens plutôt normaux! Et, le plus important encore, des liens personnels se créent. Une conversation mène à une autre. Une expérience de fraternité mène à une autre. Et cela a incité plusieurs de nos voisins à devenir membres ou à fréquenter régulièrement notre église.
Quelqu’un a demandé à Jésus: «Qui est mon voisin?» Jésus a répondu à la question avec la parabole du Bon Samaritain, en précisant clairement comment nous devons traiter notre prochain: avec un amour bienveillant.
Et y a-t-il de plus grand amour que celui de partager Christ?

