Julie Lowe, « Child Proof : parenting by faith, not formula » (2018) New Growth Press et « Building Bridges : Biblical Counseling Activities for Children and Teens » (2020) New Growth Press
Julie Lowe nous encourage à garder une trace écrite de ce qu’on constate dans la vie de nos enfants dans les domaines suivants :
- Centres d’intérêt : les sujets et activités qui l’attirent le plus
- Dons : une ou des capacités qui contribuent (ou qui ont le potentiel de contribuer) de manière particulière à l’œuvre du Seigneur dans son Église et dans le monde
- Exemples : l’encouragement, la compassion, le service, le leadership, l’enseignement, la foi, la générosité, la bienveillance
- Faiblesses : ses limites ; ses lacunes (pas sur le plan moral)
- Aspects forts de sa personnalité : souvent révélés dans ses réactions émotionnelles
- Compétences (aptitudes) : prise en compte de son style d’apprentissage ; les cours où il ou elle a des bonnes notes à l’école ; les activités ou il ou elle se fait remarquer (le sport, l’art plastique, la musique, le théâtre, le bricolage, la technologie, etc.)
- Tendances habituelles de péché : certains mauvais choix, certaines réactions malsaines seront récurrentes et donc révélateur de quelque chose qui ne va pas au niveau du coeur
- Domaines de combat : les relation avec ses autorités ; les relations avec ses paires ; les situations d’échec ; la recherche du regard ou de l’approbation ; son rapport avec la vérité et le mensonge ; la reconnaissance et les plaintes ; l’égoïsme ; l’avidité ;
- Difficultés dans leur développement : alors qu’on ne veut pas comparer notre enfant avec d’autres enfants en règle générale, c’est bénéfique d’être conscient de défis sur le plan de leur développement, que ce soit sur le plan physique, émotionnel, social, ou intellectuel. La prise en compte, par exemple, de la présence et influence d’un « dys- » est important pour que le nécessaire soit mis en place pour le soutien scolaire de l’enfant.
Transcription
Chloé • 00:08
Bienvenue au podcast Parents pour le plaisir, un podcast pour les parents parfois en galère qui veulent trouver la joie de la parentalité en Dieu le Père.
Nicolas • 00:19
Bonjour Rachel.
Rachel • 00:20
Bonjour Nicolas.
Nicolas • 00:22
Et pendant cette deuxième saison du podcast, nous mettons l’accent sur la communication qui facilite notre communion en famille.
Rachel • 00:30
Oui, on veut favoriser le genre de connexion qui renforce notre amour, notre attachement entre parents et enfants.
Nicolas • 00:37
Et dans cet épisode numéro 7, on donne suite à une discussion qui a commencé dans l’épisode précédent au sujet du livre Childproof de Julie Law. On s’est intéressé à deux objectifs présentés par l’auteur. Numéro 1, le fait de devenir un expert ou spécialiste de son enfant. Et puis numéro 2, le fait de voir le cœur de son enfant.
Rachel • 01:00
Oui, et puis avant de juste continuer avec ça, je me suis dit qu’on pouvait juste rappeler à nos auditeurs, surtout s’ils écoutent cet épisode sans forcément avoir écouté les précédents. On base beaucoup de notre contenu pour cette saison sur des super bonnes ressources qui nous nous ont beaucoup aidé et qu’on vous présente à chaque fois. mais là, les deux livres de cette auteur qu’on a beaucoup apprécié ne sont pas encore traduits en français. Et donc, en fait, ce qu’on essaie de faire, c’est surtout transmettre ce que nous, on a retenu, ce qu’on a trouvé vraiment intéressant dans ces livres, en espérant qu’un jour, on puisse dire « c’est bon, vous pouvez les acheter en français ». Et voilà, aujourd’hui, on voudrait creuser ces deux objectifs dont tu parlais, Nico, un peu plus en prenant en compte trois caractéristiques de l’expérience humaine, du point de vue de la Bible. Selon la Bible, on voit qu’un être humain, il est à la fois quelqu’un qui est porteur de l’image de Dieu, mais qui est aussi éprouvé, c’est-à-dire qui passe par des épreuves, qui souffre de diverses manières dans le monde, ça c’est universel, et puis aussi qui pêche, c’est-à-dire qui désobéit au commandement de Dieu. Et en fait, ces trois choses, si elles sont vraies déjà dans nos propres vies en tant que parents, et bien ils sont aussi vrais pour nos enfants.
Nicolas • 02:17
Oui et personnellement en tant que papa d’un ado qui aura bientôt même dans quelques jours 14 ans, je trouve que la troisième de ces trois est le plus facile à garder en tête. Mon enfant est pêcheur, il désobéit non pas simplement aux commandements de Dieu mais aussi à mes commandements parfois en tant que papa. Donc je Je voulais quand même proposer un petit échange autour de ça parce que je reconnais mon fils, il est génial, donc j’exagère un tout petit peu. Mais c’est vrai qu’on passe par une période là où il y a un peu plus de tension, de friction, notamment autour des règles. Et la notion d’obéissance dans la maison, franchement, c’est c’est quand même une notion qui est compliquée, n’est ce pas?
Rachel • 03:04
Oui, absolument. Je pense que j’imagine que la plupart des parents d’enfants, à peu près de cet font le même constat. Il y a quand même des périodes où on constate davantage qu’ils sont plus quand même en friction sur ces questions-là parce qu’eux-mêmes sont en train de découvrir, enfin leur monde s’élargit aussi un petit peu plus et c’est quand même inévitable, on semble, on en a beaucoup parlé déjà.
Nicolas • 03:28
Tout à fait, on en a beaucoup parlé et je reconnais que moi-même, face à ces trois catégories que tu viens d’introduire, j’ai plutôt tendance, et quand je pense notamment à ma parentalité du passé, avec mes trois plus grands, j’ai trois enfants qui ont déjà quitté la maison, que ce soit pour faire les études. Il y en a deux qui travaillent maintenant. Ma fille née qui est mariée. Quand je pense à leur enfance, je reconnais à quel point l’accent était très fort sur cette notion d’obéissance d’un côté, la réalité de désobéissance et le fait que mon enfant soit pécheur. C’est vrai que c’est une catégorie importante à garder en tête, mais pas seule. Et c’est là où je pense que ce livre de Julie Lowe nous pousse quand même à garder une vision un peu plus équilibrée de nos enfants, sans exclure la réalité du péché, mais aussi reconnaître qu’il y a d’autres composants de sa personne et de sa nature à prendre en compte.
Rachel • 04:33
Oui c’est ça, et c’est là que c’est beau aussi de finalement chercher à avoir ce même regard que Dieu pose sur nous, ses enfants, quand il nous voit dans notre complexité, notre entièreté. C’est jamais pour mettre de côté un aspect, mais chaque aspect a son importance dans qui on est finalement. Je pense qu’effectivement en tant que parent aussi c’est parce qu’on veut bien faire aussi, on veut aussi leur transmettre des choses aussi qui sont avec nous un certain temps et que du coup on veut aussi pouvoir faire bien ce travail mais que ça passe aussi par finalement bien les connaître en tant qu’individus qui a aussi ses propres luttes intérieures qui ne vont pas à chaque fois exprimer ou que nous on ne va pas forcément toujours capter.
Nicolas • 05:16
Tout à fait, ouais, Exact. Exact. Et donc, juste pour revenir aux catégories que tu viens d’introduire, l’idée, c’est que mon enfant, comme moi, en tant que parent, nous sommes faits à l’image de Dieu, des porteurs de l’image de Dieu. Nous sommes aussi éprouvés, nous souffrons dans ce monde de péché. Et puis, nous sommes aussi nous-mêmes des pécheurs, nous contribuons au péché qui est dans le monde. Trois autres manières de parler de ces trois catégories. On peut parler quand même du câblage de mon enfant, du contexte ou des circonstances dans lesquelles il ou elle se situe, et puis on peut parler de ses choix. Je voulais juste m’attaquer d’abord à la notion de câblage et voir comment tu vois les choses par rapport à ça. idée, c’est Dieu qui nous a fait et il a fait chacun de nous de manière quand même unique et particulière. Et même si mon enfant me ressemble beaucoup, mon enfant a beaucoup des caractéristiques qui viennent du Seigneur, qui ne sont pas tout à fait pareilles, que ce soit de papa ou de maman, au niveau de ses dons, de ses capacités, ses forces, ses faiblesses naturelle, ses préférences, etc. Et j’imagine que toi, en tant que maman, tu fais face à cette réalité régulièrement aussi.
Rachel • 06:41
Oui, complètement. Et puis c’est là que je trouve que c’est chouette de se rappeler, par exemple, certains passages dans la Bible, comme l’Epsaume, qui nous rappelle à quel point justement, en fait, on a tous été créés d’une certaine manière, voulus par Dieu aussi, qui est spécifique. Et du coup, nous, on va prendre, en fait, j’aime bien ce mot « cablage », justement c’est comment est-ce qu’on a été construit quoi. Ça c’est pas nous qui l’avons décidé, nous on a juste à l’observer et le prendre en compte et effectivement de se dire que là où peut-être pour que ce soit plus facile pour nous on voudrait qu’il nous ressemble parce qu’on comprendrait mieux notre enfant, on peut aussi se réjouir de tout ce qui est beau dans ses dons et puis l’aider à les faire fructifier comme on peut aussi justement l’aider à avoir comme Dieu a compassion de ses enfants, nous on a compassion aussi de ce qui sont leurs faiblesses. Et quand on dit faiblesse, on ne dit pas les péchés qu’il faut qu’eux changent avec l’aide de Dieu, mais vraiment le fait qu’on a tous des choses dans nos vies qui font qu’on n’est pas puissant.
Nicolas • 07:49
Oui, tout à fait. Je pense que c’est important pour nous aussi en tant que parents d’être du fait que mon enfant, il est fait à l’image de Dieu, il porte l’image de Dieu. Il est unique, ou elle, elle est unique. Comme tu sais très bien, ça vient de différents textes, mais un exemple frappant, c’est dans le psaume 139. Ce serait intéressant de lire le psaume dans son intégralité, mais je prends juste un petit morceau, les versets 13 à 16. « C’est toi, Seigneur, l’Éternel qui a formé mes reins. » Et je peux imaginer mon enfant dire, prononcer ces mots-là. C’est toi qui m’as tissé dans la ventre de ma mère. Je te loue de ce que je suis, une créature si merveilleuse. Et ça c’est vrai pour mes enfants. Tes œuvres sont admirables et je le reconnais bien. Mon corps n’était pas caché devant toi lorsque j’ai été fait dans le secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Je n’étais encore qu’une masse informe, mais tes yeux me voyaient et sur ton livre été inscrit tous les jours qui m’étaient destinés avant qu’un seul d’entre eux n’existe. Quels rappels magnifiques pour nous les parents. Déjà de voir à quel point mon enfant est précieux aux yeux du Seigneur. C’est le Seigneur qui a câblé mon enfant comme il est ou comme elle est. Et c’est surtout quand je suis confronté par nos différences. Je trouve que c’est là où il y a une grande pertinence dans cet enseignement. C’est de reconnaître que parfois la tension, la friction à laquelle on peut être confronté dans la vie quotidienne, ce n’est pas toujours une conséquence directe du péché ou de désobéissance dans le cœur de mon enfant. Parfois, il est vraiment juste question de différence entre nous. On ne pense pas de la même manière. On n’a pas forcément les mêmes préférences. Et si je suis honnête, ça peut me déranger parfois.
Rachel • 09:51
C’est ça. Comme ça peut nous déranger avec d’autres personnes, sauf que là, on parle de nos enfants avec qui on est le plus dans notre vie de famille. Donc c’est forcément d’autant plus flagrant.
Nicolas • 10:02
Oui, tout à fait.
Rachel • 10:04
Je pense aussi au contexte qui est propre à chacun de nous. Parce que je disais, on est sous le même toit. Mais même en ayant une vie de famille proche, on a tous des circonstances de vie différentes dont nos enfants en vivent aussi, que nous on ne peut pas maîtriser. Moi je pense tout de suite à l’école. On pourrait peut-être penser à d’autres domaines aussi, mais je pense par exemple là dernièrement, nous on vit une nouvelle phase de la vie de famille avec notre aîné qui est parti pour ses études. Et j’ai assez rapidement réalisé que moi en tant que maman, je voulais pouvoir voir comment tout le terrain devant lui, je l’avais suffisamment déblayé avant pour que lui ait un démarrage de vie étudiante sans difficultés, sans mauvaises surprises, que j’ai tout fait pour qu’il sache parfaitement maîtriser un budget, son planning, jamais rencontrer difficultés et ça a été super intéressant de voir qu’en fait moi je voulais pouvoir maîtriser un contexte que je ne peux pas du tout maîtriser et que finalement pour lui le plus important c’était de pouvoir bien gérer les imprévus et les difficultés plus que le fait de jamais avoir d’imprévus et de difficultés ce qui est en fait en vrai un faux combat quoi.
Nicolas • 11:25
Tout à fait oui et je m’identifie à ça ce désir de protéger mon enfant de toutes Et en même temps, bibliquement, on est confronté par la réalité que justement ces épreuves, les circonstances difficiles font partie même du projet de Dieu dans ce monde de péché, dans ces corps qui ont besoin d’être achetés. J’ai ce passage de 1 Pierre 1, verset 6 qui dit « C’est ce qui fait votre joie ». C’est Pierre qui parle de cette espérance vivante que nous avons en Jésus-Christ dans les versets 3 à 5. Et c’est cette espérance qui fait votre joie, même si maintenant, puisqu’il le faut, vous êtes pour un peu de temps attristé par diverses épreuves. L’apôtre Pierre est en train de dire que ces difficultés qui font partie de la vie normale, c’est prévu. Oui, on espère, on est dans l’espérance de quelque chose de meilleur, que ce soit pour nous-mêmes ou pour nos enfants, mais dans le contexte actuel, la souffrance fait partie. Et moi-même, en écoutant ton anecdote, Rachel, j’ai pensé un jour, il n’y a pas si longtemps que ça, avec Wessex, qu’il revient, c’est la rentrée, j’ai envie de savoir comment ça s’est passé, et il n’a pas grand-chose à dire, en fait. Bon, ses réponses sont courtes, il veut juste prendre son goûter et s’installer sans trop dire et très rapidement, moi, je peux commencer à me dire… Tu vois, je commence à avoir des conclusions dans ma tête. Mon fils commence à devenir au rebelle. Il n’a pas envie de parler avec papa, etc. Et en fait, sans m’intéresser au contexte de sa journée déjà. Et il a la fin d’une grosse journée, alors que il a passé son été plutôt tranquille. Là, il enchaîne les cours. Il avait sport après, etc. Donc, il y a un aspect fatigue. Il y a peut être aussi d’autres éléments de son contexte, de ses circonstances de journée qui font que peut être il est un peu découragé, peut être un peu triste, peut être il est un peu déçu. Et ça peut avoir un impact sur la qualité de notre échange et ma capacité de prendre en compte ces aspects de contexte. Et la réalité de souffrance dans sa journée peut m’aider aussi en tant à prendre un peu de recul face à ce qui… Je peux vivre comme une forme de rejet presque. « Ah, j’ai pas envie de parler avec toi. » Alors que c’est pas forcément le cas. Et ma capacité de me subvenir à cette réalité, oui, mon enfant est fait à l’image de Dieu, mais il est aussi une personne qui souffre dans ce monde. Et ses souffrances et ses difficultés risquent d’avoir un impact sur ses échanges avec moi.
Rachel • 14:12
Oui, je trouve que ce que tu décris c’est vraiment je pense propre au fait d’avoir le souci en fait pour nos enfants qui font que des fois effectivement on n’interprète pas correctement ce que nos yeux voient ou ce que nous ça provoque en nous. Et finalement il y a aussi le fait que de plus en plus en plus avec au fur et à mesure des années qui passent et Ils font des choix tout de même entre le bien et le mal parce qu’ils sont aussi confrontés aux mêmes luttes avec le péché que n’importe quelle autre personne. C’est à plus ou moins grande échelle selon aussi le contexte, les circonstances qu’ils vivent et l’âge qu’ils ont finalement, mais on le voit déjà tout petit. Et on ne va pas leur formuler quand ils ont deux ans, tu as un choix à faire, on le fait avec des mots qui sont adaptés pour eux. Ça fait aussi partie de ce que nous on veut prendre en compte pour pouvoir aller vers notre enfant et bien vivre cette communication?
Nicolas • 15:22
Oui. Oui et justement un des défis en lien avec cette notion de choix c’est, et je pense que c’est lié à une des tendances de notre époque, c’est de de naturellement faire un peu de nous-mêmes ou de nos enfants des victimes, en fait. Et parfois l’accent peut être tellement fort sur la notion de contexte, de circonstances, on peut être rapide, soit justifier nos propres réponses, réactions, décisions, ou en tant que parent, on est tenté aussi de justifier parfois le comportement de notre enfant. Je reviens sur ce que j’ai dit tout à l’heure. une possibilité, c’est de dire, ah, OK, Wesley, il a manqué de respect dans sa réponse envers sa maman. Et je peux justifier ça dans ma tête en disant, il est fatigué, c’est la rentrée. Bon, il a 14 ans, c’est un peu normal à son âge. Plutôt que de reconnaître que justement, oui, il y a des circonstances, on veut les prendre en compte et on veut même inviter Wesley n’importe quel enfant à parler de ce qu’il est en train de vivre actuellement. Mais surtout quand on fait face à la réalité de péché qui s’exprime dans ce cas, dans un manque de respect, dans sa manière, dans son attitude envers sa maman, là c’est aussi une occasion de se souvenir de ce troisième aspect. Il est effectivement un pécheur. Et un de mes rôles en tant que parent, justement, c’est d’ouvrir la porte pour que la grâce du Seigneur, sa vérité, sa sa sagesse, la puissance de l’évangile, puisse agir dans sa vie pour le transformer dans son être intérieur. Mais pour qu’il y ait cette transformation, il faut qu’on prenne au sérieux cette réalité de pêcher, n’est-ce pas?
Rachel • 17:13
Oui, c’est ça. Et puis, il y a plusieurs passages, plusieurs phrases dans la Bible qui l’expriment super clairement en fait, la réalité de ça. Et je pense entre autres, et je le lis dans le Romain au chapitre 7, dans cette lettre que Paul a écrit, à un moment donné, il parle de lui-même et il dit, il parle du péché, c’est plus moi qui fais, c’est le péché qui habite en moi. Quand il parle de ce qu’il fait, ce qui est bon, je le sais, n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. J’ai la volonté, mais j’ai non le pouvoir de faire le bien. Il parle vraiment de cette réalité de lutte intérieure, on voit le bien qui doit être fait. Et pourtant, on a cette réalité d’avoir ces désirs qui sont portés vers des mauvaises choses.
Nicolas • 17:56
Tout à fait, ouais. Quelle description de ce combat intérieur. Peut-être que ce serait intéressant, Rachel, de creuser ça un petit peu plus avec juste une vignette, une expérience familiale qu’on a vécue il n’y a pas si longtemps que ça. Où, en fait, on a décidé d’aller faire un peu de VTT. On découvre le VTT comme sport avec ma femme Annie, avec mon fils Wesley. Et on réalise qu’après, bon, ça fait presque 20 ans qu’on habite à Grenoble et on est entouré par des pistes de VTT. Mais on passe à côté de ce sport depuis longtemps. Il y a d’autres sports qui nous intéressent plus, etc. Donc on est tout au début de notre découverte. Un jour, on part en famille, nous trois, à vélo. Et on décide d’aller découvrir un endroit qu’on connaissait pas très bien. et on arrive en bas d’une montée qui monte, bon c’était assez raide. On l’a vu en bas tous les trois, on s’est posé la question est-ce qu’on y va ou pas. On était quand même motivé pour essayer. Et puis on part. Et moi je monte en premier, il y a Annie qui est derrière moi et puis Wesley. Et franchement c’était compliqué. Ça monte, ça monte, ça monte, c’était très technique et pour une bonne partie il Il fallait qu’on marche avec nos vélos. Et c’était juste impossible. On n’avait pas les capacités ou les compétences. Mais bon, ça ne nous dérangeait pas. On savait qu’à un moment donné, on allait arriver plus en haut et le chemin sera plus facile, effectivement. Mais Wesley est devenu très, très frustré, en fait. Et il a commencé à se plaindre et presque insulté son vélo, insulté le chemin. Tu vois, il était juste pas content. Et on a réalisé que cette situation quand même était assez révélateur pour nous. On a décidé de ne pas en parler tout de suite avec lui parce que quand l’émotion est là et la frustration est là, c’est pas forcément le meilleur moment, comme tu sais bien pour bon, faire des leçons, quoi. Tu vois, il faut qu’on laisse passer. Mais après coup, c’est intéressant de revenir en examinant ces trois caractéristiques. Et donc, juste rapidement, on a pu en fait se poser la question concernant son câblage. Notre fils, il est sportif, il aime la nature. Il apprécie les défis et il prend plaisir à la réussite. Donc, il est câblé comme ça. Quel était le contexte? « Eh bien, en réalité, le sentier que l’on a choisi était finalement très raide. Il n’était pas bien adapté au VTT. Avec Annie, on a fait une décision, peut-être une mauvaise décision. Donc, il était un peu entre guillemets victime. En tout cas, on l’a amené avec nous. Il n’avait pas trop de choix. Et donc, c’était un peu ça son contexte. Il est dans un monde de souffrance avec des parents parfois qui font de mauvais choix. Mais après, troisième question en ces réalités-là, c’était quel choix fait-il? Et il y avait plusieurs questions, mais comment est-ce que lui gère cette expérience de frustration? Quelle est la tentation particulière pour lui dans une telle situation? Et quelle est la différence entre sa réaction naturelle et puis une réponse inspirée par l’esprit de Dieu? Et avec notre fils en particulier, tout ce qui touche à l’échec, Le fait de ne pas réussir. On sait que ça provoque des réponses très fortes dans son cœur. Et donc en prenant en compte ces différents éléments, on peut plus tard, quand le moment est bien passé, on est tranquille peut-être autour d’une barre de pizza ou un coca, on peut revisiter et discuter de ces questions-là avec ces trois éléments en tête.
Rachel • 21:57
C’est vraiment intéressant. c’est ensuite quand tu repenses à ce que ça révèle cette situation de vie de quelques instants, ça t’apprend ou ça te confirme des choses sur qui est ton fils et puis tu peux voir après l’impact que ça peut avoir sur la propre formation de son caractère et votre manière de communiquer ensemble pour grandir en fait tous, toi et ta femme comme lui.
Nicolas • 22:24
Tout à fait. Et c’est quand même intéressant, Rachel, de penser à quel point une situation comme ça, quand on a des catégories précises et quand on arrive parfois à identifier de bonnes questions, on peut aller au-delà d’une lecture un peu simpliste de la situation. Moi, je peux m’arrêter au niveau de son attitude et dire « Ah, c’est une mauvaise attitude, tu te plains, arrête, on va être reconnaissant, les chrétiens sont reconnaissants, tu vois, on va remercier le Seigneur ». Voilà. Et finalement, ce type de réaction là risque de ne rien faire dans le cœur de mon enfant. Déjà parce que c’est probablement trop général comme réaction. Je n’ai pas vraiment pris en compte le fonctionnement de son cœur. Je n’ai pas été assez précis. Et donc, il y a un certain nombre de questions qui peuvent m’aider avec ces différents éléments en tête à aller plus loin. Par exemple, déjà, je peux demander au Seigneur, Seigneur, face à ce que je viens de voir, comment est-ce que je prie pour mon fils? Je sais que je vais discuter de cette vignette avec lui, de cette situation. À un moment donné, prépare mon cœur et donne-moi en tant que papa une capacité de voir ce qui se passe en lui, de l’aider aussi lui-même à parler de ce qui s’est passé en lui. Est-ce qu’il y a des textes bibliques qui seraient pertinents face à cette situation et qui m’aiderait quand même à exposer mon fils à la sagesse de mon Seigneur. Est-ce que j’arrive à nommer le péché précis ici? Et peut-être un péché qui est assez habituel dans sa vie, quelque chose qui peut être récurrent, lié à ses propres désirs, etc. Et puis aussi, quel est peut-être le trait de caractère ou la qualité qu’on a envie de développer ou de cultiver en lui? Là, j’ai évoqué la reconnaissance et quand même, c’est un vrai trait de caractère qui n’est pas facile, notamment dans les situations d’épreuve et surtout pour un ado. Et puis, une dernière question qui est bénéfique, c’est en fait, quelle influence aura ma conscience de sa phase de développement, son stade de développement, son âge? Quand je prends en compte le fait que ce n’est pas un adulte, il y a certaines choses dans son cerveau, qui ne sont pas encore développés, certaines compétences qu’il n’a pas encore, quel impact peut avoir cette conscience sur ma manière de gérer la suite avec lui?
Rachel • 24:48
Je trouve ça vraiment juste formidable que ça reflète aussi, comme on en a beaucoup parlé dans la saison 1 du podcast, la pédagogie de Dieu avec nous, mais qu’on revient souvent au fait que finalement en tant que parent, ça demande du travail. On pourrait rester à la surface, mais comme tu dis, ça ne portera pas beaucoup de fruits, mais que c’est toujours un travail qui vaut vraiment le coup. Un investissement, je veux dire, des fois, parce que ça peut être pénible pour nous de revisiter quelque chose où nous-mêmes, on voit qu’on a pêché ou on a fait des mauvais choix, etc. Mais que ça vaut toujours le coup. Et si on revient aussi à Julie Lowe et sa manière justement de nous encourager à devenir ces experts de nos enfants et à comprendre chacun individuellement, même si on a plusieurs enfants, que vraiment les prendre en tant qu’un les connaître. Elle nous encourage même à garder une trace écrite de ce qu’on constate dans la vie de nos enfants. Je trouve ça très intéressant. Ce n’est pas quelque chose que moi j’ai fait jusque là. Je pense qu’il y a des choses qui restent vraiment ancrées en nous, mais finalement il y a des choses plus subtiles qui valent le coup de garder sous forme aussi sur le long terme, de vraiment savoir pour chacun de nos enfants par exemple, ses centres d’intérêt, qu’est-ce qui l’intéresse, qu’est-ce qui l’attire vraiment le plus. Ça peut nous aider aussi à passer du temps de qualité avec notre enfant. Quels sont ses dons et comment est-ce qu’on peut justement contribuer de manière… enfin l’aider à… ça contribue à quelque chose. On peut discerner que notre enfant a un don particulier qu’il va pouvoir mettre au service d’une personne ou de… dans l’église ou… ou est-ce que tu penses à d’autres domaines aussi qui sont bons à garder en tête pour connaître notre enfant de façon individuelle?
Nicolas • 26:39
Oui, tout à fait. Oui, c’est vrai que déjà en parlant de dons, quelque chose que je commence à constater déjà en revenant à mon fils, c’est un cœur de compassion en fait. Même si on peut trouver parfois certaines de ses réactions plutôt égoïstes, etc., On commence à reconnaître que surtout quand il est face à quelqu’un qui est dans la difficulté, même ceux qui peut-être font la manche, etc. à côté des feux, il a toujours son cœur qui va vers ces personnes-là. Et là, même si parfois ça peut me déranger parce que j’ai pas envie de donner, d’arrêter, etc. J’ai pas ce même cœur, mais je suis interpellé par ce que je vois comme ce désir de prendre soin des personnes démunies. Ouais, en même temps, quand je pense à cette liste de choses qu’on peut constater, ces différents domaines, le domaine des faiblesses de nos enfants, ses limites, ses lacunes. C’est intéressant, Rachel, justement pour nous d’être au clair par rapport à ces choses là, et surtout dans une phase particulière de la vie, de pouvoir identifier avec plus de précision quelles sont les faiblesses actuellement, peut-être que le Seigneur est en train de bosser, de travailler.
Rachel • 28:04
Oui, c’est sûr. Je pense que déjà pour nous-mêmes, c’est pas un domaine qu’on trouve facile de, je cherche le mot, mais de trouver dans nos propres vies aussi. C’est pas quelque chose sur le plan moral, quoi. Et moi, ce qui m’aide beaucoup, c’est justement de se souvenir que dans la Bible, on voit beaucoup le fait d’avoir notre faiblesse, qui n’est pas un problème, c’est un terrain d’action pour que Dieu montre comment sa puissance vient œuvrer, vient faire son travail, vient se manifester. Elle est plus visible dans nos faiblesses aussi. Donc moi, je prends ça par exemple chez mes enfants, chez une en particulier qui se fatigue beaucoup plus vite quand elle est très quand elle est dans le bruit, dans la lumière, dans le groupe tout le temps et tout, et qu’elle a besoin de temps pour se… Comment se reposer dans le calme, et ben ça je vais le prendre en compte, même si on leur demande par exemple d’accueillir, d’être hospitalier, d’avoir du monde le dimanche, même si c’était pas prévu. Mais je vais quand même me rappeler que elle, elle a quelque chose qui fait que ça va la fatiguer davantage que ses autres frères et soeurs, et que je suis pas en train d’excuser un péché, je suis en train de prendre en compte quelque chose qui est plus… difficile pour elle et donc je vais essayer d’aménager pour pas qu’après ça… Je vais pas lui demander d’arrêter d’accueillir, mais moi je vais prendre en compte ça.
Nicolas • 29:27
Oui,
Rachel • 29:28
excellent. Pour qu’il y aille quoi.
Nicolas • 29:30
Excellent, super. Ouais, je pensais aussi pour notre enfant, juste un besoin de sommeil dans cette phase de la vie et que parfois on réalise que certains comportements sont juste liés à une fatigue légitime parce qu’on s’est couché trop tard. Et bon voilà, c’est un autre exemple en fait. Et quand on insiste sur l’idée de se coucher à 21h30, même si ça peut devenir source d’arguments, conscient de ce domaine de besoin de faiblesse, ça nous aide à garder les capes et à ne pas céder.
Rachel • 30:11
C’est ça, c’est vrai. On pourrait encore en parler de pas mal d’autres. On pourrait penser encore par exemple au fait que pour certains de nos enfants, il y a peut-être aussi dans leur développement, dans leurs apprentissages, certaines choses qui sont plus difficiles. On peut penser à nos enfants qui ont par exemple une dysorthographie, c’est forcément quelque chose qu’on va prendre en compte, on va l’aider à vivre, on va dire ce défi-là en particulier, comme il peut y avoir d’autres choses, des tendances qu’on voit chez eux, des domaines de combat qui sont plus forts chez eux qu’à leurs frères, tout ce qui peut contribuer à ce qu’on connaisse spécifiquement notre enfant pour l’accompagner plus spécifiquement aussi. Ouais,
Nicolas • 30:53
ouais et c’est vrai qu’en plus de ces faiblesses… Attends, Prachal, peut-être on peut juste… Désolé, on va juste couper là.
Rachel • 31:09
Oui, et tout ce que tu décris là, Nico, ça fait penser à ce qu’on a aussi constaté régulièrement, c’est qu’en fait, être parent, si on veut ne pas s’arrêter juste à la surface de ce qui se passe, c’est du travail. C’est aussi ce travail de s’examiner aussi nous-mêmes, mais ça demande une certaine constance et puis du travail, mais qui vaut tellement la peine. Déjà parce que ce sont des enfants et ils sont super intéressants à découvrir et à connaître mieux, mais aussi ça fait partie de notre rôle de parent et que Dieu nous équipe aussi pour ça. On n’est pas démuni face à ça, mais qu’on a aussi, comme on le disait, de bonnes ressources. Et ce livre dont on parle, et Julie Lowe en particulier, qui a beaucoup d’expérience, elle nous encourage à garder une trace écrite de ce qu’on peut constater dans la vie de nos enfants. Moi, je ne l’ai pas fait, en fait, je me rends compte que je n’ai pas gardé une trace écrite, même s’il y a certaines choses, on n’a pas forcément besoin, elles sont tellement ancrées qu’on les connaît, mais je trouve l’idée excellente et en particulier d’essayer de se dire ok, chez mon enfant quels sont ses centres d’intérêt, les sujets activités qui l’intéressent le plus, ça peut nous servir aussi pour passer du temps avec les dons que notre enfant il a, comment est-ce qu’on va pouvoir l’aider, l’encourager, les mettre au service, quelles sont ses faiblesses, donc on en a parlé, ses limites, ses lacunes, les points forts de sa personnalité, comment est-ce qu’on se révèle, comme toi tu nous as décrit pour ton fils Nico, tout ce qu’ils révèlent de leurs compétences, mais aussi leur tendance habituelle de péché, certains choix, certaines réactions qu’on constate qui reviennent assez facilement des domaines de combat quoi. Puis sans oublier aussi tout ce qui peut relever de leurs défis pour nos enfants aussi qui ont par exemple une dysorthographie ou d’autres choses qui vont jouer aussi sur nos relations et leurs… ce qui sont leurs challenges quoi.
Nicolas • 33:08
Oui, wow, quelle liste! Quel travail comme tu dis! Effectivement je pense que en prenant compte ces différentes… ces différents composants de cette liste, je me dis wow, c’est important quand même comme tu dis de garder une trace écrite parce que c’est tellement important pour nous de prendre en compte ces aspects de nos enfants, mais en même temps moi-même je me dis « ah j’aurais besoin si j’étais en train d’écouter ce podcast de faire un replay avec mon carnet, mon stylo pour tout noter » et je me demande si peut-être on va pas pouvoir mettre peut-être une petite liste dans les notes du programme à voir si on peut faire ça. Mais la bonne nouvelle c’est que parce qu’on va pouvoir revisiter différents aspects de cette liste, des choses à garder en tête en devenant expert de nos enfants avec les deux épisodes qui viennent où on va continuer notre quelque part, notre échange avec Julie Lowe, en tout cas, autour de son continu en parlant des activités expressives. Et j’avoue, Rachel, j’ai vraiment hâte de discuter de ce sujet. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus?
Rachel • 34:24
Ah oui, moi aussi j’ai hâte parce que c’est quelque chose que j’ai découvert et que je trouve génial en fait. Ça va nous permettre de, quelque part, voir comment on met en pratique les choses dont on a parlé aujourd’hui. Donc, très simplement, les activités expressives, c’est tout ce qui peut être utilisé, qui va favoriser que notre enfant arrive à… qu’on arrive à comprendre ce qui se passe dans son être intérieur. Autrement que par une espèce de question réponse qui a vraiment ses limites. tout ce qui va permettre qu’il l’exprime autrement par le jeu, par la manipulation, par le dessin, ce qui se passe en lui.
Nicolas • 35:01
Revenez alors pour l’épisode numéro 8, on va creuser ça en plus de profondeur. Là, je vais juste terminer dans la prière. Merci Seigneur. C’est vaste comme sujet, Mais c’est beau aussi quel privilège tu nous donnes déjà le fait d’être parent, mais aussi le fait de devenir expert de nos propres enfants. Mais nous reconnaissons, comme Rachel a dit à plusieurs reprises, à quel point nous avons besoin de ton aide, Seigneur. C’est un vrai travail, ça demande un effort, ça demande de l’intelligence, de la sagesse et du discernement. Et nous savons que ces choses viennent de toi, de ton esprit. Et aussi que ta part en nos équipes, pour avoir la bonne perspective et aussi pour pouvoir suivre ton modèle de papa bienveillant. Donc aide-nous Seigneur, aimez nos enfants, nous intéressons à ces différents composants. Oui, c’est vrai, nos enfants sont faits à ton image Seigneur. Alléluia, c’est un sujet de grande joie pour nous. Mais nos enfants vivent dans un monde où il y a en nous et de la compassion, de l’empathie. Et nous faisons aussi face à la réalité que nos enfants, comme nous, sont des pêcheurs qui ont besoin de ta grâce, de la bonne nouvelle de Christ crucifié, ressuscité, qui nous offre le pardon et la vie nouvelle. Aide-nous Seigneur à prêcher cette bonne nouvelle avec nos vies, avec nos mots aussi, et à saisir les opportunités qui se présentent dans la vie quotidienne. Je prie tout ça en nom de Jésus. Amen.
Rachel • 36:42
Amen. À bientôt!
Nicolas • 36:46
À bientôt!
Chloé • 36:50
Merci d’avoir écouté cet épisode du podcast « Parents pour le plaisir ». Notre prière, c’est que tu connaisses concrètement cette semaine le plaisir d’être toi-même enfant de Dieu.
Rachel Yates est missionnaire à Besançon avec son mari. Elle coordonne les initiatives auprès des femmes à Évangile21, et œuvre principalement dans l’enseignement de la Parole et la création de ressources pour mieux connaître la Bible . Elle a un fardeau pour l’accompagnement des personnes en souffrance. Elle se forme au counseling biblique depuis plusieurs années.
Nicolas VanWingerden se forme depuis deux décennies à l’école familiale avec l’aide de sa femme, Annie, et leurs 4 enfants. Les membres de l’Église Grenoble Est, où il est pasteur depuis 2018, contribuent aussi énormément à l’œuvre de Dieu dans sa vie. Diplomé d’un Masters of Divinity (Moody Graduate School, Chicago) et d’un Masters of Science of Education (Valparaiso University, Indiana), il est passionné de l’intersection de la pédagogie, la parentalité et le ministère pastoral dans le contexte de l’église locale et de la société qui l’entoure.




