Vous arrive-t-il de réfléchir à quel point le Seigneur nous aime? Vous arrêtez-vous pour méditer sur la grandeur de ses projets et la bonté de ses desseins? Vous demandez-vous si Dieu se soucie vraiment de ce qui se passe?
L’autre jour, j’ai réfléchi à ces questions après qu’un ami m’a envoyé un article sur la montée en flèche de l’euthanasie au Canada. Ce qui, selon les politiciens, devait être seulement, un moyen d’accélérer la mort des malades en phase terminale, est en fait devenu un moyen de s’en prendre aux plus vulnérables.
Si de nombreuses personnes demandent l’euthanasie pour éviter de souffrir dans leurs derniers jours, d’autres y ont désormais recours simplement, parce qu’elles sont abattues ou démunies. Les vétérans qui cherchent de l’aide pour des troubles émotionnels se voient offrir la possibilité de se suicider. Ceux qui n’ont pas les moyens de vivre sont autorisés à mourir. Comme l’indique cet article « depuis que le Canada a légalisé l’euthanasie en 2016, on assiste à un étrange exercice d’équilibre au cœur de son système médical. Il existe une ligne téléphonique nationale de prévention du suicide que vous pouvez appeler 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, où des opérateurs sympathiques essaieront de vous dissuader de vous suicider. Mais aujourd’hui, il existe également des lignes d’assistance téléphonique pour l’euthanasie, où des opérateurs vous donneront les ressources nécessaires pour réaliser votre souhait. Les médecins et les infirmières praticiennes ont désormais pour mission de sauver la vie de certains patients et de donner la mort à d’autres. » Cela se passe avant que les règles ne deviennent encore plus permissives dans les mois à venir.
Ce n’est qu’une des nombreuses abominations morales qui ont pris racine dans l’imaginaire occidental moderne – un contexte dans lequel l’avortement des bébés est considéré comme un droit aussi inaliénable que le droit de vote. Une ambiance où le simple fait de s’interroger sur l’utilité d’aider les enfants à passer d’un sexe à l’autre (comme si une telle chose était même possible) est considéré comme méprisable. Un environnement dans lequel, la structure familiale de base qui maintient l’unité de la société est dénigrée et sapée. « Ils connaissent très bien la sentence de Dieu qui déclare passibles de mort ceux qui agissent ainsi. Malgré cela, non seulement ils commettent de telles actions, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » Ro 1.32
Si nous devions énumérer tous les maux de la société, nous prendrions toute la journée et toute la nuit. Cela nous rappelle l’un des malheurs qui donne beaucoup à réfléchir, l’un des avertissements de la Bible terrifiants pour ceux qui se détournent des voies de Dieu. « Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur et la douceur en amertume! » Es 5.20. Tout cela se passe devant nous chaque jour.
Pourtant, mon but n’est pas de raconter les façons dont la société maudit Dieu, mais de considérer l’amour de Dieu pour son peuple. Il y a un lien entre les deux. En effet, alors que je réfléchissais à la rébellion totale de la société contre Dieu, je m’émerveillais aussi qu’il ne frappe pas le monde entier et chacun de ses habitants de sa main de jugement. Pourquoi permet-il à tout ce mal de continuer ? Pourquoi permet-il aux gens de continuer et même d’approfondir leur rébellion contre lui ?
La réponse n’est certainement pas l’apathie. Ce n’est pas non plus l’incapacité ou le désintérêt. Il doit y avoir d’autres très bonnes raisons. Il me semble que ces raisons doivent être liées à l’amour et aux desseins de Dieu.
Dieu aime son peuple – le peuple qu’il a choisi pour être le sien, avant même de créer ce monde. Pourtant, il est clair que tous les membres de son peuple n’ont pas encore été sauvés – et ne sont probablement même pas nés. L’amour de Dieu pour son peuple est si grand qu’il continuera à tolérer tout ce péché et cette rébellion, toute cette haine envers lui, jusqu’à ce que le dernier de ses enfants choisis et bien-aimés soit né, ait entendu l’Évangile et ait été sauvé.
Dieu a des buts qu’il veut accomplir dans ce monde, le premier d’entre eux étant de se glorifier lui-même. Ses desseins dans ce monde doivent être si bons et doivent apporter une telle gloire à son nom, qu’il permet au mal de continuer. En effet, Dieu se sert librement des mauvaises actions des hommes pour réaliser le meilleur de ses plans et accomplir le meilleur de ses desseins – des desseins tels que la préservation de son peuple à travers la famine et le salut de son peuple à travers la crucifixion du Christ. Même le plus grand mal est le serviteur de Dieu pour accomplir un grand bien.
Ainsi, la prochaine fois que vous serez confronté à la dépravation pure et simple de ce monde, permettez-lui de vous amener à dépasser la méchanceté de l’homme pour considérer les desseins de Dieu. La prochaine fois que vous serez contraint de considérer la rébellion qui existe dans le cœur des hommes, considérez aussi l’amour qui coule du cœur de Dieu. Vous verrez que ses desseins sont si bons et son cœur si tendre qu’il continuera à laisser l’humanité se déchaîner contre lui et commettre des actes odieux afin qu’il puisse accueillir tout son peuple et promouvoir la gloire de son grand nom.





































