Les sept points d’une bonne confession

Photo by Bogdan Yukhymchuk on Unsplash

Si vous voulez vraiment faire la paix, demandez à Dieu de vous aider à reconnaître humblement – et entièrement – vos fautes. Vous pouvez le faire entre autres en utilisant les sept points ci-dessous. Ce ne sont pas toutes les confessions qui nécessitent l’emploi de ces sept points. S’il s’agit d’une offense de moindre importance, une phrase assez simple peut suffire. Par contre, pour une offense majeure, le mieux serait de faire une confession complète en utilisant les sept points. 

Alors que vous tentez de « retirer cette poutre », dans n’importe quelle situation, réfléchissez pour voir lesquels seront importants. 

1. Tenez compte de toutes les personnes impliquées. 

Une vraie confession débute par l’aveu de votre péché à toutes les personnes directement impliquées. Puisque toute offense déplaît à Dieu, confessez-lui d’abord votre péché. Que vous confessiez ou non votre péché à d’autres personnes par la suite dépend de la nature de ce dernier. S’agit-il d’un « péché du cœur » ou d’un « péché social »? Un péché du cœur se passe seulement dans votre pensée et n’affecte pas directe- ment les autres. Vous avez alors besoin de le confesser à Dieu seul. Un péché social implique d’autres personnes. Confessez vos torts à toutes les personnes qui ont été affectées – individus ou groupe, et aux gens que vous avez blessés ou qui ont été témoins de votre mauvaise action. 

Résoudre les conflits quotidiens
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Ken Sande & Kevin Johnson
Publications Chrétiennes. 162 pages.

Heureux ceux qui procurent la paix.

Chacun de nous vit des conflits – avec un collègue de travail, un membre de la famille, un ami, ou un parfait inconnu. Pourtant, nous aspirons tous à l’harmonie dans nos relations. Résoudre les conflits quotidiens constitue un guide pratique, biblique et concis pour nous aider à rétablir la paix dans la vie de tous les jours, de sorte que des relations troublées se transforment en relations paisibles.

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En règle générale, votre confession devrait avoir la même portée que votre offense. Supposons que vous ayez été vraiment irrité contre votre conjoint et que vos enfants, présents dans la voiture à ce moment, aient entendu votre éclat de colère. Vous devez vous confesser à votre conjoint, mais vous devez également parler aux enfants. 

2. Évitez les «si», les «mais» et les «peut-être». 

Il est très difficile de trouver une confession qui n’utilise pas de «si», de «mais» ou de «peut-être». Il est si difficile de présenter des excuses inconditionnelles! Pourtant, la manière la plus rapide de gâcher une confession consiste à utiliser des mots qui jettent le blâme sur les autres ou qui minimisent et excusent votre culpabilité. La confession médiocre classique est la suivante : « Je suis désolé si j’ai fait quelque chose qui t’a irrité. » Le mot « si » gâche la confession, car il implique que vous ignorez si vous avez mal agi. Il semble que vous vouliez simplement qu’on vous laisse tranquille. 

Remarquez de quelle manière les confessions suivantes – si on peut les appeler ainsi – sont diluées par les mots en italiques. « Peut-être ai-je eu tort. » « Peut-être que j’aurais pu faire plus d’efforts. » « J’aurais probablement dû attendre et écouter ta version de l’histoire. » « Je suppose que j’ai eu tort de te critiquer de la sorte. » « Je n’aurais pas dû m’emporter, mais j’étais fatigué. » Chacune de ces phrases serait valable si on en retirait les mots en italique. Ces mots neutralisent le reste de la confession. Ils ne communiquent pas une repentance sincère et n’adouciront pas le cœur d’une personne qui a été offensée. 

Le mot « mais » est particulièrement nuisible, parce qu’il a l’étrange pouvoir d’annuler tous les autres mots qui le précèdent. « Je suis désolé de t’avoir blessé, mais tu m’as vraiment contrarié.» «J’aurais dû me taire, mais tu l’as cherché. » « J’ai eu tort, mais toi aussi. » Dans ces phrases, la plupart des gens estiment que celui qui parle croit davantage aux mots qui se trouvent après le « mais » qu’à ceux qui le précèdent. Une confession qui contient un « mais » mène donc rarement à la réconciliation. 

3. Soyez précis dans votre aveu. 

Plus votre confession contient de détails, plus vous êtes susceptible d’obtenir une réaction positive. Les aveux précis aident à convaincre les autres que vous faites honnêtement face à vos fautes, et ce signal facilite grandement l’accord du pardon. De plus, le fait d’être précis vous aide à déterminer les actions, les paroles ou les attitudes que vous avez besoin de changer. 

Par exemple, au lieu de dire : « J’ai été un mauvais ami », vous pourriez dire : « Je sais que je t’ai blessé en parlant derrière ton dos. » Au lieu de dire : « Je sais que je ne suis pas un très bon employé », vous pourriez dire : « Je sais que j’ai eu une attitude très négative dans les derniers mois. J’ai critiqué les autres et nui au bon fonctionnement de ce bureau. J’ai eu particulièrement tort de critiquer ton travail devant les autres hier. » Alors que vous tentez d’être précis dans votre confession, assurez-vous de changer vos attitudes et vos actions. 

4. Reconnaissez la blessure. 

Si vous voulez qu’une personne réponde positivement à votre confession, assurez-vous de reconnaître devant elle le mal que vous avez causé. Tentez de démontrer que vous comprenez comment la personne s’est sentie à cause de vos paroles ou de vos actions. « Tu as dû te sentir très mal à l’aise lorsque j’ai dit ces choses devant tout le monde. Je suis vraiment désolé d’avoir agi ainsi. » Si vous n’êtes pas sûr de ce que la personne a pu ressentir, demandez-le-lui. Il peut être dangereux de prétendre savoir comment ou dans quelle mesure vous avez blessé une personne. Vous pouvez dire : « Est-ce que j’ai compris à quel point je t’ai blessé? » 

5. Acceptez les conséquences. 

L’acceptation de la sanction méritée est une autre façon de démontrer une repentance sincère. Peut-être devrez-vous corriger une parole de commérage que vous aviez lancée. Ou peut-être devrez-vous travailler davantage pour réparer des dommages causés à la propriété d’un autre. Plus vous travaillez fort pour faire restitution ou réparer un tort que vous avez causé, plus il est facile pour les autres de croire votre confession. 

6. Changez de comportement. 

Vous n’êtes pas vraiment désolé si vous ne vous engagez pas à ne plus commettre ce péché. Une repentance sincère inclut d’expliquer à la personne offensée comment vous prévoyez changer à l’avenir par la grâce de Dieu – ce que vous direz, comment vous agirez, ou l’attitude que vous communiquerez. Soyez précis. Trouvez une personne pour vous tenir redevable. Expliquez que vous vous appuyez sur l’aide de Dieu. 

Parfois, il peut être utile de mettre votre plan sur papier. Cela démontre que vous prenez la chose au sérieux et que vous êtes prêts à passer du temps à planifier ce changement. Dressez la liste de buts et des objectifs précis pour vous aider à vous rappeler votre engagement. Elle constitue un critère pour mesurer vos progrès. Vos efforts soutenus continueront à démontrer que votre confession était sincère. 

7. Demandez pardon (et accordez du temps). 

Si vous discutez de chacun de ces points avec les personnes que vous avez offensées, plusieurs seront disposées à vous pardonner et à tourner la page. Si la personne à qui vous vous êtes confessé ne dit pas qu’elle vous pardonne, vous pouvez alors lui demander : « Est-ce que tu me pardonnes? » Votre question signifie que vous attendez maintenant sa réponse. Ne soyez pas surpris si quelqu’un a besoin de temps pour vous pardonner. La réconciliation n’est pas toujours immédiate et la pression n’aidera pas non plus. 

Si quelqu’un n’est pas prêt à vous pardonner, assurez-vous d’avoir tout confessé. Si vous sentez que la personne n’est tout simplement pas prête à vous pardonner, il pourrait être utile de dire quelque chose comme ceci : « Je sais que je t’ai blessé, et je peux comprendre pourquoi il pourrait être dur pour toi de me pardonner. Je veux que nous soyons bien l’un envers l’autre, alors j’espère que tu pourras me pardonner. En attendant, je vais prier pour toi et je ferai de mon mieux pour réparer le mal que j’ai fait. Avec l’aide de Dieu, je vais travailler à surmonter mon problème. Si je peux faire autre chose, s’il te plaît, fais-le-moi savoir. » 

Note de l'éditeur : 

Cet article est un extrait de « Résoudre les conflits quotidiens » publié par Publications chrétiennes

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