Le premier Black Friday

Au centre d’une vision biblique du monde se trouve une reconnaissance radicale : la chose la plus horrible qui soit arrivée était la plus belle qui soit arrivée.

Considérez la croix de Jésus-Christ. Pourrait-il se passer quelque chose de plus terrible que cela ? Quelle injustice pourrait être plus grande ? Quelle perte plus douloureuse ? Quelles souffrances pourraient être pires ? Le seul homme qui ait jamais vécu une vie parfaite de toutes les manières possibles, qui ait donné sa vie pour le bien de beaucoup, et qui ait volontairement souffert de la naissance à la mort par fidélité à sa vocation, a été cruellement et publiquement assassiné de la manière la plus malfaisante.

Comment le Fils de l’Homme a-t-il pu mourir ? Comment les hommes ont-ils pu capturer et torturer le Messie ? Dans sa prédication à la Pentecôte, Pierre donne une explication pleine d’horreur et de beauté :

Israélites, écoutez ces paroles ! Dieu vous a désigné Jésus de Nazareth en accomplissant par lui, au milieu de vous, des miracles, des prodiges et des signes, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme vous a été livré suivant le projet défini et la prescience de Dieu. [Vous l’avez arrêté,] vous l’avez fait mourir sur une croix par l’intermédiaire d’hommes impies. Mais Dieu a brisé les liens de la mort, il l’a ressuscité, parce qu’il n’était pas possible qu’elle le retienne. (Actes 2.22-24)

La croix n’était pas la fin de l’histoire ! Dans le juste et sage plan de Dieu, ce moment horrible a été ordonné pour être le moment qui règlerait toutes les choses sombres et désastreuses que le péché avait faites au monde. Ce moment de mort était, en même temps, un moment de vie. Ce moment d’horreur a été le moment où la beauté de l’espérance éternelle a été donnée. Ce moment d’injustice était en même temps un moment de grâce étonnante. La douleur physique et émotionnelle extrême que le Christ a endurée à ce moment-là garantissait que la souffrance prendrait fin un jour, une fois pour toutes (Apoc. 21:4).

 

Le Black Friday original

Il y a plusieurs années, à cette époque du calendrier, alors que j’étais bombardé de publicité pour les ventes du Black Friday, je me suis souvenu du « Vendredi noir » original – quand il y avait l’obscurité sur tout le pays (Mt 27:45 ; Marc 15:33 ; Luc 23:44). En me sentant inspiré, j’ai écrit cette méditation poétique pour m’aider à concentrer mon cœur inconstant sur mon Sauveur et à ne pas croire le mensonge que le monde créé peut satisfaire mon âme désireuse :

 

Il n’y a eu qu’un seul vendredi noir.
Ce n’était pas le lendemain de Thanksgiving.
Ce n’était pas un jour où des consommateurs égocentriques
se bousculent,
grimpent,
poussent,
crient
et détestent les autres consommateurs qui sont
sur leur chemin.
Non, toute l’action de l’unique Black Friday
Se passait sur la colline de la mort
à l’extérieur de la ville
où trois âmes sont accrochées à des croix
-deux criminels et le Messie.
Le Christ fait ce qu’il est venu faire ce qu’il avait à faire
et ce que le monde voulait désespérément.
Ce vendredi-là, le monde est devenu noir,
le Père lui a tourné le dos,
les tombes se sont ouvertes, et
le voile s’est déchiré en deux.
Le Fils portait la colère du Père.
La mort a été offerte pour que la vie puisse être donnée.
Les ténèbres sont tombées pour que la lumière brille.
Le paiement effectué ;
la liberté donnée ;
la rédemption accomplie.
Il n’y a eu qu’un seul vendredi noir.
Plus besoin de payer pour
un Sauveur.

C’est vrai : la chose la plus horrible qui soit arrivée est la plus belle qui soit arrivée. Seul Dieu peut faire une telle chose.

 

Horreur et beauté de Noël

Le vendredi noir n’est pas le seul moment où l’horreur et la beauté entrent en collision. Alors que nous nous préparons à l’Avent, souvenons-nous de la naissance du Christ, où nous revoyons ces thèmes :

Lorsqu’ils (les mages) furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit : «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu’à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.» Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J’ai appelé mon fils à sortir d’Egypte.

Quand Hérode vit que les mages l’avaient trompé, il se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors s’accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé :

On a entendu des cris à Rama,
des pleurs et de grandes lamentations:
c’est Rachel qui pleure ses enfants
et n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus là. (Matt. 2:13-18)

Il est facile d’oublier l’horreur et la violence de l’origine de l’histoire de Noël en s’asseyant sous un arbre joliment décoré et en mangeant la riche nourriture de la fête. La vie de Jésus commence par un horrible massacre d’enfants et se termine par son meurtre violent. Mais du massacre et du meurtre naît la beauté de la vie sans fin.

Le chemin vers votre célébration a été la mort de Celui que vous célébrez.

Ce Noël, regardez dans cette mangeoire et voyez Celui qui est venu pour mourir. Écoutez le chant des anges et souvenez-vous que la mort était le seul moyen de donner la paix. Regarde ton arbre et souviens-toi d’un autre arbre, celui qui n’est pas orné d’ornements brillants, mais qui est taché du sang du Fils de Dieu. Alors que vous célébrez, rappelez-vous que le chemin vers votre célébration a été la mort de Celui que vous célébrez.

 

Donner un sens à votre vie

Le même Dieu qui a planifié ces moments d’horreur pour en faire des moments de beauté est votre Père. Il règne sur chaque moment de votre vie, et avec une grâce puissante, il peut faire pour vous ce qu’il a fait dans l’histoire rédemptrice. Il prend les désastres dans votre vie et en fait des outils de rédemption. Il prend vos échecs et les utilise comme des outils de grâce. Il se sert de la « mort » du monde déchu pour vous pousser à tendre la main vers la vie. Les choses les plus dures de votre vie deviennent les outils les plus doux de la grâce entre ses mains sages et aimantes.

Faites attention à la façon dont vous donnez un sens à votre vie. Ce qui ressemble à un horrible désastre peut en fait être une belle grâce. Ce que le monde veut pour le mal contre vous, Dieu peut l’ordonner pour le bien (Gen. 50:20). Ce qui ressemble à la fin peut être le début. Ce qui semble désespéré peut être l’instrument du ciel pour vous donner une espérance réelle et durable.

Votre Père s’est engagé à transformer ce qui semble horrible en quelque chose de beau. Faites-lui confiance.

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