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L’étrange éclat des plaisirs de la terre : Nourrir sa passion pour Dieu en jouissant de ses dons merveilleux

Jésus est toujours meilleur

Mieux vaut en effet un jour dans tes parvis que mille ailleurs.
Psaumes 84.11

J’ai accepté de tout perdre, et je considère tout comme des ordures, afin de gagner Christ.
Philippiens 3.8

Ta bienveillance est meilleure que la vie.
Psaumes 63.4

Tu mets dans mon cœur plus de joie qu’au temps où abondent leur froment et leur vin nouveau.
Psaumes 4.8

Que faire de ces affirmations ? Quel est leur impact sur notre vie ? Prenons un exemple simple : le crumble aux pommes caramélisées aux noix de pécan, un délicieux dessert que ma femme me cuisine en automne. La vérité, c’est que Jésus a bien plus de valeur que ce dessert savoureux.

Mais que faire de cette vérité ? J’ai deux options. Je peux me dire : « J’aime le crumble aux pommes caramélisées. Mais Jésus vaut bien plus que cela. Alors, peut-être que je ne devrais pas éprouver autant de plaisir à savourer le crumble croustillant, les pommes caramélisées au léger goût de vanille ou les morceaux de noix de pécan qui craquent sous la dent. Je devrais peut-être même ajouter un peu de vinaigre dans la pâte afin d’en rendre le goût moins agréable ? Oui, je devrais tout faire pour limiter le plaisir que j’éprouve lorsque je déguste ce dessert, afin qu’il ne rivalise pas avec le plaisir que je prends en Dieu. » Mais je peux aussi me dire : « Ce gâteau est incroyablement bon, mais ce n’est qu’un avant-goût éphémère de la joie totale que Jésus m’offre. À chaque bouchée, je désire me régaler et goûter en même temps combien le Seigneur est bon. »

L'étrange éclat des plaisirs de la terre

L'étrange éclat des plaisirs de la terre

L'étrange éclat des plaisirs de la terre

BLF Éditions. 150 pages.

Peut-on aimer les choses de la terre sans qu’elles deviennent des idoles qui nous éloignent de Dieu ?

Est-il possible d’aimer Dieu de tout son cœur, de prendre plaisir en lui plus qu’en toute autre chose et, en même temps, d’aimer ses enfants, la nature, une bonne pizza, ses amis, ses loisirs, un bon match de foot avec ses copains de fac?

Peut-on réellement jouir des choses créés sans avoir le sentiment de trahir son attachement à Dieu en ne prenant pas «suffisamment» plaisir en lui? Les petits plaisirs de la vie sont-ils un frein à notre amour pour Dieu?

L’auteur affirme que les plaisirs de la vie peuvent au contraire nourrir chaque jour notre passion pour Dieu. Il nous invite donc à prendre plaisir en Dieu et en ses dons, et en lui dans ses dons.

BLF Éditions. 150 pages.

Comprenez-vous la différence ? Dans le premier cas, nous cherchons à mettre Jésus en valeur en dépréciant la création. Dans le second, nous admettons que la création est majestueuse, tout en nous rappelant que nous ne savons pas encore ce qu’est la véritable majesté. Dans le premier cas, nous essayons de ternir l’attrait du gâteau pour que Jésus brille de mille feux. Dans le second, nous laissons le gâteau être ce qu’il est, avec toute sa saveur et son délicieux croustillant, et nous découvrons alors qu’à la lumière du visage de Jésus, les choses de la terre curieusement s’illuminent. Dans l’un, nous rabaissons la création afin d’élever Jésus. Dans l’autre, nous élevons la création à sa juste valeur et aspirons aux plaisirs intenses qu’elle procure alors qu’au plus profond de notre cœur nous confessons qu’aucun œil n’a encore vu,qu’aucune oreille n’a encore entendu, qu’aucun homme n’a encore réalisé ce que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment (voir 1 Corinthiens 2.9).

Jésus est toujours meilleur. Les sommets de la gloire de Dieu s’élèvent bien au-delà de nos expériences actuelles ; celle-ci ne sont en réalité que des avant-goûts de ses œuvres glorieuses.

C’est bien ce que le psaume 4.7 nous montre : « Tu mets dans mon cœur plus de joie qu’au temps où abondent leur froment et leur vin nouveau. » Comment confesser cela valablement si le froment et le vin ne nous ont jamais apporté de joie? Comment proclamer que sa bienveillance est meilleure que la vie si nous nous refusons à jouir de la vie ? Affirmer que nous ne désirons rien d’autre que lui est une déclaration bien creuse si c’est littéralement vrai. Cela reviendrait à déclarer : « Je ne désire rien d’autre que toi car en fait, je n‘ai jamais rien désiré ». Mais voici ce que le psalmiste veut dire : « J’ai désiré beaucoup de choses dans

la vie, beaucoup de biens terrestres. Mais comparés à toi, ils ne sont rien. Tu es ma force. Tu es mon tout. Jésus est toujours meilleur.»

J’aimerais conclure ce chapitre par une exhortation très simple et pratique. C’est vrai que Jésus est toujours meilleur : c’est évident ! Et cette vérité fait toute la différence dans notre quotidien. À ceux qui luttent avec l’envie de jouir des biens terrestres tout en sachant que Jésus est toujours meilleur, je conseillerais de ne pas se priver des plaisirs légitimes qui s’offrent à eux. Malgré tout, cet avis s’accompagne de toutes sortes de mises en garde. C’est la raison pour laquelle ce livre contient des chapitres sur le renoncement à soi, la

générosité et la souffrance. Oui, nous devons absolument mettre à l’épreuve la joie que nous procurent les choses de la terre en réprimant nos appétits et en sacrifiant certaines bonnes choses au nom de l’amour. Pourtant, nous ne devrions pas non plus constamment questionner et mettre à l’épreuve cette joie sous prétexte que l’on pourrait honorer Dieu en refusant de prendre plaisir à ses dons (ou bien en y prenant plaisir, mais avec un sentiment de culpabilité qui plane en permanence au-dessus de notre tête). Il est bien sûr important de souligner que nous ne parlons ici que de plaisirs légitimes. Se délecter des joies que procure le péché est toujours inacceptable. Tout désir et plaisir pécheur doit être réprimé, mortifié, mis à mort.

Mais en ce qui concerne les délices terrestres légitimes, je conseillerais de désactiver le régulateur de vitesse. Si la joie que vous procure votre famille va crever le plafond, n’essayez pas de le renforcer avec une plaque en acier ! Vous devriez peut-être plutôt ouvrir le vasistas du toit pour que votre joie puisse s’échapper… La raison en est simple. Si j’ai une bonne relation avec Dieu (et je réalise que pour beaucoup d’entre nous, le « si » est de taille), c’est-à-dire que si je suis convaincu que Christ est l’Alpha et l’Oméga de toute joie et de tout délice, alors je n’ai pas à redouter les petits plaisirs. Qu’ils jaillissent ! Qu’ils fusent ! Qu’ils montent aussi haut que possible car ce faisant, ils transportent avec eux ma joie en Dieu.

Ce n’est pas en rendant nos soirées moroses que nous prouverons notre fidélité au psaume 4. Au contraire, cherchons à organiser les fêtes les plus belles et joyeuses possibles, mais à la fin de la journée, au beau milieu de toute l’allégresse, proclamons : « Même une telle fête n’est qu’une image et un avant-goût. L’œil n’a pas encore vu ce que Dieu a préparé pour nous. » Alors ne jetez pas le froment et le vin nouveau. Rassemblez plutôt les gerbes et les grappes de raisin, faites amener le veau gras et le crumble aux pommes caramélisées et montrez au monde à quoi ressemble une vraie fête. Et souvenez-vous qu’un jour, lorsque nous serons nous-mêmes moissonnés et engrangés, le vin ruissellera des montagnes et le Fils de l’homme lui-même, les yeux pétillants de la joie qui est devant lui, nous présentera la coupe.

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