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1Tim. 1 ; 4-11

Timothée était encore jeune quand il reçut de l’apôtre Paul l’injonction de rester à Ephèse, la ville où, pendant plus de deux ans, tous ceux qui habitaient l’Asie, Juifs et Grecs, purent entendre la Parole du Seigneur. De nos jours, sous tous les cieux, une foule d’hommes et de femmes ont la possibilité d’écouter d’une manière ou d’une autre la Parole de Dieu. C’est pourquoi le mandat reçu par Timothée semble correspondre à ce que Dieu attend de ses ministres et de ses serviteurs. Tout en veillant au maintien de la saine doctrine, il s’agit pour eux de promouvoir en notre temps un amour incomparable pour quelqu’un : Dieu connu en Jésus-Christ.

Cet amour doit jaillir d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère, ces trois canaux qui font du christianisme une vie réelle et abondante et non une simple étiquette pieuse. L’amour dont nous parlons ne peut sortir d’un enseignement religieux légaliste. Devant la sainteté des commandements divins ou la complexité des traditions dites chrétiennes, tout homme sous la Loi reste incapable de connaître la joie et la paix. Loin d’avoir une bonne conscience, il se sent accusé par elle et demeure profondément malheureux. De même, un cœur non régénéré ne peut distinguer clairement la saine Parole des fables et des généalogies humaines. Le tout demeure pour lui un ensemble de doctrines spéculatives, ou des formes étrangères à sa vie réelle.

Nous vivons à une heure où certains excusent des attitudes équivoques au nom d’une charité mise à toutes les sauces, tandis que d’autres se croient les héros de la vé­rité divine en se battant pour faire triompher leur vérité. Laissant donc de côté tout ce qui pourrait voiler la clarté centrale de Dieu, il est temps que se lèvent parmi les siens d’humbles témoins de Son ineffable amour.

Des questions oiseuses et des disputes de mots n’agissent pas sur la conscience et ne conduisent pas les cœurs dans la présence de Dieu. Or, tout dans la prédication écrite ou orale de l’Evangile doit tendre à placer les âmes dans la présence de Dieu qui veut susciter par Son Esprit un amour semblable au sien dans le cœur des hommes de notre génération.

Tout dans la prédication écrite ou orale de l’Evangile doit tendre à placer les âmes dans la présence de Dieu qui veut susciter par Son Esprit un amour semblable au sien dans le cœur des hommes de notre génération.

Le Saint-Esprit a pour mission de nous parler du Christ et d’attacher nos cœurs à Sa personne, nous préparant chaque jour au face à face radieux que Sa grâce réserve à ceux qui l’aiment.

Pour nos discours et nos théories, le monde n’a plus qu’une oreille distraite et ne se montre guère impressionné. En revanche, il s’arrête encore lorsqu’il entend quelqu’un témoigner, avec amour, qu’il a eu le bonheur de rencontrer Dieu à une heure où sa vie s’écoulait dans la monotonie et la médiocrité. Quand, dans l’ambiance d’impu­reté, d’angoisse et de doute du temps présent, un homme peut nous dire que cette rencontre a ra­dicalement changé sa vie et sa ma­nière de voir les choses, on peut être étonné. Même l’athée ne peut nier la Grâce et la réalité d’une telle conversion.

Cet amour ne peut provenir que du cœur. Un cœur pur ne veut pas dire un cœur qui n’a jamais péché ou qui ne peut plus pécher, mais un cœur lavé et purifié chaque jour par le sang du Christ et l’obéissance à la Parole de Dieu. C’est un cœur entièrement engagé pour Dieu et dont le Maître est Jésus-Christ devenu Sauveur et Seigneur de sa vie.

Aujourd’hui comme hier, « l’Eternel promène ses regards sur toute la terre pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à Lui. » (2 Chr. 16.9)

C’est la conscience de l’homme que nous devons atteindre. Il faut que nos écrits et nos paroles nous engagent et que nos lecteurs ou nos auditeurs se sentent concernés par ce qu’ils lisent ou entendent.  La conscience est le baromètre de la vie spirituelle.  Une bonne conscience n’a rien à cacher et rien à se reprocher.  Quand le cœur a été purifié, la conscience est en paix avec Dieu et sensible à toutes les injonctions du Saint-Esprit.

Enfin, le simple témoignage d’un homme qui vit de l’amour du Christ suscitera, ranimera ou fortifiera la foi de ceux qui savent encore écouter. Cette foi sera sincère, c’est-à-dire sans hypocrisie.  Elle aura toujours des faits à rapporter. Nourrie des promesses bibliques et ayant le Christ pour Objet, cette foi sera « agissante par la charité ».

Note de l'éditeur : 

Ichtus N°1- Mars 1970 – Page 2 à 3

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