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Lecture biblique : Ecclésiaste 7.1-14

Le meilleur est la sagesse et la joie complètes. Pouvons-nous les atteindre ? À l’impossible nul n’est tenu. Puisque lemeilleur est irréalisable pendant cette vie difficile, l’Ecclésiaste nous exhorte à nous contenter de ce qui est meilleur, en nous encourageant en 7.1-14 par plusieurs attitudes qui valent mieux que d’autres. (Bien sûr, le principe fondamental de la sagesse, la crainte de Dieu, est sous-entendu. Si Dieu n’est pas le centre de notre vie, ces « mieux vaut » ne ressembleront qu’à des platitudes). Ces exhortations subtiles vont à contre-courant de nos pensées habituelles. Examinons-en quelques-unes.

« Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d’aller dans une maison de festin » (7.2a).

Inimaginable de penser que Salomon est suicidaire ou un rabat-joie. Ailleurs il nous exhorte à festoyer (9.7-8) et à remercier Dieu pour les joies qu’il donne (3.12-13). Alors, que veut-il donc dire ? Le sage voit la réalité de la condition humaine à travers l’adversité et surtout à travers la réalité de la mort (7.1, 2, 4). Réfléchir au sujet de la mort (« aller dans une maison de deuil ») vaut mieux que s’amuser bêtement. Tenter de s’anesthésier contre la réalité par des divertissements est comme chasser des mirages.

« Au jour du bonheur, jouis du bonheur ; au jour du malheur, réfléchis » (7.14).

« Mieux vaut écouter le reproche du sage que la chanson des insensés. Comme les sarments crépitent sous la marmite, ainsi est le rire des insensés » (7.5-6).

Le reproche vaut mieux que la fête, parce que le sage accepte de se voir tel qu’il est, plutôt que d’essayer de se cacher dans l’illusion. « Le crépitement des épines sous la marmite » illustre la folie des amusements futiles, des tentatives de fuir la vérité. Cela est semblable aux épines en flamme qui font beaucoup de bruit pour un court moment, sans chauffer la marmite. Il vaut mieux nous voir tels que nous sommes.

« Mieux vaut l’aboutissement d’une affaire que son début. Mieux vaut un esprit patient qu’un esprit orgueilleux. Ne t’irrite pas trop vite, car c’est dans le cœur des insensés que la colère élit domicile » (7.8-9).

L’Ecclésiaste expose deux expressions différentes de l’orgueil. La première est la fanfaronnade. Parler de projets d’avenir ne vaut pas grand-chose comparé à l’accomplissement d’une affaire. Cela rappelle un roi qui a dit à son adversaire avant une bataille : « Que celui qui part au combat ne se vante pas comme celui qui en revient » (1R 20.11).

La seconde démonstration de l’orgueil est la colère. Celle-ci peut s’exprimer de plusieurs manières : par l’amertume, le mécontentement, l’explosion violente, l’irritation, le bouillonnement intérieur ou la résistance au pardon. Le sage refuse d’entretenir la colère.

« Garde-toi de dire : ‘Comment se fait-il qu’autrefois, les choses allaient mieux qu’aujourd’hui ?’ Car ce n’est pas la sagesse qui te dicte une telle question » (7.10).

Le bon vieux temps ne change rien au présent. Mieux vaut réfléchir à la manière de vivre les circonstances actuelles et regarder au Seigneur. Regretter le passé ne provient pas de la sagesse.

« La sagesse vaut mieux qu’un héritage, et même davantage pour ceux qui voient le soleil. Car à l’ombre de la sagesse, on est comme à l’ombre de l’argent ; l’avantage de la connaissance, c’est que la sagesse fait vivre (ou, préserve la vie de) ceux qui la possèdent » (7.11-12).

C’est la sécurité qui compte. Comme l’ombre dans un pays chaud, l’argent protège. L’argent donne une certaine sécurité, mais la sagesse donne une sécurité certaine. La crainte de Dieu, qui est la sagesse même, prévient le croyant de commettre des erreurs qui pourraient le mener à la mort ou nuire à sa relation avec Dieu.

Dans toutes ces situations diverses, il vaut mieux craindre Dieu. Voilà le meilleur.

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