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Lecture biblique : Ecclésiaste 12 :1-8

Nous l’avons compris à travers les multiples exemples, les illustrations variées et la répétition excessive (38 fois pour être exact dans le livre). Cependant l’Ecclésiaste nous rappelle encore une fois que la vie est dure (12.8). La douleur et la perplexité pendant cette vie éphémère (« la vanité ») rôdent constamment autour de nous, et nous assaillent souvent.

Il décrit l’exemple ultime de la vanité, la décrépitude de la vieillesse, de la manière suivante (12.1-5) :

Nous expérimentons davantage de mauvais jours que de bons.

Nous ne réfléchissons plus clairement.

Nous nous courbons.

Nous perdons le désir de voir les gens.

Nous avons peur plus facilement.

Nous perdons les dents.

Notre ouïe et notre vue diminuent.

Mais, comme toujours, l’Ecclésiaste ne se limite pas à une description de cette vie difficile, dans ce cas, la vieillesse. Oui, les « mauvais jours » (12.1) arrivent, mais le Professeur de la vie nous encourage de deux manières à y faire face.

Premièrement, le meilleur remède débute longtemps avant : « Souviens-toi de ton Créateur pendant ta jeunesse, avant l’arrivée des jours mauvais, avant d’atteindre les années où tu diras : ‘Je n’y prends aucun plaisir’ » (12. »3). Mieux vaut prévenir que guérir.

« Se souvenir de notre Créateur va au-delà du rappel qu’il existe un Créateur ou du fait de penser à lui de temps à autre. Se souvenir de notre Créateur implique un rappel quotidien de l’œuvre de notre Créateur pour nous, et d’agir en fonction de cette connaissance. Se souvenir de notre Créateur signifie que nous plaçons Dieu au centre de notre vie[1]. »

L’habitude de considérer Dieu dans nos pensées et nos actions n’empêche pas les difficultés de la vieillesse de nous atteindre, mais elle apporte une certaine joie et une joie certaine. Contempler notre Créateur puissant et personnel est un remède efficace.

Secondement, après avoir décrit les difficultés de taille inhérentes à la vieillesse (12.1-5) et face à la certitude de la mort (12.5-6), il affirme à la fin de son livre que celui qui croit en Dieu ira à son « habitation éternelle » (12.7). « Son esprit retourne à Dieu, qui l’a donné » (12.9). Quelle apogée ! Quelle joie de savoir que c’est ce qui nous attend, après « notre vaine existence », après les douleurs, la souffrance et la vieillesse. Le meilleur est à venir.

[1]Greidanus, Sidney, Preaching Christ from Ecclesiastes: Foundations for Expository Sermons, Eerdmans, Grand Rapids, MI, 2010, chapitre 16 [traduction de l’auteur].

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