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Croire en la Parole de Dieu, c’est d’abord la comprendre. L’enfant est à l’âge où l’on ne comprend pas tout et pourtant le message de la grâce de Dieu — que l’adulte parfois complique à loisir — lui est parfaitement accessible. Le « Royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent », dit l’Évangile.

C’est pourquoi il ne faut pas craindre d’enseigner la Parole de Dieu aux enfants. L’article qu’on va lire nous dit en quoi consiste cet enseignement, comment il doit être mené et, surtout adresse aux chrétiens un vibrant appel à s’y consacrer.

Puisse cet appel être entendu : il y va du salut de beaucoup.

Une église dépourvue d’esprit missionnaire est en danger d’asphyxie, chacun le sait. Et si elle néglige de transmettre l’Évangile aux enfants, elle risque de périr de vieillesse. Les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale ont été appelées « l’âge d’or de l’évangélisation ». Dans la décennie actuelle, grâce aux moyens techniques toujours plus perfectionnés, les possibilités d’annoncer la Bonne Nouvelle se multiplient, mais les évangélistes se heurtent à une opposition grandissante. Le syncrétisme fleurit : toutes les religions, christianisme y compris, sont placées sur le même plan : et l’évangélisation, taxée de prosélytisme intolérable, est plus que jamais battue en brèche. Les grandes missions style Billy Graham sont dénigrées publiquement. Dans ce climat, que dire de l’évangélisation des enfants ? Elle prête encore plus le flanc à la critique. Certains la considèrent comme aussi désuète qu’une « locomotive à vapeur encore en usage à l’âge spatial ». D’autres l’attaquent au nom de la liberté, affirmant qu’évangéliser les enfants, c’est les conditionner dangereusement et violer leur personnalité en devenir. C’est à cette objection-là que nous désirons nous arrêter. Constatation qui peut paraître paradoxale, elle est souvent formulée par ceux qui ont été élevés dans des milieux dits piétistes. Toute critique présente un aspect positif, en ce sens qu’elle oblige à une réflexion salutaire. Ensemble nous avons à prendre conscience de certains faits et surtout à écouter ce que Dieu dit.

1) Importance du sujet

Une personne sur trois dans le monde est un enfant. Dans son numéro d’août-septembre 1971, le « Courrier de l’Unesco » précise, selon une statistique de l’année précédente, qu’on estime aujourd’hui à 1,967:milliard d’enfants (0-14 ans) en 2019. L’Église saura-t-elle discerner l’urgence de la tâche auprès de ce tiers de l’humanité et, dans les années qui viennent, tripler elle aussi ses initiatives et peut-être son budget dans ce secteur particulier de son ministère ? Avouons que, dans nos paroisses, tout est construit pour l’adulte plutôt que pour l’enfant. Or, «l’important, c’est l’enfant », disait avec raison le fondateur de l’Armée du Salut.

Dans le domaine de l’éducation, le monde nous devance. II prend de plus en plus conscience de ses responsabilités vis-à-vis de l’enfant. Preuve en est la Déclaration des Droits de l’Enfant, dite Déclaration de Genève, publiée en 1957 : «Les hommes et les femmes de toutes les nations reconnaissent que l’Humanité doit donner à l’enfant ce qu’elle a de meilleur et affirment leurs devoirs » sur les points suivants : 1. Protection — 2. Aide — 3. Contribution au développement de l’enfant sur le plan matériel, moral et spirituel — 4. Assistance en cas de famine, de maladie, de déficience quelconque, d’inadaptation, d’abandon — 5. Prévoyance et sécurité sociale — 6. Secours en temps de détresse (priorité à l’enfant !) — 7. Développement de ses qualités pour le service du prochain. Transposé sur le plan de la foi, ce programme ne laisserait aucun chrétien au chômage.

Les pédagogues s’entendent aussi sur le fait que l’avenir de l’adulte dépend en grande partie des premières années de sa vie. C’est dans la préadolescence, affirment-ils, qu’il s’agit d’accumuler le maximum d’éléments positifs, car l’adolescent sera l’enfant qu’il a été. Un médecin français, faisant le point des recherches les plus récentes, déclare même « qu’il est de plus en plus prouvé que les cinq premières années de la vie sont extrêmement importantes et comportent des richesses mentales insoupçonnées… Le point d’équilibre entre naissance et âge adulte se situe à la troisième année ». Cette constatation est considérée comme une révolution qui bouleversera l’enseignement; elle est à la base d’une réorganisation des écoles maternelles, en France notamment. Les élites intellectuelles ne se forment pas au lycée, ni à l’Université mais à la maternelle. Les premières notions inculquées à l’enfant sont celles qu’il exploitera toute sa vie. Le prodigieux effort des enseignants pour aider les petits déjà à assimiler les connaissances qui croissent aujourd’hui à une Vitesse vertigineuse, doit stimuler les chrétiens à l’action. « L’histoire de l’humanité prend de plus en plus la tournure d’une course entre l’éducation et la catastrophe ». Cette parole de H. Wells, écrite il y a une cinquantaine d’années, est plus actuelle que jamais, en particulier pour l’Église.

Que dire de l’exemple donné par les pays totalitaires ? Là, l’éducation commence dès l’âge le plus tendre, sans aucun scrupule de conditionnement ! Toute action des chrétiens auprès des enfants est considérée comme de la « propagande » et devient passible de sévères sanctions. En Albanie, surnommée la petite Chine de l’Europe, « dès l’école, l’enfant est élevé dans la doctrine politique du pays. II récite et chante à la gloire du sauveur, l’oncle Enver, et des amis chinois » (Match). Un chef communiste a déclaré : « L’enfant de 5-6 ans se laisse modeler à notre gré ; de 8-9 ans, il s’agit de le courber ; de 16-17 ans, il faut le briser ; plus tard, nous sommes obligés d’admettre que seule la tombe peut le corriger de son infirmité ». Si l’importance de l’éducation est reconnue par les gens du monde, par les pédagogues et par les adeptes d’idéologies totalitaires, elle est aussi soulignée avec force par Dieu. Qu’il suffise de se rappeler quelques textes bibliques : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » (Proverbes. 22:6). « Prenez à cœur toutes les paroles que je vous conjure aujourd’hui de recommander à vos enfants » (Deutéronome. 32:46-47). « L’Éternel a mis une loi en Israël, et il a ordonné à nos pères de l’enseigner à leurs enfants, pour qu’elle fut connue de la génération future, des enfants qui naîtraient, et que, devenus grands, ils en parlassent à leurs enfants, afin qu’ils missent en Dieu leur confiance… et qu’ils observassent ses commandements » (Psaume. 78:5-7). « Pères… élevez vos enfants en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur » (Éphésiens. 6:4). II s’agit donc d’un impératif, qui n’est pas laissé à la libre appréciation de chacun.

2) Conditionnement

Abordons la question. Être conditionné, c’est subir de l’extérieur ou de l’intérieur des pressions telles qu’on agit et émet des opinions sans que ce soit le fruit d’une réflexion ou d’un choix personnels. Les dictateurs, on le sait, sont des virtuoses du conditionnement. Ils ne supportent pas les êtres qui veulent rester libres pour échapper au mimétisme ; les chrétiens, par conséquent, il faut les réduire au silence et s’en débarrasser, et surtout les empêcher de gagner les enfants à leur foi. Mais point n’est besoin d’aller dans un pays totalitaire pour être conditionné. Les enfants de nos pays occidentaux subissent d’innombrables pressions du monde extérieur : les exemples familiaux, l’école, l’irruption du monde des adultes dans leur vie d’enfant grâce à la télévision, la radio, les illustrés, le cinéma. On estime qu’entre 5 et 14 ans, un enfant aux USA voit jusqu’à 13 000 morts violentes sur le petit écran, sans aucune appréciation morale. Et l’on s’étonne que l’âge des plus jeunes meurtriers se soit abaissé à 12-13 ans, alors qu’en 1924 il se plaçait entre 19-20 ans !

II existe aussi un conditionnement de l’intérieur. Dans l’enfance, les images se fixent dans l’inconscient d’une manière indélébile, et c’est à partir de ces éléments de base que l’adolescent, et plus tard l’adulte, vivra les nouvelles situations. A une époque où le matérialisme athée est en train de conditionner les enfants au point qu’ils se détournent de Dieu, même sans être conscients de ce qu’ils font, et deviennent à leur insu les futurs adeptes de l’Antichrist, n’est-ce pas une ruse diabolique que de jeter le discrédit sur l’éducation chrétienne et la proclamation de la Bonne Nouvelle du vrai Christ, l’Évangile étant dans le monde « l’éternelle semence de la liberté » ?

Parmi les détracteurs de l’éducation religieuse des enfants, on distingue différentes catégories. II y a d’abord les incrédules, les négateurs du monde spirituel et surnaturel ; leurs arguments ne devraient pas nous impressionner davantage que les propos négatifs d’un sourd concernant une symphonie de Beethoven ! II y a aussi les victimes d’un enseignement confondant morale et vie nouvelle par le Saint-Esprit, communication de principes et révélation ; ceux-là devraient d’abord faire eux-mêmes la découverte du véritable Évangile. II y a encore les gens bien informés de la doctrine évangélique, mais qui n’ont pu vérifier dans la vie des chrétiens de leur entourage la vérité de l’enseignement reçu ; que leur dire, sinon les exhorter à se nourrir eux-mêmes du bon pain de l’Évangile, afin de donner envie aux enfants d’y goûter à leur tour.

3) Incriminer non l’Évangile, mais la manière dont il est présenté

L’Évangile est remarquablement adapté à l’enfant. Pour entrer dans le Royaume, le Seigneur demande aux adultes de redevenir comme des enfants, de retrouver leur humilité qui accepte de tout recevoir (jamais il n’exhorte l’enfant à prendre exemple sur l’adulte !). — L’enfant est créé pour la joie ; or, l’Évangile est la bonne nouvelle par excellence, capable de produire la joie la plus vraie, la plus pure, la plus durable. — L’enfant a besoin d’amour autant que de lait et d’air frais ; peu de foyers, hélas, lui offrent la sécurité affective indispensable à son développement harmonieux. Or, l’Évangile lui fait découvrir l’amour éternel du Père qui assume toujours toutes ses responsabilités à notre égard, cet amour qui nous enveloppe avant même que nous n’en prenions conscience. Connaître l’amour de Dieu et y croire, c’est la porte d’entrée du Royaume. — L’enfant a besoin de vérité. Lorsqu’on lui raconte une histoire, il commence par poser la question : « Est-ce qu’elle est vraie ? » Or, l’Évangile est incarné en Celui qui a dit: « Je suis la vérité » et qui nous est révélé, dans l’Écriture, parole vivante du Dieu de vérité. — L’enfant a besoin d’autorité, sinon il vit dans l’angoisse. Face à l’éclatement de la cellule familiale, à la démission paternelle, il est plus que jamais nécessaire de restructurer l’image des parents tels que Dieu les veut, en particulier l’image du père, que Dieu a établi chef de famille. Dans la pensée de Dieu, père et mère sont les premiers évangélistes des enfants. On ne saurait donc évangéliser les gosses sans chercher parallèlement à atteindre les parents. Le diable s’évertue à disloquer la famille. L’Évangile, lui, rétablit des relations selon Dieu au sein de la trinité familiale : père-mère-enfant. — Enfin, pour être heureux, l’enfant a besoin de libre activité. Or, l’Évangile n’a rien de statique, c’est une vie, une marche, un combat. Si l’enfant est entraîné dans cette action, non seulement il ne sera pas conditionné négativement, mais il se trouvera lui-même et sera rendu capable, le temps venu, d’assumer ses responsabilités d’adulte. Jésus-Christ fait de nous des êtres responsables. On sait qui mène le bal aujourd’hui dans le monde, produisant des êtres-robots à la chaîne !

N’oublions pas, cependant, que la meilleure nourriture est indigeste si elle est mal apprêtée. II faut avouer qu’en dénonçant notre manière d’annoncer l’Évangile aux enfants, la critique parfois frappe juste. Soyons conscients des dangers qui nous guettent. Tout d’abord, la tentation d’impatience, qui consiste à exercer une pression sur l’enfant, dans le désir de récolter des fruits immédiats. Qui est respecté et aimé peut faire faire et faire dire aux gosses quasi n’importe quoi. « Que fais-tu ? » demandait un jour une mère à son petit bout d’homme de fils en train de triturer des boutons de fuchsias. « J’aide au bon Dieu à ouvrir les fleurs ! » Pour aider Dieu à ouvrir une âme d’enfant, nous risquons d’être aussi grossièrement maladroits et de causer un tort irréparable. — Un autre danger est une profession de foi prématurée, basée sur une connaissance incomplète. Paraphrasant la parole de l’apôtre Paul, dans Romains 10, on pourrait dire : « Comment les enfants croiront-ils valablement en Celui dont ils ont imparfaitement entendu parler ?» Enseigner et évangéliser sont les deux faces d’un même ministère qui ne sont ni à opposer, ni à séparer, ni à confondre, mais qui doivent se compléter. L’enseignement est à la fois la préparation et la continuation de l’évangélisation. « Les apôtres ne cessaient d’enseigner ET d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus-Christ… Prêchez la bonne nouvelle… ET enseignez-leur… » Évangéliser sans enseigner, c’est être guetté par la superficialité. Enseigner sans évangéliser, c’est risquer de tomber dans le moralisme. — Mettons encore à l’index : un langage infantile (« bon Dieu », « petit Jésus », « petit cœur») ; — un message simpliste, qui se réduit à quelques vérités sans cesse rabâchées ; — les appels trop souvent répétés, car la familiarité engendre le mépris ; — les faux appels, qui jouent sur le sentiment de la peur (c’est l’amour de Dieu qui pousse à la repentance) ou promettent une vie de joie sans difficultés ni défaites. La conversion n’est pas un point d’arrivée, mais le point de départ d’une marche à deux, ou tout reste à découvrir et à apprendre. Mettons moins l’accent sur l’expérience à faire que sur les faits de la rédemption : l’amour de Dieu, la venue, la mort et la résurrection de Jésus-Christ, le don du Saint-Esprit. C’est Dieu qui sauve. Le salut n’est pas une œuvre que l’enfant doit accomplir en se convertissant, parfois pour faire plaisir à celui qui lui parle !

Obnubilés par les dangers évoqués et par la crainte de provoquer des conversions prématurées qui vaccineraient l’enfant contre l’expérience authentique, ne tombons pas dans le travers contraire qui consiste à ne jamais donner l’occasion de répondre personnellement à l’appel du Seigneur. Le juste milieu est à trouver dans une dépendance constante de Dieu et une parfaite obéissance à son Esprit.

4) Quelques faits

L’Écriture affirme que le Seigneur veut et peut se révéler au petit enfant déjà, qu’il entretient des relations avec lui, qu’il lui adresse la parole et l’écoute (voir Genèse. 21:17; I Samuel. 3:8-9; Psaume. 8:3 ; Matthieu. 11:25 ; Marc 10:14 ; 2 Timothée. 3:15). Jésus parle de « ces petits qui croient en moi » à l’heure où il appela un petit enfant et l’a placé au milieu de ses disciples pour leur donner une leçon de chose vivante. C’est dans ce contexte qu’il raconte l’histoire de la brebis perdue, en précisant: « De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits » (Matthieu. 18:2, 6, 10-14). Ainsi la parabole de la brebis perdue est par excellence une parabole pour les enfants (dans Luc 15, le contexte est différent).

De nombreux témoignages viennent confirmer ces déclarations. Une enquête (1972) a été menée auprès d’un millier de chrétiens :

30-40 se sont convertis avant 9 ans

500 de 9 à 12 ans

300 de 13 à 16 ans

100 de 17 à 24 ans

50-60 de 25 à 50 ans

0 au-dessus de 50 ans

Plus de la moitié a donc fait le premier pas dans la vie chrétienne avant la première adolescence. Une des principales collaboratrices de la Mission du Disque (Gospel Recordings) affirme avoir consciemment accepté le Seigneur à l’âge de trois ans. Le Dr Paul White, mondialement connu sous le nom de « docteur de la jungle », raconte comment il a pu conduire au Sauveur un enfant de 4 ans, qui l’avait écouté raconter une de ses célèbres fables. En été 1967, une missionnaire d’Afrique Centrale, après un effort d’évangélisation, a rapporté le fait suivant : « Beaucoup se sont émerveillés de l’Évangile annoncé, le simple Évangile du salut par la foi en la mort du Seigneur Jésus. Dans certaines écoles, plus de cent enfants sont passés par la repentance et ont exprimé leur foi en Jésus, ce qui fait qu’en tout des milliers d’enfants ont été sauvés. Des livres, des crayons, des plumes, des règles et choses semblables ont été restitués ». Dans son volumineux courrier, Billy Graham reçoit souvent des lettres d’enfants qui l’ont entendu à la radio ou à la télévision. Le message ne leur était pas destiné, mais l’Évangile, présenté d’une manière directe, simple et claire, les touche.

Un exemple : « Cher Monsieur Graham, — Je viens d’avoir 9 ans, mais je comprends quand vous prêchez. J’ai été sauvé (souligné 4 fois) ; mes amis que c’est chic ! (« boy, is it fun ! »). J’écoute presque toutes vos croisades. J’aime beaucoup Jésus (souligné 10 fois). J’ai besoin de votre littérature, parce qu’il faut que j’apprenne mieux comment vivre une vie bonne. Love ! » On pourrait ajouter encore beaucoup d’autres témoignages, entre autres dans le cadre des activités de la Ligue pour la lecture de la Bible. Que d’enfants convertis dans une mission d’évangélisation ou dans un camp, ont aujourd’hui fondé un foyer chrétien ou sont engagés dans le service de Dieu ! Lorsqu’une conversion n’est pas une simple décision de suivre le Seigneur mais une œuvre de régénération par le Saint-Esprit, c’est-à-dire lorsqu’elle est réelle, elle est durable. Dieu se plaît à achever ce qu’il a commencé.

5) Prière

Que Dieu suscite une armée d’évangélistes d’enfants, des hommes et des femmes connaissant l’Évangile de la grâce et qui en vivent, ayant une grande sûreté de doctrine et qui soient capables de mettre la vérité à la portée des gosses, de telle manière que l’enseignement reçu par l’enfant d’aujourd’hui soit reconnu valable par l’adolescent et l’adulte de demain. — Que Dieu révèle à tous les évangélistes l’urgence de la tâche auprès des petits et leur mette à cœur de doubler leur ministère par celui d’un spécialiste pour les enfants. — Que Dieu réveille son Église, afin que se multiplient les foyers chrétiens, où les enfants pourront grandir dans des conditions spirituelles normales, ayant sous les yeux l’incarnation de l’Évangile dans la vie de ceux qui les aiment. — Que Dieu donne aux croyants la vision de devenir des « parents spirituels de remplacement » pour les enfants du voisinage, qui grandissent comme de petits païens ; qu’ils les accueillent dans leur foyer et leur apprennent à aimer la Bible en y découvrant le visage de Jésus-Christ. — Que nos meilleurs théologiens et pédagogues et nos plus fidèles intercesseurs prêtent leur collaboration à ceux qui sont engagés dans l’évangélisation des enfants.

Si chaque chrétien dans les pays de langue française prenait l’engagement devant Dieu, d’ici la fin de l’année, de contacter un minimum de cinq enfants pour leur parler du Sauveur, quelle brèche dans les rangs de l’Ennemi ! Qui se mettra au travail ? Ainsi nous n’aurons pas seulement réfléchi à la question de l’évangélisation des enfants, mais répondu personnellement au dernier ordre du Ressuscité d’annoncer la Bonne Nouvelle à toute la création… à tous les enfants de la création.

Note de l'éditeur : 

Tiré de la revue évangélique Ichthus N°20 – Février 1972 – Pages 5 à 10

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