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La Bible parle de la justice de Dieu et de sa colère contre ceux qui le bafouent. Dès Genèse 3, nous assistons au jugement du déluge, au système de sacrifices et des animaux mis à mort, puis aux différents types de jugements qui frappent Israël. On voit ensuite Jésus qui condamne durement certains péchés de son époque (Mat 23) et qui parle de l’enfer plus que quiconque dans la Bible. Mais dans notre culture, la colère est souvent associée à l’intolérance et la colère juste ne figure pas dans nos valeurs.

Nous allons nous concentrer sur un passage de l’Apocalypse puis réfléchir sur le rôle de la colère de Dieu dans l’ensemble de la Bible.

Lisons Apocalypse 14:6-20.

C’est  un des passages les plus terrifiants de la Bible. Il se divise en deux parties : les hérauts (trois anges), puis la récolte (deux métaphores). Toutes deux parlent du jugement de façon épouvantable. Le genre littéraire apocalyptique est rempli de symbolisme et de personnages et nous ne pouvons pas expliquer ici comment fonctionne ce symbolisme, mais les idées principales du chapitre sont faciles à saisir.

Les hérauts (Apocalypse 14:6-13)

Au verset 6 un premier ange « avait un Evangile éternel pour l’annoncer aux habitants de la terre ». Qu’est donc cet « Evangile éternel » ? Deux opinions existent :

– Ce serait le contenu du verset 7 : « craignez Dieu et donnez-Lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eau ». Cette interprétation répandue ne fait pas beaucoup de sens pour deux raisons :

  1. Lorsque Jean écrit ce livre, le terme « Evangile » réfère à la Bonne Nouvelle de ce que Dieu a fait par la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
  2. Apocalypse 4 et 5 nous montrent exactement ce qu’est l’Evangile. « Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu ….de toute nation ». (Ap 5:9).

– Cet évangile est donc le même que celui prêché par Paul. Le lion-agneau, Jésus sur la croix, a payé le prix du péché, absorbé les effets de la malédiction, libéré son peuple, rassemblé et transformé des hommes et des femmes de toute nation

Le deuxième ange annonce la ruine du paganisme en annonçant la chute de Babylone, symbole du paganisme, de toute culture qui se dresse contre Dieu.

Le troisième ange décrit les tourments de ceux qui adorent la bête i.e. le diable et ses ambassadeurs. (Ap 14:9-11) Le vin de la colère de Dieu va être versé sans mélange, c’est-à-dire à sa puissance maximale et non plus en version diluée.

La récolte (Apocalypse 14:14-20)

L’avènement du jugement de Dieu est décrit par deux images :

1. La moisson du blé (Ap 14:14-16) : un temps prédéfini approche, quand aura lieu la moisson de la terre, et personne n’y échappera. Dans la Bible on ne parle pas de cycles d’existence, mais l’Histoire se dirige vers un but et une fin.

2. Le foulage de la cuve (Ap 14:17-20) : cette vision souligne la rigueur violente de la colère de Dieu, quand elle sera finalement déversée.

Il s’agit bien sûr d’images, comme le soufre, les ténèbres, les chaines. Mais ces images ont pour but de nous révéler l’atrocité du jugement final qui attend ceux qui ont méprisé « l’Evangile éternel ».

Réflexion biblique et théologique sur la colère de Dieu 

1. Celui qui, dans la Bible, parle le plus de l’enfer, c’est Jésus.

Jésus parle de pleurs, de gémissements, de grincements de dents ; de cachots, de chaines et de « ténèbres du dehors ». Il pleure sur la ville dont les habitants ne se repentent pas. Il prévient les gens au sujet de l’enfer. Et le rôle de chaque Chrétien est de prévenir les gens de cette réalité terrifiante qui doit être évitée. Ce n’est pas être barbare ou manipulateur que d’avertir les gens d’un danger.

2. Quelques petits indices montrent que ce lieu de souffrances est éternel.

Apocalypse 14:11 parle de « la fumée de leur tourment qui monte aux siècles des siècles ».

Apocalypse 20:10 parle aussi des tourments « jour et nuit aux siècles des siècles ».

La Bible ne parle jamais d’annihilation, c’est-à-dire de destruction totale, sans tourment éternel.

3. En enfer, il n’est plus possible de se repentir.

On arrivera aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre, ou en enfer, en restant ce qu’on est déjà (Ap 22:11). C’est maintenant qu’on choisit les ténèbres ou la lumière. Voilà pourquoi la Bible nous dit de « fuir la colère à venir », car l’enfer est une punition perpétuelle (Mat 3:7). Et les enjeux du Christianisme biblique sont éternels : le paradis et l’enfer, notre relation avec notre Créateur, ce que Dieu a fourni à travers Christ, la signification de la croix et de la résurrection. Et l’enfer donne la pleine mesure de ce que Christ a payé pour ceux qui y échappent.

4. Tout chrétien qui enseigne ces choses sans avoir les larmes aux yeux trahit Jésus.

Tout vrai chrétien reconnaît que nous sommes tous par nature « des enfants de colère », et que, si nous avons connu le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu, ce n’est que par la grâce de l’Evangile. Et nous ne sommes que des condamnés libérés et pardonnés qui désirent que les autres jouissent aussi de cette libération et de ce pardon.


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Résumé : Catherine D. – Acheter le livre : Le Dieu qui est là (CLE | Amazon).

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