Une vocation très éprouvante : femme de pasteur

Votre mari a été élu presque à l’unanimité par la communauté lors de son appel, mais quelqu’un doit avoir faussé le compte, car dès son premier message, sa cote de popularité a commencé un déclin continuel. Il vous semble que les contradicteurs viendront à bout de vos forces. Et malgré tout cela, vous devez garder le sourire et sauver les apparences.

Cette description ne représente bien sûr pas le vécu de toutes les femmes de pasteur, seulement de la plupart d’entre elles.

Vous savez mieux que quiconque que votre mari n’est pas parfait. Mais vous savez aussi qu’il aime véritablement les personnes de l’Église, qu’il prie pour elles comme étant de la même famille, qu’il est toujours disponible et qu’il travaille à son ministère avec intégrité. Pour vous, cela mérite qu’il soit traité au moins aussi bien qu’un animal de compagnie !

Lorsque l’on médit de lui, cela vous blesse aussi

Je dirais même que votre situation est pire que la sienne. Il est plus dur de voir quelqu’un qu‘on aime être persécuté que d’être persécuté soi-même. Cela peut ressembler à ce que vous ressentez pour vos enfants. Si quelqu’un vous malmène, vous pouvez le supporter, mais si quelqu’un dit quelque chose à propos de vos enfants, vous vous transformez en maman ourse en colère !

D’ailleurs, si vous avez des enfants, et qu’ils s’aperçoivent des remarques négatives des membres de l’Église, ils seront blessés aussi.

Dix attitudes possibles

Voici dix attitudes typiques à de telles situations. Vos semblables les ont déjà testées avant vous, et parfois même toutes en même temps !

1. Sourire et détester les personnes secrètement dans son cœur.

2. Pardonner, pardonner encore et se sentir coupable de ce que ces frustrations n’aient pas encore disparu.

3. Se demander pourquoi Dieu vous punit, vous et votre mari.

4. Se mettre en colère lorsque votre mari vous parle de la situation. Ensuite, comme il garde ses problèmes pour lui, vous vous sentez tous les deux seuls.

5. Entretenir un sentiment de « seul contre tous ».

6. Être en colère contre votre mari, car il a choisi un métier qui ruine les couples et les familles. Certaines femmes ne parviennent à pardonner à leur mari que plusieurs années après la fin de leur ministère pastoral.

7. Souffrir en silence.

8. Pleurer (souvent).

9. Se demander pourquoi cela n’arrive jamais aux autres.

10. Réfléchir à changer d’Église.

La situation est vraiment difficile. Vous n’auriez jamais pensé que l’Église elle-même pourrait être la source principale des épreuves de votre vie.

Six meilleures réponses

Voici six alternatives aux attitudes ci-dessus :

1. Essayez d’éviter l’option « souffrir en silence » autant que possible. Satan divise, et ce type de scénario est idéal pour cette stratégie. Parlez avec votre conjoint et partagez vos difficultés : vous voulez exprimer ce que vous avez sur le cœur, mais ne lui rendez pas la vie plus difficile par vos réactions. Vous désirez le don spirituel de l’unité, mais souvenez-vous que vous n’avez pas besoin de connaître tous les détails négatifs sur ce que les autres racontent.

2. Jetez un coup d’œil à un blog destiné aux pasteurs.

En tant qu’épouse, les observations de l’apôtre Paul sont pour vous également.

3. Parlez au Seigneur de ce que vous avez sur le cœur. « Ils ne crient pas vers moi dans leur coeur, mais ils se lamentent sur leur couche » (Osée 7 : 14). Crier au Seigneur dans son cœur n’est pas chose facile.

4. Appropriez-vous le Psaume 55. Rappelez-vous que Jésus est l’auteur ultime de ce psaume et qu’il en a été le premier interprète. Joignez-vous à lui dès que vous en avez l’occasion.

5. Accordez de l’importance à porter du fruit. Suivez Jésus et il vous conduira.

6. L’amertume est fatale. Soyez donc vigilante. Ne baissez pas votre garde. Combattez avec humilité.

Être femme de pasteur est probablement une des vocations les plus éprouvantes de la planète. Vous espériez ne plus avoir affaire aux gens louches du coin lorsque vous avez signé le contrat. Vous n’aviez jamais pensé que vous seriez en froid avec vos frères et sœurs en Christ. Mais les Écritures anticipent vos luttes, et c’est un don merveilleux qui vous est offert. Cela signifie que votre Dieu et Père est impliqué et qu’il va utiliser ces combats pour bâtir son Église.


Traduction : Myriam Legrand

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