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«Tu ne prendras pas le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain; car l’Eternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. »            Exode 20 : 7

 

1.  Le nom et la personne

Comment s’appelle-t-il ?

C’est l’une des premières questions posée à une jeune maman suite à la naissance de son nouveau-né.

Pourquoi ce nom ?

  • C’est celui de mon père !
  • J’ai toujours aimé ce nom !
  • C’est celui de mon chanteur préféré !

Autant de réponses qui indiquent les liens affectifs que renferment les noms que nous donnons à nos enfants. C’est encore plus vrai par rapport aux « petits noms » ou aux diminutifs que nous utilisons pour nos proches !

Depuis la nuit des temps, le nom est synonyme de la personne, de son identité, de sa nature, de sa réputation, de son caractère et dans certains cas de sa fonction. Le nom est indissociable de la personne! Le sage écrit dans les Proverbes : « Le nom (c’est à dire, la réputation) est préférable à de grandes richesses. »

Il y a des noms qui sont des titres tel « Maman » ! Ce seul mot évoque quantité d’idées, d’intentions et de qualités qui vont de la tendresse à la protection en passant par la fidélité, le sacrifice et la disponibilité.

Traditionnellement lors du mariage, la femme change de nom et prend celui de son époux ! Ceci exprime la profondeur de l’alliance qui unit le couple et illustre les notions d’identification et de fidélité.

Quand quelqu’un m’appelle par mon nom…je m’arrête, je regarde vers la personne et j’écoute ! Si quelqu’un se moque de mon nom, c’est de ma personne qu’il se moque.

On peut même attribuer un nom pour exprimer le mépris … Si je devais appeler mon chien « Chirac » ou « Mitterrand » je porterai atteinte à la dignité de la personne et à l’office du président de la République !

Intéressant ! Mais quel rapport avec le 3ème commandement ?

 

Nom de Dieu !

Petite phrase que l’on entend régulièrement pour exprimer la surprise, la crainte ou encore pour affirmer ou donner du poids à une demie vérité !

Mais le nom de Dieu n’est pas uniquement un titre à banaliser ; c’est le nom du Dieu unique, nom qui est accompagné par près de 300 qualificatifs dans la Bible et qui nous dévoile tout ce que nous pouvons savoir sur sa personne, sa nature, son caractère…

 

2.  Comment le nom de Dieu, peut-il être pris en vain ?

  • A l’époque où les commandements étaient donnés à Moïse, Israël était entouré de peuples païens qui priaient leurs dieux en répétant continuellement  leurs noms ou qui utilisaient toutes sortes d’incantations magiques dans l’espoir d’être entendu ! Cette forme de mysticisme existe encore aujourd’hui dans quantité de pratiques religieuses.
  • Bien plus tard, Jésus, le fils unique de Dieu, avait  le souci que le caractère et la réputation de son Père ne soient pas souillés par une utilisation blasphématoire et irrespectueuse de son nom. Sur la demande de ses disciples, il leur a enseigné à prier en ces termes :

Notre Père qui es aux cieux que ton nom soit honoré…

Et aujourd’hui ?

  • Nul n’ignore les mutations profondes auxquelles nous assistons depuis plusieurs années tant au niveau de la presse écrite, qu’au niveau de la télévision et du cinéma. Le nom de Dieu ainsi que celui de Jésus-Christ sont souillés par leur association avec la colère, la violence, le sexe… Certes, c’est souvent par ignorance que les personnes s’expriment ainsi. Quoique certains pensent, qu’au nom de la liberté, tout est permis !  Pour eux plus rien ne revêt un caractère sacré !
  • Sans aller jusqu’à ces extrêmes, prenons le cas de ceux qui se marient à l’Eglise en prononçant des vœux et en invoquant le nom de Dieu sur leur union sans respecter les consignes de Dieu sur le mariage, tels la fidélité, la permanence etc.
  • Ou encore ceux qui font baptiser leur enfant à l’Eglise au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit sans avoir la moindre intention d’élever cet enfant dans la crainte de Dieu et selon l’enseignement biblique.
  • Et que dire de ceux qui participent à l’eucharistie ou à la communion à Noël ou à Pâques comme à un rituel superstitieux ?
  • Et qui n’a pas prononcé une prière mécanique à l’Eglise ou devant les crises de la vie en faisant le signe de la croix… »au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen! » sans croire un seul instant que quelqu’un entendait cette prière et encore moins était en mesure de l’exaucer ?

Utiliser le nom de quelqu’un, c’est exprimer la relation que nous avons avec cette personne, bonne, mauvaise, conflictuelle, éloignée ou encore intime ! D’ailleurs, les expressions populaires « se faire un nom » ou « salir son nom » indiquent bien le lien étroit qui existe entre le nom et la personne !

En associant un adjectif au nom  et en insistant sur la tonalité de la voix on arrive à donner plus de précisions sur la nature de la relation que nous entretenons avec les personnes. Comme par exemple : « la pauvre petite Hélène », ou « le vieux clown Alfred », ou encore…

 

Bon Dieu !

Jamais a-t-on dit plus vrai !

Cependant, cette phrase communique plutôt  l’énervement ou l’étonnement devant les évènements disparates de la vie.

Pourtant Dieu est bon… Jésus l’a bien dit à un collecteur d’impôts frauduleux : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

 

Mon Dieu !

A longueur de journée, cette phrase ponctue les discours et les conversations. Pourtant, d’aucuns ne songerait un seul instant à une quelconque relation avec ce Dieu et cela malgré le pronom possessif !

Mais, chose étrange, entamer et cultiver une relation intime avec nous, ses créatures, c’est le vœu le plus profond de ce Dieu. Lui…

…le Dieu éternel,

…le Dieu saint

…le Dieu amour

…le Dieu sauveur

…veut devenir le Dieu Père de chacun d’entre nous !

 

Dieu m’est témoin…

Encore l’une de ces petites phrases qui va nous servir de conclusion !

Dieu est jaloux de son nom, c’est à dire de son caractère et de sa réputation. Il ne tolérera pas indéfiniment que ses créatures utilisent mal ou se moquent de son nom.

Le texte biblique où se trouve l’expression bien connue  « œil pour œil et dent pour dent » se situe dans le contexte de la sanction méritée par celui qui bafoue le nom de Dieu.

Il en va de son honneur !

Prendre le nom de Dieu en vain ne se limite pas aux jurons et aux grossièretés, mais aussi à toute parole et à tout acte irréfléchis pratiqués au nom de Dieu! Celui qui utilise ainsi le nom de Dieu porte atteinte à sa personne et s’expose à sa justice!

 

« Qu’ils reconnaissent que toi seul, dont le nom est l’Eternel, Tu es le Très-Haut sur toute la terre! »   Psaume 83 : 19

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