L’argent n’est pas votre Maître

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Le Royaume de Christ

Chacun des hommes que Salomon exécuta avait une chose qu’il refusait d’abandonner pour le Royaume de Dieu. Adonija voulait avoir Abischag. Joab voulait se venger. Schiméi ne voulait pas laisser partir ses serviteurs.

Nous tous aussi nous sommes confrontés à des tentations similaires. Quelques uns d’entre nous sont semblables à Schiméi : notre tentation est ce que l’argent peut nous permettre d’acheter. Aussi nous ne voulons pas nous éloigner d’une affaire commerciale qui n’est pas tout à fait honnête. Ou encore nous bâtissons notre carrière au détriment de nos familles. Ou encore nous volons Dieu en lésinant sur nos dîmes et nos offrandes. D’autres personnes sont comme Adonija : nous plaçons notre satisfaction sexuelle avant notre consécration au royaume. Ou encore, comme Joab, nous sommes coupables d’une violence coléreuse.

La question qui se pose à chacun de nous est : Quelle est donc cette chose qui m’empêche de tout donner pour le royaume de Dieu ? Avec Dieu c’est tout ou rien, comme il en est aussi de tout roi qui se respecte. Il est dans la nature d’un roi de demander à ses sujets une complète allégeance. Si nous ne suivons Dieu que quand il nous donne ce que nous désirons, nous ne le traitons pas du tout comme roi, mais seulement comme un serviteur. Pour qu’il soit vrai que Dieu passe en premier pour nous, il faut qu’il passe en premier en toute chose, ce qui inclut cette chose même que nous ne voulons pas abandonner pour son royaume, quelle qu’elle soit. Jésus dit : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par dessus » (Matthieu 6.33).

Pour accomplir son œuvre salvatrice, Jésus devait placer le royaume en premier, et il l’a fait. Il ne vint pas pour faire sa propre volonté, dit-il, mais la volonté de son Père dans les cieux.

Que voulez-vous ?

Le drame est, bien entendu, que souvent nous mettons ce que nous désirons avant ce que Dieu veut. Nous bâtissons nos propres royaumes plutôt que de chercher en premier le royaume de Dieu. Cela se manifeste chaque fois que nous nous permettons un plaisir pécheur, ou que nous proférons une parole de colère ou faisons une acquisition égocentrique. C’est pourquoi nous avons besoin de la miséricorde et du pardon que Dieu nous offre en Jésus, le roi qui a établi le royaume éternel de Dieu en versant son sang sur la Croix puis en ressuscitant et sortant de la tombe. Comme Salomon, Jésus a établi son trône en éliminant tous ses ennemis, mais seulement ses ennemis étaient les pires de tous : le péché, la mort et le Diable. Jésus a défait ces ennemis en souffrant la punition mortelle que nous méritions pour nos péchés (la même punition, en fait, que méritaient les ennemis de Salomon), afin que nous ne mourions pas, mais que nous vivions.

L’exemple, donné par Jésus, du bon service

Pour accomplir son œuvre salvatrice, Jésus devait placer le royaume en premier, et il l’a fait. Il ne vint pas pour faire sa propre volonté, dit-il, mais la volonté de son Père dans les cieux (Jean 6.38). Ceci incluait le renoncement à toutes les tentations dans le domaine de l’argent, de la sexualité et de la violence. Jésus aurait pu réclamer la richesse des nations, mais il choisit, bien au contraire, de vivre dans la pauvreté, démontrant que l’argent n’était pas son maître. De même Jésus n’a pas cédé à la tentation sexuelle, donnant satisfaction à son désir sexuel, mais vivant, au contraire, dans une parfaite pureté et chasteté. Il n’a pas cherché la puissance par une violence pécheresse, mais souffrant patiemment les mauvais traitements des pécheurs, jusqu’au point de perdre la vie. Jésus a mis le royaume en premier, refusant de laisser la moindre chose se placer en travers de la route qu’il avait prise de donner sa vie pour notre salut et d’accomplir l’œuvre du royaume de Dieu.

Maintenant Jésus nous appelle à nous associer à lui en plaçant le royaume en premier – premier dans nos pensées et dans nos cœurs, premier quant à l’usage de nos corps et premier pour nos comptes en banque. Ce n’est que quand nous partageons notre richesse pour l’œuvre du royaume, protégeons la pureté de notre sexualité et abandonnons toute prétention à gouverner notre destinée que nous sommes capables de cesser de nous servir de l’argent, de la sexualité et de la puissance pour nous-mêmes et, plutôt, de les utiliser pour la gloire de Dieu et le royaume de Jésus-Christ.


Cet article est une adaptation de King Solomon: The Temptations of Money, Sex, and Power par Philip Graham Ryken.

Originally published in English: « Money is Not Your Master » by Philip Graham Ryken, © 2018. Used by permission of Crossway, a publishing ministry of Good News Publishers, Wheaton, IL 60187, www.crossway.org.

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