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Après avoir remporté 290 voix électorales contre 214 pour le président sortant Donald Trump, Joe Biden est devenu le vainqueur prévu de l’élection présidentielle américaine de 2020 et devrait être installé le 20 janvier 2021.

Voici ce que vous devez savoir sur l’homme qui sera le 46e président des États-Unis.

  1. Joseph Robinette Biden Jr. est né en 1942 à Scranton, en Pennsylvanie, mais a déménagé dans le Delaware alors qu’il était encore à l’école primaire. Il a été diplômé de l’université du Delaware en 1965 et de la faculté de droit de l’université de Syracuse en 1968. Pendant ses études universitaires et juridiques, il a bénéficié de cinq reports d’enrôlement pendant la guerre du Vietnam, mais a été disqualifié du service militaire en raison de son asthme. Après avoir obtenu son diplôme de droit, il a travaillé comme défenseur public et, plus tard, dans le domaine du droit des sociétés. Il a commencé sa carrière en politique en siégeant au conseil du comté de New Castle de 1970 à 1972.
  2. À l’âge de 29 ans, Biden a, de façon inattendue, battu un républicain en place en 1972 pour remporter sa première compétition pour le Sénat. Il sera élu six autres fois et siègera au Sénat de 1973 à 2009, soit un total de 36 ans et 13 jours. Pendant son mandat, il a siégé à deux commissions influentes, la Commission du pouvoir judiciaire et la Commission des relations étrangères. Au cours de ses 17 années de présidence de la Commission judiciaire, M. Biden a eu une influence majeure sur une douzaine de nominations à la Cour suprême. Comme le note Melanie Mason du Los Angeles Times, Biden « entrera dans le Bureau ovale avec plus d’expérience dans la confirmation des juges que tout autre président de l’ère moderne ».
  3. Biden s’est présenté à l’élection présidentielle pour le parti démocrate en 1988 et 2008. Lors de la compétition de 1988, il a été contraint de se retirer après qu’on ait découvert qu’il avait déformé sa carrière universitaire et avait utilisé, sans les attribuer à leurs auteurs, des extraits de discours de Robert F. Kennedy, Hubert H. Humphrey et Neil Kinnock (un dirigeant du parti travailliste britannique). Selon le New York Times, il a également été sanctionné en tant qu’étudiant en première année de droit pour avoir utilisé des parties d’un article de revue juridique dans un journal sans attribution appropriée. En 2008, il a abandonné la course aux primaires présidentielles après être arrivé à la cinquième place et avoir remporté moins de 1 % des voix au sein du caucus de l’Iowa. Sept mois plus tard, il est devenu le second de Barack Obama dans la course à la vice-présidence.
  4. À l’âge de 4 ans, Biden a développé un bégaiement, un trouble neurologique affectant 3 millions d’Américains et qui provoque des perturbations dans leur discours. À l’école, on l’appelait « Stutter Boy » et « Stutterhead », et dans son école primaire catholique, une religieuse l’a un jour appelé « Mr. Buh-Buh » parce qu’il avait du mal à prononcer son nom. Biden a dit que, au collège, son surnom était « Dash » parce que son bégaiement était « comme du morse ». Plus tard, il a appris à contrôler son bégaiement en lisant des poèmes à voix haute.
  5. Biden a rencontré sa première femme, Neilia, pendant les vacances de printemps de sa première année d’université. Ils se sont mariés en 1966, alors qu’il était encore à l’école de droit, et ont eu trois enfants – Beau, Hunter et Naomi. Une semaine avant Noël 1972 , et quelques semaines après que Biden ait remporté sa première élection au Sénat, sa femme de 30 ans et sa fille de 13 mois sont tuées dans un accident de voiture alors qu’un tracteur transportant du maïs avait fait dévier le break familial (les deux fils ont survécu à cet accident). Biden a épousé sa femme actuelle, Jill Tracy Jacobs, en 1977. En 2015, Biden a perdu un autre enfant: son fils aîné Beau – vétéran de l’armée décoré de la Bronze Star et ancien procureur général du Delaware – qui a succombé à un cancer du cerveau à l’âge de 46 ans.
  6. En tant que vice-président, Biden a joué un rôle actif dans l’administration et a été un conseiller influent du président Obama. Biden était une voix-clé sur les questions de politique étrangère et il s’est rendu dans plus de 50 pays en tant que représentant de l’administration. Biden a également contribué à la politique intérieure, notamment en étant le tout premier conseiller de la Maison Blanche sur la violence contre les femmes, chargé de « soutenir et coordonner les efforts nationaux et mondiaux de lutte contre la violence domestique, les agressions sexuelles et les autres formes de violence sexiste ». Pour ses services à l’administration, le président Obama a surpris Biden en 2017 en lui décernant la Médaille présidentielle de la liberté.
  7. Au cours de sa carrière politique, Biden a évolué sur les questions relatives à l’avortement. En 1986, il déclarait au journal du diocèse catholique que « l’avortement est un mal dès le moment de la conception ». Pourtant, dans son livre de 2008, Promises to Keep, il décrit l’évolution de son point de vue depuis les années 1970 comme étant « à mi-chemin », ajoutant que, bien qu’il y soit « personnellement opposé », il ne voterait pas pour « diminuer le droit des femmes à choisir l’avortement ». Cependant, il a également déclaré qu’il ne voterait pas pour soutenir l’avortement tardif ou pour utiliser des fonds fédéraux pour financer l’avortement. Dans une lettre à un électeur en 1977, Biden mentionne la « Marche pour la vie » de 1978 et le fait qu’il s’est opposé à l’utilisation de fonds fédéraux pour payer les avortements « sauf si la vie de la mère est en danger ». Dans une lettre similaire de 1994, il déclare : « Ceux d’entre nous qui sont opposés aux avortements ne devraient pas être obligés de les payer ». En 2019, il a encore soutenu l’amendement Hyde, qui empêche les programmes de santé gouvernementaux comme Medicaid de payer pour les avortements. La même année, cependant, Biden a annoncé qu’il ne soutenait plus cet amendement, renversant ainsi une position qu’il avait défendue pendant les 40 dernières années. Biden a également promis qu’en tant que président, il rétablira le financement fédéral pour la planification familiale, qu’il annulera la politique de Mexico (qui interdit aux organisations non gouvernementales [ONG] qui reçoivent des fonds fédéraux d’utiliser ces fonds pour l’avortement), qu’il « travaillera à la codification de Roe v. Wade » et que son « ministère de la Justice fera tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter l’émergence de lois d’État qui violent si ouvertement Roe v. Wade ».
  8. Tout comme il a changé d’avis sur l’avortement, Biden a changé ses vues politiques sur l’homosexualité et les questions LGBT. En 1993, Biden a soutenu une législation qui interdisait aux personnes ouvertement homosexuelles de servir dans l’armée américaine. Trois ans plus tard, il a également soutenu le « Defense of Marriage Act » (la loi sur la défense du mariage), qui interdisait au gouvernement fédéral de reconnaître tout mariage entre personnes du même sexe. En 2006, il a déclaré que « le mariage est entre un homme et une femme», et lors de son débat vice-présidentiel de 2008 avec Sarah Palin, il s’est opposé à « redéfinir d’un point de vue civil ce qui constitue le mariage ». Mais quatre ans plus tard, en tant que vice-président, il a déclaré qu’il soutenait le mariage homosexuel. Il a également promis, en tant que président, de « faire progresser les droits et le développement des LGBTQ+ dans le monde» et d’assurer la couverture sociale des procédures de transition des transgenres telles que la « chirurgie de confirmation du sexe » (c’est-à-dire la chirurgie de changement de sexe).
  9. Biden est seulement le deuxième catholique romain à être élu président (John F. Kennedy a été le premier). Dans une interview accordée en 2015, Biden a qualifié sa foi de « don ». « Jésus-Christ est l’incarnation humaine de ce que Dieu voulait que nous fassions », a-t-il déclaré. « Tout ce que Jésus a fait était en quelque sorte conforme à ce que, en tant qu’espèce, nous sommes censés faire : traiter les gens avec dignité. » La façon dont sa foi est liée à ses buts politiques et les influence est cependant opaque. Par exemple, il a déclaré: « Ma foi m’enseigne que nous devrions être une nation qui non seulement accepte la vérité de la crise climatique, mais qui dirige le monde pour y faire face » et « Ma foi m’implore d’adopter une option préférentielle pour les pauvres et, en tant que président, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour lutter contre la pauvreté et construire un avenir qui nous rapproche de nos idéaux les plus élevés…» Dans un éditorial de 2019, il a déclaré : « L’Écriture est claire : il ne suffit pas de souhaiter que le monde soit meilleur. Il est de notre devoir de le rendre tel ». Mais lorsqu’il s’agit de questions telles que l’avortement ou l’homosexualité, dans lesquelles l’Église catholique est en désaccord avec le Parti démocrate, Biden a toujours soutenu que sa foi ne devait pas déterminer sa politique. « Je suis prêt à accepter pour moi, personnellement, la doctrine de mon église » sur le moment où la vie commence, dit-il à propos de l’avortement, « mais je ne suis pas prêt à imposer cela à toute autre personne ».
Note de l'éditeur : 

Traduit de 9 Things You Should Know About President-Elect Joe Biden

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