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Avez-vous déjà vu cette image où un jeune homme a un tatouage mal épelé sur le torse ? Ironiquement, son tatouage dit « No Ragrets » (au lieu de No Regrets). Je crois bien qu’il doit regretter au moins une petite lettre.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais « aucun regret » n’est en aucun cas mon credo. Combien de fois mon égoïsme a-t-il perturbé notre mariage ? Combien de fois ma propre vision de l’éducation des enfants a-t-elle fait obstacle au plan de Dieu ?

Combien de conversations aimerais-je effacer ? Combien d’occasions ai-je manquées dans mon ministère ? Tellement qu’on ne peut plus les compter.

Je suis sûr que pour vous, c’est pareil. Vous aimeriez pouvoir faire les choses correctement. Si seulement nous avions une vue et une ouïe plus aiguisées, un esprit plus clair et un cœur plus tendre… Mais on ne peut pas revenir dans le passé.

En tant que pécheur demeurant dans un monde déchu, il vous est impossible de regarder en arrière et affirmer avoir toujours fait les meilleurs choix. C’est pour cela qu’il est vital que nous nous équipions afin de pouvoir répondre d’une manière biblique au regret quand il vient frapper à notre porte.

La première étape consiste à se réjouir de la liberté de pouvoir se confesser et saisir pleinement le cadeau du pardon.

La confession, c’est avoir la liberté de dire à propos de vous-même ce que vous et Dieu savez être la vérité, sans craindre le rejet, la condamnation ou le châtiment.

Le pardon signifie que Dieu fait le choix de ne pas se souvenir de nos côtés les plus sombres, les plus honteux et les plus détestables.

Vous vous souvenez de David ? Je crois qu’il sait ce que c’est que le regret ! Quand il a confessé « Car je reconnais mes transgressions et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. » (Psaume 54 : 5-6), il a vécu une libération.

La confession lui a alors permis de se saisir du cadeau du pardon. C’est ce même David qui a écrit : « Il ne nous traite pas conformément à nos péchés, il ne nous punit pas comme le mériteraient nos fautes, mais autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent; autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. » (Psaume 103 : 10-12)

La confession est plus qu’un devoir ; c’est l’une des merveilleuses libertés de la nouvelle vie en Christ ! Parce qu’il a vécu une vie parfaite, parce que sa mort est suffisante et parce qu’il a vaincu la mort en ressuscitant, nous sommes libres d’avouer sans crainte nos pensées et motivations les plus sombres, nos paroles les plus mauvaises, nos choix les plus égoïstes et nos actions les plus rebelles et dénuées d’amour.

Dieu, qui se souvient de tout et n’oublie rien, choisit d’effacer nos péchés de sa mémoire. « En effet, je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché. » (Jérémie 31 : 34). Cela ne signifie pas que Dieu a la mémoire courte, mais qu’il décide délibérément de ne plus nous considérer à la lumière de toutes nos fautes et mauvais agissements.

Si Dieu oublie, nous aussi nous sommes libres d’oublier notre péché et d’avancer. Nous n’avons pas à être paralysé par les remords. Nous n’avons pas à regarder constamment en arrière.

Vous pouvez affronter votre regret, l’appeler par son nom (le péché), vous identifier vous-même à ce que vous êtes (un pécheur), sans pour autant être dépassé ou paralysé.

Par la liberté de la confession et le cadeau du pardon, Dieu nous libère des chaînes du regret.

Que Dieu vous bénisse,

Paul David Tripp


POUR ALLER PLUS LOIN

  1. Quelle petite chose regrettez-vous, sans être terrassé par la culpabilité et la honte ? Pourquoi êtes-vous capables de rire de vous-même ?
  2. Pour quelle autre chose majeure êtes-vous terrassé par la culpabilité et la honte ? En quoi est-elle différente de la première ?
  3. Quand vous êtes-vous confessé pour la dernière fois ? Qu’avez-vous confessé, à qui avez-vous demandé pardon et en quoi était-ce libérateur ?
  4. Y a-t-il un péché que vous refusez de confesser ? Qu’est-ce qui vous retient de le faire ? En quoi cet entêtement à ne pas vous tenir pour coupable vous tient-il prisonnier ?
  5. Avez-vous par le passé fait quelque chose que vous pensez inaccessible au pardon de Christ ? Que pensez-vous que Dieu ait du mal à pardonner (sur vous, des paroles ou des actions passées) ou qu’il n’ait pas encore totalement pardonné ?
  6. Refusez-vous le pardon à quelqu’un ? Pourquoi choisissez-vous de vous souvenir de son péché ?

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