×

On évangélise parce que l’on est reconnaissant

C’est pourquoi, puisque nous recevons un royaume inébranlable, ayons de la reconnaissance, en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte (Hébreux 12.28).

Exprimez votre reconnaissance en toute circonstance, car c’est la volonté de Dieu pour vous en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.18 S21).

La gratitude est la première raison qui devrait nous pousser à évangéliser. La sœur de mon épouse est passée à deux doigts de la mort. Lors d’une sortie en kayak, alors qu’elle franchissait un rapide, son embarcation s’est soudainement retournée, prise par le tumulte des flots. Dans ce genre de situation, quelques coups de rame suffisent généralement à remettre le kayak dans sa position initiale. Mais pas ce jour-là. Elle est restée de longues secondes la tête sous l’eau. Elle a tenté de se dégager, mais c’était impossible. Heureusement pour elle, à quelques mètres de là, un ami veillait. Voyant qu’elle ne se retournait pas il s’est jeté à l’eau et en quelques secondes a pu dégager le kayak. Ma belle-sœur a cru que sa dernière heure était arrivée. Elle m’a raconté avoir vu le fil de sa vie défiler. Plus tard, elle m’a confié qu’elle serait toujours reconnaissante envers cet homme car si elle respire, mange et bouge encore aujourd’hui, c’est grâce à lui. Il lui a littéralement sauvé la vie.

L'Évangélisation durable
Franck Segonne
L'Évangélisation durable
Franck Segonne
Éditions Clés. 288 pages.

Comment transmettre l’Évangile à ceux qui nous entourent ? Certains se sentent incapables de le faire, quand d’autres se sentent coupables de ne jamais essayer. Ce livre, apaisant et concret, vous apprendra à témoigner de Jésus et de son message.

Dans L’évangélisation durable, Franck Segonne répond aux nombreuses questions : pourquoi évangéliser ? Comment le faire avec sagesse ? Comment déjouer les 7 freins principaux qui font obstacle à notre témoignage ?
L’auteur part de la métaphore de l’agriculteur pour proposer un quadruple mouvement : labourer, semer, récolter et arroser. Un processus pertinent, biblique et global qu’il agrémente de nombreuses illustrations, tableaux, exemples et questions personnelles. Pratique et pédagogique, cet outil est une référence.

« Une évangélisation est durable dès lors qu’elle est réfléchie dans une perspective à long terme et qu’elle intègre les contraintes liées à la souveraineté de Dieu, au mandat missionnaire, au rôle du témoin et à l’accueil de celui qui entend l’Évangile. »

Plus qu’un programme d’Église, l’auteur nous conduit à vivre l’évangélisation comme une manière d’être, une vie à partager.

Éditions Clés. 288 pages.

Jésus n’est pas mort parce que nous étions ses amis ni même des hommes exceptionnels. Bien au contraire, il est mort pour expier (couvrir) nos fautes, notre péché, notre égoïsme, notre ingratitude (Rm 5.8)

Ce sauvetage est remarquable mais il n’est pas comparable au sauvetage du Christ. Cet homme est resté en vie alors que Jésus, lui, est mort en nous sauvant. De plus, Jésus n’est pas mort parce que nous étions ses amis ni même des hommes exceptionnels. Bien au contraire, il est mort pour expier (couvrir) nos fautes, notre péché, notre égoïsme, notre ingratitude (Rm 5.8). Jésus a donné volontairement sa vie pour effacer nos mauvaises actions (1 Jn 4.10). Connaissez-vous beaucoup d’hommes capables de se sacrifier pour ces raisons ? Seriez-vous capable d’offrir votre vie pour des gens qui vous méprisent, vous exploitent ou vous font du tort ? Personnellement, j’aurais du mal à dépasser le cadre de ma famille et de mes amis proches. Et encore ! Mais Jésus est mort pour des gens peu fréquentables, des voleurs, des crapules, des persécuteurs de chrétiens. N’est-ce pas un sauveur unique, exceptionnel ? Sa motivation principale était son amour, sa bonté, sa grâce. C’est parce qu’il nous aimait plus que tout qu’il est allé jusqu’à la croix (Jn 3.16 ; 13.1 ; 1 Jn 3.16) et a souffert pour nous. Il a choisi de le faire par pure grâce car personne ne le méritait. N’oublions jamais cela. Méditons les vérités qui nous placent face à cette réalité afin qu’elles soient solidement ancrées dans notre âme :

Éphésiens 2.8-9 : C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Romains 3.23-24 : Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus.

Romains 5.8 : Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.

2 Timothée 1.9 : C’est lui qui nous a sauvés et nous a adressé un saint appel, non à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre dessein et de la grâce qui nous a été donnée en Christ-Jésus avant les temps éternels.

1 Jean 4.9-10 : Voici comment l’amour de Dieu a été manifesté envers nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui. Et cet amour consiste non pas en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et qu’il a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.

Comment ne pas être reconnaissant face à un tel amour ? John Stott l’exprime merveilleusement bien dans l’engagement du CAP :

Si Dieu désire que tout genou fléchisse devant Jésus et que toute langue le confesse, nous le devrions aussi. Nous devrions être « jaloux » (comme le dit parfois la Bible) pour l’honneur de son nom, souffrir quand il reste inconnu, être blessés quand il est méprisé, indignés quand il est blasphémé et, en tout temps, impatients et déterminés à voir lui rendre l’honneur et la gloire qui lui sont dus. La plus élevée de toutes les motivations missionnaires n’est ni l’obéissance au Grand Ordre de mission (aussi importante soit-elle), ni l’amour des perdus qui sont aliénés et qui périssent (aussi forte que soit cette incitation, en particulier quand nous pensons à la colère de Dieu), mais le zèle, un zèle brûlant et passionné, pour la gloire de Jésus-Christ. […] Face à ce but suprême de la mission chrétienne, toute motivation indigne s’étiole et meurt[i].

Jésus mérite de recevoir notre adoration, notre service, notre vie et tout notre zèle. Il mérite que nous vivions par lui, que nous parlions de lui. Il nous a tant donné que nous ne pouvons rester indifférents. Ne soyons pas ingrats comme ces neuf lépreux miraculeusement guéris de leur maladie incurable qui s’en vont comme si leur guérison était un dû (Lc 17.17). Soyons reconnaissants. Dieu ne nous doit rien. Tout est grâce.


QUESTIONS PERSONNELLES

Suis-je conscient(e) de mon immense privilège de connaître Jésus ? Jésus mérite-t-il toute ma vie ? Est-ce que je réalise que tout est grâce dans ma vie ?

[i] <https://www.lausanne.org/fr/mediatheque/lengagement-du-cap/engagement-du-cap>, consulté le 12.10.2018.

EN VOIR PLUS
Chargement