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Résumé du livre

Le 1er chapitre, « La vigne et le treillis »

décrit l’image qui imprègne tout le livre à savoir la nécessité de prendre soin de la vigne avant le treillis[1]. Les auteurs prennent le temps de poser les bases de leur compréhension de la mission confiée à l’Église. Une exégèse approfondie de Matthieu 28 les aligne avec la pensée de William Carey qui, à la fin du XVIIIème siècle « combattait l’idée communément admise à l’époque selon laquelle le grand mandat missionnaire de Matthieu 28 avait été mené à son terme par les premiers apôtres et, par conséquent, ne concernait plus l’Église des générations suivantes. »[2]. Ils mettent une emphase particulière sur l’identité d’un disciple de Christ, en affirmant par exemple « qu’être disciple, c’est avoir vocation à faire de nouveaux disciples »[3], ou que notre rôle n’est pas de faire de nouveaux membres d’Église mais d’authentiques disciples de Jésus.

Le 2ème chapitre « Une nouvelle approche du ministère : ce qui doit changer »

est une remise en question des pratiques habituellement acceptées chez les évangéliques[4]. Les auteurs énumèrent onze principes qu’ils jugent fondamentaux pour le ministère[5]. Ils martèlent l’idée que la priorité du ministère pastoral consiste à responsabiliser les disciples et viser leur maturité plutôt qu’à structurer et organiser des évènements. Ils montrent qu’en formant des responsables au ministère (accompagnement, visite, redevabilité, gestion de conflits) on multiplie les disciples et les ministères, on atteint plus facilement les non-croyants en amenant plus de variété et de créativité tout en soulageant les pasteurs. Ils concluent ce chapitre en affirmant que « notre premier objectif n’est pas la croissance numérique et financière de l’Église, ni le nombre de communautés qu’elle contribuera à implanter, mais le progrès de l’Évangile[6]. »

Le 3ème chapitre « Ce que Dieu fait dans le monde »

est une prise de conscience du plan de rédemption que Dieu accomplit depuis la chute. En commençant par décrire l’œuvre de Dieu dans l’ancienne alliance, les auteurs montrent le déroulement du plan de Dieu au travers du peuple d’Israël jusqu’à son accomplissement ultime dans la personne de Christ (qui est le type parfait d’Israël) et la poursuite de ce plan de salut au travers des apôtres jusqu’à aujourd’hui[7]. Cette réflexion globale les amène à définir trois implications : 1) la fin de nos ambitions personnelles au profit de l’Évangile, 2) la croissance du cœur des croyants, 3) le rôle majeur du Saint-Esprit dans la conversion et la croissance des disciples (qui rend sa parole efficace) sans oublier le nôtre (Dieu nous confie la tâche importante de labourer et semer mais c’est toujours Lui qui fait croitre)[8].

L’essentiel dans l’Église Apprendre de la vigne et de son trellis

L’essentiel dans l’Église Apprendre de la vigne et de son trellis

Éditions Clé. 208.

Quelle est la priorité dans votre Église : la « vigne » ou son « treillis » ? Les personnes et le progrès de l’Évangile (la vigne) ou les structures et les programmes (le treillis) ?

C’est à partir de cette image parlante que deux Australiens, Colin Marshall et Tony Payne, mènent une réflexion dérangeante et parfois même provocante, mais qui s’appuie toujours sur l’Écriture.

Partant du mandat missionnaire de Matthieu 28.19-20, ils démontrent que dans toute Église locale, tous les chrétiens sont des disciples appelés à faire d’autres disciples. C’est le principe de la multiplication. Ainsi, le « ministère » n’est plus réservé aux seuls pasteurs et anciens. Tout en encourageant la présence d’« ouvriers reconnus » dans l’Église (pasteurs, anciens, diacres…), les auteurs expliquent que lorsque les responsables d’Église investissent une part importante de leur temps pour la formation des chrétiens, ces derniers deviennent à leur tour des ouvriers efficaces dans la « vigne » : ils peuvent témoigner, accompagner de jeunes croyants, faire des visites, aider d’autres personnes à grandir.

La vision enthousiasmante de cet ouvrage aidera chaque Église locale à se concentrer sur l’essentiel : le discipulat, la formation, l’engagement de tous les chrétiens dans un « ministère de la Parole » et la diffusion de l’Évangile.

Pourquoi lire le livre ?

  • Pour réfléchir à l’équilibre entre relations et structures dans l’Église.
  • Pour découvrir un modèle d’Église orienté sur la formation de disciples « faiseurs de disciples ».
  • Pour renouveler sa vision du leadership.
  • Pour gérer sur le long terme la croissance de l’Église et de l’Évangile.

Points forts du livre

  • Utilise l’image de la vigne et de son treillis pour saisir une réalité spirituelle profonde.
  • Lecture facile (tableau, exemples, illustrations…) et orientée mise en œuvre.
  • Les auteurs ont expérimenté avec succès les principes bibliques mis en avant dans le livre.
Éditions Clé. 208.

Le 4ème chapitre « Tout chrétien est-il ouvrier dans la vigne ? »

nous invite à réfléchir à la nature du ministère de chaque chrétien par rapport à celui des ministères reconnus (pasteurs, enseignants, évangélistes). Sans négliger le rôle et les dons spécifiques de certains, les auteurs démontrent, par de nombreux exemples néotestamentaires que « l’annonce de la parole en vue de la croissance de la vigne est la mission de tous et non de quelques-uns seulement.[9] ». Pour Marshall et Payne, tout croyant est un disciple de Christ enrôlé implicitement dans la mission de sauvetage de Dieu de par sa nouvelle identité spirituelle (sel, lumière, parfum, ouvrier, témoin, ambassadeur, prêtre…) et de par le sacerdoce universel. Pour eux, l’objectif de chaque chrétien devrait être d’« édifier l’assemblée dans l’amour[10] » avec les dons distribués par Dieu. Ils considèrent qu’un « chrétien dépourvu de passion pour les perdus doit éprouver un urgent besoin de s’examiner lui-même et de se repentir.[11] ». Ils montrent enfin qu’un chrétien « normal » devrait rayonner dans trois sphères (la maison, l’Église et la vie sociale) et de trois manières différentes (seul, en petit groupe et en grand groupe)[12].

Le 5ème chapitre « De la culpabilité à la grâce »

soulève un problème de fond lié à la normalité de la vie chrétienne. En prenant l’exemple des Philippiens, Marshall et Payne montrent qu’il n’y a aucune place pour les spectateurs dans l’Église et que l’Évangile lui-même « exige de travailler en équipe et d’être solidaire.[13] ». En tant que bénéficiaire de la grâce, les chrétiens de Philippes n’avaient pas la liberté d’avoir une vie facile et confortable (tourisme), « au contraire, la grâce leur procurait un nouveau passeport, une nouvelle citoyenneté dont la norme était la souffrance et le combat pour la cause de l’Évangile.[14] ». M & P en déduisent que l’engagement fondamental du chrétien est un partenariat pour l’Évangile et que le rôle essentiel des responsables (pasteurs et anciens) est « d’équiper le peuple de Dieu pour que chacun soit en mesure de prendre part au travail pour l’Évangile.[15] ».

Le 6ème chapitre « Au cœur de la formation »

s’intéresse à la nature de la formation que l’on doit dispenser pour que la vigne grandisse et porte du fruit. Pour M & P « la formation se doit d’être envisagée avant tout sur les plans personnel et relationnel, elle implique un enseignement fondé sur la saine doctrine aussi bien qu’un mode de vie en cohérence avec l’Écriture et la capacité de servir les autres[16] ». Ils s’éloignent ainsi des approches trop théoriques où l’on ne vise qu’une amélioration des compétences (acquisition d’un savoir ou savoir-faire) sans toutefois tomber dans un pragmatisme simpliste. Pour eux, une formation efficace devrait permettre aux croyants de murir en Conviction, Caractère et Compétence et ne nécessite pas forcément le passage dans un institut de formation spécialisé. Ils encouragent chaque responsable à réfléchir au contenu et aux objectifs des formations dispensées dans les Églises pour se rapprocher davantage du modèle biblique.

Le 7ème chapitre « Formation et croissance dans la compréhension de l’Évangile »

aborde de nouveau la question de la croissance. Pour M & P « lorsque l’Évangile est prêché et que le Saint-Esprit est à l’œuvre, il en résulte de la croissance »[17] à la fois numérique et dans la vie des croyants (cf. Col 1.3-6 et 9-10). Il en découle trois conséquences importantes à savoir que : 1) la croissance se produit essentiellement dans la vie des personnes et non dans les structures[18] ; 2) la croissance engendre le départ de certains partenaires doués pour d’autres champs[19] ; 3) la croissance nous amène à considérer les personnes comme des individus à des stades différents de croissance ayant besoin de progresser et non comme des ressources pour réaliser nos projets[20]. Par la suite, M & P exposent un outil utile pour bien saisir les stades de la croissance qu’ils résument en quatre phases : 1) Les premiers pas ; 2) Le suivi ; 3) La croissance ; 4) La formation[21]. Par de nombreux exemples, ils montrent que cet outil nous aide à nous concentrer sur les personnes et leurs besoins individuels et non sur la mise en place de formations généralistes qui ne répondent pas forcément à leurs vrais besoins (concentration sur la vigne et non sur le treillis).

Le 8ème chapitre « Pourquoi le sermon du dimanche est nécessaire mais ne suffit pas ? »

est un comparatif de trois modèles pastoraux[22] : 1) le pasteur prestataire de services (qui œuvre comme un salarié de l’Église et répond à la tendance consumériste actuelle) ; 2) le pasteur PDG (qui dirige l’Église comme une entreprise rentable dont l’objectif principal est la croissance numérique) ; 3) le pasteur formateur (qui forme des disciples à faire d’autres disciples). Après avoir analysé les avantages et inconvénients de ces trois modèles (en ne cachant pas leur attachement au 3ème) M & P montrent que la prédication dominicale est importante pour former des disciples mais qu’elle est insuffisante. Ils s’appuient sur l’exemple d’un pasteur du XVIIème siècle (Richard Baxter) pour montrer qu’un enseignement fructueux est nécessairement complété par des entretiens individuels[23] pour répondre aux besoins spécifiques des personnes et orienté vers l’application de la parole[24].

Le 9ème chapitre « Favoriser la croissance en formant des collaborateurs »

renforce l’idée qu’un pasteur seul ne peut pas prendre soin de l’ensemble de la vigne sans l’aide de collaborateurs[25]. A renfort d’exemples bibliques, M & P soulignent la nécessité et l’efficacité d’un travail en équipe (collégial). Ils relèvent notamment l’exemple fructueux de l’apôtre Paul qui travaillait avec de nombreux collaborateurs pour les progrès de l’Évangile[26]. D’une manière très pédagogique, ils présentent des situations concrètes pour aider le lecteur à comprendre les enjeux et la nécessité de former d’autres collaborateurs qui seront capables d’en former d’autres[27]. Ils considèrent enfin qu’un pasteur qui concentre ses efforts sur une formation des personnes clés, contribuera davantage à la croissance de l’Évangile qu’en accompagnant superficiellement (par manque de temps et d’énergie) toutes les personnes dans le besoin.

Le 10ème chapitre « La ligne de mire »

aborde la question du recrutement des ouvriers qualifiés et reconnus pour prendre soin de la vigne. M & P se demandent par quel moyen Dieu appelle et suscite la prochaine génération de pasteurs et d’évangélistes ?[28] Une fois écarté le côté subjectif de « l’appel » ils montrent que « tous les chrétiens sont ʺministresʺ appelés et mandatés par Dieu pour consacrer leur vie à son service[29] ». Malgré cela, ils reconnaissent que certains chrétiens sont appelés à un service particulier. Sans négliger le travail séculier, ils militent pour que les serviteurs de l’Évangile (pasteurs, évangélistes, missionnaires), dans la mesure du possible, s’investissent à plein temps et soit rémunérés dignement. Quant au recrutement de ses ouvriers, ils considèrent qu’il est de la responsabilité des pasteurs et responsables des Églises locales de « repérer les personnes qui possèdent les dons et l’intégrité nécessaires pour la proclamation de la parole et la conduite du peuple de Dieu[30]. »

Le 11ème chapitre « L’apprentissage du ministère »

traite de la période qui précède l’exercice d’un ministère. Pour M & P, ce temps est précieux car il vise à « éprouver et à développer les aptitudes du candidat avant qu’il exerce un ministère à plein temps[31] » afin de limiter les déconvenues et erreurs de casting. Depuis 1979, les auteurs ont mis en place un Plan de formation au ministère (PFM), qui consiste à immerger, durant deux années, un stagiaire dans le ministère. Par la suite, ils décrivent sept avantages constatés pour les bénéficiaires d’un tel apprentissage du ministère[32].

Le 12ème et dernier chapitre « Pour commencer »

résume la compréhension des auteurs sous forme de dix principes qu’ils proposent de mettre en œuvre en six étapes. Cette dernière partie permet au lecteur d’appliquer avec souplesse (en les adaptant à son contexte) les principes fondamentaux que développent M & P tout au long du livre.

Critique du livre

  1. D’une manière générale, je trouve que les thèses soutenues par M & P sont fondées théologiquement, utiles pour notre réflexion et pertinentes pour l’Église du 21ème siècle en proie au consumérisme. En martelant tout au long du livre la nécessité de prendre soin de la vigne avant le treillis, de focaliser notre attention sur la formation des disciples et non la croissance numérique des Églises, ils nous piquent au vif tout en nous rappelant les saines priorités du ministère. J’ai apprécié le ton et la pédagogie des auteurs pour nous amener à changer de paradigme sans toutefois rejeter nos « traditions » d’Églises qui ne sont pas toutes mauvaises ou périmées.
  2. Paradoxalement, l’un des chapitres les plus pertinents concernant le rôle des leaders (chap. 9) me semble un peu inadapté au contexte français. En effet, les pasteurs de petites assemblées (la grande majorité des cas) n’ont pas toujours la possibilité de déléguer les responsabilités ou de former rapidement de futurs leaders pour prendre soin de la vigne. Bien que la perspective présentée par les auteurs semble idéale et souhaitable, elle me semble toutefois difficilement applicable dans le contexte français et pourrait donc, à termes, générer quelques frustrations.
  3. Étant donné le sous-titre du livre le treillis ET la vigne, je m’attendais à trouver davantage d’éléments sur la structuration des Églises pour accompagner le développement de la vigne. Comme les auteurs affirment, à juste titre, que l’absence de treillis peut devenir un obstacle à la croissance de la vigne, alors pourquoi trouve-t-on si peu d’exemples de treillis utiles dans le livre ?
  4. Enfin, l’insistance des auteurs sur la priorité de la proclamation de l’Évangile me semble restreindre les dimensions du mandat divin. Comme le souligne Evert Van de Poll : « […] au fil des dernières décennies les évangéliques ont été de plus en plus nombreux à adhérer à une seconde approche, selon laquelle la proclamation de l’Évangile et la démonstration de l’Évangile par l’action sociale font partie intégrante de la mission, et qu’elles sont de ce fait, des partenaires à pied d’égalité[33]. » Si les chrétiens doivent se soucier d’annoncer l’Évangile, ils ne doivent pas pour autant négliger son corollaire qui consiste à œuvrer dans le monde pour manifester concrètement l’amour de Dieu aux hommes. Sans compter la révélation générale et l’action de l’Esprit, Dieu utilise généralement deux vecteurs pour se révéler aux humains : un vecteur relationnel et un vecteur propositionnel. Il me semble qu’en minimisant le premier vecteur, on réduit l’impact du témoignage chrétien ainsi que la crédibilité du message que nous annonçons. S’il est vrai que la parole de Dieu est essentielle car c’est par elle que Dieu sauve (1 Co 1.21 ; 1 Pi 1.23) elle doit cependant être soutenue par nos actions car sans elles, notre message sonne faux (Mt 25.40-47 ; Jc 2.12-18). Les deux semblent indissociables. Notre conduite donne du crédit à nos paroles (1 Pi 2.12). Dans une société méfiante à l’égard de tout ce qui est religieux, en quête d’authenticité, désirant voir des preuves tangibles de l’amour de Dieu, je crois que nos actes jouent un rôle essentiel et qu’ils doivent même, la plupart du temps, précéder nos paroles dans notre témoignage. Je ne dis pas qu’il faut choisir entre l’un ou l’autre[34], mais qu’il s’agit de manifester des œuvres avant de parler pour gagner le droit d’être écouté. Nos œuvres sont une démonstration de la puissance transformatrice de l’Évangile. En tant qu’ambassadrice, je crois que l’Église devrait refléter ces deux facettes du témoignage à pied d’égalité.

Les auteurs

Colin Marshall est un pasteur évangélique anglican. Il a fait ses études au Moore Theological College (Australie) et a développé le site vinegrowers.com spécialisé dans le développement des Églises. Il a passé plus de trente ans à former des hommes et des femmes pour le service de l’Évangile, à la fois dans des Églises locales et sur des campus universitaires.

Tony Payne est un auteur australien et un éditeur bien connu dans les pays anglo-saxons. Également formé au Moore Theological College aux côtés de Marshall, il est directeur de la maison d’édition Matthias Media. Il a notamment contribué au développement de la méthode d’évangélisation Two ways to live.

 

[1] Colin Marshall & Tony Payne, L’Essentiel dans l’Église : apprendre de la vigne et de son treillis, Lyon, Éditions CLE, 2014, p. 17.

[2] Ibid., p. 13.

[3] Ibid., p. 16.

[4] Ibid., p. 20.

[5] Ibid., p. 23.

[6] Ibid., p. 29.

[7] Ibid., p. 33-42.

[8] Ibid., p. 43-44.

[9] Ibid., p. 48.

[10] Ibid., p. 53.

[11] Ibid., p. 57.

[12] Ibid., p. 61.

[13] Ibid., p. 71.

[14] Ibid., p. 71.

[15] Ibid., p. 72.

[16] Ibid., p. 83.

[17] Ibid., p. 85.

[18] Ibid., p. 86.

[19] Ibid., p. 87.

[20] Ibid., p. 87.

[21] Ibid., p. 88.

[22] Ibid., p. 98-107.

[23] Ibid., p. 112.

[24] Ibid., p. 114.

[25] Ibid., p. 122.

[26] Ibid., p. 118-121.

[27] Ibid., p. 116-117.

[28] Ibid., p. 136.

[29] Ibid., p. 139.

[30] Ibid., p. 148.

[31] Ibid., p. 153.

[32] Ibid., p. 154-157.

[33] Evert Van de Poll, Mission intégrale, Charols, Excelsis, 2017, p. 26.

[34] Je ne prône pas un Évangile social. Nos œuvres ne sauvent personne de l’enfer mais elles manifestent concrètement l’amour, la grâce et la miséricorde de Dieu. Elles démontrent l’Évangile. Je dis que, dans un contexte français, nous devons d’abord incarner l’Évangile pour mieux le proclamer ensuite.

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