Jésus le maître du sabbat

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sus a déjà fait plusieurs déclarations étonnantes à son propre sujet. Il a lui-même affirmé être venu accomplir la Loi et les prophètes (Mt 5.17) et que, dans les derniers jours, beaucoup de gens s’adresseraient à lui comme au Seigneur (7.22). Il a dit : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6.51a), et : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (10.9a ; voir aussi 14.6).

sus a également accompli des miracles étonnants. Il a changé de l’eau ordinaire en vin de grande qualité (Jn 2.6-11), il a guéri plusieurs milliers de gens atteints de toutes sortes de maladies (voir, par ex., Mt 4.24 ; 8.16 ; 9.35) et il a même apaisé une tempête par une simple parole (Mt 8.26).

Le témoignage messianique

Il se peut que le plus grand témoignage de l’identité messianique de Jésus soit toutefois la déclaration par laquelle il s’est dit être le maître du sabbat (Mt 12.8), une déclaration qu’un Juif de son époque ne peut qu’interpréter comme une présomption de divinité. Le sabbat, qui a pour première acception le repos ou la cessation, est au cœur même de la vie des Juifs. Non seulement leur semaine, mais également tout leur calendrier des fêtes et des jours saints, est organisée autour du concept du sabbat. Le septième jour de la semaine (Ex20.11) et toute autre observance sabbatique sont un temps de repos et d’adoration. Le livre du Lévitique mentionne neuf festivals fondés sur le sabbat, incluant le sabbat hebdomadaire (Lé23.3); la Pâque juive (v.4-8); la fête des prémices (v. 9-14) ; la Pentecôte (v. 15-22) ; la fête des trompettes (v. 23-25) ; le jour des expiations, à savoir Yom Kippour (v. 26-32) ; la fête des Tabernacles (v. 33-44) ; l’année sabbatique (25.2-7) et l’année du jubilé (v. 8-55), durant laquelle, chaque cinquantième année, tous les esclaves étaient libérés et toutes les terres restituées à leurs propriétaires d’origine.

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Il y a de cela très longtemps, Jésus a posé cette question à ses disciples: «Et vous, qui dites-vous que je suis?» Voilà une question vitale à laquelle nous devons tous répondre. Dans ce livre, le pasteur et théologien John MacArthur présente une défense biblique de la divinité de Christ, la pierre angulaire de la doctrine chrétienne. A partir d’une dizaine de textes du Nouveau Testament, il examine cette vérité qui dépasse l’entendement des plus grands esprits de l’histoire de l’humanité: le Dieu éternel et infini s’est fait homme en la personne du Seigneur Jésus-Christ.

Toutes ces observances sabbatiques illustraient le repos final et éternel des enfants de Dieu, le temps où le Messie viendrait sur la terre pour libérer son peuple et établir son royaume divin. Chaque fois qu’un Juif célébrait le sabbat, il se rappelait qu’un jour lui et tous ses compatriotes juifs seraient délivrés de toute servitude– qu’il s’agisse de l’oppression politique, des sacrifices perpétuels ou du travail obligatoire pour gagner sa vie. Tout le système sabbatique visait à tourner le peuple vers le repos véritable, parfait et éternel que le Messie lui apporterait.

En déclarant être l’accomplissement de la prophétie d’Ésaïe 61.1,2, comme il l’a fait dans la synagogue à Nazareth (Lu 4.18-21), Jésus déclarait indubitablement son identité messianique. Pour lui, se présenter comme la source de repos (Mt 11.28) revient à se déclarer être la source de la sainteté, et se présenter comme le maître du sabbat (Mt 12.8) revient à se déclarer maître de tout.

Jésus est le le repos du sabbat parfait de Dieu

Comme Jésus est lui-même le repos du sabbat parfait de Dieu et la source de la véritable sainteté, les croyants n’ont plus la moindre raison d’observer le septième jour de la semaine ou tout autre jour particulier. Les propos de l’auteur de l’épître aux Hébreux et de Paul le démontrent d’ailleurs: «Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit : […] Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes» (Hé4.3,9,10), et: «Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats : c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ » (Col 2.16,17).

Le commandement exigeant l’observance du jour du sabbat est le seul des dix commandements que le Nouveau Testament n’impose pas aux chrétiens. Par sa grâce, Jésus-Christ accorde à tous les croyants une libération jubilaire parfaite, finale et éternelle. Le chrétien ne transgresse donc pas le sabbat s’il travaille le jour du Seigneur, mais il le transgresse s’il persiste à accomplir des œuvres légalistes dans l’espoir présomptueux d’ajouter à ce que le Sauveur a déjà accompli.

À ce sujet, rappelons-nous l’explication que Jésus a fournie antérieurement : « Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler » (Mt 11.27).

Comme c’est le cas des disciples, lorsque de nos jours les gens confessent Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur et communiquent avec lui par sa Parole, l’Esprit ouvre leur esprit et leur cœur de plus en plus à sa vérité et à sa puissance. À ce sujet, Paul déclarera : « Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » (Ro 10.17). Tandis que nous continuons de contempler sa gloire, nous sommes transformés à son image (voir Ro 8.29 ; 1 Co 15.49 ; Col 3.10).

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