Jésus, Fils de Dieu

Recension : D.A. Carson, Jésus le Fils de Dieu, 2016, Clé, 120 p.

Le professeur Donald Carson propose une étude de l’expression « Fils de Dieu » telle qu’elle apparaît dans la Bible.

Les Écritures montrent que l’expression “fils de Dieu ” désigne tour à tour Adam, Israël, le roi Salomon, les Israélites, les anges ou, de façon encore plus générale, les artisans de paix.

Jésus le Fils de Dieu
D.A. Carson
Éditions Clé. 120 pages. 16 €.

Le théologien Donald Carson propose une étude de l’expression « Fils de Dieu » telle qu’elle apparaît dans la Bible. Il démontre toute la richesse de l’expression, qui ne se limite pas à mettre en avant la divinité de Christ. En outre, le professeur Carson plonge ses lecteurs dans d’importants débats actuels concernant la transmission du message biblique aux personnes de culture et de confession musulmanes. Dans leurs échanges avec les musulmans, les chrétiens doivent-ils présenter Jésus comme le Fils de Dieu? Les traductions bibliques destinées à des populations influencées par l’islam devraient-elles employer d’autres mots pour parler de Jésus, plutôt que d’en rester à une expression (« Fils de Dieu ») qui suscite de vives réactions dans ces milieux? Loin de proposer une réponse simpliste à ces débats complexes, Carson trace un parcours stimulant qui ne laissera aucun lecteur indifférent. Il commence par analyser les données bibliques. Il s’interroge ensuite sur les formulations classiques qui émanent de la théologie chrétienne : sont-elles toujours conformes au langage biblique ? Enfin, il offre des suggestions pertinentes aux traducteurs de la Bible et aux chrétiens soucieux de transmettre fidèlement le portrait biblique de Jésus, le Fils de Dieu.

Mais dés lors que nous affirmons que Jésus est le Fils de Dieu : en quoi ce lien filial qui unit Jésus à Dieu le Père se distingue-t-il de celui qui unit les personnages mentionnés précédemment à Dieu ?

Dans la grande majorité des cas, le mot ” fils ” dans la Bible, qu’il soit au singulier ou au pluriel mais sans la précision “de Dieu” désigne un enfant biologique.

Mais parfois, dans l’AT, “fils de Dieu”, s’applique spécifiquement à Jésus.

L’AT peut être lu comme une chronique du déroulement de l’histoire du salut, qui culmine avec la venue du Christ et son royaume, et qui constitue donc la première partie de l’ensemble de l’histoire chrétienne.

Jésus est le roi davidique attendu, dont la venue était depuis longtemps annoncée dans l’AT. Dans les temps choisis par Dieu, Dieu établi le roi davidique comme son fils, il l’engendre. Un des emplois de Fils de Dieu est donc lié à la nomination du roi davidique, le Messie. Le Fils de Dieu est donc plus grand que David.

Jésus, à la fois vrais Dieu et vrais homme.

Sa filiation davidique prend corps dans l’incarnation. Mais quelque profond que soit ce mystère de l’incarnation, le fait doit rester clair que Jésus-Christ, en revêtant la forme et la nature humaine, n’a jamais cessé d’être Fils de Dieu. Prétendre qu’il était seulement homme est en contradiction flagrante avec les Écritures, nier la divinité de Christ, c’est détruire le centre vif du christianisme. D’un autre côté, on ne saurait trouver dans l’Ecriture aucun appui à l’assertion qu’il était seulement Dieu. Christ est le Dieu-homme, une seule personne, en laquelle sont unies les natures divines et humaines.

En cela, Jésus, le Fils est supérieur aux anges. (Psaumes 2.7) .

Tout pouvoir lui a été donné

L’événement le plus intimement lié à la venue du royaume est certainement la résurrection de Jésus. A ce moment-là, Jésus accède au trône. Et dans le cadre de ses fonctions royales, le roi davidique doit agir comme le Père et ainsi se révéler comme son fils véritable à qui tout pouvoir lui a été donné dans le ciel et sur la terre (Mat. 22.18).

Cela signifie que la souveraineté de Dieu s’exerce entièrement par l’intermédiaire de Christ. Jésus établi par Dieu comme l’héritier de toutes choses, est également celui par qui Dieu a créé l’univers tout entier. Il règne actuellement sur toutes choses par sa parole puissante.

Jésus, le Fils de Dieu, dans les contextes chrétiens et musulmans

Fils de Dieu est, dans la pensée des chrétiens, associé à la deuxième personne de la Trinité divine.

Mais dans le Coran, on ne peut concevoir que Jésus soit le Fils de Dieu. Le refus d’accorder à Jésus le statut de Fils de Dieu n’est pas seulement motivé par le fait que l’idée que Dieu se soit uni sexuellement à une femme soit repoussante, mais également par la désapprobation profonde du concept de l’incarnation, car il y a distinction absolue entre Dieu et sa création.

Une compréhension saine de la relation entre Dieu le Père et Dieu le Fils, Jésus, est essentielle à la compréhension de la nature de la Trinité. Jésus n’est pas né d’une relation sexuelle et dans son incarnation, il était vrai homme et vrai Dieu.

Le Père génère le Fils non biologiquement dans l’éternité et génère sa nature humaine par la vierge Marie. Dans les deux cas, le Fils est généré, mais en aucun cas au moyen de la procréation.

Dés lors, pour certains, les traductions traditionnelles sont de mauvaises traductions puisque, chez les lecteurs musulmans, elles évoquent des images d’engendrement physique, d’union sexuelle et de filiation biologique profondément offensantes pour eux…..

Conclusion

L’incarnation et la naissance virginale sont deux vérités irréfutables, enseignées clairement dans l’Ecriture Sainte, et qui sont d’une importance fondamentale pour la foi et la doctrine chrétienne. Par l’incarnation, Christ s’est abaissé lui-même et a pris sur Lui la forme et la nature humaines.

Mais la naissance n’a pas pour Lui la même signification que pour tout autre homme, car il pré – existe de toute éternité, Lui, le Fils de Dieu ( Michée 5.1).

Au jardin d’Eden, l’homme fut créé à l’image de Dieu. Dans l’incarnation, Dieu prend la forme humaine ( Hébreu 10.5) C’est le mystère des mystères, comment dit l’Ecriture:

Christ a été conçu du Saint esprit, et mis au monde par une vierge… C’est l’accomplissement des prédictions prophétiques de Genèse. Christ est la Parole éternelle. Sa conception, sa naissance, sa vie, sa mort et sa résurrection constituent ensemble le grand accomplissement des prédictions de l’Ecriture, jusque dans les moindres détails.

Sans contredit, le mystère de la piété est grand… (1 Tim. 3.16)


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