A la santé de nos enfants !

Cet article fait partie de la série : Le ministère féminin sous toutes ses formes

Pas de doute, selon le spécialiste Jeremy Walsh[1], la priorité des « pédiatres, parents, éducateurs et décideurs » dans le domaine de l’enfance devrait consister à limiter le temps d’exposition des enfants à l’écran et à insister sur les bienfaits du sommeil. En effet, une étude récente[2] a démontré qu’un enfant qui, quotidiennement, passe plus de 2 heures devant les écrans et dort moins de 9 à 11 heures voit ses performances cognitives s’amoindrir. Le trop-plein d’écran et le manque de sommeil nuisent à son développement intellectuel.

Les résultats de cette étude sont évidemment inquiétants, mais l’état et la santé spirituels des enfants ne sont-ils pas plus alarmants que leur santé intellectuelle? Alors posons-nous la question : est-ce que Dieu me donne des occasions d’agir pour la santé des enfants autour de moi ? Peut-être me donne-t-Il en ce moment-même une opportunité que je dois saisir ?

Souvent, je me dis : « Quelle grâce que mes parents se soient investis à plein temps dans la santé spirituelle des enfants ! » Depuis leur jeunesse, mes parents travaillent avec l’Association Évangile et Enfance qui vise à annoncer la Bonne Nouvelle aux enfants. C’est donc tout naturellement que mes parents ont partagé l’Évangile avec leurs quatre enfants à la maison. Le Seigneur les a utilisés pour m’attirer à Lui à l’âge de 7 ans, et Dieu s’est clairement servi d’eux pour faire naître en moi ce fardeau pour les enfants. Je suis donc très tôt tombée dans la marmite AEE ! Et tout ceci a eu une incidence déterminante sur la manière dont je sers le Seigneur aujourd’hui, à la maison comme dans mon Église de La Garenne-Colombes, en région parisienne.

Mes parents étant d’Irlande du Nord et ayant grandi dans le pays de la fondue et de la viande des Grisons, c’est dans le pays du pot-au-feu et du bœuf bourguignon que j’ai émigré, après avoir épousé un Français ! C’est au moment où nos filles ont commencé l’école que j’ai fait connaissance avec un bon nombre de mamans. Qui plus est, ces mamans étaient disponibles pour partager des « Cafés gourmands » chez les unes et les autres… Ces moments de convivialité nous ont permis de bâtir une réelle relation d’amitié et de confiance. C’est ainsi qu’en décembre 2007, j’ai lancé mon premier Club de la Bonne Nouvelle mensuel pour les enfants, chez nous, avec le soutien de l’AEE et de mon Église. La plupart de mes amies du « Café gourmand » ont laissé venir leurs enfants au Club, et, grâce à Dieu, la relation de confiance construite au fil du temps y était pour quelque chose. Ces moments de convivialité se poursuivent encore aujourd’hui, même si nos enfants sont grands maintenant et que nous ne nous croisons plus à l’école.

Au menu de ces rencontres mensuelles : l’histoire de la Bible, des chants, un petit concours avec des questions, un goûter, et bien sûr les Smarties sont toujours de la partie ! La table du salon est poussée de côté et le canapé est recouvert d’une housse pour prévenir les traces multicolores des Smarties etc. ! Ces Clubs mensuels ont réuni jusqu’à 18 ou 19 enfants, d’âges et d’arrière-plan différents, mais majoritairement de tradition catholique. Quelle joie de voir des enfants, et parfois même des familles entières, participer aux événements organisés par notre Église ! Bien sûr, la période où nous avons accueilli le plus d’enfants correspond aux années d’École Primaire de mes filles.

En 2008, mon mari et moi-même nous sommes engagés dans un projet d’implantation d’Église à La Garenne-Colombes, près de La Défense, dans l’ouest parisien. Puis, en 2009, le Conseil de l’Église m’a confié la fonction de diacre de l’enfance. C’est avec joie que j’ai accepté, tout en réalisant que j’avais du pain sur la planche : peu de moniteurs à « embaucher », programme d’École du Dimanche à mettre en place, événements spéciaux à organiser, comme des fêtes de Noël et de Pâques, … Les défis étaient bien présents ! Mais je ne peux que dire à Dieu : « Grande est ta fidélité ! » (Lamentations 3 :23).

Justement au moment où le nombre d’enfants au Club commençait à diminuer, le Seigneur a ouvert pour moi un champ de mission auquel je ne m’attendais pas du tout. En 2014, une amie australienne dont les 3 filles fréquentaient mon Club, m’a fait part de leur intention de retourner vivre en Australie. Elle enseignait l’anglais à des enfants de 3 à 6 ans en Maternelle dans une école privée catholique, et m’a demandé si je ne pouvais pas essayer de reprendre ses heures d’enseignement. Pendant mon entretien avec le directeur, j’en suis venue à parler du petit Club que j’organisais chez moi. C’est alors qu’il m’a dit : « Ceci m’intéresse ! Pourriez-vous raconter des histoires de la Bible aux enfants en Maternelle ? » J’ai répondu que je n’étais pas Catholique, mais que je ne faisais qu’enseigner ce que dit la Bible. Il n’y voyait aucun problème.

Quelle occasion en or de partager la Bonne Nouvelle à des enfants qui, pour la plupart, ne l’ont jamais entendue ! Dieu me donnait la possibilité d’annoncer l’Evangile à 90 enfants, ainsi qu’aux enseignantes et leurs assistantes. Certes, les histoires doivent être racontées en anglais, mais c’est un anglais très simplifié accompagné d’images. C’était la cerise sur le gâteau !

Tant d’enfants aujourd’hui meurent de faim, d’une famine spirituelle. Mais Dieu, dans Sa grâce, veut nous utiliser pour les inviter à son banquet abondant et copieux, qui satisfait pleinement en Jésus-Christ. Partageons donc autour de nous cette manne qu’est Jésus-Christ ! Pouvons-nous prier pour un enfant dans notre entourage qui ne connaît pas le Sauveur, et l’inviter à la fête de Pâque, de Noël ou à un autre événement organisé par notre Église ? L’Église a peut-être besoin de personnes pour nous aider à organiser les activités parmi les enfants ? Ou même, serions-nous prêtes à ouvrir notre foyer pour accueillir un Club de la Bonne Nouvelle, ou un Club spécial de Noël ou de Pâques ?

Pour ma part, je ne peux que louer le Seigneur pour les opportunités qu’Il m’a offertes. Que ce soit dans l’Église ou dans les activités que Dieu nous confie en dehors de l’Église, pour l’avancement de Son Royaume et le bien de Son Église, saisissons les occasions que Dieu nous donne pour Le servir! Que notre souhait soit d’entendre le Seigneur nous dire un jour : « Bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses […] ; entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25 :21).

[1]Chercheur à l’Institut de recherche CHEO, Université d’Ottawa, Carleton University, Canada

[2]Etude menée par des chercheurs canadiens sur 4520 enfants de 8 à 11 ans sur une période de plusieurs années, dont les résultats ont été publiés en septembre 2018, dans la revue britannique Lancet Child and Adolescent Health, et relayés par le magazine Futura Sciencesdans un article daté du 28 septembre 2018.

 

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