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D’abord l’Église baptiste. C’était l’image de la longévité et de la stabilité. Pendant plus de deux cents ans, elle est restée fidèle à l’Évangile. Les dimanches étaient marqués par un culte majestueux et une imposanteprédication à l’intérieur de son magnifique temple.

Mais au bout d’un an, ils ont commencé à se sentir étouffés par la tradition. Ils ont donc essayé l’Église de la Vigne.

C’était une bouffée d’air frais. Après le traditionalisme de l’Église baptiste, le cadre façon entrepôt, le culte animé et la prédication créative et communicative étaient beaucoup plus faciles à écouter que les sermonsthéologiques.

Mais très vite, le style a commencé à les irriter. Ils ont donc essayé l’Église presbytérienne de Fleet Street.

Pour eux, c’était le meilleur des deux mondes – la tradition mélangée à une façon contemporaine de communiquer et de pratiquer le culte. En plus de leur fréquentation régulière, ils ont commencé à s’impliquer dans les activités de l’Église et les possibilités de ministère.

Mais il ne leur a pas fallu longtemps pour être frustrés par l’orientation des programmes et les personnes impliquées. Ils ont donc essayé l’Église de l’Immanuel.

C’était une petite Église, et au début, on avait l’impression incongrue d’assister à la réunion de famille de quelqu’un d’autre. Mais bientôt, la sympathique congrégation les a convaincus par leur cœur hospitalier et généreux.

Et c’est alors que leurs enfants adolescents ont commencé à protester parce qu’il n’y avait rien pour eux à l’Église.

Un pourcentage important de chrétiens ont cette mentalité lorsqu’il s’agit de l’Église. Comme des acheteurs, nous cherchons la bonne affaire du moment. Nous sommes devenus des participants à forte attente et à faible engagement. C’est pourquoi il y a toujours une bonne possibilité que beaucoup d’entre nous quittent leur Église pour aller voir ailleurs.

Malheureusement, l’Église est devenue un lieu que nous fréquentons plutôt qu’un lieu avec lequel nous sommes intimement impliqués. Plus précisément, j’ai remarqué trois domaines de faiblesse spirituelle et de danger que nous avons dans notre attitude envers l’Église locale :

1) Nous vivons dans une Église pratiquement inconnue. Beaucoup d’entre nous vivent dans une communauté chrétienne où personne ne connaît l’état de notre santé spirituelle et de notre vie personnelle. Nous échangeons des gentillesses et apprenons quelques détails superficiels, mais les relations honnêtes et vulnérables sont généralement évitées.

2) Nous sommes peu engagés dans le ministère. Nous nous sentons justifiés en mettant notre part dans les offrandes pour que les professionnels puissent assumer le ministère. Nous sommes heureux de recevoir la grâce, mais nous oublions ou négligeons souvent que Dieu nous a aussi appelés à participer à l’œuvre de son Royaume.

3) Nous choisissons souvent le plaisir plutôt que le Royaume de Dieu. Nous dépensons la majeure partie de notre énergie à la poursuite d’une belle vie, plutôt que d’investir dans les trésors éternels du Royaume de Dieu, qui peuvent être acquis en participant à une Église locale. La recherche du succès est devenue notre vocation, et le christianisme est relégué à un passe-temps religieux.

La Bible, en revanche, nous présente une vision radicale et contraire à ce que notre culture nous suggère quant à la conception, la vision et l’action de Dieu pour l’Église.. Elle remet en question et corrige notre relation souvent centrée sur nous-mêmes et passive avec l’Église locale :

Centrée sur soi-même : « Voilà le genre d’Église que je veux fréquenter. »
Passif : « Je suis tellement reconnaissant du bon travail que fait le personnel de l’Église. »

Cela décrit-il potentiellement votre mentalité ? Avez-vous un passé récurent de mécontentement dans votre Église locale ?

Si vous avez lu cette méditation et ressenti la piqûre du Saint-Esprit, ne soyez pas paralysés par la culpabilité et le regret. Non, courez vers votre Rédempteur. Confessez ce qui a gouverné votre cœur et demandez-lui de vous accorder sa grâce.

La semaine prochaine, j’évoquerai un passage de l’Écriture qui vous aidera à vivre une relation rafraîchie avec votre Église locale !

Que Dieu vous bénisse,

Paul Tripp

Questions de réflexion

  1. Comment vous envisagez-vous l’Église chaque semaine ? Quelles sont vos attentes lorsque vous arrivez ?
  2. Avez-vous l’habitude de passer d’une Église à l’autre ? Quelles étaient vos motivations ? Que cherchiez-vous ?
  3. Quels que soient l’histoire de votre Église ou l’endroit où vous vous trouvez actuellement, de quelles manières pourriez-vous vous concentrer sur votre fréquentation de l’Église ?
  4. Quels que soient l’histoire de votre Église ou l’endroit où vous vous trouvez actuellement, de quelles manières pourriez-vous être passifs dans votre participation à votre Église locale ?
  5. Comment pouvez-vous prendre des mesures pratiques cette semaine, même pendant la période d’éloignement social, pour devenir moins centré sur vous-même et plus actif dans votre relation avec votre Église locale ?
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