L’evangile, est une puissance de Dieu pour le salut

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Ro. 1.16 Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.

Dans le cadre des paroisses de notre région, nous avons été invités à présenter notre église, mardi 21 janvier. La salle était comble et nous disposions de toute la soirée pour notre présentation. Après celle-ci, les questions ont fusé. Deux questions ont particulièrement retenur mon attention :

  1. Seriez-vous prêts à bénir un mariage homosexuel ?
  2. Quelle est votre position face à l’avortement ?

Vous devinez bien quelles furent nos réponses à ces questions.

Parmi nos valeurs, figurent la famille, composée d’un homme et d’une femme. Nous sommes pour la vie, et non la mort !

En parcourant des yeux la salle, somme toute, remplie de gens bien intentionnés, et « églisés »,  je me suis rendu compte de l’onde de choc que mes réponses à ces deux questions ont provoquées chez certains !

Je lisais sur les regards: « ce pasteur a-t-il compris l’Évangile et son message de tolérance à l’égard de tous ? A-t-il compris à quel point le ministère même de Jésus a rétabli la femme en tant que sujet, capable de décider si elle accepte sa grossesse ou non ? Ce pasteur demeure-t-il dans la grâce et l’accueil radical et inconditionnel de Dieu ? Est-il en faveur d’une société plus égalitaire ? »

La tromperie de la théologie libérale

Le courant libéral s’est développé depuis le 19ème siècle, à peu près au même moment où plusieurs églises ont connu des réveils spirituels intenses, accompagnés de nombreuses conversions. Les oppositions entre ces deux tendances ont été faibles au débuts, mais sont devenues de plus en plus marquées au fil du temps.

Aujourd’hui, chez les libéraux, des phrases telles que « la liberté de conscience, les valeurs de l’amour et la fraternité » et surtout depuis peu « l’accueil radical, le respect de l’orientation sexuelle », y sont les maîtres mots.

On assiste à l’évolution d’une foi « verticale » centrée sur Christ et l’Évangile, vers une foi « horizontale », rationelle, humaniste, vidée de toute la force de l’Évangile et sans la vie du Saint-Esprit.

Le Saint-Esprit agit toujours en accord avec la Parole, lorsqu’elle est prêchée dans la vérité. Si nous quittons le terrain biblique, alors, le risque est très grand que le Saint-Esprit quitte notre prédication également.

La Bible perd alors de son inspiration plénière. Et on en vient à rejeter les récits des miracles, la divinité et la résurrection de Jésus-Christ. Soit, tout ce qui a trait au surnaturel dans la Bible.

Pour les tenants de la théologie libérale, la Bible contient la parole de Dieu… à côté de paroles d’hommes. Et libre à chaque théologien de définir ce qui est Parole de Dieu et parole d’hommes. Chacun peut établir ses propres contours. Les principes de l’inhérence et de l’infaillibilité de la Parole sont gommés. C’est ainsi qu’est née la doctrine du salut universel.

Nous disons, nous, que la Bible est la parole de Dieu.  « Ce que Dieu a dit, il l’a dit ! » aimons-nous affirmer avec raison.

La puissance de l’Évangile

Le rêve ! Quelle occasion et quel privilège unique durant cette soirée, de présenter la beauté et la puissance de l’Évangile.

Dieu sauve des pêcheurs (Calvin)

« Dieu sauve des pêcheurs » (Calvin), avant même que ces personnes en soient conscientes, Dieu les connaît déjà et il a choisi d’entrer en relation avec elles. Jésus exprime cela clairement en Jean 10.16 J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

Dieu les fait naître de nouveau, par la puissance du St.-Esprit… en les attirant à lui de façon irrésistible (Augustin). L’appel efficace ou irrésistible ! L’attrait intérieur.

Cet appel est l’œuvre du Père (1 Cor. 1.9; Thess.2.12; Ro. 8.30), du Fils (Mt. 11.28; Lc 5.32) et du St.-Esprit (1 Pi. 1.2; Jn 15.26).

De lui-même, l’Homme ne peut trouver le chemin qui mène à Dieu. Il ne comprend pas les choses qui appartiennent à l’Esprit de Dieu (Jn.3.3; + Co. 2.14). Il ne peut pas obéir à l’appel par ses propres forces (Ro. 7.14-15). Mais l’appel est plus qu’une exhortation à la conversion. Il contient aussi la force et l’envie d’obéir à l’exhortation, il est efficace (Es.55.11; Heb. 4.12), c’est-à-dire que Dieu, par sa Parole et par son Esprit, donne ce qu’il ordonne.

L’Homme collabore-t-il avec Dieu lors de la conversion ? Dieu fait le premier pas : il produit en l’Homme un désir(Phil 2.13), c’est pourquoi, en quelques endroits, l’Ecriture dit que c’est Dieu qui convertit l’Homme (Lam 5.21): « La conversion est dite passive ; Dieu convertit l’Homme, Il retourne ses dispositions fondamentales. »[1]

Le mot « appel » est souvent utilisé comme signifiant une invitation imprécise. Mais ce mot a un sens plus fort. Le Théologien Geldenhuys indique que le mot « appel » porte la même signification que créer ou désigner. Et selon son analyse, dans les Épîtres, ce mot est utilisé dans le sens de commander,  de produire, de provoquer, d’occasionner, d’être. La remarque s’applique aussi au mot « Église » qui en Grec est « Ekklésia » et dont le sens primaire est « appelé hors de » ou plus précisément « appel à renaître ».

La même constatation se fait encore sur la notion de naître de nouveau, qui signifie être créé de nouveau. « Car nous sommes son ouvrage, étant créés en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:10) ; »Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5:17). Etre appelé signifie être désigné.

Le Saint-Esprit en est l’agent. L’appel efficace est donc non seulement une invitation, mais une action dynamique qui nous introduit dans une relation vivante avec Jésus-Christ. Dieu projette sa lumière dans le cœur des individus.

Spurgeon, son témoignage

J’ai la certitude que, si Dieu ne m’avait choisi, je ne l’aurais jamais fait moi-même. Je ne doute pas qu’il m’ait choisi avant ma naissance, car il ne l’aurait pas fait après, et il l’a fait pour des motifs inconnus de moi, car je ne peux voir en moi la moindre justification pour son amour particulier. Je dois aussi accepter la corruption totale du cœur humain, car le mien me prouve chaque jour qu’il ne réside en moi rien de bon. [2]

La tromperie de la théologie libérale

Elle rejette ce qui fait la force et la puissance de l’Évangile ! En fait, pas besoin de salut, pas besoin de Sauveur, pas besoin du St-Esprit, et pas besoin de TOUTE la Parole. C’est une théologie humaniste.

A l’issue de ce partage, je m’attendais à être « fusillé » !

Bien au contraire ! Plusieurs personnes ont exprimé leur désir de revenir à la centralité de l’Évangile.

Gloire à Dieu et merci pour Sa Parole qui est vivante !

 

[1] Henri BLOCHER, le doctrine du péché et de la rédemption, collection Didaskalia, Edifac, Vaux-sur-Seine, 2001, p.197.

[2]Charles Spurgeaon, la grâce aux 1000 facettes, sermons sur la grâce souveraine de Dieu. Europresse, Chalon-sur-Saône, 1992, p.20

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