Le coronavirus : Les chrétiens devraient-ils être inquiets ?

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Note de l'éditeur : 

Article édité pour correspondre au contexte Français

Avec l’accroissement du nombre de cas de coronavirus en France bien des croyants se demandent comment il faut répondre à l’inquiétude qui grandit. Qu’est-ce que Dieu voudrait que nous fassions face à cette crise sanitaire internationale croissante ? Nos églises devraient-elles fermer leurs portes par crainte de la diffusion de la maladie ? Devrais-je retirer mes enfants de l’école ? Ou annuler mes projets de voyage ?

Comment devrions-nous aider un monde qui panique ?

Souvenons-nous de ce que nous savons

Premièrement, il est important de nous rappeler ce que nous savons déjà. L’inquiétude n’est pas notre amie et la panique n’est pas notre route. Salomon nous rappelle : « Si tu défailles au jour de l’adversité, ta force est petite » (Prov. 24:10). Puisse-t-il ne jamais être dit que le peuple de Dieu est gouverné davantage par la crainte que par la foi.

Corrie ten Boom, parmi d’autres fidèles au sein des nations, s’est conduite courageusement face au fascisme nazi — une forme différente de virus mortel. Et elle nous rappelle : « L’inquiétude ne vide pas demain de ses peines, elle vide aujourd’hui de sa force. »

En temps de crise, le monde a besoin de gens stables qui sont fortifiés par la grâce de Dieu et rendus altruistes par la puissance de Dieu. L’inquiétude n’accomplit rien si ce n’est l’affaiblissement du cœur et de la tête. Il a été dit que 90 pour cent des choses pour lesquelles nous sommes inquiets ou qui nous mettent dans la panique ne se produiront jamais quant aux derniers 10 pour cent elles sont hors de notre contrôle.

« L’inquiétude ne vide pas demain de ses peines, elle vide aujourd’hui de sa force. »

Alors que nous restons en alerte contre les virus de la doctrine ou de la maladie, nous inquiéter ne changera pas nos circonstances ni ne diminuera nos risques d’être infectés. Cela ne nous aidera pas à combattre la maladie ni ne nous poussera à l’action. Nous inquiéter au sujet du COVID-19 (ou de quoi que ce soit d’autre) ne fera qu’accroître le trouble. Plutôt que de nous inquiéter et être anxieux, Jésus nous appelle à répondre à la situation avec prière et foi en lui (Matt. 6:33–34; Phil. 4:6). Nous n’avons pas à nous inquiéter, au plus haut degré, parce que nous connaissons Celui qui a vaincu le péché et la mort (1 Cor. 15:55–57).

Rappelez-vous continuellement : cela prend la même quantité d’énergie de s’inquiéter que de prier. Mais une de ces attitudes conduit à la paix, l’autre à la panique. Choisissez donc sagement.

Aimons et faisons-lui confiance

Si Dieu nous appelle à nous inquiéter de quelque chose, c’est de la façon de bien aimer les gens. Le  psalmiste nous encourage : « Confie-toi dans le SEIGNEUR et pratique le bien ; demeure dans le pays et aime la fidélité » (Ps. 37:3). Pierre nous rappelle qu’il faut continuer à avancer au milieu de tous les maux. Qu’il s’agisse de persécutions ou de pandémies, nous pouvons nous confier dans le Seigneur sachant que : « Il vaut mieux souffrir en faisant le bien, si c’est cela devait être la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal » (1 Pi. 3:17).

S’inquiéter est une réalité commune chez l’homme. Mais Dieu nous a appelés à faire face aux troubles et aux menaces avec courage, en déposant tout notre fardeau sur lui.

Tout au long de l’histoire, les chrétiens se sont souvent distingués parce qu’ils étaient prêts à aider les malades, même pendant les pestes, les pandémies et les persécutions. Ils aimaient les gens et n’avaient pas peur de la mort parce qu’ils comprenaient que « vivre c’est Christ et mourir est un gain » (Phil. 1:21). En entrant dans le pétrin de la maladie, ils ont pu démontrer leur foi à un monde qui les regardait faire. Ainsi, plutôt que de se contenter de demander : « Comment rester en bonne santé ? » il faudrait peut-être aussi se demander « Comment puis-je aider les malades ? » Soyons prompts pour aider et lents pour nous cacher dans les sous-sols.

Une confiance pleine de prière, de la compassion et de l’altruisme devraient imprégner notre façon de parler du coronavirus. Pourquoi ? Parce que notre Sauveur a revêtu la chair humaine (Jean 1:14) et est entré dans nos maladies, notre péché et dans la mort. Il a guéri les malades et a pris soin de ceux qui étaient blessés. Nous devons agir ainsi.

Soyons prudents

Rien de tout cela ne signifie que nous devons être imprudents. Ni l’amour de Christ ni la Parole de Dieu n’encouragent à prendre des risques sans précaution, mais les deux nous poussent à l’obéissance. L’amour des malades ne signifie pas que nous devons nous infecter nous-mêmes intentionnellement (Prov. 22:3). Répondre au coronavirus signifie au minimum prendre quelques petites dispositions pratiques comme le lavage de nos mains et le confinement à la maison si nous sommes malades.

Avant d’envisager de supprimer les réunions d’église, demandons-nous : « Comment pouvons-nous prendre soin de ceux qui sont à risque ? » Lorsque d’autres personnes tombent malades, il faut les soigner. La plupart d’entre vous sont-ils encore en bonne santé ? C’est une excellente raison de se réunir pour remercier Dieu et prier. Demandez des soins médicaux appropriés au fur et à mesure que les symptômes apparaissent et ne négligez pas le fait de vous occuper les uns des autres.

Nous vous recommandons également de prendre contact avec votre Agence Régionale de Santé si vous avez des doutes sur la conduite à tenir ou si vous organisez un évènement spécial.

Suivons l’exemple de ceux qui ont agi fidèlement dans le passé. Dans l’Angleterre du 19ème siècle, quand des milliers de gens mouraient du choléra, Charles Spurgeon visitait les maisons pour s’occuper des personnes. L’église de Jésus à Wuhan en Chine, l’épicentre du virus, se conduit fidèlement même aujourd’hui .

Finalement, alors que vous observez les réactions du monde face à cette crise – qui est en soi un rappel brutal de notre mortalité – ne négligez pas de partager l’espérance que vous avez en Jésus (1 Pi. 3:15). Faites part de la manière dont il vous a sauvés de l’épidémie universelle du péché et de la pénalité de la mort. Partagez le fait que votre espérance ne se trouve pas dans le fait de rester en bonne santé de ce côté-ci du ciel.

Nous finirons tous par être confrontés à la mort. Grâce à Jésus, nous pouvons arriver à ce jour avec confiance. Comme Paul, nous pouvons nous souvenir que vivre c’est Christ, mais mourir est un gain (Phil. 1:21). Nous n’avons véritablement rien à craindre en dernier ressort – non pour ce qui est du coronavirus, du virus Ebola , des catastrophes naturelles ou quoi que ce soit d’autre.

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