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Nous vivons des moments historiques en occident ; la gestion de la pandémie avec toutes ses consignes de distanciation humaine semble être « du jamais vu », à tout le moins pour nos sociétés modernes. Nous avons tous eu l’opportunité, à travers cette crise, de remettre en question nos priorités, nos rapports humains et tant d’autres choses.

Pour ma part, j’ai réalisé combien la présence humaine est fondamentale à mon bonheur. Je le savais, mais je ne le réalisais pas vraiment. On dit souvent qu’il nous faut perdre une chose pour prendre conscience de combien elle nous était précieuse. J’ai personnellement pris conscience que la présence humaine ne m’était pas seulement précieuse, mais essentielle. J’ai besoin de la présence d’êtres humains – les rencontrer, les voir, les écouter, les observer. Leur présence me garde sensible et intéressé à l’autre.  Et leur présence m’apporte de la joie, une bouffée d’oxygène dans mes humeurs parfois moroses.

Il semble que je ne sois pas seul à vivre cette expérience, à ressentir ce besoin de l’autre. Les soupirs de soulagement, les sourires qui me sont retournés lorsque j’ai l’opportunité de passer quelques moments avec des frères et sœurs de l’Église ou d’aller faire une marche avec un ami, me disent combien nous avons besoin les uns des autres.

En fait, j’ai la conviction que nous pouvons réaliser, depuis un an, à quel point nous sommes des êtres incarnés. Dieu nous a créés dans un univers spirituel, et invisible, mais aussi absolument matériel, physique et visible. Nous pouvons donc apprécier combien la présence physique d’une personne peut entrainer une véritable amélioration dans notre moral, notre humeur, notre motivation.

Alors que je méditais sur cette dimension de notre humanité, je songeais à ce que Christ, lui-même a exprimé à ses disciples alors qu’il vivait de profonds moments d’angoisse.

Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi!” (Matthieu 26.40, NEG)

Le Seigneur, dans toute sa grandeur et sa force, a communiqué aux disciples qu’il ressentait le besoin de leur présence, de leur support alors que son âme était tourmentée par l’épreuve qui était devant lui.

Je ne crois pas que nous puissions dire qu’il ressentait le besoin d’être compris, ou écouté; les disciples ne pouvaient comprendre ce qu’il traversait. Ce n’est pas d’écoute et de compréhension dont il avait besoin, mais de leur présence. N’est-ce pas intéressant, cette demande surprenante de Jésus? Lui qui vivait une communion parfaite avec son Père, lui qui était sans péché, a tout de même exprimé le besoin de leur présence. Notre Sauveur est merveilleux dans sa divinité, mais il l’est aussi dans son humanité. Jésus leur demanda: restez et veillez avec moi.

Cette pandémie et toutes les mesures de distanciation m’ont permis de réaliser combien j’ai besoin de vous mes frères et sœurs, de votre présence, pour veiller avec moi.

Je vous encourage à demander à notre Père de vous montrer les gens desquels il désire que vous vous rapprochiez pour leur offrir le don de votre présence cette semaine, tout en respectant le mieux possible les directives de la santé publique. Dieu vous appelle à faire le don de votre présence à des êtres humains cette semaine.

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