Conférence "Malachie, le maitre de l'univers à un message pour vous" à Strasbourg les 21 et 22 octobre

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Lors d’un week-end de formation récent pour animateurs jeunesse à l’Institut Biblique de Genève, j’ai eu l’occasion d’intervenir à partir du texte de Tite 2.11-14. Ce passage de l’Écriture m’a donné l’occasion d’affirmer ceci :

  • C’est la grâce manifestée à la croix qui nous éduque aujourd’hui.
  • Par conséquent, pour favoriser cette éducation par la grâce, soyons des élèves assidus de la croix.
  • Plus je suis imprégné de la grâce manifestée à la croix, plus cette grâce est agissante dans ma vie présente.

Pour le dire autrement, j’ai exhorté les auditeurs à mener une vie centrée sur la croix et à progresser dans leur compréhension de la croix

 

À la suite de mon intervention, un pasteur m’a demandé de préciser ma pensée : qu’est-ce que cela signifie au juste ? Cette question est d’autant plus importante que la croix évoque une mort violente que beaucoup de personnes n’ont pas forcément envie d’avoir à l’esprit dans leur quotidien. Leur réaction est compréhensible.

 

Cette question pertinente m’a poussé à formuler quelques distinctions.

 

Chercher à mieux comprendre et vivre la croix, ce n’est PAS SIMPLEMENT, ni même principalement :

Repasser dans sa tête les faits bruts qui se sont déroulés lors de la scène de la crucifixion. En général, les chrétiens connaissent déjà bien le déroulement de la scène. Bien que notre foi s’appuie effectivement sur des faits historiques, ces derniers sont décrits avec sobriété dans les évangiles, et leur simple évocation ne mène pas nécessairement au progrès spirituel. De nombreux non-chrétiens accordent autant de crédit que les croyants aux récits évangéliques de la crucifixion sans pour autant en tirer quoi que ce soit pour leur vie personnelle.

 

Chercher à mieux comprendre et vivre la croix, c’est SURTOUT :

1) Considérer le sens théologique de la croix dans toute sa richesse, c’est-à-dire toutes les facettes bibliques et toutes les conséquences spirituelles de la mort de Christ. C’est se pencher sur ce qui a vraiment été accompli, du point de vue de Dieu, par la crucifixion (et la résurrection qui ne peut en être dissociée) de notre Sauveur. Sont inclus les concepts de rédemption, d’inauguration de la nouvelle alliance, de victoire sur Satan, d’expiation, de propitiation, de paiement d’une rançon, de substitution pénale, de pardon, de justification, de réconciliation, et ainsi de suite.

Trop souvent, nous nous contentons d’associer la croix au pardon divin au sens large, ce qui manque de précision (tout en étant un bon point de départ). Plus nous sommes au clair sur les différentes doctrines associées à la croix, plus le rappel de cette dernière nous façonnera. Ce n’est pas seulement notre « culture théologique » qui est en jeu ; toute notre expérience chrétienne en dépend !

Pour étudier ces divers aspects, je recommande le classique de John Stott, La croix de Jésus-Christ(éditions Grâce et Vérité).

 

2) Considérer les innombrables effets concrets ou existentiels de la croix. Comment le message de la croix peut-il m’aider à vaincre l’amertume, les addictions, l’anxiété ? Comment la croix peut-elle m’entraîner dans la victoire spirituelle ? Comment la croix peut-elle me libérer du légalisme, ou de l’abus de la grâce divine, ou de l’instabilité causée par les fluctuations émotionnelles ? Comment la croix peut-elle être la source d’une joie quotidienne et le moteur de la vie chrétienne ?

Pour creuser ces questions, je renvoie à l’ouvrage de Jerry Bridges, À l’école de la grâce(éditions Excelsis).

Bien entendu, les effets existentiels de la croix s’appuient sur son sens théologique (qui lui-même suppose sa réalité historique).

 

Pour résumer, je propose l’équation suivante :

Connaître les faits brutsde la scène de la crucifixion + méditer longuement sur le sens théologique de la croix + s’approprier toujours davantage les effets concrets de la croix = mener une vie centrée sur la croix

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