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Est-ce qu’une maladie grave, un changement de vie majeur, ou simplement votre âge avancé vous amènent à devoir affronter votre propre mortalité ? Est-ce que l’éventualité de votre mort plane comme une ombre sur votre vie ? Êtes-vous certain de ce qui arrivera après votre mort ? Comment gérez-vous vos questionnements au sujet de la mort ? Avec crainte ? Appréhension ? Déni ? En restant occupés le plus possible ?

Il est fort probable que, comme la plupart d’entre nous, vous préféreriez éviter de penser ou de parler de votre propre mort. Mais le fait de l’ignorer ne l’arrêtera pas. Le taux de mortalité est bien de 100 %. Les avancées médicales rallongent la durée de vie, mais ne nous rendent pas immortels. Les médecins finissent par perdre chacun de leurs patients. Un jour, vous, ainsi que tous ceux que vous aimez, finirez par mourir. Chaque vie sur terre se termine par un décès.

Mais notre mort est-elle vraiment la dernière phrase du livre de notre vie ? Ou y a-t-il quelque chose au-delà de la mort ? Depuis des siècles, les chrétiens l’attestent de tout leur cœur : « Je crois en la résurrection des morts ». Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que si vous suivez Jésus, votre mort physique ne sera pas la dernière phrase du livre de votre vie. La résurrection de Jésus place votre mort en position d’avant-dernière phrase de votre vie. Lorsque vous mourrez, si vous croyez en Jésus, vous l’entendrez prononcer ces mots de conclusion au sujet de votre vie : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; entre dans la joie de ton maître. » (Mt 25.21)

Peut-être que vous savez que Jésus est ressuscité des morts, mais cela ne vous empêche pas d’être envahis par la crainte et la peur lorsque vous pensez à votre propre mort. C’est parce qu’il ne suffit pas de connaître les faits concernant la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Vous devez connaître Jésus intimement. Le courage d’affronter votre mort se trouve dans le fait de mettre toute votre foi et votre confiance en lui. Cet article a été rédigé pour vous aider à affronter la mort avec sérénité et à connaître Jésus intimement.

Il est fort probable que, comme la plupart d’entre nous, vous préféreriez éviter de penser ou de parler de votre propre mort. Mais le fait de l’ignorer ne l’arrêtera pas.

La mort n’est pas une amie

Lorsque les gens trouvent enfin le courage de parler de la mort, ils ont tendance à la romancer. Ils évoquent vaguement le fait d’être soulagés de la douleur, d’aller dans un « endroit meilleur » et de retrouver leurs bien-aimés. Mais la Bible ne dépeint jamais la mort comme une amie. La mort est appelée « le dernier ennemi ». La mort est la perte finale et ultime. Elle semble anormale et mauvaise, parce qu’elle est anormale et mauvaise. Nous avons été créés par Dieu pour vivre éternellement. La mort n’est pas l’intention de Dieu pour son monde.

Affronter les ombres de la mort

Vous n’êtes pas confronté à la mort une seule fois, à la fin de votre vie. Tout au long de votre vie, vous faites face à ce que David, dans le Psaume 23, appelle « l’ombre de la mort » (Ps 23.4). Une ombre est l’annonce menaçante de l’obscurité qui s’approche. Marcher dans la « vallée de l’ombre de la mort » prend de nombreuses formes différentes. La mort est la perte ultime, mais de nombreuses pertes moins importantes apportent également l’ombre de la mort dans votre vie. Vous avez probablement déjà été confronté à certaines de ces ombres :

  • La perte de la santé : que vous soyez aux prises avec une maladie chronique ou un événement catastrophique soudain, les pertes qui accompagnent la souffrance physique préfigurent la mort.
  • La perte d’êtres chers : lorsque la mort frappe ceux que nous aimons, nous ressentons vivement l’ombre de la mort. Mais nous ressentons également une perte lorsqu’une relation prend fin, quelle qu’en soit la raison. Lorsque vous vivez la trahison dans une relation, vous avez un avant-goût amer de l’aliénation, de l’isolement et de l’abandon qui constitue l’expérience ultime de la mort.
  • La perte de la jeunesse : les années s’accumulent, les cheveux blanchissent, les rides se forment, le corps commence à défaillir et la mémoire commence à faire défaut. C’est comme si les doigts des ténèbres tentaient de vous agripper.
  • La perte d’autonomie : en vieillissant, vous ressentez la faiblesse sous diverses formes. La vieillesse peut vous rendre aussi vulnérable qu’un jeune enfant. Mais pour les enfants, l’attente signifie un gain à venir. En vieillissant, vous ne vous attendez qu’à une perte.
  • Une perte d’utilité : si vous vivez longtemps, vous ne serez plus utile sur votre lieu de travail et vous verrez la vie continuer sans vous.
  • La perte de sens : en vieillissant, les possessions, l’opinion des autres, le statut, le succès et tout ce que vous poursuiviez perdront leur importance.

Ces pertes peuvent assombrir votre vie à tout moment. Que vous soyez jeune ou vieux, chaque souffrance, perte et mal significatifs que vous vivez vous laisse un goût amer de la mort.

Ce qui cause la mort

Pourquoi y a-t-il des « ombres de la mort » ? Qu’est-ce qui a amené tout ce chagrin et cette tristesse dans le monde ? Quelle est la cause de la mort ?

Lorsque nous parlons des causes de la mort d’une personne, nous évoquons généralement la raison immédiate de son décès – accident, vieillesse, maladie, catastrophe. Mais la Bible nous pousse à réfléchir à la cause profonde de la mort. Paul dit dans sa lettre aux Romains que « le salaire du péché, c’est la mort » (Ro 6.23). Le péché, c’est vivre dans le monde de Dieu et agir comme si nous étions aux commandes. Adam et Eve ont été les premiers à agir comme leurs propres dieux et à désobéir au seul vrai Dieu, mais chacun de nous a suivi leurs traces. La mort en est le triste résultat. La peur et l’effroi que nous ressentons lorsque nous sommes confrontés à notre propre mort proviennent du sentiment profond de n’avoir pas réussi à obéir parfaitement à Dieu. Nous méritons de mourir.

La peur et l’effroi que nous ressentons lorsque nous sommes confrontés à notre propre mort proviennent du sentiment profond de n’avoir pas réussi à obéir parfaitement à Dieu.

Mais qui a tenté Adam et Eve de vivre comme s’ils étaient les maîtres du monde ? Qui nous tente ? Satan. Ainsi, à un niveau plus profond, il est la cause de la mort. Le Malin est appelé le meurtrier dès le début. La Bible décrit ceux qui sont tenus en esclavage par la peur de la mort comme étant asservis par le diable. Il est un tueur (He 2.14-15).

Au niveau le plus profond, la colère sainte et juste de Dieu signifie la mort. Toute ce qui cause la mort – les ouragans, la vieillesse, le cancer, le salaire du péché, le pouvoir meurtrier de Satan – est un sous-ensemble de la sainte et juste colère de Dieu envers les pécheurs. Nous sommes tous touchés par la malédiction, et c’est elle qui a le dernier mot quant à notre vie terrestre.

Jésus a affronté la mort pour vous

Mais pour ceux qui connaissent Jésus, la mort n’a pas le dernier mot, elle a l’avant-dernier mot. Le dernier mot, pour le chrétien, est la résurrection. Le dernier mot est la vie. Le dernier mot est la miséricorde. Le dernier mot est la réalité que Dieu nous prendra pour être avec lui pour toujours. Le don gratuit de la vie éternelle offert par Dieu contraste fortement avec « le salaire du péché, c’est la mort » (Ro 6.23). Jésus offre un contraste au tueur, au meurtrier, à l’assassin. Lui, la seule personne innocente qui n’ait jamais vécu, a affronté la mort, non pas pour ses propres péchés, mais pour les péchés de son peuple (Jn 3.16). Jésus a affronté la mort pour vous.

Sur la croix, il a affronté la mort dans toutes ses dimensions. C’est suite à l’asphyxie et à la torture qu’il est mort, mais ce n’était que la cause physique de sa mort. En mourant, il a porté le salaire du péché, subi l’affront du malin et connu la sainte colère de Dieu. Lui, l’innocent, est mort volontairement pour les coupables. Lorsqu’il a librement donné sa vie, la mort a été tuée par Dieu, et Jésus est ressuscité à une vie nouvelle. La grâce de Dieu a détruit le destructeur, et la mort a été jetée en enfer. À cause de Jésus, la vie a le dernier mot. Grâce à Jésus, vous n’avez pas à faire l’expérience de la mort comme il l’a faite. Il a déjà payé pour vos péchés. Nous mourrons physiquement, mais nous ressusciterons pour la vie éternelle (Jn 3.16).

Comment pouvez-vous être certain que vous avez la vie éternelle ?

Venez à Jésus, demandez le pardon de vos nombreux péchés et croyez que sa mort a payé le prix de vos péchés et que sa résurrection vous garantit que vous vivrez aussi pour toujours. Voici la promesse que Jésus vous a faite : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jn 5.24)

Grâce à Jésus, vous n’avez pas à craindre de subir le jugement de Dieu à votre mort. Jésus l’a déjà connu pour vous. Ce qui vous attend après la mort, c’est la vraie vie – la vie éternelle. Vous n’avez pas à travailler pour mériter cette vie. C’est le don de Dieu à ceux qui mettent leur confiance en Jésus. Voici comment l’apôtre Paul l’explique : « Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Ro 6.23). Nous méritions tous la mort, mais Jésus est mort à notre place. Lorsque vous vous confiez en lui, vous n’avez plus à craindre la mort, car maintenant vous participez à la vie de Jésus. La vie éternelle que Jésus donne est la vie telle qu’elle devait être, c’est-à-dire exempte de mal, de chagrin et de tristesse, et riche d’une joie, d’une paix et d’une pureté éternelles. Le salaire naturel et bien mérité de la vie humaine apporte la mort et le chagrin, mais la miséricorde et la grâce de Dieu apportent les délices qui sont à sa droite pour toujours. C’est en partageant la vie de Jésus que vous faites face à toutes les ombres de la mort dans ce monde malheureux et déchu, et que vous affrontez les ténèbres finales de la mort elle-même. Parce qu’il est vivant, vous savez qu’il sera avec vous lorsque vous mourrez. Parce qu’il est vivant, vous savez qu’il vous attendra après votre mort. Parce qu’il vit, vous vivez aussi.

Jésus affronte la mort avec vous

Avec toute forme de souffrance vient l’isolement, mais cet isolement est encore plus fort lorsque vous faites face à la mort. Lorsque vous faites face à la mort, le proverbe « Le cœur connaît ses propres chagrins » (Pr 14.10) devient très réel. Personne sur terre ne franchira cette porte avec vous. Mais souvenez-vous des paroles de David : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Ps 23.4). Qui est avec vous » ? Jésus est avec vous. Écoutez ses paroles : « Je suis avec vous tous les jours » (Mt 28.20).

Vous n’avez pas besoin de reculer et de prétendre que vous n’allez pas mourir. Vous n’avez pas besoin de faire semblant de ne pas avoir mal. Vous pouvez confier votre âme à votre Père céleste, comme l’a fait Jésus.

Vos amis et vos proches ne peuvent pas vous accompagner dans la mort, mais Celui qui est plus proche qu’un frère promet de ne jamais vous quitter ni vous abandonner. Jésus a lui-même connu ce que vous affrontez. Il sera avec vous lorsque vous affronterez la mort et lorsque vous mourrez. Sa vie, sa mort et sa résurrection sont votre garantie qu’au-delà de la porte de la mort se trouve une nouvelle vie glorieuse. Telle est la réalité de votre foi. Votre foi n’est pas une belle théorie ni un tas de platitudes religieuses douces et réconfortantes. Dieu lui-même sera avec vous au moment où la mort tendra ses doigts vers vous.

Affronter la mort comme Jésus l’a fait

Puisque Jésus est avec vous, vous pouvez affronter la mort comme il l’a fait. Comment a-t-il affronté la mort ? Était-il calme et insensible ? Non, il a vécu la mort comme un ennemi terrible. Sur la croix, il a crié des paroles du psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps 22.1 ; Mt 27.46). Jésus a vécu ce psaume de mort et de torture sur la croix. Mais c’est aussi un psaume d’espérance : « Car il n’a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable, Et il ne lui cache point sa face ; Mais il l’écoute quand il crie à lui. » (Ps 22.24). Le cri de désolation et d’abandon de Jésus était à la lumière de son espoir certain que Dieu n’abandonne pas ceux qui sont affligés. Jésus n’était pas stoïque au moment de mourir. Il a regardé la mort en face, a ressenti vivement sa douleur, sa dégradation, son horreur et sa perte, puis a fait confiance à son Père céleste en disant : « Entre tes mains, je remets mon esprit. » (Ps 31.5 ; Lc 23.46).

Ces mots ne sont pas calmes, détachés et dénués d’émotions. Ce sont les paroles d’un homme qui fait pleinement face à ses difficultés, qui est pleinement engagé avec son Dieu, et qui réunit les deux dans un besoin sincère, et une gratitude sincère. Les deux aspects de la foi – le besoin et la joie – sont tous deux présents dans le vécu de Jésus. Ce Jésus est avec vous. Ce Jésus est vivant et capable de vous aider à affronter la mort avec foi. Vous pouvez vous approcher de lui. Il vous donnera le pardon, la miséricorde et l’aide au moment où vous en aurez besoin. Il a enduré, « pour la joie qui lui était réservée » (He 12.2). Il sera avec vous, pour que vous puissiez aussi endurer. Vous n’avez pas besoin de reculer et de prétendre que vous n’allez pas mourir. Vous n’avez pas besoin de faire semblant de ne pas avoir mal. Vous pouvez confier votre âme à votre Père céleste, comme l’a fait Jésus.

Jésus vous attend

Un de mes amis demande souvent aux gens : « Qui as-tu hâte de rencontrer quand tu seras au ciel ? » Les gens lui parlent de leurs proches, ou de personnages intéressants de la Bible, mais presque personne ne dit : « Jésus ».

Vous ne pouvez pas affronter la mort avec un courage véritable et sincère si vous n’avez pas hâte de rencontrer Jésus.

Il y a plusieurs années, le Time Magazine a publié un article sur les personnes confrontées à la mort. Des centaines de personnes en phase terminale ont été interviewées et photographiées. La plupart de leurs photos paraissaient mornes et tristes, mais la photo d’un homme âgé sautait presque aux yeux. Son visage était plein de vie et de vitalité. Dans son entrevue, il a dit qu’il avait hâte de voir Jésus. Il était joyeux face à la mort parce qu’il avait hâte de voir son Sauveur.

Vous ne pouvez pas affronter la mort avec un courage véritable et sincère si vous n’avez pas hâte de rencontrer Jésus, celui qui a affronté la mort pour vous et qui est maintenant vivant et avec vous. Avez-vous hâte de rencontrer l’Agneau de Dieu qui a ôté vos péchés ? Avez-vous hâte d’entendre votre bon berger vous appeler par votre nom ? Avez-vous hâte d’aller dans la maison de votre Père céleste ? C’est une maison de gloire, remplie de l’éclat du Saint-Esprit. Dans la maison de Dieu, tous les torts sont réparés, toutes les ténèbres s’illuminent, toutes les pertes sont restaurées et toutes les larmes sont essuyées.

Lorsque vous traversez la mort, vous passez au moment où la foi devient la vue, où vous verrez réellement Celui que vous aimez sans l’avoir vu. Mourir dans l’espérance que Dieu est avec vous, c’est passer de la perte de toutes choses au gain de toutes choses, au gain du Christ.

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