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Reconnaître nos angles morts 

Même là où nous estimons avoir la conscience pure devant Dieu, il ne faudrait pas sous-estimer les effets du péché sur notre intelligence : elle est corrompue par le péché (Genèse 6.5 ; Éphésiens4.17). Le péché subsiste en nous croyants (1Pierre 2.11). 

Combien il est facile de porter des œillères ! Nous ne sommes jamais aussi neutres que nous voudrions ou croyions l’être. Ne sommes-nous pas plus conditionnés que nous le pensons par les normes de notre société, par nos traditions (« Cela a toujours été notre position en la matière ») et par les attitudes de notre « tribu » ecclésiale, le milieu dans lequel nous sommes accueillis, acceptés, appréciés ? 

Des liens affectifs peuvent aisément jouer dans notre prise de position sur une doctrine. Puisque nous connaissons le docteur Untel, qui semble érudit, fiable et bienveillant, nous nous rallions à sa position sur la question du millénium, par exemple… 

Sacrés désaccords !

Sacrés désaccords !

BLF Éditions. 192 pages.

Le parler en langues, la prophétie, le ministère féminin, le millénium, le baptême, la cène, la louange, l’évangélisation… combien d’Églises ou de croyants se sont-ils déjà déchirés sur ces questions?

Comment réagir à ces désaccords? Doivent-ils nous pousser à douter de la foi de certains? Peut-on encore collaborer malgré nos différences? 

Sacrées questions, sacrés désaccords!

La Bible appelle les chrétiens à annoncer, défendre et vivre l’Évangile. Mais trop souvent, nous nous laissons piéger par nos différences et nous fragilisons l’œuvre de l’Évangile.

À travers une méthode simple et adaptée à chaque situation, James Hely Hutchinson nous montre comment naviguer à travers nos désaccords en triant nos convictions selon l’Évangile.

Il est possible de vivre nos différences de convictions à la gloire de Dieu. L’Évangile, ça crée des accords!

BLF Éditions. 192 pages.

Dans son livre Une Église centrée sur l’Évangile, Timothy Keller nous encourage à classer les doctrines selon ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas au sein de la culture où nous servons Christ. Il ne suggère pas qu’il faudrait laisser de côté les doctrines culturellement inacceptables, mais plutôt qu’il convient de les communiquer en lien avec des doctrines considérées acceptables. 

Dans l’image suivante, les morceaux de bois correspondent aux doctrines acceptables au sein d’une culture donnée, alors que les pierres correspondent aux doctrines inacceptables : 

Nous savons tous que les morceaux de bois flottent et que les pierres coulent. Mais si nous attachons plusieurs morceaux de bois ensemble et si nous mettons des pierres dessus, les morceaux de bois et les pierres peuvent traverser la rivière ensemble. 

Si nous adoptions une telle approche, il faudrait résister à la tentation de classer les doctrines selon ce qui est acceptable et de reléguer ce qui n’est pas acceptable culturellement parlant à un rang inférieur. 

Par exemple, je ne sais pas quel rang (A, B ou C) vous attribueriez à la doctrine des peines éternelles (de l’enfer). Mais je sais ce que notre culture, en Europe francophone, pense de cette doctrine ! 

Soyons donc sur nos gardes : nous sommes tous plus conditionnés que nous ne le pensons. 

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