Mon travail est-il le problème ? Ou suis-je seulement mécontent ?

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Dois-je rester ou m’en aller ?

Comment puis-je discerner si j’ai embrassé une carrière qui ne me convient pas, ou si je suis seulement une personne mécontente en général et qui ne veut jamais être heureuse ?

J’écris cela pour moi-même aussi bien que pour vous. Aujourd’hui, après la cinquième couche sale, ma pensée commence à glisser vers les jours où je travaillais à plein temps. L’herbe est toujours plus verte, n’est-ce pas ?

Le mécontentement est épuisant et difficile à comprendre. Il est complexe, parce qu’il peut prendre son origine à différentes sources et il n’est pas toujours une mauvaise chose en soi. La scène d’ouverture de l’Écriture projette une lumière sur des questions de contentement et d’appel qui, autrement, sont énigmatiques.

Le mécontentement créationnel

Au commencement Dieu a produit soigneusement toutes les choses essentielles de la Terre et il les a qualifiées de bonnes. Il nous a faits pour être comme lui dans le sens où nous en prenons soin, les développons et en jouissons. Il marchait avec Adam et Eve dans la fraîcheur du jour, souriant tandis qu’ils découvraient les magnifiques aspects de son monde et faisaient l’expérience de son potentiel. L’humanité n’a jamais été censée se contenter de laisser le monde tel qu’il est, mais plutôt de le cultiver selon la sagesse et les lois de Dieu.

Le mécontentement déformé

Alors, en un instant, le rejet de la bonne autorité de Dieu par Adam et Eve renversa toutes choses sens dessus dessous. Au lieu de marcher avec Dieu, ils se cachèrent devant lui. Au lieu de se servir l’un l’autre, ils placèrent la faute sur l’autre. Les épines et les chardons proliférèrent et perturbèrent l’harmonie dont ils jouissaient auparavant avec la création, rendant sa recherche pénible. Maintenant la vie vient au travers de l’agonie et s’achève dans la mort.

Tel fut le commencement du mécontentement déformé que vous et moi nous expérimentons. Le brisement est la seule réalité que nous connaissons, mais ce n’est pas ce qu’elle est censée être.

Le mécontentement rédempteur

Heureusement, Dieu ne s’est pas contenté de laisser son monde en proie à la mort et au dépérissement. Le Créateur de l’univers a réalisé l’impensable pour sauver sa création qu’il aime de l’emprise du péché. Il a pris sur lui la chair et s’est assujetti lui-même au risque d’être moqué, torturé, dépouillé à nu et d’être pendu sur une croix.

Le mécontentement rédempteur est tel qu’il est éveillé par l’Esprit du Christ ressuscité et qu’il nous fait soupirer après le royaume à venir. Notre travail est une occasion d’entrer dans cette histoire tandis que nous ceignons nos reins d’un linge, nous agenouillons et commençons à laver les pieds du monde.

Cultiver le contentement

Ainsi, comment pouvons-nous discerner la racine de notre mécontentement ? Est-il du genre qui nous fait image de Dieu en cultivant son monde ? Est-il une préoccupation pécheresse avec notre confort et notre position sociale ? Est-il une frustration due au brisement et un désir de réparer le tissu de la création ?

Il n’est pas facile de répondre à ces questions. Voici quelques pratiques tangibles qui nous aideront.

1. Racontez à nouveau votre vie.

Le mythe américain vous dit que vous devriez « faire ce que vous aimez », « poursuivre votre passion » et « poursuivre vos rêves. » Si vous n’êtes pas heureux, vous faites probablement la mauvaise chose et vous devriez en changer. Dans ce récit, ce qui est moins explicite c’est la source de ce bonheur – puissance, argent, statut social, titres, autonomie, progrès ou un sens général que seule notre œuvre accomplit et exprime ce que nous sommes. Cette histoire ne tourne qu’autour de nous.

Mais la véritable histoire est toute autour de Dieu. Réorientez-vous vers cette histoire. Passez du temps dans l’Écriture – lisez-la, mémorisez-la, faites en votre prière, chantez-la, parlez d’elle et répondez-lui dans les petits détails de votre vie quotidienne. Notre vision de notre œuvre doit être régulièrement restaurée dans le sens du projet que Dieu a pour elle. Les paroles de Paul en Romains nous rappellent de « ne pas être conformés au modèle de ce monde, mais soyez transformés par le renouvellement de votre pensée. Alors vous serez capables de tester et approuver ce qui est la volonté de Dieu – sa volonté bonne, plaisante et parfaite » (Rom. 12:2).

2. Re-imaginez la façon dont Dieu voit votre œuvre présente à la lumière de cette histoire.

Utilisez ces questions comme un guide:

  • Comment reflétez-vous les aspects du caractère de Dieu dans ce que vous faites ? Qu’en est-il de vos collaborateurs ?
  • Comment votre œuvre vous donne-t-elle un point de vue unique sur les blessures et le brisement de notre monde ?
  • Comment réalisez-vous l’amour unique pour votre prochain et participez-vous à l’œuvre de renouvellement par Christ au travers des produits ou services que vous fournissez ?

3. Servez bien, reposez-vous bien.

Cherchez des voies pour servir dans votre église, votre communauté ou votre travail actuel qui pourront vous aider à vous connecter avec ce que Dieu a planifié distinctement pour vous. Pensez à votre service comme un débordement du service que Jésus fait pour vous. Et reposez-vous de manière délibérée. Parfois nous sommes mécontents au travail parce que nous commençons à croire que cela devrait nous apporter la joie, le succès et l’identité. Repentez-vous et combattez contre cette idolâtrie qui en vous arrêtant délibérément pendant un certain temps pour vous reposer dans la bonne providence de Dieu.

4. Cherchez des conseils.

Demandez à des personnes pieuses, qui vous connaissent et vous aiment, de parler avec vous de vos dons et d’examiner vos peurs et vos motivations. Essayer de se connaître soi-même en dehors de la communauté c’est comme attraper le vent. Cela peut vous conduire vraiment à la frustration ou à un profond désespoir. (Des points de bonus majeurs pour des conseils de personnes plus âgées et plus sages si elles sont disponibles pour vous!) S’il vous semble que vous recevez plusieurs fois le même conseil – que ce soit de rester ou de changer – considérez qu’il est bon de suivre ce conseil, au moins pour un temps.

5. Attendez activement.

Il n’y a rien de mal à garder un œil sur le marché du travail ou à faire savoir aux autres que vous pourriez être intéressés par un changement d’emploi. Faites cela avec calme, vous reposant dans le fait de savoir que Dieu vous aime et vous conduit. Si c’est le cas et quand ce sera le bon moment, il ouvrira la porte pour une position différente. Pendant ce temps, vous pouvez le servir de tout cœur – avec, à la fois, un contentement et un mécontentement pieux — là où vous êtes.

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