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Le péché d’Adam a apporté une malédiction dévastatrice sur toute la Création. Le sol n’allait plus désormais coopérer à ses efforts agricoles. Son ouvrage pour cultiver le jardin selon l’ordre donné par Dieu, allait désormais être rempli de peine et de difficulté. Le gouvernement de l’Homme sur la Création – parce qu’il avait obéi à cette création plutôt que d’obéir au Créateur – était maintenant brisé, endommagé et incomplet.

Pourtant, la grâce de Dieu au milieu de la malédiction est toujours évidente ; avec du travail et des connaissances, Adam pouvait encore obtenir du sol ce dont il avait besoin. Il allait souvent connaître l’échec, mais les succès viendraient quand même. Dieu ne s’est pas éloigné et n’a pas permis à une création déchue de submerger et d’étouffer notre premier ancêtre et notre première mère. Il a plutôt permis à l’humanité de tirer de ce sol la nourriture et les connaissances nécessaires à notre survie.

Sauver des vies avec la médecine et la technologie est certainement à l’honneur de Dieu, puisque la Bible défend la sainteté de chaque vie humaine.

Peut-être n’avez-vous jamais réfléchi au bienfait que représente la recherche biomédicale et au bienfait des vaccins. Dans sa grâce, Dieu permet que notre connaissance et notre expérience rendent la vie plus supportable. La technologie et la médecine sont de bonnes choses, dans la mesure où elles sont utilisées pour la gloire de Dieu et le bien des autres. Et le fait de sauver des vies avec la médecine et la technologie est certainement à l’honneur de Dieu, puisque la Bible défend la sainteté de chaque vie humaine.

Les vaccins comme don

Les vaccins sont donc un bon cadeau de Dieu, fruit de l’application correcte de la recherche biomédicale au système immunitaire humain et à la manière dont il réagit aux agents pathogènes dangereux. Dieu a donné à notre corps la capacité de reconnaître les organismes étrangers dangereux et de s’en souvenir au cas où ils reviendraient pour une autre bataille. Un vaccin donne simplement au patient une quantité ou un morceau non dangereux de cet organisme, afin que le corps puisse créer une mémoire immunologique avant même de rencontrer l’organisme dangereux réel. Votre système immunitaire n’a pas seulement reçu le livret de jeu de cet ennemi ; il connaît désormais tous les jeux qu’il va tenter de réaliser.

Le système immunitaire est vraiment un merveilleux cadeau de Dieu. Et tout comme les premiers humains ont appris des techniques agricoles pour améliorer le rendement de leurs récoltes, les chercheurs ont appris l’utilité des vaccins pour nous protéger d’un autre aspect de la chute.

Comme les premiers humains ont appris des techniques agricoles pour améliorer le rendement de leurs récoltes, les chercheurs ont appris l’utilité des vaccins pour nous protéger d’un autre aspect de la chute.

Pourtant, comme toute autre tentative humaine pour se protéger des effets de la chute, ce n’est pas toujours une entreprise parfaite. La recherche biomédicale a connu de nombreux jours sombres. La vaccination a parfois causé des morts inutiles. Et c’est pourquoi les gens choisissent parfois de renoncer à un vaccin en particulier, ou même à tous les vaccins.

L’année dernière, nous avons vu les dirigeants des principaux partis politiques remettre publiquement en question la validité d’un vaccin anti-COVID. Beaucoup d’entre nous se demandent ce qu’il faut faire. Devrions-nous prendre un vaccin dont la validité a été publiquement remise en question ? Ce vaccin a-t-il été fabriqué à la hâte ? A-t-on pris des raccourcis qui pourraient le rendre dangereux ? Comme il utilise un type différent de technologie de vaccin, va-t-il faire quelque chose d’inattendu à notre corps ? Y a-t-il des préoccupations bioéthiques qui devraient nous mettre en garde, comme l’utilisation de cellules souches ou de tissus provenant de bébés avortés ?

En tant que chercheur sur la COVID, je peux répondre à certaines de ces questions pour vous. Je peux même vous dire ce qu’il vous faut faire. Mais avant cela, permettez-moi de partager quelque chose d’encore plus important.

Les divisions

Ce qui est de la plus haute importance au sein du corps de Christ, c’est que nous ne devons pas permettre à de telles décisions de nous diviser. Ne faites pas d’erreur : la désunion est une possibilité et une tentation réelles. Si cette pandémie nous a appris quelque chose, c’est que bon nombre d’entre nous prennent leur santé au sérieux et sont tout remués quand d’autres ne prennent pas la santé personnelle aussi sérieusement que nous le faisons.

Par exemple, si je choisis de me faire vacciner, mais qu’un autre membre de l’église choisit de ne pas le faire, il me serait facile de ne pas faire preuve de charité envers cette personne. Je pourrais même avoir le sentiment qu’elle met ma santé en danger, car des mutations virales pourraient rendre mon vaccin inefficace.

Ce qui est de la plus haute importance au sein du corps de Christ, c’est que nous ne devons pas permettre à de telles décisions de nous diviser.

À l’inverse, si je choisis de ne pas me faire vacciner parce que je suis convaincu qu’un aspect du vaccin est contraire aux principes bibliques, je pourrais juger la décision d’un frère ou d’une sœur de se faire vacciner comme mauvaise ou pécheresse. L’attitude de jugement est un péché distinct et dangereux lorsqu’il s’agit de questions de conscience comme celle-ci. Nous savons que l’Esprit donne plus de grâce, mais souvent nous n’en tirons pas les conséquences.

Chers frères et sœurs en Christ, quelle que soit votre décision, notre témoignage chrétien se traduit souvent par la façon dont nous continuons à aimer ceux qui n’ont pas exactement les mêmes positions que nous. Nous servons tous un Dieu souverain qui décide de l’endroit où chaque particule virale flotte lorsqu’elle est expulsée d’une personne infectée.

Notre unité chrétienne n’est pas fondée sur un ensemble d’attitudes, de recherches, de convictions, d’expériences ou de croyances politiques communes, mais entièrement sur le sang versé de Jésus-Christ, auquel nous sommes unis par la foi et donc unis les uns aux autres.

Nous ne sommes pas le Lions Club, les VA, la Croix Rouge ou l’Armée du Salut. Nous sommes le corps de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Les vaccins nous offrent des solutions temporelles ; l’Évangile en apporte qui sont éternelles.

Réponses à des questions courantes

1. Ce vaccin est-il peu sûr car il a été développé si rapidement ?

La rapidité avec laquelle les vaccins COVID-19 ont été mis au point était vraiment époustouflante, mais aucun raccourci n’a été pris. La vitesse de développement a été possible pour plusieurs raisons.

Premièrement, chaque vaccin passe par plusieurs étapes d’essais cliniques. Habituellement, les entreprises ne commencent pas un essai de phase 2 avant que la phase 1 ne soit terminée, car elles veulent connaître les résultats de la première phase avant d’investir des millions de dollars dans la suivante. Mais l’afflux d’argent du Congrès et la réduction des restrictions dans le calendrier des essais ont permis aux entreprises de commencer plusieurs essais de phase en même temps. Cela signifie que les entreprises ont pu achever toutes les phases d’essais cliniques nécessaires en quelques mois, au lieu des années habituelles.

Deuxièmement, trouver des volontaires atteints de la maladie qui nous intéresse peut parfois être un processus difficile pour les chercheurs. Certaines maladies sont si rares qu’il faut quelques fois des années pour trouver suffisamment de volontaires pour mener à bien un essai. Pour la COVID-19, cependant, cela n’a pas été un problème. Il n’a fallu que quelques semaines ou mois pour trouver suffisamment de volontaires pour remplir le quota pour un grand essai clinique.

2. Pourquoi certains responsables publics ont-ils remis en question le vaccin ?

Le jeu politique a été très intense au cours de l’année dernière, avec la pandémie comme palet de hockey que les deux équipes ont essayé d’utiliser pour marquer contre leur adversaire. C’est triste à voir. Mais il est révélateur que les dirigeants des deux principaux partis politiques aient publiquement pris le vaccin.

3. J’ai entendu dire que ce vaccin est différent des autres vaccins. Qu’est-ce qu’un vaccin à ARNm ? Et est-il dangereux ?

La plupart des vaccins fonctionnent en injectant soit une version affaiblie d’un organisme, soit des protéines spécifiques de cet organisme, ainsi qu’un adjuvant qui aide à stimuler la réponse immunitaire et à améliorer la mémoire. Les vaccins Moderna et Pfizer fonctionnent en injectant un morceau d’ARNm, qui contient des plans qui indiquent aux cellules comment fabriquer des protéines. Lorsque vos cellules absorbent l’ARNm, elles fabriquent une protéine spécifique de l’organisme qui provoque la COVID. Le système immunitaire reconnaît l’envahisseur, et la mémoire est amorcée. L’ARNm se dégrade rapidement dans la cellule et disparaît de l’organisme peu après la vaccination. Mais l’immunité dure. L’utilisation de l’ARNm à diverses fins de recherche se fait depuis des décennies, et les résultats biologiques sont généralement bien compris.

4. Ce vaccin suscite-t-il des préoccupations éthiques chrétiennes ?

Les deux plus grandes considérations éthiques chrétiennes dans la recherche biomédicale sont l’utilisation des cellules souches et des tissus/cellules de bébés avortés. Ces sujets ont fait couler beaucoup d’encre ; je ne m’étendrai pas sur ce sujet ici. Mais d’après ce qui a été rendu public – et c’est toujours une loi aux États-Unis : que les chercheurs doivent faire savoir chaque fois qu’ils utilisent des tissus de bébés avortés – la production des vaccins Moderna et Pfizer n’utilise pas de lignées cellulaires de bébés avortés.

D’autres vaccins en cours de développement utilisent des lignées cellulaires de bébés avortés pour leur production. J’ai vu de bons arguments des deux côtés concernant cette question. De nombreux vaccins largement utilisés (par exemple, le ROR, le zona, la varicelle) ont été développés à partir de ces lignées cellulaires.

5. Ainsi qu’allez-vous faire ?

Je me ferai vacciner lorsque mon tour sera venu. Les recherches semblent solides et je n’ai rien entendu qui puisse me faire réfléchir en tant que chrétien. Je connais au moins une personne qui ne peut pas se faire vacciner pour des raisons médicales, et je sais que ce sera aussi le cas pour d’autres. Je ferai ce que je peux pour les aimer en aidant à endiguer la vague de ce virus.

En fin de compte, Dieu contrôle chaque particule virale qui se répand sur la terre. Il se peut qu’il utilise ces vaccins pour débarrasser le monde de cette dangereuse maladie. Il nous a permis de le faire avec la variole ; je prie pour qu’il le permette à nouveau avec la COVID-19.

Avertissement : les opinions exprimées dans cette lettre ne représentent pas les vues de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, des Instituts nationaux de la santé ou du gouvernement fédéral des États-Unis d’Amérique. Les opinions exprimées sont les seules opinions de l’auteur et sont destinées à l’édification de l’Église. Pour toute question spécifique sur la possibilité ou l’éligibilité de recevoir un vaccin, consultez les services de santé locaux et nationaux et votre médecin traitant pour obtenir des conseils et des orientations supplémentaires.

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