"Redécouvrir l'Église locale" nous invite à revenir à la case départ et à nous interroger sur notre conception de l’Église. Il nous oblige à réfléchir à notre rôle en tant que membre, à notre rapport avec l’autorité, à notre besoin de relations significatives, ainsi qu’à notre responsabilité envers un monde en souffrance.

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Si les Eglises existent partout dans le monde, c’est bien que quelqu’un a pris l’initiative de les implanter.

Nous voyons dans le livre des Actes que les voyages missionnaires de Paul (comme on les appelle) étaient en réalité des voyages d’implantation et d’édification d’Eglise. L’Eglise locale était au coeur de sa mission. La façon dont Luc construit son récit dans le livre des Actes nous donne à penser que la mission que Jésus avait donnée à ses apôtres (Matthieu 28, Luc 24, Jean 20, Actes 1) et qu’ils avaient accomplie justement par l’implantation massive et intentionnelle de nouvelles Eglises au moyen de la prédication de l’évangile est censée continuer dans l’ère post-Paul, post-apostolique. Ecoutez les dernières paroles du livre – Paul enseignait ‘en toute assurance et sans empêchement.’ La mission continue !

C’est aussi la forte impression que nous retenons des épîtres du Nouveau Testament et surtout des épîtres pastorales (1 et 2 Timothée, Tite). Paul dit explicitement à Timothée de faire l’œuvre d’un évangéliste et donc de remplir son ministère (2 Timothée 4,5).

Le travail d’un évangéliste (si on prend en compte les autres exemples de ce terme que nous trouvons dans le nouveau testament dans Actes 21 et Ephésiens 4) est l’équivalent de prêcher l’évangile en vue de la création de nouvelles communautés – comme Philippe l’évangéliste fait en Samarie (Actes 8), comme les évangélistes font en amont du travail des pasteurs-enseignants (Ephésiens 4,11).

Alors la question que nous voudrions aborder dans une série de blogs est la suivante – peut-on faire le portrait-robot d’un implanteur d’Eglise à partir du Nouveau Testament ? Si la mission doit continuer, peut-on déterminer les qualités que le missionnaire doit revêtir ?

Prenez vos crayons et votre papier brouillon et allez-y… Vous commenceriez par où ?

Dans ce premier blog nous n’apporterons pas de réponses – mais nous allons baliser le chemin.

Nous allons voir que l’implanteur n’est pas moins qu’un Ancien. C’est-à-dire que les mêmes qualifications que nous cherchons dans un Ancien, nous les chercherons également dans un implanteur d’Eglise. Cela veut dire que tout Ancien est en principe un potentiel implanteur d’Eglise ? Non. Car l’expérience nous montre (et la bible le suggère également) que pour lancer une nouvelle église, il faut des qualités de prises d’initiative et d’entrepreneur que tout le monde n’a pas. Cela nous amènera à réfléchir au leadership au sens large – l’implanteur d’Eglise, qu’il soit pionnier, ou le catalyseur au sein d’une équipe, devra exercer un leadership efficace – avec tous les dangers que cela comporte. A quoi ressemble un leadership sain, biblique, efficace ? Ajoutons un dernier élément – cette partie de sagesse et d’inspiration qui précède le choix d’un lieu d’implantation parmi toutes les options qui se présentent à nous.

A la lumière de tout cela, nous allons pouvoir résumer les éléments que nous mettrons dans notre portrait-robot :

  • Caractère
  • Connaissances
  • Compétences
  • Convictions

Mais ce ne sont que les grandes lignes de notre portrait-robot. Dans les prochains blogs, nous ajouterons les détails et les couleurs à notre croquis….

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