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Au chapitre précédent, nous avons vu que la croix de Jésus est la base de notre réconciliation avec Dieu. Dieu détourne sa colère et se rend propice à l’homme car Il est le Dieu d’amour. Il satisfait sa justice par son propre Fils et, par sa grâce, Il réconcilie des rebelles ingrats avec Lui-même. Ce salut, cette justification, est accordé uniquement par la grâce et reçu seulement par la foi.

Toutefois, dans d’autres lettres, l’apôtre Paul développe cet argument selon des perspectives différentes. Il va montrer que la bonne nouvelle de Jésus-Christ et de sa croix appelle des hommes et des femmes, les rassemble et les transforme. Tout Christianisme qui n’inclut pas cette réalité n’est pas digne de ce nom.

Au délà de l’individu, l’Eglise

Lisez Ephésiens 2:1-22

Dans ce passage, Paul est soucieux de nous voir acquittés légalement devant Dieu ; oui nous devons être réconciliés avec Dieu ; mais nous devons aussi être transformés. Cette transformation est l’objectif même du salut, et nos bonnes œuvres sont le résultat inévitable de notre nouvelle position devant Dieu (Ephésiens 2:10).

Paul continue : Christ est venu prêcher la paix aux Juifs et aux non-Juifs (2 :17), et par Lui, les deux groupes ont accès au Père par un même Esprit : Père, Fils et Esprit sont à l’œuvre pour créer cette nouvelle humanité, où tous les membres de la famille de Dieu forment un temple saint, une habitation de Dieu en Esprit (Ephésiens 2:19-22).

L’Esprit est répandu sur nous en tant que présence de Dieu Lui-même, et Il établit Sa résidence dans la vie des gens, les transformant et leur accordant la puissance de Dieu même.

Cette vision du Christianisme va au-delà de l’individu ; elle s’étend jusqu’à l’Eglise. Comme Dieu manifestait Sa présence dans le temple de l’AT, Il le fait maintenant dans l’Eglise où Il habite en « Esprit ». L’Eglise est constituée d’individus qui connaissent Dieu, qui font confiance au Christ, qui se savent pardonnés et qui expérimentent le pouvoir de l’Esprit de Dieu pour transformer leur vie.

Une nouvelle communauté, une nouvelle vie

Lisez Ephésiens 4:17-5:10

“Vous ne devez plus marchez comme les païens…étrangers à la vie de Dieu …” (Ephésiens 4:17-18)

“… Vous avez été instruit en Christ, conformément à la vérité qui est en Jésus-Christ : c’est-à-dire vous dépouiller, …, de la vieille nature, …, être renouvelés par l’Esprit dans votre intelligence, et revêtir la nature nouvelle, créée selon Dieu…” (Ephésiens 4:21-24). Il s’agit du même pouvoir de Dieu dans cette nouvelle création que lors de la création de Genèse 1-2.

Ephésiens 4:25-30 illustre les vies transformées par l’Evangile : plus de mensonge, de vol, … afin de ne pas “attrister le Saint-Esprit de Dieu par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption” (Ep 4:30). Le Chrétien est marqué comme appartenant à Dieu, qui est en nous comme acompte de l’héritage promis. Si nous vivons comme si rien ne s’était passé, nous attristons Dieu.

Ephésiens 4:31-32 présente lui aussi des structures morales, mais il ne s’agit pas de règles préemballées. Notre moralité est une forme de reconnaissance envers Dieu pour tout ce que Christ a accompli pour nous : “faites-vous grâce réciproquement comme Dieu vous a fait grâce en Christ” (Ephésiens 4:32).

Si vous commencez à voir combien vous avez été pardonnés par l’œuvre de Christ sur la croix, comment pouvez-vous nourrir de l’amertume envers les autres ?

Si vous voyez ce qui est à venir, des aperçus du nouveau ciel et de la nouvelle terre, comment pouvez-vous rester focalisés sur les préoccupations douloureuses, angoissantes et limitées d’un monde qui va disparaître ?

Ayant tant reçu de Dieu en Jésus-Christ, et étant l’objet d’un tel amour, comment ne pas aimer également ? (Ephésiens 5:1-2)

Le Saint-Esprit que Jésus a envoyé nous donne le pouvoir de vivre d’une façon différente quand nous sommes “nés de Dieu”. Nous refusons l’immoralité sexuelle pour ne pas déshonorer le Seigneur (Ephésiebs 5:2). Nous refusons l’idolâtrie, i.e. tout ce qui supplante Dieu, tout ce qui me fait chercher mon identité et ma place en faisant appel à quelque chose ou quelqu’un d’autre que Dieu (Ephésiens 5:5).

Ce changement de cœur et de vie entraine la volonté de faire plaisir à Dieu, de regarder en arrière vers la croix et en avant vers ce qui nous attend.

Avec John Newton nous pouvons dire :

« Je ne suis pas ce que je devrais être

Je ne suis pas ce que je voudrais être

Je ne suis pas ce que j’espère être

Et pourtant, je ne suis pas ce que j’étais autrefois : esclave du péché et de Satan …

Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis.”

Ce que reprend Ephésiens 5:8-10 : “Autrefois vous étiez ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez donc comme des enfants de lumière ; car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité…”

La nécessité d’être transformé

Lisez Galates 5:13-26.

La lettre aux Galates, insiste aussi sur la nécessité d’être transformés.

Paul nous exhorte à être “serviteurs les uns des autres” (Galates 5.13), à aimer “son prochain comme soi-même” (Galates 5.14), à “marcher par L’Esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair” (Galates 5.16). Il développe ensuite la différence entre les oeuvres de la chair et le fruit de l’Esprit (Galates 5.17-26).

Par Son Esprit, le Christ commence son œuvre de transformation dans le cœur et la vie de ses disciples, ce qui implique deux choses :

  • nous sommes encouragés à « marcher par l’Esprit », à aligner un comportement et des attitudes sur ceux de l’Esprit de Dieu.
  • et inversement, en l’absence de tout signe de transformation, se demander si l’on a affaire à un Chrétien.

Porte ta croix

Jésus Lui-même dit que si nous voulons être ses disciples, chacun de nous doit renoncer à lui-même, se charger de sa croix et le suivre (Mat 16:24).

Porter sa croix n’a rien à voir avec l’acceptation de nos petits lots de souffrances, mais bel et bien la mort horrible sur une croix comme on la pratiquait au 1er siècle. Pour Jésus, cela signifiait mourir à ses propres intérêts pour Le suivre. Nous avons un maitre qui a obéi à Son Père et qui a souffert. Tel maitre, tel serviteur : être prêt comme Lui, à se sacrifier soi-même.

Sans cette transformation, le soi disant « christianisme » n’a rien de « chrétien » ! Car Dieu rassemble et transforme Son peuple.


Don Carson sera présent au séminaire Évangile 21 du 25 au 28 mai 2016 à Genève. Inscrivez-vous !

Résumé : Catherine D. – Acheter le livre : Le Dieu qui est là (CLE | Amazon).

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