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On a demandé dernièrement à Jared Wilson qu’est-ce que cela prendrait pour « amener la gracieuseté à nos subcultures évangéliques ».  Il ne savait pas la réponse, mais il a dit « Il se peut qu’un réveil soit nécessaire. »

Après ce bref échange, j’ai commencé à réfléchir sur notre incapacité de transformer des cœurs pécheurs par nous-mêmes. Nous ne pouvons pas arriver à une transformation spirituelle par des stratégies. La stratégie n’est pas suffisante. Nous pouvons bâtir des institutions et proclamer la vérité, mais nous ne pouvons pas nous attendre à ce que tous soient persuadés.

Ce dont nous avons besoin, c’est le réveil.

Nous plantons, Dieu fait croître

Wilson décrit un tel réveil comme étant « Le Saint-Esprit qui nous interrompt et nous réorganise avec sa puissance surprenante. » Je pense qu’il a raison.

Nous faisons le travail difficile de bâtir, paître le troupeau de Dieu, et créer une culture théologique dans laquelle Dieu joue un rôle central dans nos vies.

Ensuite Dieu donne la croissance.

Dans les mots de Paul, « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître » (1 Cor 3.6). Je pense que l’ordre, ici, est important. Paul a planté. Apollos a arrosé. La responsabilité humaine de travailler et agir en obéissance à Dieu dans ce monde ne disparait pas parce que « Dieu a fait croître ». Les deux travaillent ensemble.

Ouvriers avec Dieu

Prier pour le réveil ne signifie pas que nous cessons de travailler pour le royaume. Nous devrions planifier notre ministère et créer une culture dans laquelle nous nous confions dans la Parole de Dieu et nous nous confions dans l’Évangile seulement. Ensuite, Dieu donne la croissance.

Un tel effort relativise correctement notre travail, et magnifie l’œuvre de Dieu: « en sorte que ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître » (1 Cor 3:7). Plutôt que d’éliminer une valeur quelconque à notre travail, pourtant, cela nous conduit à une nouvelle sorte de dignité: « Car nous sommes ouvriers avec Dieu » (1 Cor 3:9).

Nous ne sommes pas « n’importe quoi » en nous-mêmes, mais plutôt des ouvriers (en grec sunergoi) avec Dieu. Quel privilège! Et c’en est un qui est ordonné autour des activités spécifiques de chaque ouvrier. Nous plantons et arrosons; Dieu fait croître.

Wilson explique, « Nous semblons être incapables de repentance profonde, d’autoréflexion, et d’humilité.  Nous sommes trop occupés à nous attaquer et à nous soupçonner les uns les autres au lieu de considérer notre témoignage. Mais ce qui est impossible pour l’homme est possible pour Dieu. »

Le mot « incapable » est la clé. Nous pouvons planter et arroser. Mais nous ne pouvons pas croître à moins que le Seigneur ne le fasse. Nous ne pouvons pas causer un réveil ou manipuler les gens pour un réveil. Cela ne vient, ni par la force, ni par la puissance, mais par la liberté et la bonté du Saint-Esprit (cf. Zac 4.6).

Quoique nous nous sentons découragés quelquefois, l’espoir brille toujours dans les ténèbres. N’empêche que les ténèbres nous inquiètent, que la théologie saine va en diminuant, que les cœurs se refroidissent, que le venin et la moquerie sont crachés de la bouche des croyants.

Pour surmonter ces problèmes, les équipes pastorales peuvent faire des stratégies. Mais en fin de compte, la stratégie ne peut pas nous sauver. Nous avons besoin de réveil, et donc nous avons besoin de prier pour le réveil.

Cet article a été initialement publié sur The Gospel Coalition Canada. La traduction est publiée ici avec permission.

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