La paix ? Un attribut de Dieu ?

Philippiens 4.4-9 : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien ; mais, en toutes choses, par la prière et la supplication, avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus. Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées ; ce que vous avez appris, reçu et entendu, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. » (Bible à la colombe)

De nos jours la recherche de la paix semble une quête difficile à atteindre. Où que nous soyons, nous entendons parler de tension, de conflits, de crises, de guerres… Depuis le début du vingtième siècle, chaque année (excepté pendant les guerres mondiales), un prix (le Nobel de la paix) récompense une ou plusieurs personnes, un pays, une association pour toutes les actions menées en faveur de la paix. Alors la paix, est-ce une invention humaine ou un attribut de Dieu ?

La paix fait partie du caractère de Dieu :

plusieurs textes de la Bible en particulier dans le Nouveau Testament soulignent que la paix émane de la personne même de Dieu. En Philippiens 4.9, il est question du « Dieu de paix » et en 4.7 de la paix de Dieu qui est donnée aux hommes. Si les hommes et les femmes s’adressent à Dieu avec confiance par la prière, il leur donne la paix.

La paix est une bénédiction accordée à ceux qui suivent Dieu :

il ne suffit pas en effet de faire confiance à Dieu. Chacun est invité à suivre ses commandements et les mettre en pratique. La paix est une bénédiction offerte au peuple de Dieu en Nombres 6.24-26. Alors que nous célébrons les 500 ans de la Réforme inaugurée par la publication des 95 thèses de Martin Luther, l’occasion est trop belle de se rappeler les cinq fondements : l’Écriture seule, la grâce seule, la foi seule, Christ seul et à Dieu seul la gloire. La paix en serait-elle absente ? Elle en découle directement. Nous pouvons être en paix, si nous suivons Dieu.

Dieu nous demande de chercher la paix :

cherchons la paix avec Dieu. Dans son cheminement, frère Martin (Luther) était tourmenté, il se reconnaissait pécheur et incapable de trouver la paix avec Dieu, alors qu’il était déjà moine. Conscient que toutes les œuvres qu’il faisait ne pouvaient le réconcilier avec Dieu, frère Martin découvre que Dieu fait grâce, alors qu’il ne méritait rien. Il expérimente la paix de Dieu et la paix avec Dieu.

La recherche de la paix nous incite aussi à devenir des bâtisseurs de paix dans les relations humaines. Ce domaine est particulièrement délicat, Paul le rappelle aux hommes dans les exhortations pratiques de Romains 12.18 « Pour autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes ». Quel défi ! Faut-il chercher la paix à tout prix et sans compromis ? Au cours de formation à la médiation de conflits, nous apprenons qu’il existe parfois une solution de facilité qui a l’apparence la paix, semble avoir le goût de la paix, mais qui au fond n’est pas une paix réelle. Séparer les deux parties en présence sans aboutir à un accord mutuellement satisfaisant ne fait que renforcer les frustrations de part et d’autre.

Cette « pseudo-paix » à tout prix semble réelle à court terme. Mais la vraie paix entre les hommes, quand il y a différend passe par la recherche d’un accord mutuellement satisfaisant. Il est parfois nécessaire de faire appel à une tierce personne pour trouver de l’aide. Et cette personne doit disposer de temps suffisant pour échanger avec les deux parties en présence. Puis, il faut créer un temps d’échange avec elles pour aller plus loin et aboutir si possible à un accord. Plutôt que de taire ou d’étouffer un différend, il est plus profitable de parler en vérité et surtout dans l’amour. Trop de vérité tue l’amour et trop d’amour tue la vérité. L’équilibre entre les deux est indispensable. Les tensions et les conflits sont faits pour être dépassés et nous permettre de grandir dans nos relations.

Alors, oui la paix fait partie du caractère de Dieu. La paix est une bénédiction accordée à ceux qui suivent Dieu. Et Dieu nous demande de rechercher la paix si possible avec tous les hommes. Jésus-Christ est notre paix, car il nous a réconciliés avec Dieu et ce ministère de réconciliation va au-delà de notre personne. Il peut s’étendre à l’ensemble des relations avec les autres hommes et même avec nous-mêmes. Dans le calme et la confiance, nous pouvons nous approcher de Dieu, grâce à l’œuvre de Christ à la croix. Plus de séparation, une relation de proximité. Nous sommes ensuite invités à lui confier nos questions, nos craintes dans les prières et lui faire confiance, car il est souverain. Même si nous sommes dans les difficultés et les tempêtes, Dieu aura toujours le dernier mot. Et dans nos relations compliquées, il est aussi présent. À nous de renoncer à l’orgueil et l’autosuffisance, pour accueillir l’autre, comme une créature de Dieu, non malveillant, mais tout simplement maladroit comme je le suis aussi à son égard. C’est ainsi que nous devenons artisans de paix !


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