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Au cœur du christianisme et de l’Évangile se trouvent la personne et l’œuvre de notre Seigneur Jésus-Christ. Il n’y a point de salut en dehors de la « Parole qui s’est faite homme » (Jn 1.14) et du Fils de Dieu incarné qui vit et qui meurt à notre place pour nous sauver. Il n’y a aucun espoir pour ce monde en dehors de la venue du Fils éternel, son incarnation, et son rôle de représentant par alliance.

1. La personne ou le sujet actif de l’incarnation est le Fils éternel.

Jean 1.14 est clair : « La Parole s’est faite homme ». En d’autres termes, c’était le Fils de toute éternité qui est devenu homme, et non pas sa nature divine. Le Fils, qui est en relation éternellement avec le Père et l’Esprit, a choisi de s’humilier et de prendre sur lui une nature humaine par obéissance au Père et pour notre salut (Ph 2.6-8).

2. En tant que Fils éternel, la deuxième personne de la Trinité, il est l’image et l’expression du Père et est donc pleinement Dieu.

Le Fils partage pleinement la nature divine avec le Père et l’Esprit. En tant que l’image et le correspondant exact du Père (Col 1.15 ; Hé 1.3), le Fils est pleinement Dieu. Tous les perfections et attributs de Dieu sont à lui, puisque le Christ est Dieu le Fils (Col 2.9). En tant que Fils, il participe dans le règne divin, il reçoit la louange divine, et il accomplit toutes les œuvres divines en tant que Fils (Ps 110.1 ; Ép 1.22 ; Ph 2.9-11 ; Col 1.15-17 ; Hé 1.2-3 ; Ap 5.11-12).

3. En tant que Dieu le Fils, il a toujours existé dans une relation ordonnée avec le Père et l’Esprit, qui est désormais démontrée glorieusement dans l’incarnation.

Il était approprié que le Fils seul, issu du Père par l’Esprit soit incarné au lieu des deux autres personnes divines (Jn 1.1-2, 14, 18). Lors de l’incarnation, le Fils a démontré sa dépendance filiale sur le Père et a toujours agi en relation au Père par l’Esprit (Jn 5.19-30 ; Mc 1.12 ; Lc 4.1-21). De toute éternité et dans l’incarnation, le Fils n’a jamais agi de son propre gré ou indépendamment, mais toujours en relation à et inséparablement de son Père et l’Esprit.

4. L’incarnation est un acte d’addition et non pas de soustraction

Le Fils éternel, qui a toujours possédé la nature divine, n’a pas changé ou mis de côté sa divinité lors de l’incarnation. Au contraire, il s’est ajouté une seconde nature, à savoir une nature humaine qui consiste d’un corps et d’une âme humains (Ph 2.6-8). Ainsi, Jésus l’individu est une personne — le Fils — qui subsiste à jamais en deux natures, et est alors pleinement Dieu et pleinement homme.

5. La nature humaine endossée par le Fils divin est pleinement humaine et parfaitement sans péché.

La nature humaine du Christ n’a été ni déchue ni souillée par les effets du péché. Notre inclination naturelle à la rébellion contre Dieu n’a pas fait partie de sa composition humaine. Jésus a pleinement expérimenté les effets d’une vie dans ce monde déchu, mais il n’a pas partagé la culpabilité ou la disposition du péché d’Adam hérité par la race humaine. En effet, Jésus n’a jamais péché ; il ne pouvait pas pécher (Mt 3.15 ; Jn 8.46 ; Hé 4.15 ; 7.26 ; 1 Pi 1.19). Bien qu’il soit tenté comme nous le sommes, il a obéi parfaitement à son Père, même jusqu’à la mort. Il a ainsi accompli notre salut en tant que l’homme Jésus-Christ, et a agi comme médiateur de l’alliance pour nous (1 Ti 2.5 ; Hé 5.5-10).

6. L’incarnation a eu lieu au moyen de la conception immaculée.

L’incarnation était pleinement surnaturelle et a servi de démonstration de l’initiative souveraine et gracieuse de notre Dieu trinitaire pour racheter son peuple (Mt 1.1-25 ; Lc 1.26-38). La conception immaculée était le moment et le moyen par lequel le Fils divin s’est ajouté une nature humaine. Par cette conception immaculée, le Dieu trinitaire a créé une nouvelle nature humaine pour le Fils. En raison de cette action, nous rencontrons Dieu dans un face-à-face avec Jésus — non pas dans une chair humaine qui est habitée ou éclipsée par le Christ, mais dans une gloire complète et entière. Bien que nous contemplions Jésus en tant qu’homme, il est bien plus que cela ; il est le Seigneur, le Fils divin qui s’humilie et qui voile sa gloire en devenant un avec nous.

7. Dès la conception, le Fils a limité sa vie divine d’une telle manière qu’il n’a jamais supplanté les limitations de sa nature humaine.

Du fait de l’incarnation, le Fils divin vit comme un vrai homme avec tous les attributs et capacités normales physiques, mentales, volontaires, et psychologiques de l’humanité originelle. En tant que Fils incarné, il a expérimenté l’étonnement et la faiblesse d’une vie pleinement humaine. Il a grandi en sagesse et en stature physique (Lc 2.52), a expérimenté des larmes et la joie, et a souffert la mort et une résurrection glorieuse pour le salut de son peuple (Jn 11.33, 35 ; 19.30 ; 1 Co 15.3-4).

8. Mais le Fils n’a pas été limité à sa nature humaine puisqu’il a continué d’agir par et à travers sa nature divine.

Cette vérité est bien démontrée dans le fait que le Fils a continué de soutenir l’univers (Col 1.16-17 ; Hé 1.3), en plus de ses autres actions divines pendant sa vie et son ministère. En Christ, il réside deux natures qui demeurent distinctes et qui retiennent leurs propres attributs et intégrité, néanmoins, le Fils peut agir à travers les deux natures. Pour cette raison, le Fils n’est pas complètement délimité par sa nature humaine ; il peut aussi agir en dehors de cette nature par sa nature divine.

Quand et comment le Fils agit à travers les deux natures s’explique le mieux en termes de relations trinitaires établies dans l’histoire rédemptrice en vue de notre salut. Le Fils, qui a toujours agi inséparablement du Père et de l’Esprit, continue de le faire. Mais maintenant, il le fait en tant que Fils obéissant qui agit comme notre représentant de l’alliance et comme notre substitut. Ni la divinité du Fils ni son humanité n’est diminuée par l’incarnation.

9. En prenant sur lui notre nature humaine, le Fils est devenu le premier homme d’une nouvelle création, notre grand médiateur et le nouveau chef de l’alliance.

En tant que Fils incarné, notre Seigneur Jésus-Christ, dans sa vie, sa mort, et sa résurrection, renverse l’œuvre du premier Adam et va de l’avant en tant que dernier Adam, notre grand éclaireur et champion (Hé 2.10). Du fait de l’incarnation, Dieu le Fils est parfaitement qualifié à répondre à nos besoins, surtout notre besoin de pardon des péchés (Hé 2.5-18 ; 7.22-28 ; 9.15-10.18).

10. Dieu le Fils incarné est absolument unique et lui seul est Seigneur et Sauveur.

Jésus est dans une catégorie à lui tout seul. Il n’y a aucun salut, en dehors de l’incarnation du Fils et son œuvre complète pour nous, étant donné qui Dieu est dans toute sa gloire et sa perfection morale et sa haine totale pour le péché (Jn 14.6 ; Ac 4.11).

En tant que Fils divin, lui seul satisfait le jugement de Dieu contre nous et sa demande d’obéissance parfaite (Ro 5.12-21).

En tant que Fils incarné, lui seul peut s’identifie avec nous comme représentant et substitut (Hé 5.1).

Notre espérance du salut, du paiement pour nos péchés, et de notre pleine restauration comme porteur d’image de Dieu s’accomplit en Jésus-Christ notre Seigneur seul (Ro 3.21-26 ; Hé 2.5-18).

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