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Cinq raisons pour rétablir les bénédictions à l’Église

À notre époque, conclure un culte par la pratique et l’usage de l’expression « la bénédiction » peut paraître très archaïque; pourquoi ne pas simplement dire : « Notre rencontre touche à sa fin » ?

Pourtant, pourquoi s’en priver, si ces bénédictions concernent nos espoirs les plus profonds ? Si elles nous poussent à avoir de grandes attentes envers Dieu pour l’avenir ? Et si elles ne s’adressent pas seulement aux pasteurs lors des cultes, mais à nous tous, dans la vie quotidienne ?

Les bénédictions évangéliques – dont la Bible regorge – nous apprennent à attendre ce que Dieu seul peut donner. Les premiers mots que Dieu a adressés à l’humanité ont été des paroles de bénédiction (Gen 1.28). Il a commandé aux prêtres d’Israël de bénir son peuple (Nb 6 .22-27). Le dernier acte que Jésus a accompli avant de monter au ciel a été de lever les mains et de bénir ses disciples (Luc 24.51). La plupart des lettres du Nouveau Testament incluent au moins une bénédiction, et les dernières paroles que Dieu nous adresse dans la Bible sont une bénédiction. « Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! Amen. » (Ap 22.21)

Pourquoi les bénédictions sont-elles importantes pour nous aujourd’hui ?

Voici cinq raisons pour lesquelles nous devrions en faire revivre l’usage dans nos services de culte.

1) Elles nous font attendre de grandes choses de Dieu

Les bénédictions nous permettent d’anticiper des bienfaits que seul Dieu peut donner. Nous les confondons souvent avec des prières ou des doxologies, mais elles sont uniques.

  • Avec une prière, nous demandons ce que seul Dieu peut faire : « Notre Père qui est aux cieux, que ton règne vienne ».
  • Avec une doxologie, nous donnons la gloire qui n’est méritée que par Dieu : « À lui maintenant la gloire pour les siècles des siècles. Amen. »
  • Avec une bénédiction, nous attendons ce que seul Dieu peut donner : « Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l’amour de Dieu et vers la patience de Christ. » (2 Thess 3.5)

Les bénédictions nous donnent des attentes divines pour notre avenir. Lorsque vous regardez l’horizon de votre vie, qu’attendez-vous que Dieu fasse pour vous ? Qu’attendez-vous qu’il puisse faire pour vous ? Que pensez-vous qu’il veuille faire pour vous ? Lorsque nous entendons une bénédiction ancrée dans la Bible, nous entendons l’avenir gracieux que Dieu seul peut nous offrir.

Elles nous apprennent à anticiper les promesses de Dieu : un cœur et une vie transformés (Hé 13.20-21). Elles nous enseignent à mettre tout en œuvre pour que notre cœur soit réconforté et affermi dans toute bonne parole et dans toute bonne œuvre (2 Thess. 2.16-17). Elles nous enseignent à vivre, à chaque pas, sous la grâce du Seigneur Jésus (Ap 22.21). Les bénédictions nous rappellent que ce dont nous avons le plus besoin ne peut venir que de Dieu.

2) Elles sont des bénédictions de l’Évangile

Les bénédictions sont données par Dieu, sous forme d’Évangile. Le mot « bénédiction » vient du latin « bon » et « parler ». Ce sont de « bonnes paroles ». Ce sont des paroles d’Évangile. Elles prennent les promesses de Dieu et les reformulent en bénédictions attendues.

Les bénédictions bibliques ne priorisent ni la santé, ni la richesse ; elles fixent notre esprit sur Dieu et sur sa grâce. Elles orientent nos cœurs vers l’amour de Dieu et la patience de Christ (2 Thess 3.5). Elles offrent l’amour, la grâce et la communion du Dieu trinitaire (2 Co 13.5). Elles nous poussent à aspirer à une culture d’Église empreinte d’une joyeuse unité (Rom. 15.5-6, 13). Elles expriment le cœur de la théologie et de l’expérience chrétiennes.

3) Elles sont importantes pour la vie quotidienne

Les bénédictions ne sont pas principalement des conclusions, mais plutôt des transitions. Lorsqu’un auteur du Nouveau Testament donne une bénédiction à la fin d’une lettre, il rassemble les idées qui ont précédé et il les reformule sous forme de bénédiction/attente de la part de Dieu. Elles sont comme des ponts, transposant dans notre vie quotidienne le contenu plein d’espoir de la lettre.

Les bénédictions sont des ponts. Elles ne sont pas principalement une conclusion, mais plutôt une transition.

C’est pourquoi, traditionnellement, les cultes chrétiens les incluent. Ce n’est pas seulement une façon sacrée de dire « notre rencontre touche à sa fin ». La bénédiction fait le pont entre la fin d’un culte et le début de la semaine de culte à venir. Elle puise de la grâce que Dieu a donnée pendant le culte pour la reverser dans nos vies. Elle nous lance dans nos quartiers, nos écoles et nos lieux de travail avec la bénédiction de Dieu.

4) Elles sont coûteuses

Nous apprécierons les bénédictions lorsque nous saurons ce que cela nous a coûté de pouvoir les avoir. Jésus a donné une bénédiction à ses disciples immédiatement après sa résurrection. Il a dit « La paix soit avec vous » à trois reprises (Jn 20.19,21,26). Pourquoi la paix, et pourquoi après la résurrection et non avant ? Parce que Jésus a dû recevoir notre malédiction pour que nous recevions sa bénédiction. Il est notre paix avec Dieu.

Sur la croix, Jésus a essentiellement entendu « Que le Seigneur te maudisse », pour que nous puissions maintenant entendre « Que le Seigneur te bénisse ». Jésus a pris la malédiction que nous méritons afin que nous puissions recevoir la bénédiction que nous ne méritons pas.

5) Elles sont pour tout le monde

Comment, alors, rétablir les bénédictions aujourd’hui ?

Tout d’abord, si vous êtes un responsable d’Église, donnez-les à la fin de vos réunions.

Récitez une bénédiction biblique. Ou suivez le modèle des auteurs du Nouveau Testament : traduisez le cœur de votre sermon en une bénédiction pour la famille de votre Église. Faites-en sorte qu’elles soient un pont qui déverse la grâce du culte dans la vie de tous les jours. Si votre congrégation n’est pas habituée à cela, envisagez de prêcher sur plusieurs bénédictions du Nouveau Testament pour montrer leur signification.

Ensuite, si votre réunion du dimanche se termine par une bénédiction, recevez-la.

Montrez vos mains comme l’expression de foi de vos mains vides. Laissez-les élargir vos attentes alors que vous entrez dans une nouvelle semaine. Recevez la bénédiction de Dieu et emportez-la avec vous.

Troisièmement, intégrez les bénédictions dans votre vie quotidienne.

Incluez-les dans vos lettres et vos e-mails. Écrivez-les dans les cartes d’anniversaire, de diplôme ou de condoléances. Parlez-en à vos enfants avant leur coucher. Utilisez-les pour exprimer ce que vous espérez que Dieu fera pour votre ami ou membre de la famille.

Quatrièmement, familiarisez-vous avec les bénédictions de la Bible.

Lisez-les, étudiez-les, appréciez-les, utilisez-les. Voici une liste représentative : Nombres 6. 24-26 ; Psaume 67. 1-2 ; Romains 15. 5-6 ; 15. 13 ; 1 Corinthiens 16.  22-23 ; 2 Corinthiens 13. 14 ; Galates 6. 18 ; Éphésiens 6. 23-24 ; 1 Thessaloniciens 3. 11-13, 5.23-24, 28 ; 2 Thessaloniciens 2. 16-17 ; 3. 5, 16, 18 ; Philémon 25 ; Hébreux 13.  20-21.

Que le Dieu d’amour trinitaire nous dirige afin que nous donnions et recevions des bénédictions dans la vie quotidienne, afin que nous puissions vivre sous sa bénédiction et attendre ce que lui seul peut donner.

Note de l'éditeur : 

Traduction par Aimée Palmer de 5 Reasons to Recover Benedictions at Church

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