J’ai vécu des situations difficiles au cours de ma vie d’adulte : un divorce, le fait d’élever seule deux jeunes garçons et de devoir leur annoncer, alors qu’ils n’avaient que 8 et 14 ans, que leur père venait d’être tué dans un accident de voiture. En dépit de ces défis, j’ai souvent dit que prendre soin d’un proche âgé est la chose la plus difficile que j’aie eu à faire.
Mes responsabilités d’aidante ont commencé alors que je travaillais à temps plein et que ma belle-mère était âgée d’environ 85 ans. Au cours de sa dernière année de vie, ma propre mère a commencé à souffrir des affres du vieillissement après une chute ayant entraîné une fracture de la clavicule.
C’est gênant à admettre, mais durant les cinq premières années, je me suis contentée de faire ce qu’il fallait faire. Je n’avais clairement pas en vue la gloire de Dieu ou son secours pour m’aider à servir avec une attitude pleine de grâce. Même si je prenais en considération le « premier commandement avec une promesse » (Éph. 6:2), il s’agissait surtout de « cocher une case ».
Selon le rapport annuel sur les aidants familiaux, un Américain sur cinq s’occupe d’un membre de sa famille, d’un ami ou d’un voisin âgé. Cela semble être un chiffre très élevé, mais il est réconfortant de savoir que nous ne sommes pas seuls. Ceux d’entre nous qui s’occupent d’un proche âgé savent que ce n’est pas facile, que ce proche vive chez nous, chez lui, dans un établissement de soins de longue durée ou dans une résidence pour seniors.
Prendre soin d’une personne proche âgée est la chose la plus difficile que j’aie eu à faire.
Les conséquences du vieillissement sont innombrables : blessures physiques, maladies, déclin cognitif et problèmes de santé mentale affectent chaque personne différemment. À mesure qu’elles s’accumulent, les difficultés augmentent pour les proches et les aidants qui s’efforcent d’apporter réconfort, sécurité et guérison. Il existe de nombreuses ressources sur les soins, mais peu nous enseignent comment les prodiguer pour la gloire de Dieu.
Malgré mes nombreuses années passées à prodiguer des soins de manière superficielle, le Seigneur a eu la bonté de me guider — parfois avec douceur, parfois moins — vers des actions et des états d’esprit qui ont rendu ce parcours plus facile.
1. Priez pour vous-mêmes
Nous avons tendance à prier pour les autres, mais pas pour nous-mêmes. Par le passé, je priais de manière superficielle, du genre : « Seigneur, s’il te plaît, aide Maman à faire les choses comme je le veux ». Finalement, j’ai appris à formuler des requêtes plus spécifiques et bibliques :
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Pour glorifier Dieu dans tout ce que je fais (Col. 3:17).
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Pour avoir de l’empathie envers mes proches (Rom. 15).
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Pour être bienveillante, même quand je dois être ferme (Gal. 5:22).
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Pour regarder mes proches comme des porteurs de l’image de Dieu (Gen. 1:26).
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Pour voir Dieu à l’œuvre (Phil. 2:13).
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Pour avoir la sagesse de découvrir les meilleures façons de subvenir aux besoins (Jacques 1:5).
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Pour l’unité de la famille concernant les choix importants (2 Cor. 13:11).
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Pour une affection et un plaisir authentiques à honorer mes proches (Rom. 12:10).
2. Priez pour vos proches
L’Écriture constitue la meilleure base pour la prière. Ma ressource préférée pour prier pour quelqu’un qui traverse une période difficile est le livre de Nancy Guthrie intitulé : Je prie pour toi, 40 jours de prière pour ceux qui souffrent.
Il est probable que votre proche ait, ou aura, un grand désir de se sentir utile. Guthrie aborde ce besoin dans sa prière basée sur Jean 15:1-2 : « Donne à [nom] des yeux pour voir que tu as un but en l’émondant et que tu veux que sa vie produise de beaux fruits qui te plairont et lui plairont. »
Un autre désir courant des personnes qui souffrent est de comprendre ce que Dieu fait dans cette période difficile. Basée sur Jean 9:3, la prière de Guthrie commence ainsi :
« Seigneur, nous ne prétendons pas savoir exactement quel est ton dessein en permettant cette souffrance dans la vie de [nom]. Mais nous croyons que, parce qu’il t’appartient, sa souffrance n’est ni aléatoire ni dénuée de sens. Elle a un but. Nous te demandons donc d’accomplir tes desseins. Nous demandons que ta puissance soit visible dans sa vie. »
Si votre proche est incroyant, vous pouvez prier pour que votre service crée des occasions de partager l’amour de Christ, que ce soit en paroles ou en actes, et que son cœur soit adouci plutôt qu’endurci par son incapacité.
3. Reconnaissez que la situation est plus difficile pour votre proche que pour vous
Les personnes qui ont été autonomes toute leur vie d’adulte peuvent refuser d’admettre qu’elles ont besoin d’aide. Votre proche peut rejeter des offres d’aide, même nécessaires et bienveillantes. Reconnaissez sa frustration et essayez de trouver un moyen pour que l’aide proposée semble venir de sa propre initiative.
4. Préservez la dignité de la personne aidée aussi longtemps que possible
Ma maman était souvent choquée quand les gens lui faisaient remarquer que des aliments restaient sur ses lèvres pendant qu’elle mangeait, même si les soignants pensaient qu’elle préférerait être prévenue. Nous avons décidé de laisser tomber, car cela ne posait aucun problème de sécurité. En revanche, lorsque le risque de chute est devenu quasi certain, nous avons dû insister pour qu’elle soit assistée en tout temps pour ses déplacements.
5. Recherchez les bénédictions et concentrez-vous sur elles
Maman a eu la chance de pouvoir vivre dans une charmante résidence pour seniors. Six femmes s’occupaient d’elle régulièrement par roulement de 12 heures. Cela m’a permis de me concentrer sur les aspects administratifs (commande de fournitures, gestion des ressources) et les rendez-vous médicaux. Il y a toujours des aspects positifs à souligner. Si vous vous concentrez sur eux, ils vous fortifieront en retour.
En tant qu’aidante, le fait de me concentrer d’abord sur l’honneur rendu au Seigneur a changé ma perspective. Adopter une attitude plus pieuse a également transformé ma mère : elle est devenue plus reconnaissante.
L’Écriture nous enseigne à plusieurs reprises que Dieu est compatissant, plein de grâce, lent à la colère et riche en amour fidèle. En tant que disciple du Christ, je veux imiter son caractère. Grâce à sa puissance qui agit en moi (Éph. 3:20), je peux y parvenir.

