1917: une parabole de la vie chrétienne

Courtesy Universal Pictures and Dreamworks

1917, le film épopée sur la première guerre mondiale (voir la bande annonce) vient de remporter trois Oscars : meilleure image et meilleurs effets spéciaux et meilleurs mixage de son. Il est basé sur des histoires que le grand-père de Sam Mendes, Alfred, lui a racontées au sujet d’une mission de transport d’un message au travers d’un no man’s land. Le film suit deux soldats, le caporal-chef Schofield et le caporal-chef Blake, dont la mission est de faire passer un message au travers du territoire tenu par l’ennemi afin d’avertir un autre groupe de soldats britanniques d’annuler une attaque qui est condamnée à échouer. Les vies de 1600 hommes, parmi lesquels le propre frère de Blake, sont en jeu.

Le film est agréable. C’est aussi une parabole de la vie chrétienne.

Nous sommes en guerre

Dans le film 1917 on voit rarement l’ennemi, mais vous voyez ses œuvres : des cadavres, des pièges, des fusillades et des ruines fumantes. Schofield et Blake comprennent qu’ils entrent en territoire ennemi, et doivent faire preuve de la plus extrême prudence à chaque pas.

Je me rappelle les mots de Spurgeon : « Quand vous dormez, pensez que vous reposez sur le champ de bataille ; quand vous marchez, pensez qu’il y a un piège derrière chaque haie. » Nous ne voyons pas la face de notre ennemi, mais nous voyons ses œuvres. Nous sommes en territoire ennemi (1 Jean 5:19).

Nous avons un message

Le général Erinmore a chargé Schofield et Blake de porter un message au colonel Mackenzie du second bataillon du Régiment du Devonshire. Le message avertit que l’attaque programmée par les Alliés est en réalité une embuscade. Si les Alliés avancent, 1600 hommes vont droit à une défaite certaine.

« Ils vont droit dans un piège, » dit Erinmore. « Vos ordres sont de remettre un message annulant l’attaque de demain matin. Si vous échouez, ce sera un massacre. »

Nous aussi avons l’ordre de communiquer un message qui va sauver des vies, même si nous y risquons nos propres vies.

Des vies sont en jeu

Au début Schofield repousse la mission. Pourquoi devrait-il risquer sa vie quand les chances de succès sont si faibles ? Blake n’a pas le temps de se poser de telles questions. Son frère est l’un des 1600. Il va volontairement risquer sa propre vie pour sauver les vies des autres, particulièrement celle de quelqu’un qu’il aime.

Notre mission compte. Il vaut la peine de tout perdre à cause de celle-ci parce que des vies sont en jeu. « C’est pourquoi je supporte toutes choses à cause des élus, afin qu’eux aussi puissent obtenir le salut qui est en Christ Jésus avec la gloire éternelle » (2 Timothée 2:10).

Notre message va rencontrer de la résistance

Le message est destiné à sauver les hommes du colonel Mackenzie, mais Mackenzie n’est pas heureux de le recevoir. « J’espérais qu’aujourd’hui pourrait être un bon jour, » dit-il. « Espérer est une chose dangereuse. C’est tout pour l’instant, puis la semaine prochaine, le Commandement enverra un message différent. Attaque à l’aube. Il n’y a qu’une seule façon de mettre fin à cette guerre. Le dernier homme debout. »

Nous pouvons nous attendre à ce que notre message sera reçu par ceux qu’il est censé sauver, mais notre message peut ne pas sembler être la bonne nouvelle qu’elle est effectivement.

Une guerre et un message, des vies en jeu et une résistance de la part de ceux qui pourraient être sauvés en recevant le message — pourrait-il y avoir une meilleur peinture de la vie chrétienne ? J’ai aimé regarder 1917, mais j’ai aussi été encouragé à jouer mon rôle dans la guerre dans laquelle nous sommes engagés. Puissions-nous fidèlement porter les ordres qui nous ont été donnés, même au prix de nos vies.

Traduit de : 1917: A Parable of the Christian Life

Voir le film près de chez vous  : www.allocine.fr

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