« Que le Dieu de la paix vous consacre lui-même tout entiers ; que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit gardé irréprochable pour l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! Celui qui vous appelle est digne de confiance : c’est lui qui le fera. » (1 Thessaloniciens 5.23–24)
Nous vivons plongés au cœur du plus important processus en cours du monde : la sanctification.
La bataille contre le péché et la tentation font toujours rage. La guerre qui se livre pour la domination de nos cœurs n’est toujours pas achevée. Et nous sommes encore bien loin d’être sans taches.
En réalité, nous vivons plantés entre le « déjà » et le « pas encore » du processus transformateur que Dieu a commencé en nous. Et chacun d’entre nous est dans de beaux draps… Nous succombons encore aux tentations. Nous cédons encore à nos mauvaises pensées et nos désirs pécheurs. Nous prononçons encore des paroles que nous ne devrions pas prononcer. Nous nous comportons de telle sorte que le péché qui demeure dans nos cœurs est révélé.
Nous sommes encore bien loin de ressembler à ce à quoi la grâce nous rend conforme.
Parfois je t’aime
rempli de gratitude
me remémorant ton secours
les grâces imméritées
trouvant le repos dans ton amour
me soumettant à ta volonté.
Parfois je t’oublie
aveuglé par mes propres projets
convoitant ce qui est à autrui
exigeant, me croyant tout permis
me plaignant du joug de ta volonté
baignant dans le mécontentement.
Parfois je suis ton instrument
rendant la grâce que tu me donnes
partageant ton amour fidèle
serviteur et donateur
disposé à la confession
dévoué au pardon.
Parfois les gens me fatiguent
je voudrais ne plus les voir
je m’irrite de leur faiblesse
je condamne leur péché
prompt à l’impatience plutôt qu’au pardon
voulant être laissé seul.
Parfois ta vérité remplit mon cœur
je suis assoiffé de ta Parole
mes pensées fixées sur Toi
capturé par la beauté de ta révélation
le cœur plein de gratitude
désireux de connaître et grandir.
Parfois ta Parole semble lourde
distante de là où je me trouve
sa lecture devient un devoir bien plus qu’un plaisir
la prière une corvée
les yeux fermés mes pensées vagabondent
mon cœur est froid et troublé.
Parfois le dimanche est une fête
en compagnie des saints
la louange saisit mon cœur
la communion fraternelle nourrit mon âme
la prédication me donne vie
je suis reconnaissant.
Parfois je crains le dimanche
je me demande pourquoi je suis là
mon cœur est fermé
je me dissimule à ma place
fuyant les autres du regard
attendant la fin du culte avec hâte.
Telle est ma marche infidèle
je ne me laisse pas toujours guider par ta lumière
ma justice s’avère insuffisante
ma sainteté impie
tantôt chaud, tantôt froid, souvent tiède
je ne parviens pas toujours à te suivre.
Ainsi mon seul espoir
n’est pas ce que je t’offre
mais ce que tu m’a généreusement donné
ta grâce à jamais constante
ta fidélité et ta tendresse
je n’ai rien d’autre que Toi.
Tu ne regardes pas avec dégoût
te ne songes pas à moi avec regret
tu me couvres de ta justice
ta patience est sans limite
tu finiras ce que tu as commencé
je suis en sécurité auprès de Toi.
Garde-moi près de Toi
Illumine les yeux de mon âme
Déverse la vie dans mon cœur
Rends mon esprit capable.
Entre tes bras fidèles
Conduis-moi vers ma demeure éternelle.
Il nous est tout simplement impossible de trouver réconfort en nous-mêmes. La paix ne réside pas dans notre degré de fidélité à Dieu, mais dans la constance inébranlable de la sienne et dans l’engagement de grâce qu’Il a pris envers nous.
La sanctification n’est pas un fardeau à porter, mais un cadeau dont il faut se réjouir. C’est vrai, nous faisons l’expérience de difficultés. Nous devons parfois faire des sacrifices le long du chemin. Mais, au cours de ce processus, des choses malsaines et dangereuses meurent et des choses bonnes et merveilleuses naissent. Notre amour du monde s’affaiblit et notre amour pour le Seigneur grandit.
À chaque étape de notre cheminement, les idoles s’effondrent et la véritable adoration de Dieu prend le dessus. À chaque carrefour, l’allégeance de nos cœurs se tourne un peu plus vers notre Rédempteur et son royaume.
Et tandis que nous avançons, nous cessons de nous retourner sur notre passé et fixons nos yeux avec espoir vers notre demeure éternelle.
Une prière pour la journée : Seigneur, aide-moi à éliminer tout désir de trouver réconfort et assurance en moi-même. Accorde-moi de trouver la paix, non pas dans la force de mon engagement à Toi, mais dans ton engagement sans faille envers moi. Dans ta grâce, Tu es entré en relation avec moi. Aide-moi à présent à comprendre que c’est par ta grâce que je marche avec Toi. Veuille me faire grandir par la puissance de Ton Esprit et guider mon regard afin que j’avance toujours plus en direction de la communion avec Toi. Au nom de Jésus, amen.
Que Dieu vous bénisse,
Paul Tripp
Sujets de discussion avec les enfants
- Puisque nous avons tous des hauts et des bas quand nous entreprenons d’honorer Dieu, comment pensez-vous que le Seigneur nous considère lorsque nous passons une mauvaise journée ? Qu’en est-il des jours où nous sommes satisfaits de nous-mêmes ? Pourquoi nos réponses pourraient-elles être différentes ?
- Pourquoi est-il important de nous rappeler que si nous sommes en Christ, alors Dieu ne cessera jamais de nous aimer ?
- Pourquoi notre foi devrait-elle toujours être fondée sur l’amour que Dieu nous porte plutôt que sur notre amour pour Lui ?
Questions de réflexion
- Où trouvez-vous au quotidien votre réconfort, la source de votre assurance ? De quelles manières Dieu a-t-il redirigé votre assurance vers Lui plutôt que vers les substituts vers lesquels vous avez tendance à vous tourner ?
- Combien de fois pensez-vous être guidé par votre passé ? En quoi cela a-t-il été difficile pour vous ? De quelles manières votre passé influence-t-il votre façon de voir votre relation avec Dieu ?
- De quelles manières avez-vous été victime de l’idée que votre assurance réside dans ce que vous offrez à Dieu ? Pourquoi cela représentera-t-il toujours un fondement instable sur lequel se tenir ?
- Pourquoi votre sanctification dépend-t-elle de la grâce généreuse de Dieu ? Comment avez-vous envisagé votre sanctification comme si elle dépendait de vous ? D’après vous, à quoi ressemble une dépendance personnelle envers Dieu dans la sanctification ?
- Comment pensez-vous que Dieu vous considère ? Que pense-t-il de vous ? Qu’est-ce qui a influencé votre perspective sur cela ?

