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Puis il dit à tous : « Si quelqu’un veut être mon disciple, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge [chaque jour] de sa croix et qu’il me suive, car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il se perd ou se détruit lui-même ? » Jésus-Christ, Luc 9.23-25

C’est l’un des paradoxes centraux de la grâce. On ne peut pas comprendre l’œuvre de rédemption de Dieu si on ne s’attache pas ce paradoxe théologique : la mort conduit à la vie.

Quelle serait pour vous la définition d’une « vie en abondance » ? Qu’est-ce qui est indispensable à votre vie ? Qu’est-ce qui peut sublimer ou au contraire gâcher votre journée ?

Qu’enviez-vous chez les autres? Si vous pouviez acheter juste une chose, qu’est-ce que ce serait ? Qu’est-ce que votre manière de gérer votre argent révèle sur ce qui est important pour vous ?

Qu’est-ce que le film de vos six dernières semaines montrerait sur ce qui vous tient prisonniers ?

Est-ce que vous attendez parfois de la création qu’elle fasse ce que seul le Créateur peut faire ?

Comme la création est si tangible – vous pouvez la voir, la goûter, la toucher et la sentir – c’est tentant de vouloir en tirer une « vie en abondance ».

Seulement la création a été faite pour diriger nos regards vers le Créateur, qui seul a le pouvoir de satisfaire ce que nos cœurs désirent. Il est le pain qui nous rassasiera. Il est l’eau vive qui ne nous donnera plus jamais soif.

Si nous attendons que la création remplisse un autre rôle celui qui lui a été attribué, nous serons non seulement déçus mais aussi prisonniers. Non seulement les idoles nous déçoivent, mais elles nous aussi tiennent sous emprise.

L’éclat de joie que la création nous donne est si fugace que nous devons sans cesse chercher à en avoir plus. Très vite, nous serons persuadés que nous ne pourrons pas vivre sans le prochain shoot de joie. Ce à quoi nous nous accrochons si fort nous tient sous son emprise et prenant les commandes de ce que Dieu seul devrait contrôler : nos cœurs.

Et ce qui tient nos cœurs dictera aussi nos paroles et notre comportement.

Pendant cette période de carême, nous sommes appelés à nous rappeler que le péché nous réduit à idolâtrer la création. Le carême nous donne un temps fixé pour nous arrêter et réfléchir sur les choses qui ont trop pris le dessus sur nous, les choses que nous sommes venus à désirer trop intensément et que nous aimons trop.

Si quelqu’un ne nous sauve pas de notre poursuite idolâtre et futile d’une « vie en abondance », nous mourrons.

La mort conduit à la vie. Venir à Jésus ne s’apparente pas à une négociation, un accord ou un contrat. Venir à Jésus, c’est mourir. Mourir à soi-même.

Christ est mort afin que vous puissiez vivre. Maintenant, il vous demande de perdre votre vie afin que vous trouviez en lui la vraie vie, la vie en abondance, la vie éternelle.

Ne luttez pas contre la mort de votre ancienne vie. Au contraire, célébrez la vie qui est la vôtre par grâce, et par grâce seule. Souvenez-vous que votre Sauveur continuera à vous appeler à mourir car c’est le chemin qui mène à la vie.

Que Dieu vous bénisse,

Paul David Tripp


QUESTIONS DE RÉFLEXION

  1. Qu’est-ce qui peut vous rendre très tristes ?
  2. Qu’est-ce qui peut produire en vous une joie presque instantanée ?
  3. Quelles idoles physiques vous tentent le plus ?
  4. Quelles idoles relationnelles vous attirent le plus ?
  5. Analysez vos réponses aux questions de cette méditation. Qu’est-ce que vous devriez abandonner pour déraciner les idoles de votre cœur ?
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