×

Il y a quelques jours, Abel projet sortait son premier single ; aujourd’hui, nous recevons Arnaud Schrodi qui nous parle du projet.

 

Comment est né le projet ?

En 2010, j’ai pris la décision de me former en tant que pasteur. J’ai donc dû mettre un terme à mon groupe de rock chrétien Spacymen. Il n’était pas envisageable d’être impliqué dans une église locale tout en enchaînant les tournées les week-ends. Pendant mon année à l’Institut Biblique de Genève, j’ai eu l’occasion de découvrir la profondeur de la Parole. Cela m’a donné envie d’écrire des chants centrés sur cette Parole magnifique. J’ai envoyé une première mélodie à Fred Grail, guitariste pétri de talent, avec qui je jouais. L’arrangement allait au-delà de mes attentes. Un texte centré sur la Bible, accompagné d’une musique moderne électro-rock. Sans que nous ne le sachions, le projet Abel venait de naître.

 

Quel sont ses buts ? Ses moyens ?

Nos buts sont multiples. Le projet est d’abord né d’une réaction épidermique envers la starification de la louange. Je m’agace de voir les leaders de louange, principalement outre atlantique, devenir des rock stars, et la louange, devenir un business. Le look, la communication prennent parfois l’ascendant sur le contenu des chants. La louange ne peut être que pour Dieu, pas pour les Hommes. Je me suis moi-même trop servi de la musique chrétienne pour me mettre en avant et vivre mon rêve de chanteur. Je ne veux plus être dans la lumière.
Puisque la louange appartient à Dieu, il nous a semblé évident d’offrir notre musique. Il fallait donc construire un modèle différent pour produire l’album. Cela a été possible grâce à la générosité de ceux qui ont participé à la levée de fonds. L’album entier sera bientôt en téléchargement libre sur notre site www.abelproject.fr
Enfin, nous avons souhaité proposer une louange qui résonne avec les codes actuels de la musique. J’espère que la jeune génération trouvera du plaisir à écouter l’album et qu’elle sera encouragée et nourrie dans son adoration.

 

Tu parles d’une louange centrée sur Dieu ; que veux-tu dire par cela ?

Visons le cielUne louange centrée sur Dieu, c’est un pléonasme ! Par définition, la louange devrait être centrée sur Dieu. Pourtant, il arrive que nous chantions des chants d’adoration dans lesquels nous sommes les héros. Encore une fois, la gloire doit revenir à Dieu seul. Je ne suis pas contre l’écriture d’un chant à la première personne. Les Psaumes sont écrits ainsi. Mais il faut que nos histoires racontent la beauté de l’Évangile. Je ne suis pas le héros de ma vie, je suis au bénéfice du seul et unique héros : Christ. Il n’est pas toujours évident de le traduire dans nos chants. Je pense d’ailleurs ne pas avoir réussi à le faire pour tous les textes. La solution pour éviter de laisser le moi reprendre ses vieux droits, c’est une écriture centrée sur la Parole.

 

Comment cela se concrétise-t-il dans vos chants ?

Le premier titre, écrit à l’Institut biblique, que je mentionnais plus haut, est basé sur le Psaume 34. Le roi David l’a écrit à la première personne, tout en soulignant l’action de Dieu dans sa vie. J’ai donc fait de même. Dans ce texte, j’ai voulu mettre en avant la beauté de la réponse de Dieu face à un homme qui le cherche. Si je respecte l’intention de l’auteur, je suis assez sûr d’avoir été fidèle au texte et d’avoir une louange fondée théologiquement et centrée sur Dieu.

 

Comment comptez-vous aidez les Églises à s’approprier cela ?

Nous espérons que nos chants sauront bénir l’ensemble des générations. Nous allons proposer des versions simplifiées de nos chants, et adaptés à nos cultes. Des vidéos et des partitions seront proposées gratuitement aux responsables de louange et aux musiciens sur notre site. J’espère que ces contenus les aideront et les encourageront.

Peux-tu nous parler de « Visons le ciel », votre premier single ?

Ce premier single est fondé sur ce que Paul écrit dans sa deuxième épître aux Corinthiens, à la fin du chapitre 4 et début du chapitre 5. Paul parle de l’être extérieur qui se détruit, et de l’être intérieur qui se renouvelle. Il nous encourage à regarder aux choses invisibles, et non à celles qui sont visibles. C’est un texte fondamental dans le contexte actuel. Si nos regards restent fixés sur les réalités terrestres, nous risquons d’être découragés dans notre foi. Par contre, si nous sommes focalisés sur les réalités célestes, cela nous rendra capables de poursuivre notre vie de disciples, même dans les épreuves. Musicalement, l’atmosphère musicale tente de restituer le texte. Un premier couplet un peu « orageux » qui amène à un refrain « lumineux ».

 

Quels sont vos projets pour le futur ?

L’objectif d’Abel est d’encourager. L’objectif sera atteint si notre musique est écoutée et si les titres sont joués en églises. Dans ce cas, j’imagine que nous continuerons à écrire et à poster de nouveaux chants. La défense du projet en live n’est pas une fin en soit. Mais si l’on nous y invite, nous répondrons présents avec un concept de soirées de louange en adéquation avec nos valeurs et sans doute novatrices. La musique étant l’un des vecteurs principaux pour communiquer un message, j’aimerais utiliser Abel pour permettre à de nombreuses personnes de découvrir l’Évangile.

 

Pour suivre Abel Project : www.abelproject.fr

 

EN VOIR PLUS
Chargement